La grande aventure

Conférencier invité au congrès de la Fédération professionnelle des journalistes à titre d’ancien membre de la profession en décembre 1980, René Lévesque avait vivement reproché aux journalistes québécois de ne pas défendre les intérêts du Québec, qu’il assimilait bien entendu à la cause souverainiste, avec la même ardeur que leurs collègues du Canada anglais mettaient à préserver l’unité de leur pays.

La campagne référendaire du printemps précédent avait mis à rude épreuve le devoir d’objectivité de ceux qui étaient sympathiques au camp du Oui, comme c’était mon cas. Celle de l’automne 1995 allait être encore plus éprouvante, même si mon statut de chroniqueur au quotidien Le Soleil m’autorisait une plus grande marge de manœuvre. D’un point de vue strictement professionnel, la création d’un État souverain apparaissait comme une grande aventure, alors qu’un « non » signifierait le retour au petit train-train des chicanes fédérales-provinciales.

Mauvais départ

Cela a bien mal commencé. Contrairement à ce qui s’était produit en 1980, le débat sur la question à l’Assemblée nationale a été un véritable désastre pour le Oui. Mal présentées par le ministre délégué à la Restructuration, Richard Le Hir, dont la nomination au Conseil des ministres demeurait un mystère, les études préparées par le gouvernement Parizeau pour démontrer les avantages de la souveraineté avaient été descendues en flammes. Même la péréquation n’avait pas été prise en compte. Qui plus est, il est apparu que des contrats de recherche avaient été accordés à des amis de M. Le Hir. Les libéraux se pinçaient pour s’assurer qu’ils ne rêvaient pas.

Non seulement les sondages étaient décourageants, mais Lucien Bouchard, qui avait toujours donné l’impression de s’être embarqué dans cette galère à son corps défendant, promenait une tête d’enterrement et disait à qui voulait l’entendre qu’une victoire du Non ne signifierait pas la fin du combat. La caravane du Oui s’est ébranlée dans une ambiance morose. Dans l’autobus des médias, on a rapidement décrété que Jacques Parizeau « ne l’avait pas ». Les bris mécaniques à répétition renforçaient encore l’impression que la campagne était placée sous une mauvaise étoile. Quand il est monté dans l’autobus, Mario Dumont a senti le besoin de dénoncer le sentiment défaitiste qui régnait dans le camp du Oui.

L’attitude arrogante des tenants du Non frisait la provocation. Le président de la Standard Life, Claude Garcia, s’était excusé de la virulence des propos qu’il avait tenus à la fin de septembre au conseil général du PLQ, mais le camp fédéraliste semblait animé par la même volonté non seulement de gagner, mais d’« écraser » l’adversaire. En accusant les gens d’affaires qui appuyaient le Non de « cracher dans la soupe », M. Parizeau a presque donné au référendum une allure de lutte des classes.

Tout commence

Comme les 1500 personnes rassemblées dans le grand amphithéâtre de l’Université de Montréal en cet après-midi du 7 octobre, j’ai été électrisé par la nomination de Lucien Bouchard au poste de « négociateur en chef » du Québec après la victoire du Oui. « Rien n’est fini, tout commence… » a-t-il lancé. Les adjoints de M. Parizeau avaient beau assurer que ce brusque changement de capitaine était prévu depuis longtemps, cela ressemblait étrangement à un putsch. M. Bouchard reniait ostensiblement « l’ancienne campagne », qui en effet n’allait nulle part, mais je ne pouvais m’empêcher d’éprouver de la sympathie pour le premier ministre, qui s’était échiné pendant des années à raviver la flamme souverainiste, pendant que l’autre s’employait à ramener le Québec au bercail canadien « dans l’honneur et l’enthousiasme » avec son ami Brian Mulroney et faisait l’apologie du fédéralisme à Paris. Sans M. Parizeau, il n’y aurait pas eu de référendum. Pourtant, si le Oui l’emportait, il n’y en aurait que pour le chef du Bloc.

