Coup de cœur et coup de gueule sur la Croisette

Photo tirée du film «Drive my car», de Ryūsuke Hamaguchi, 
Photo: Fournie par le Festival de Cannes Photo tirée du film «Drive my car», de Ryūsuke Hamaguchi, 

Coup de cœur : sublime Japon

J’ai vu en compétition un admirable film japonais de trois heures, Drive My Car, de Ryūsuke Hamaguchi. Il est tout essence, culture et mélancolie, ce voyage dans un festival de théâtre à Hiroshima, ce pas de deux entre un dramaturge endeuillé et sa conductrice aux lourds secrets. Cette œuvre méditative, qui tisse lentement ses fils doublés de références à l’Oncle Vania d’Anton Tchekhov, respire si profondément qu’il nous subjugue. J’espère que le jury saura coiffer de lauriers cette perle cinématographique.

Coup de gueule : les anti-vaccins

En habituée de Cannes, j’ai mes commerçants attitrés — un surtout, qui m’accueille toujours par mon nom. On a besoin de repères dans ces rendez-vous. Mais malheur, par la voix de cet homme chaleureux sont sortis des mots si anti-vaccins et complotistes que ma bulle a crevé net ! Bien des Cannois se font vacciner, mais la région demeure un fief lepéniste. Et je suis sortie de notre échange toute chagrinée. Chute de repères assurée !

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