Nos choix du 9 juillet au FIJM

The Psychelic Furs/X

MTelus, 20 h 30

S’il y a parfois des vedettes de rock au FIJM (Peter Frampton, Doobie Brothers…), voire du prog (King Crimson ici, Tangerine Dream là), un programme double punk est une rareté notable : proposer X, groupe phare du Los Angeles anti-Eagles, et les irréductibles Psychedelic Furs, survivants du Londres postnucléaire, c’est culotté. Au MTelus, si près des Foufs, on se croira en 1977. Presque. La chanteuse Exene Cervenka, qui combat la sclérose en plaques, se déchaîne encore sur scène avec X, et Richard Butler et ses Furs sont encore dangereusement efficaces. Comme quoi le « no future » avait de vieux jours à assurer.

Mississippi Heat

 

Parterre symphonique, 21 h et 23 h

Revoilà Mississippi Heat, le groupe, comme au premier jour. Lointain, ce premier jour. Ils ont trois décennies de performances dans le corps, et une douzaine d’albums dans la cale. Pierre Lacocque est à la barre, indélogeable, et on ne compte plus les membres d’équipage de son formidable orchestre blues-rock. La rotation des effectifs se fait à un rythme aussi régulier qu’un bateau à aubes sur le grand fleuve : oui, c’est un peu tout le temps pareil, mais entre Chicago et le delta, on ne s’ennuie jamais.

The Roots

 

Place des Festivals, 21 h 30

C’est la grande finale du festival, et on peut difficilement imaginer grand événement plus événementiel que The Roots. Le groupe est à son apogée, son meneur, Questlove, nous arrive auréolé d’un Oscar, l’Amérique au grand complet sait sa capacité de tout jouer, et pas seulement le hip-hop de ses débuts : l’entendre et le voir tous les soirs au Tonight Show de Jimmy Fallon en fait l’époustouflante démonstration. Ses passages au Métropolis (depuis 1996 !) en témoignent encore plus puissamment : il a embrasé la place chaque fois. Plus fort que Kamasi Washington ? Ça se pourrait.

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