Son entrée en scène a plongé la caravane du Oui dans l’euphorie. La politique est remplie d’imprévus, mais je n’ai jamais été témoin d’un tel renversement en quarante ans de métier. La différence sur le terrain était tout aussi palpable. Une semaine après l’entrée en scène du chef du Bloc, le Oui avait rejoint le Non dans les sondages. Sa résurrection quasi miraculeuse au début de l’année avait fait de M. Bouchard un véritable demi-dieu. À Laval, où il tenait une assemblée, une dame avait demandé au policier qui gardait sa roulotte si elle pouvait simplement toucher son siège. Il semblait recouvert d’une épaisse couche de Teflon. N’importe qui d’autre aurait été cloué au pilori pour avoir déploré que « nous sommes la race blanche qui fait le moins d’enfants ». Les stratèges du Non ont bien tenté de refaire le coup des « Yvettes » de 1980, mais il n’y avait rien à faire. Même Françoise David a trouvé le moyen de l’excuser.

Le Non panique

La panique avait visiblement gagné le camp fédéraliste. Un collègue du Globe and Mail, qui couvrait la tournée du Oui, m’a confié que son journal avait censuré son article qui faisait état de cette « bouchardmanie ». Hors Québec, on refusait simplement de voir cette déplaisante réalité. Daniel Johnson, qui faisait bien pâle figure à côté du nouveau héros, ne savait plus à quel saint se vouer. Soudainement, les menaces de déménagement des entreprises et de pertes d’emplois massives ne semblaient plus faire effet.

Un samedi matin, à Longueuil, je lui ai demandé à tout hasard si Jean Chrétien pouvait faire quelque chose pour lui venir en aide. À ma grande surprise, il lui a demandé de faire montre d’ouverture à une reconnaissance de la spécificité du Québec. Pour qu’il en arrive presque à supplier ce torpilleur de l’accord du lac Meech, c’est que la situation était réellement critique. Égal à lui-même, M. Chrétien a fermé brutalement la porte.

Le « love in » du vendredi 27 octobre avait lieu à la place Canada, mais j’ai surtout retenu qu’il se déroulait à l’ombre de l’édifice de la Sun Life qui, au moment de sa construction, revendiquait le titre de plus grand bâtiment de l’Empire britannique. L’endroit me paraissait tout à fait approprié. En 1978, son président, Thomas Galt, avait décidé de déménager son siège social à Toronto pour protester contre l’adoption de la loi 101. En entendant ces dizaines de milliers de Canadians venus des quatre coins du pays pour crier en anglais leur amour du Québec, on pouvait précisément se croire dans la Ville Reine. Ou à Montréal cinquante ans plus tôt.

La soirée du 30

Je suis arrivé sur le tard au restaurant Chez Gauthier, sur l’avenue du Parc, pour le traditionnel souper de fin de campagne, auquel étaient conviés les journalistes et les dirigeants du Oui. Un peu plus tôt, j’avais participé à l’émission Le point, sur les ondes de Radio-Canada, où je m’étais risqué à prédire « un petit non ». Au resto, l’humeur était à la victoire et j’avais la désagréable impression de jouer les « casseux de party ». J’espérais que les heures suivantes me donneraient tort.

Au Palais des congrès, où le camp du Oui s’était réuni pour assister au dévoilement des résultats, je n’arrivais pas davantage à partager l’optimisme ambiant. Très vite, il m’est apparu que l’avance prise par le Oui en région était insuffisante et ne résisterait pas à l’appui massif que Montréal donnerait au Non. J’ai tout de même été un peu surpris de voir Bernard Landry apparaître à l’écran vingt bonnes minutes avant que le Non prenne les devants et déclarer à Bernard Derome : « Je serais porté à dire : à bientôt ». Manifestement, il n’y avait pas cru non plus.

