Un premier record canadien battu à Tokyo…

Ça aura pris 12 heures au journaliste du «Devoir» pour passer les contrôles sanitaires et autres formalités administratives qui l'attendaient à l’aéroport de Narita.
Photo: Kazuhiro Nogi Agence France-Presse Ça aura pris 12 heures au journaliste du «Devoir» pour passer les contrôles sanitaires et autres formalités administratives qui l'attendaient à l’aéroport de Narita.

Ce serait un record national, selon des sources au Comité olympique canadien.

Il avait fallu, jusque-là, entre six et huit heures en moyenne aux athlètes, aux entraîneurs, aux officiels et aux autres voyageurs du Canada se rendant aux Jeux olympiques de Tokyo pour passer les contrôles sanitaires et autres formalités administratives qui les attendaient à l’aéroport de Narita. Or, pour le représentant du Devoir, vote fidèle serviteur, et l’envoyé du journal Le Soleil (et vétéran de la couverture olympique), Marc Durand, il a bien fallu une douzaine d’heures dimanche. Qui venaient s’ajouter à la quinzaine d’heures de vol et à toutes ces autres petites choses dont les voyages sont faits. Et qui, à force de s’accumuler, ont quand même donné une bonne journée de travail d’environ 35 heures.

Organiser des Jeux olympiques en pleine pandémie n’est pas une mince affaire. Elle requiert notamment de nombreuses formalités administratives que les technologies modernes ne facilitent pas toujours. Pour entrer au Japon, les visiteurs olympiques doivent, par exemple, soumettre un « plan d’activité » dans lequel ils indiquent l’hôtel et les sites de compétition où ils entendent se rendre pendant les 14 jours durant lesquels ils doivent être strictement confinés à la bulle des Jeux.

Apparemment un modèle de rigueur, mais pas toujours d’efficacité, le gouvernement japonais a dû composer avec une réalité sanitaire changeante et s’est largement appuyé sur l’aide de technologies numériques qui, comme chacun sait, ne sont pas toujours à la hauteur de la confiance qu’on place en elles, même ici.

Le processus d’autorisation du plan d’activité du Devoir s’était donc égaré quelque part dans ces méandres de formulaires virtuels… Ce n’était heureusement rien de bien grave : le problème a largement fini par se régler grâce aux efforts et à la gentillesse de nos hôtes japonais, ainsi qu’à un peu de patience, d’insistance et de résistance physique.


Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.

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