La souris verte

Même quand on est dans l’opposition, la modération a bien meilleur goût. Manon Massé a été bien avisée de renoncer à sa menace de bloquer les travaux de l’Assemblée nationale si le gouvernement Legault ne présentait pas un plan de lutte satisfaisant contre les changements climatiques d’ici le 1er octobre. Avec la résurgence de la pandémie, la population aurait jugé un tel comportement totalement irresponsable.

Cela n’empêchera pas Québec solidraire et tous ceux qui s’inquiètent de l’avenir de la planète d’éprouver une immense — bien que prévisible — déception en prenant connaissance du « Plan pour une économie verte 2030 » et du « Plan de mise en œuvre 2021-2026 », dont La Presse a obtenu copie. Et pour cause. Le gouvernement y réitère l’engagement de réduire les émissions de GES de 37,5 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau de 1990, mais les mesures proposées ne permettront pas même d’atteindre la moitié de cet objectif, selon des experts que le gouvernement avait consultés pour élaborer sa politique.

En juin dernier, le ministre de l’Environnement, Benoit Charrette, avait qualifié de simple « document de travail qui a beaucoup évolué depuis » une version antérieure qui avait fait l’objet d’une première fuite. Or, les experts n’ont pas vu de différence significative entre les deux. On y retrouve essentiellement les mêmes mesures et les mêmes lacunes. « Fondamentalement, on ne corrige pas les erreurs du passé qui ont fait que les plans précédents ont raté leur cible », a commenté Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie à HEC, qui a qualifié le plan de « gâchis ».

  

Tout n’est pas à rejeter du revers de la main. Les grands projets de transport collectifs électriques, dans lesquels on prévoit d’investir 1,4 milliard en cinq ans, ou encore l’électrification des autobus scolaires (439 millions), sont certainement les bienvenus.

Encore une fois, le plan semble malheureusement tenir de la pensée magique. Comme dans la version précédente, on souhaite voir 1,5 million de véhicules électriques légers sur les routes du Québec d’ici 2030. Avec une subvention de 8000 $ à l’achat, comme il est actuellement offert, le milliard prévu d’ici 2025 n’équivaut toutefois qu’à 125 000 véhicules. Et le gouvernement n’envisage toujours pas d’imposer de pénalité à ceux qui refuseraient de passer à l’électricité. Dans ces conditions, est-il réaliste de penser en ajouter près de 1,4 million durant les cinq années suivantes ?

Bien entendu, les calculs du gouvernement ne prennent pas en compte les projets qui risquent d’annuler une grande partie de l’effet des mesures proposées. Il est toujours aussi favorable à la construction d’une usine de liquéfaction du gaz naturel alimentée par un gazoduc venant de l’Ouest canadien, qui pourrait générer jusqu’à 7,8 millions de tonnes de GES annuellement, soit plus du quart de la réduction de 29 mégatonnes visée d’ici 2030.

Sans parler du « troisième lien » entre Québec et la rive sud, dont on ignore toujours le coût, mais dont le ministre des Transports, François Bonnardel, entend lancer les travaux d’ici 2022, c’est-à-dire avant la prochaine élection.

  

Au cours des prochains mois, le retour en force de la pandémie aura pour effet de reléguer tout le reste au second plan, mais le « Plan pour une économie verte 2030 » n’en est pas moins au cœur des projets de relance économique du gouvernement. Tôt ou tard, la lutte contre les changements climatiques redeviendra également la priorité qu’elle était aux yeux de la population avant que la crise sanitaire éclate.

Au conseil général de la CAQ, en mai 2019, M. Legault avait parlé d’une « urgence pragmatique ». La présence du parrain du « Pacte pour la transition », le metteur en scène Dominic Champagne, qui avait même acheté sa carte de membre de la CAQ, se voulait la caution de son nouvel engagement envers l’environnement. Force est de constater que cette urgence était bien relative, pour ne pas dire secondaire, dans l’esprit du premier ministre. La montagne a finalement accouché d’une souris verte.