Lucien Bouchard n’a pas mis de temps à retomber sur ses pieds. Cinq jours plus tôt, il avait lancé à l’aréna de Verdun : « Il n’y aura pas de victoire morale, il y aura une défaite ou une victoire. » Il disait maintenant : « La prochaine fois sera la bonne. » La réaction de M. Parizeau était plus difficile à prévoir. On le voyait, en ombre chinoise, faire les cent pas dans sa loge et le coup serait certainement difficile à encaisser. Il avait souvent dit que la gestion d’une province ne l’intéressait pas, mais je ne croyais pas à une démission. Sur le coup, je n’ai pas mesuré la portée de sa déclaration à propos des votes ethniques. Elle m’est apparue seulement à la sortie du Palais des congrès, quand Jean-François Lisée m’a demandé : « Penses-tu qu’il peut rester » 

À la fin de la soirée, quelques collègues et moi sommes allés manger à L’Express. À la table voisine, l’écrivaine Denise Boucher était en larmes et une grande partie du Québec avec elle. Le lendemain, il nous faudrait regagner nos bureaux dans ce qui allait demeurer une capitale provinciale. Il n’y aurait pas de grande aventure.

 
18 commentaires
  • Patrick Boulanger - Abonné 24 octobre 2020 01 h 02

    De mémoire, c'est rare que M. David écrit au « je » de la sorte dans une de ses chroniques. Ce n'est pas une habitude chez lui. Par ailleurs, pour les intéressés, je les invite à visionner le bon documentaire de Francine Pelletier - chroniqueuse du Devoir - intitulé Monsieur. C'est un film sur Jacques Parizeau (on peut même y voir M. Lisée et M. Michaud, notamment...). : https://vimeo.com/ondemand/monsieur

  • Claude Bariteau - Abonné 24 octobre 2020 06 h 12

    Touchant témoignage et je vous en remercie.

    Un petit détail me semble manquer. M. Parizeau avait décidé de démissionner s'il perdait.

    C'est ce qu'il fit et c'est aussi ce qui explique le ton de son discours après cette défaite.

    Il n'était déjà dans sa tête le PM de sorte qu'il a mis de côté le discours préparé par M. Lisée et a dit ce qui expliquait les résultats : notamment l'argent et les votes « ethniques ».

    L'argent, c'était évident. Quant aux votes ethniques, ils incluaient les votes anglo-québécois et ceux des commununautés culturelles de l'immigration, dont il avait rencontré leurs dirigeants pour les inviter à laisser leurs membres libres de voter selon leur conscience.

    Or, il s'est avéré que ce fut le contraire que firent les gens de l'entourage du PM Chrétien.

    • Jean Lacoursière - Abonné 24 octobre 2020 08 h 15

      DES votes ethniques.

    • Claude Bariteau - Abonné 24 octobre 2020 08 h 34

      Lire au 4ième paragraphe : « Il n'était déjà plus dans sa tête le PM , et au dernier « du PM Chrétien qui invita les dirigeants de ces communautés d'inciter leurs membres à voter non ».

      Ça rend mon commentaire plus clair.

    • Pierre G. Blanchard - Abonné 24 octobre 2020 09 h 31

      Effectivement, il serait injurieux d'y inclure le vote autochtone. La question référendaire alambiquée aurait-elle eu beaucoup plus d'impact dans la défaite... et connaîtrons-nous un jour l'architecte-rédacteur sinon le génie derrièce cette énorme trappe à homards ?

    • Claude Bariteau - Abonné 24 octobre 2020 12 h 40

      Oui, des votes ethniques, c'est plus précis et ce fut le cas. Merci de l'avoir rappelé M. Lacoursière.

