Plaidoyer pour le handball

C’est presque un mystère que le handball, un sport qui allie le lancer du baseball, les déplacements et les passes rapides du basketball, le jeu physique du hockey, des plongeons spectaculaires, des arrêts impossibles et des tas de buts, ne soit pas aussi populaire chez nous.
Photo: Sergei Grits Associated Press C’est presque un mystère que le handball, un sport qui allie le lancer du baseball, les déplacements et les passes rapides du basketball, le jeu physique du hockey, des plongeons spectaculaires, des arrêts impossibles et des tas de buts, ne soit pas aussi populaire chez nous.

Il faut savoir qu’on ne va pas aux épreuves sportives comme on veut aux Jeux de Tokyo.

Pour couvrir la compétition, il faut réserver une place, généralement la veille. C’est vrai aussi même si l’on ne tient pas absolument à un véritable poste de travail dans les tribunes de la presse, avec une prise de courant et un petit écran de télé — et même s’il y a toute la place voulue pour nous caser 1000 fois dans les stades, dont l’accès est interdit aux autres spectateurs en raison de la COVID-19. On demande une place à l’aide d’une application numérique généralement efficace et les accès sont accordés en fonction de l’offre et de la demande, de l’importance du média et de la présence ou non d’athlètes de
votre pays à la compétition.

Les événements les plus populaires sont soumis à un système parallèle où il faut passer par les comités olympiques nationaux pour demander la faveur de l’un des billets d’entrée, qui sont en nombre restreint. C’est notamment le cas pour les cérémonies d’ouverture et de fermeture des Jeux, pour les finales en natation, en gymnastique, en athlétisme et… les derniers matchs du concours de handball. Oui, oui, le handball. Ce jeu d’équipe que vous avez peut-être essayé une fois au secondaire, qui se pratique avec une sorte de tout petit ballon de soccer qu’on drible de temps à autre et qu’on lance de toutes ses forces de beaucoup trop près dans des filets beaucoup trop grands.

C’est que, comme tant d’autres sports totalement ignorés en Amérique du Nord, le handball est très populaire ailleurs, notamment en Europe. Quand on y pense bien, d’ailleurs, c’est presque un mystère que ça ne soit pas aussi le cas chez nous : c’est un sport qui allie le lancer du baseball, les déplacements et les passes rapides du basket-ball et le jeu physique du hockey, sans parler des plongeons spectaculaires, des arrêts impossibles et des tas de buts. Mais bon. On pourrait dire la même chose du volleyball et de tellement d’autres sports hormis ceux auxquels on a toujours droit à nos soi-disant chaînes sportives spécialisées.

Tout le monde aura compris, devant cette envolée, que Le Devoir n’est pas encore parvenu à obtenir de billet pour le handball, et qu’il en est très déçu.

Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.



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