Sauver la face

Elle est bien loin, l’époque où Jean Lesage déclarait (1962) que « la Reine ne négocie pas avec ses sujets ». Le Code du travail n’existait pas, les grèves dans le secteur public étaient illégales et les différends étaient réglés par un arbitrage dont la sentence était exécutoire.

Depuis, les négociations pour le renouvellement des conventions collectives sont devenues une sorte de rituel donnant périodiquement lieu à un affrontement qui peut virer au psychodrame, comme lors de l’imposition des décrets de 1982 ou des mises à la retraite massives de médecins, d’infirmières et de techniciens de la santé en 1996.

Dans les deux cas, cela a permis au gouvernement de se tirer d’une situation financière difficile, mais il y a eu un prix à payer. Les réductions de salaire consécutives aux décrets ont causé une amertume qui est restée pendant des années, et le réseau de la santé ne s’est pas encore relevé des mises à la retraite.

Diviser pour régner est une stratégie vieille comme le monde, mais le gouvernement Legault l’a poussée à l’extrême cette fois-ci en déposant des offres salariales fortement différenciées qui placent les centrales syndicales dans une situation particulièrement délicate. Si l’objectif au départ n’était pas nécessairement de prévenir la formation d’un front commun, l’effet a été le même.

On ne peut cependant pas dire qu’il n’avait pas annoncé ses couleurs. Quand elle était dans l’opposition, la CAQ avait clairement indiqué qu’elle entendait revaloriser la profession d’enseignant. La pandémie a également été l’occasion de démontrer que certaines catégories de travailleurs dits essentiels le sont plus que d’autres aux yeux du gouvernement et sans doute de la population.

Au début de la pandémie, M. Legault ne se faisait sans doute pas beaucoup d’illusion quand il a demandé au président du Conseil du trésor de l’époque, Christian Dubé, de lancer un sprint de négociations pour arriver à un règlement rapide. Maintenant que le retour à la normalité est en vue, il voudrait en finir « d’ici deux à trois semaines ».

L’actuelle présidente du Conseil du trésor a indiqué que l’adoption d’une loi spéciale n’était pas envisagée pour l’instant. Ce serait bien le comble étant donné qu’il n’y a encore eu aucune perturbation dans les services.

À la rentrée d’automne, le Québec entrera dans l’année l’électorale, et on peut le comprendre de vouloir mettre les négociations derrière lui, mais les syndicats n’ont aucune raison de se plier à son échéancier.

Les dirigeants des centrales avaient parfaitement raison de qualifier d’exercice de relations publiques la rencontre au sommet que M. Legault avait convoquée en fin de semaine dernière sans avoir de nouvelles propositions à leur soumettre, suivie d’une conférence de presse.

Il n’est pas habituel que le premier ministre intervienne à ce stade des négociations. De toute évidence, c’était avant tout la population qu’il voulait convaincre de la justesse des offres gouvernementales dans un contexte où la pandémie a provoqué une explosion des dépenses qui exigera une certaine retenue au cours des prochaines années.

La situation financière est cependant loin d’être désespérée. Dans son dernier budget, le ministre des Finances s’est montré très prudent dans ses prévisions de croissance. Comme partout ailleurs, l’économie québécoise connaîtra un fort rebond, qui permettra de renflouer les coffres de l’État. À peine un mois après la présentation du budget, le déficit prévu pour l’année 2020-2021 a déjà été réduit de 1,7 milliard.

La masse des 550 000 employés de l’État leur donne un rapport de force dont ne disposent pas ceux du secteur privé, mais il est clair qu’ils ne réussiront pas à arracher les mêmes augmentations de salaire pour tous.

Sonia LeBel a réussi une belle percée en signant avec la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), reconnue comme la plus militante, une entente dont la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), affiliée à la CSQ, devra à terme accepter les paramètres, mais il va de soi qu’une augmentation de 18 % à l’entrée dans la profession ne peut pas être étendue à l’ensemble des employés de l’État, pas plus que les 23 % accordés aux préposés aux bénéficiaires.

Il est cependant évident que les 5 % sur trois ans offerts aux autres syndicats ne suffiront pas. « Même si vous continuez pendant six mois, pendant un an, il n’y aura pas plus d’argent », a déclaré le premier ministre. Le refrain n’est pas nouveau. Tous les gouvernements depuis Jean Lesage l’ont entonné avant de découvrir de nouvelles « marges de manœuvre ».