Vendredi, M. Champagne a écrit sur sa page Facebook : « Si ce gouvernement n’est pas climatosceptique, il doit livrer et cesser de louvoyer. Il doit faire la démonstration transparente des actions concrètes et mesurables qu’il entend prendre pour atteindre les cibles et mettre le Québec sur la voie de la carboneutralité. Autrement, le ministre Charrette devra démissionner. » Manon Massé n’a pas à s’inquiéter, elle aura tout le loisir de déchirer sa chemise sans avoir bloqué les travaux parlementaires.

40 commentaires
  • Benoit Léger - Abonné 19 septembre 2020 07 h 10

    Le sexe des anges

    Lorsque je lis des chroniques sur la lutte aux changements climatiques, j'ai de plus en plus l'impression qu'on discute du sexe des anges. En premier lieu, ces plans de lutte aux GES, peu importe le gouvernement, terminent toujours leur vie aux oubliettes. Le dernier en date, les 2 milliards d'arbres de Trudeau avait pourtant fait l'objet de nombreuses analyses aussi savantes et sérieuses qu'inutiles. Ensuite, même en supposant qu'un plan, bon ou mauvais, finisse par se réaliser, on oublie ce que tous les experts affirment: ce sera toujours trop peu trop tard. Alors de quoi parle-t-on au juste? Pour paraphraser Shakespeare, c'est beaucoup de bruit pour rien.

    • Claude Bariteau - Abonné 19 septembre 2020 09 h 02

      De vous, je comprends qu'il faille beaucoup tout de suite. Le Québec peut faire sa part, mais pas dans le Canada pétrolier. Qu'en pensez-vous ?

    • Clément Fontaine - Abonné 19 septembre 2020 09 h 34

      Trop peu trop tard? Telle n'est pas la conclusion des experts sur les changements climatiques ; c'est plutôt ce que déduisent de leurs constats ceux qui préfèrent renoncer à changer leurs habitudes et faire de meilleurs choix politiques. On va peut-être frapper un mur de toute façon mais de lever le pied de l'accélérateur contribuerait au moins à prolonger l'espérance de vie de notre espèce sur cette planète. Sinon, à quoi bon continuer à faire des enfants?

    • Benoit Léger - Abonné 19 septembre 2020 09 h 39

      M. Bariteau, je me suis peut-être mal exprimé. Je crois que d'en faire peu ou beaucoup n'aura aucun impact significatif sur le climat. Si on choisit d'accorder une importance aux divers plans verts proposés, il faudra un jour d'abord s'y tenir et ensuite le faire sous l'unique prétexte qu'il est souhaitable de vivre davantage en harmonie avec notre environnement. Mais pour ce qui est du réchauffement climatique et ses pires conséquences, le mal est fait et irrémédiable.

    • Raymond Labelle - Abonné 19 septembre 2020 10 h 02

      Le Canada pétrolier ne sera pas moins pétrolier à cause du fait que le Québec devient indépendant.

      Les chances que le Canada soit moins pétrolier sont meilleures si le Québec demeure dans la Confédération. Les provinces où il y a du pétrole forment une minorité de la population.

      Quant aux initiatives du gouvernement du Québec, ce gouvernement pourrait faire beaucoup mieux avec ses pouvoirs actuels.

    • Raymond Labelle - Abonné 19 septembre 2020 10 h 09

      Eh oui M. Léger, le truc des objectifs ambitieux sur papier et... éloignés dans le temps. Voir considérations détaillées à ce sujet ci-dessous.

    • Nadia Alexan - Abonnée 19 septembre 2020 10 h 53

      Malheureusement, c'est le lobby des entrepreneurs qui a l'oreille du gouvernement et qui l'a convaincu que l'économie doit avoir préséance sur l'environnement.
      Je me demande à quoi bon la prospérité économique peut servir quand l'on serait plus capable de respirer ou quand l'on serait envahi par les conséquences de ce laxisme envers les changements climatiques, tels que les virus mortels, les incendies, les ouragans et j'en passe?