    • Hélène Paulette - Abonnée 24 octobre 2020 13 h 34

      Monsieur Bariteau, vous oubliez le changement de règles à Immigration Canada facilitant l’obtention de la citoyenneté et le droit de vote. J’ai rencontré à Split, en Croatie, une religieuse qui était fière de se dire « canadienne ». Venue à Sherbrooke dans les années 90 dans le cadre d’un programme d’adoption associé à Jean Charest, c’est Michou qui l’avait aidée à remplir sa demande…

  • Bernard LEIFFET - Abonné 24 octobre 2020 07 h 54

    La pilule fut amère, mais dire qu'il s'agissait d'un divorce pour expliquer l'ampleur du fédéral selon Sheila Copps, c'est NON!

    Les réseaux sociaux sont accusés de colporter de fausses informations, tout comme bien de médias plus contrôlés par leur patron! Madame Copps et son ami Jean Chrétien, des libéraux fédéraux, sont parmi ceux et celles qui ont semé la zizanie dans le Dominion. Le gouvernement fédéral, avec évidemment aussi notre argent, s'est transformé en colporteur pour propager la peur, celle que si le Québec s'en va, la situation du reste du Dominion va se détériorer! Des cellules libérales ont organisé le transport des citoyens à majorité anglophone des provinces de l'Ontario jusqu'en Colombie-Britannique! Tout était bon pour le camp du NON plein aux as (L'argent de Monsieur Jacques Parizeau) et les médias de son côté! À la production de millions de drapeau à la feuille d'érable pour stimuler leur porteur face au porteur de fleurdelisé, les règles d'immigration furent changées (habituellement comme on le voit aujourd'hui tout traîne!) pour accomoder les nouveaux arrivants qui eurent pour mission, en contre-partie, de venir manfester au Québec contre le camp du OUI. Pendant ce temps, les immigrants grecs, italiens, etc, installés au Québec, avaient reçu la consigne de se joindre au camp du NON (les votes ethniques!). Bref, pour le respect des autres, ceux qui voulaient et veulent encore quitter le Dominion, on repassera! Non, ce n'était pas un divorce qui était en jeu, où les deux conjoints se sont d'abord unis avec un plein accord, et dans le respect mutuel.De plus, il n'est pas question d'imposer des us britanniques et le respect de la monarchie!
    La pilule demeure amère car la pression d'Ottawa ressemblait plus à une invasion qu'à un respect entre citoyens, Et puis, pour les Frogs et les Porteurs d'eau, on repassera encore! À ceux qui n'aime pas le mot commençant en « N » , je dirais auz anglais « Nonobstant » !

  • Marc Therrien - Abonné 24 octobre 2020 09 h 55

    Et ensuite, la morosité qui mine l'inconscient collectif depuis bientôt 30 ans.


    Mario Dumont, dans sa chronique au JDM, a offert un point de vue original et intéressant sur ce qui aurait pu faire la différence en parlant de la vente du club de hockey les Nordiques de Québec. Si le gouvernement du PQ avait démontré un attachement réel pour ce club qui faisait vibrer la ville de Québec et avait tout fait pour tenter de le garder, on aurait peut-être obtenu les 60 000 votes manquants seulement avec les francophones de la région de Québec. Il suffisait que chacun des 60% de francophones qui ont voté "oui" convainquent un voisin ou ami francophone de plus de voter comme eux pour que la souveraineté soit déclarée haut et fort. On n'avait pas besoin des votes des allophones parlant anglais et des anglophones.

    Le départ des Nordiques de Québec et le déclin du Canadien de Montréal, anciennement "Nos Glorieux' dont la dernière victoire de la Coupe Stanley remonte à 1993, sont des révélateurs de la morosité qui mine l’inconscient collectif québécois depuis bientôt 30 ans.

    Marc Therrien

    • Claude Bariteau - Abonné 24 octobre 2020 12 h 46

      D'abord, c'est faux. Le vote dans la région de Québec, selon les analyses détaillées des sociologues Gagné et Langlois, est comme partout, sauf en Beauce.