M. Legault a qualifié les présentes négociations d’« historiques », mais cela n’exclut pas de respecter certaines règles. Une de celles-ci est de faire en sorte que son interlocuteur puisse sauver la face. Actuellement, le gouvernement semble plutôt faire le contraire.

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27 commentaires
  • Serge Pelletier - Abonné 4 mai 2021 04 h 13

    M. David, il faudrait un peu plus de rigueur dans vos affirmations.

    Monsieur, c'est bien d'écrire que le GV-Q-Lévesque sous la pression interne de Parizeau a promulgué un décret en regard des salaires des employés des trois secteurs qui sont dépendants en regard de leurs revenus des sommes versées par l'État, soit les fonctionnaires comme tels, les employés du secteur para-publique et le secteur péri-publique. Mais que stipulait le décret, une seule chose: l'annulation des augmentations salariales qui venaient d'être conclues dans les conventions collectives. Ce qui signifiait pratiquement un gel des salaires (les nouvelles augmentations en devenir), ce qui est loin d'une baisse de salaire comme plusieurs se targuent à crier. En fait, mes bulletins indiquaient la même chose après le décret que ce qui y était indiqué avant le décret. Des collègues qui criaient pratiquement "au meurtre", et quand je leur demandais de comparer les bulletins de l'avant et de l'après décret... Ils rouspitaient, et ceux qui le faisaient admettaient qu'effectivement c'était pareil... Ce qui fit le plus mal, et qui fait encore mal, se porte sur la taxe ascenseur sur les produits pétroliers. Ce qui est malheureusement tenu secret et "sous la couverte".

    Quant à Bouchard, effectivement il y a eu trop de fermetures d"hôpitaux, mais arguer que les quelques 3,000 qui prirent leurs retraites anticipées dans le secteur des soins se font encore sortir aujourd'huii, c'est un peu fort le café. À titre d'exemples il y avait à l'époque environ 50,000 infirmièrss (ers). Aujourd'hui, il y en a plus de 74,000. Oups, sans omettre que les quelques 3,000 seraient de toute manière partie à la retraite dans les 3 années...

    Il y a des légendes qui grossissent, grossissent, et comme tout le monde finit par le dire, cela en fait qui est cru, donc véridique. Ce qui malheureusement est d'une fausseté absolue. Et les tenants de la fausseté s'empressent de tomber dans les biais de confirmation et les pseudo-évidences. De nos jours l'exemple vient de haut avec le P-M Legault.

    • Dominique Boucher - Abonné 4 mai 2021 08 h 18

      Un document de lʼOrdre des infirmières et infirmiers du Québec :

      Portrait national de l'effectif infirmier 2019-2020 — Le nombre d'infirmières et d'infirmiers n'a jamais été aussi élevé au Québec. Mais pourquoi alors cette pénurie sur le terrain?

      «La proportion de l'effectif infirmier déclarant travailler à temps complet se situe à 61,7 %. Le taux d'emploi à temps partiel, quant à lui, s'établit à 33,6 %. Cela signifie que le tiers de l'effectif infirmier travaille à temps partiel. Nous devons faire une réflexion sur cette situation. Du côté de la relève, on constate que seulement 32 % des nouveaux diplômés travaillent à temps complet. Nous devons aussi nous pencher sur cette réalité. Avons-nous un moyen de changer la situation et, si tel est le cas, comment?»

      https://www.newswire.ca/fr/news-releases/portrait-national-de-l-effectif-infirmier-2019-2020-le-nombre-d-infirmieres-et-d-infirmiers-n-a-jamais-ete-aussi-eleve-au-quebec-mais-pourquoi-alors-cette-penurie-sur-le-terrain-luc-mathieu-president-de-l-oiiq-883782054.html

      * * *

      Même chose du côté des médecins — beaucoup travaillent à temps partiel. Il faut dire quʼavec un salaire moyen de 281 000$ pour les médecins de famille (360 000$ pour les médecins spécialistes, 481 000$ pour les médecins spécialistes chirurgicaux — chiffres de 2017), ils peuvent vivre très confortablement en ne travaillant pas à temps plein. Cʼest à se demander si une RÉDUCTION des salaires nʼaurait pas un effet bénéfique sur les heures travaillées et les services à la population.

      «J'ai longtemps été parmi les commentateurs qui plaidaient en faveur de la hausse de la rémunération de nos médecins, histoire de les retenir au Québec. [...] [Entre 2006 et 2015, au Québec, les sommes consacrées à la rémunération des médecins ont doublé.] Mais jamais je n'aurais pu deviner que ces hausses successives allaient se retourner contre la population, et qu'un nombre substantiel de médecins en profiteraient pour s'accorder plus de temps libre.»*

      https://www.lapresse.ca/debats/chroniques/lysiane-gagnon/201412/19/01-4829846-les-medecins-a-temps-partiel.php

    • Suzanne Caya Lehmann - Abonnée 4 mai 2021 08 h 34

      Employée d'un centre hospitalier à l'époque, j'ai vu une nette différence sur le montant d'argent touché par paye. Faut-il rappeler aussi qu'à ce moment-là les taux hypothecaires etaient environ à 10% et que l'assemblée nationale avait voté une hausse des salaires des députés, peut-être justifiée, mais semblait vouloir narguer les employés de l'état qui eux, venaient de subir une coupe salariale.

    • Johanne Duranceau - Abonnée 4 mai 2021 10 h 06

      M. Pelletier, en 1982, j'étais organisateur communautaire dans un CLSC. Je peux vous dire qu'après l'application du décret ma paie nette avait été réduite. Ça a pris plusieurs années avant de recevoir le même montant net d'avant l'application du décret sans compter l'impact de cette baisse de salaire et des changements de règles tant qu'à l'indexation des rentes de retraite adoptés au même moment. Ces changements ont un impact important sur la sécurité financière des retraités actuels du secteur piblic et para-public diminuant le pouvoir d'achat de leur rente à chaque année car elles ne sont que partiellement indexées. Tant qu'à dire les affaires, autant dire les vraies affaires.

    • Serge Pelletier - Abonné 4 mai 2021 13 h 55

      Madame Lehmann, vous êtes dans l'erreur et votre mémoire vous joue de grands tours. 1) Le taux d'intérêts sur les habitations atterignaient les 22%-23% vers 1982-1983, avec un médian de plus de 18% pour les nouvelles hypothàques. 2) Les salaires n'avaient été amputés par le decret, il s'agisait des futures augmentations qui étaient annulées, y compris celles de l'année en court. Ce qui a causé un traumatisme sur certains(es) qui était amplifié par les discours répétitifs des dirigeants syndicaux. Les différentes augmentations des contributions aux différents programmes sociaux ont permis de maintenir la confusion entre les coupures comme telles et les déductions pour les programmes sociaux (exemple entre autres, les contributions au régime d'assurance-chômage de l'époque).

      Madame dancereau, il est certin qu'il y a eu impact sur les prestations futures que toucheraient les retraités qui sont cotisants au RREEGOP... Mais de là a crié que cela était catastrophique, il y a immense précipice entre la réalité de ceux qui dépendaient du RREEGOP et ceux du secteur privé - les fermetures d'usines se multipliaient à l'infini... et avec généralement un petit rien en guise de cadeau de la rupture d'emploi... De plus il y été de cette époque une nouvelle mode d'inclure des clauses dites "orphelines" qui cindaient les salaires des uns et des autres selon les statuts comme exemples entre autres: les permanents, les permanents titulaires, les permanents titulaires en probation, les employés sur appel, les employés temporaires sur appel, les employés... Certains occupaient un emploi depuis un cerrtain temps et se croyaient "permanent"... Mais le fait de cinder tout en minutes et en dizaines de minutes à rabasser le statut d'emploi de certains donc le salaire... La même histoire pour les prestations du RREEGOP (il te manque 10 miutes de contibutions pour cette année là, un autre 5 minutes pour l'autre année là... Donc, tu n'as pas le maximum). Cela a été un petit oui des unions.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 4 mai 2021 14 h 45

      @ Dominique Boucher, au moins la moitié du personnel infirmier au Québec est employé à temps partiel. La chose est confirmée par le ministre de la santé au moment de répondre à Michel C. Auger sur R-C qui demandait pourquoi les infirmières font plus de temps supplémentaire au Québec qu'au reste du Canada. Et d'ajouter un détail unique au Québec, le temps supplémentaire débute dès que l'employée, même ceux à temps partiel, dépasse les heures stipulées à son contrat d'embauche. Donc pour un partiel à deux jours de 7.5 heures, le compte des heures supplémentaires débute dès la 16ème heure de travail. Partout ailleurs les heures supplémentaires débutent après que l'employé ait effectué une semaine normale à temps plein, 35 à 37 heures. 
      En soit cela motive une partie du personnel à rester en temps partiel, et à ne pas appliquer aux ouvertures de poste, qui sont nombreux à ne pas être comblés.