      Ensuite, la demande des propriétaires des Nordiques au gouvernement du Québec étaient de financer un nouvel aréna et d'épancher tous les défincits des dix prochaines années, ce qui visaient uniquement à assurer les gains des propriétaires. Disons qu'il s'agissait d'une demande inacceptable pour une gouvernement qui se srtait retrouver avec des demandes analogues pour financer le nouveau forum et éviter la vente des Expos.

    • Jean-Paul Carrier - Abonné 24 octobre 2020 13 h 04

      Monsieur Therrien, pas besoin que 60,000 demandent à leurs voisins de voter pour le OUI!. 30,000 auraient suffi. Car si un vote change de côté ça représente un gain de deux pour chaque changement, donc une valeur nette de 60,000.

    • Raymond Labelle - Abonné 24 octobre 2020 23 h 48

      "Le vote dans la région de Québec, selon les analyses détaillées des sociologues Gagné et Langlois, est comme partout, sauf en Beauce."

      Vraiment?

      Je n'aime pas beaucoup ce genre de considération, mais le Oui de Québec était inférieur à celui de la plupart des autres régions où les francophones étaient dans la même proportion.

      Pour Gagné et Langlois, combien d'autres arrivent à des conclusions différentes.

      Le soir même du référendum, live, les connaisseurs qui avaient le résultat de Québec, arrivé alors que le dépouillement donnait encore le oui en avance, disaient: "moins que prévu à Québec, le non va gagner" - j'ai beaucoup entendu ça de mes oreilles, le soir même.

    • Marc Therrien - Abonné 25 octobre 2020 10 h 11

      Effectivement M. Labelle.

      M. Bariteau, qui habituellement aime la rigueur, aurait pu simplement écrire : « Je pense le contraire » plutôt que d’affirmer que c’est faux à partir d’une seule source. Tant que les porte-paroles des Québécois pour l’indépendance entretiendront un discours victimaire marqué par l’impuissance qui rejette la faute sur une cause extérieure plutôt que de s’approprier leur malheur pour prendre la responsabilité de chercher comment ils ont eux-mêmes participé à ce qui leur arrive, ils contribueront à davantage de défaitisme. La majorité francophone historique est fière d’avoir voté à 60% pour la souveraineté en 1995. Il suffisait que 63% dise « oui ». C’est passé proche. Si vraiment le référendum a été volé par le méchant Gouvernement fédéral de Jean Chrétien, c’est simplement parce que la majorité francophone historique du Québec n’était pas encore assez adulte et mature pour ne pas se laisser influencer aussi bêtement.

      Marc Therrien

  • Jean-Paul Carrier - Abonné 24 octobre 2020 10 h 19

    Magnifique témoignage

    Il ne faut pas désespérer. Les grands.es meneurs.es, bien qu’une denrée rare existe toujours. Viendra le temps ou émergera de la noirceur une puissante lumière, qui éclairera le sentier de la victoire. Il faut être patient. Ne répandons pas la douleur du passé sur la scène de l’espoir. Plutôt apprendre de celle-ci afin de mieux comprendre les forces qui nous opposent vers notre ultime victoire. Nous avons perdu plusieurs batailles, mais pas la guerre. Croire en la victoire est une nécessité, la préparer est l’arme puissante pour la réaliser. Exécuter un référendum est une déclaration de guerre, mieux vaut être solidement préparé avant de la signifier. Le sang, qui coula sous l’étendard de Carillon, coule dans nos veines. Celui des patriotes remplit nos cœurs et nos esprits. L’ennemi à démontrer sa puissance et sa fourberie, il ne faut pas faire l’erreur de la sous-estimer. Apprenons de celle-ci. Notre résilience à l’adversité vaincra, faut-il pour cela savoir se préparer, unir nos forces au lieu de les disperser. S’entre-déchirer est la nourriture de l’ennemi. Surtour sur la place publique. Certains auront à faire preuve d’humilité. Beaucoup de généraux et subalternes ont brillé dans l’anonymat afin que l’ultime bataille devienne une victoire. Saurons-nous unir nos forces pour conquérir notre destin ?