      L'entrevue de 12h 10, et à 8:30 minute du début,
      https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/midi-info/episodes/477979/rattrapage-du-mardi-1-septembre-2020

    • Serge Pelletier - Abonné 4 mai 2021 15 h 45

      Exact M. Arès. Ajoutez à cela qu'une fois atteint un certain salaire, il n'est plus nécessaire de travailler un certain nombre minimum d'heures pour maintenir un régime décent de vie...

      L'absentéisme au travail (pour toutes sortes le raisons et le laxisme des administrations/gestionnaires) est un fléau dans les milieux para et péri-gouvernementaux, tout comme dans la fonction publique comme telle (ceux qui sont régis par la Loi de la fonction publique).

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 4 mai 2021 16 h 27

      « l'annulation des augmentations salariales qui venaient d'être conclues dans les conventions collectives. »

      Pas du tout. C'était la dernière tranche d'augmentation de la CC 1979-1982. En juin 1982, le gouvernement Lévesque avait tripoté unilatéralement dans les régimes de retraite en diminuant sa contribution et en fixant l'indexation à l'IPC moins 3%. Une glorieuse époque. Un collègue séparatiste s'était écrié en AG : « Dans une province, passe encore. Dans un pays, jamais! » Je ne sais pas s'il a tenu parole :).

  • Clermont Domingue - Abonné 4 mai 2021 06 h 55

    Des dollars ou des pourcentages?

    Depuis cinquante ans. le gouvernement donne des augmentations en pourcentage identique à tous ses employés. Or, ce n'est pas en % que vous payez le loyer et l'épicerie, mais bien avec des $. 5% sur un salaire de $30 000. ça donne une augmentation de $1500, sur $70 000. ça donne $3 500. Qui a besoin de la grosse augmentation? Au fil du temps, cette pratique a eu trois effets que l'offre de François Legault veut corriger.
    1- L'écart de salaire entre les jeunes et les bien installés est devenu inacceptable...
    2- La profession n'attire plus les jeunes.
    3- Les retraités de l'enseignement ont un revenu bien supérieur à celui des jeunes en exercice.
    Voilà ce que le Premier Ministre veut corriger. C'est du gros bon sens.

    Il est plus important de rétablir l'équilibre que de sauver la face de ses vis-à-vis,

  • Serge Pelletier - Abonné 4 mai 2021 07 h 05

    hihihi...

    Comme je l'avais déjà antérieurement mentionné "Maintenant que vous avez déifier le personnage Legault... Maintenant, prosternez-vous devant...". Vous avez mentionner, dans ces pages, avec pratiquement des pincettes que le M. Legault en questiion était réputé être brouillon. La réalité est bien pire, cet individu est un vrai danger "publique", et cela ne date pas d'hier. Quand il fut ministre sous les Gv- Bouchard et Landry, ce fut lui qui a lancé les médecins dans la surenchère des salaires en disant en pleine télévision qu'il fallait qu'is gagnent le même salaire qu'en Ontario (cela n'est pas entré dans l'oreille des sourds - on connaite la suite. En éducation, ce fut la catastrophe avec des idées fixes des plans d'objectifs, etc. - Toutes les études universitaires indépendantes (sans dictats et subventions du GV-Q) portant sur le sujet démontrent clairement que cela fut catastrophique.Il avait alors un patron au-desus lui qui pouvait tempérer ses ardeurs et ses lubies, Il est maintenant le P-M du Québec, donc pratiquement avec aucune personne pouvant lui faire front et dire "who là mon poney".

    Disons qu'un premier ministre qui affirme au peuple et en pleine télévision qu'il s'inspire de ses lectures favorites, qui sont des romans, pour gérer les choses de l'État, c'est très très particulier. Nous en sommes loin des Chrchill, de Gaulle, etc.

    En revenant à la maison hier soir, j'ai cru en l'écoutant aux nouvelles qui faisait des "blades" lorsqu'il parlait des salaires et des qualifications qu'il désirait pour les personnes désirant immigrer au Québec. Que cela était la priorité absolue dans le mécanisme de sélection et recommandation des candidats, etc. Et quand il stipulait que son obsétion des salaires minmums qu'un immigrant, arrivant ici, devrait être dans les 50-60,000S et + /an. Pourtant, ce n'est pas de ce type d'immigrants que le QC à le plus besoin. mais des gens à salaires normaux selon le secteur de travail/industries.

  • Germain Dallaire - Abonné 4 mai 2021 07 h 38

    Et la pandémie là-dedans?

    Il est quand même incroyable d'écrire une chronique sur les négociations dans le secteur public et de ne jamais parler de la pandémie. Est-ce que je rêve ou cette pandémie nous a montré un système de santé en délabrements avec un personnel complètement débordé, épuisé et démotivé. Ce fait a été souligné par à peu près tout le monde mais il semble bien que comme la pandémie, ces constats n'ont été qu'un accident de parcours. Mais rassurez-vous M. David, vous n'avez pas le monopole de la courte vue. Dimanche dernier, M. Legault faisait plutôt dans l'aveuglement volontaire sur deux questions qui sont clairement complémentaires. Il le faisait avec les 30 000 manifestants contre les mesures sanitaires en les balayant du revers de la main. Il le faisait aussi évidemment avec les négociations du secteur public en tentant de séparer les membres des représentants syndicaux, une tactique éculée s'il en est. Ces deux événements sont liés dans la mesure où M. Legault lui-même n'a jamais arrêté de nous justifier les mesures sanitaires par le souci de préserver le système de santé. La dureté de l'un est justifiée par la faiblesse de l'autre. Et M. Legault de vider de leur substances les deux réalités. Et vite qu'on retourne à la création de jobs à 30$ de l'heure. Quant au système de santé, le privé est là pour répondre aux besoins. Pandémie vous dites?

  • Bernard LEIFFET - Abonné 4 mai 2021 08 h 06

    « Sauver la face » n'est qu'une « fuite en avant », quand peut-être ce sera de mal en pire pour demain!

    L'ambiance journalistique d'aujourd'hui voudrait nous brandir que tout est rose, que bientôt nous serons sortis du tunnel! Il suffit d'ouvrir les yeux ailleurs que sur ces annonces purement électoralistes pour avoir un portrait plus sombre mais bien réaliste que rien ne va bien sur terre! Des arbres fruitiers et des vignes ravagés par les conditions climatiques de gelée, à tous ces drames humains en Inde et ailleurs en Afrique sans moyens pour combattre la Covid, comment peut-être si impétueux en claironnant l'agenda politique de la CAQ et de son chef!
    Rien ne va concernant l'aération des locaux qu l'on passe déjà à autre chose, dont les salaires des employés de l'État! Oui je sais ce qu'il en est et c'est pour cela que le Parti québécois est ENCORE mis au pilori, il en fut pourtant moins dommageable en vies humaines que la CAQ! Alors?
    Ce dernier point est à mon avis important! Pourquoi avoir malmené le PQ si longtemps quand d'autres partis ont fait pire comme les Libéraux! Alors, non, nous n'oublierons pas tout ce qu'a fait la CAQ depuis le début de la Covid! On n'efface pas d'un coup de la main tant de souffrances dues à des manques partout causés par la négligence gouvernementale. Évidemment François Legault aimerait bien appuyer sur l'accélérateur des médias pour en mettre plein la vue pour l'avenir tellement le passé va lui coller à la peau comme à d'autres politiciens!
    Oser dire que François Legault veut sauver la face c'est plutôt s'éloigner encore plus loin de la RÉALITÉ DES CHOSES! J'espère que le temps des réglements de compte sera porté haut et fort par tous les partis d'opposition qui forment bien plus que la moitié des voix en pourcentage! Sa fuite en avant n'est qu'une suite logique après avoir changé de camp, suivant les sondages ou l'humeur générale des québécois, du Parti Québécois, à l'ADQ tranformée en CAQ, reposant sur un nationalisme flou et malléable à souhait qui ressemble de plus en plus en un fédéralisme irréel!
    VLEQF!