    • Jean Richard - Abonné 19 septembre 2020 11 h 08

      Le dossier des changements climatiques est global et non national. Un Québec électrique dans un Canada pétrolier n'y changerait pas grand chose. Ça pourrait même être pire. Pourquoi pire ? Parce qu'avec une approche nationale, on peut trop facilement recourir à la délocalisation des émissions pour atteindre, en apparence, ses cibles.
      Quand, par exemple, la CAQ veut voir 1,5 million de voitures à batteries sur les routes du Québec, on pourra s'auto-applaudir en disant que nous avons réduit les émissions dans le domaine des transports. Mais on oubliera dans nos calculs le coût environnemental énorme de la production de ces voitures, qui durent dix ans en moyenne. Pour mettre ces voitures et leurs immenses batteries sur nos routes, la Chine, la Corée, le Mexique et quel pays encore, auront augmenté leurs émissions de GES.
      Pourquoi Donald Trump ne veut-il rien savoir des contraintes environnementales ? Parce qu'il veut ramener l'industrie aux États-Unis, ce qui s'accompagnera d'une augmentation des émissions de GES, la comptabilité de celles-ci étant nationale et non globale.

    • Cyril Dionne - Abonné 19 septembre 2020 14 h 15

      Bien d’accord avec vous M. Léger. Diminuer les GES au Québec, c’est comme se demander combien d’anges peut-on mettre sur la tête d’une aiguille. Mais comme le dit M. Richard, le dossier des changements climatiques est global et non national. Et ce n’est pas la bourse de carbone qui va faire une différence.

      Comment pouvez-vous faire confiance aux différents acteurs gouvernementaux des provinces lorsqu’en Ontario, il s’agirait pour eux de laisser tomber leur 10% d’électricité générée par des centrales au gaz naturel et acheter de l’hydroélectricité du Québec, la seule énergie verte au Canada, qui annulerait près 75 Mt de GES par année. Le Québec génère 78,4 Mt de GES annuellement. Mais non, ces centrales au gaz naturel génèrent des emplois très bien payés. Idem pour les centrales nucléaires.

      Ce n’est que partie remise pour la production de GES dans le monde. Lorsque l’économie repartira de plus belle, vous verrez une grande augmentation de GES partout sur la planète. Pour le gouvernement du Québec avec des coffres vides pour plusieurs années, la tentation sera trop grande d’oublier les produits fossiles pour la relance économique. De toute façon, la seule énergie verte dans le monde est l’hydroélectricité. L’éolien, le solaire et la biomasse ne sont que des mirages verts-bruns, intermittents, subventionnés à la hauteur de 50% par les contribuables et pollueurs.

      Pour la petite souris qui se prétend verte, Québec solidaire, si ce n’est pas le gouvernement qui les envoiera au chenaille du moine, eh bien, c’est la population québécoise qui s’en occupera. Les gens en ont marre de ces propositions à l’emporte pièce de cette pseudo-gauche aux accents d’une guerre sans merci contre les automobilistes et autres dérives anti-ouvrières, anti-gilet jaunes et écofascistes. Ils voudront recommencer à vivre après la pandémie…

    • Claude Bariteau - Abonné 20 septembre 2020 07 h 08

      M. Labelle, pour vous, le Canada, qui a déconstruit le Québec avec les vues de 1982, a comploté pour stopper le projet de « souveraineté partenariat », et a expédié M. Canada dans le cheval de Troie devenu le PLQ afin de modeler le Québec une province à ses vues , aurait comme mission de sauver ce pays.

      Mieux, province redevenue, elle pourrait, avec ses pouvoirs provinciaux, faire mieux pour devenir verte et embellir l'image verte du Canada dont le pétrole est l'énergie qui le nourrit après que le PM Trudeau-père, après son Plan d'énergie nationale qui s'avéra un fiasco, en fit un moteur canadien des revenus en s'assurant, ce que fait aussi son fils, d'un partage entre le gouvernement fédéral, les provinces productrices et les autres, ce qui a conduit à un accord des autres provinces qui ont isolé le Québec lors de la nuit des longs coûteaux.

      Franchement, M. Labelle, vous avez tout d'un missionnaire du Québec qui entend sauver un pays pétrolier et invite la province de Québec à augmenter ses efforts verts pour redorer l'image d'un Canada qui projette de développer l'hydroélectricité d'un océan à l'autre avec comme le souhaite le PCC afin que le pétrole demeure la source des revenus de ce pays.

      Bien sûr que le Québec devenu indépendant, le Canada sera encore plus un État pétrolier. Par contre, le Québec pourra s'en dégager plus rapidement, forçant ce pays à développer des politiques environnementales sui se tiennent. Quant au Québec, il sera en mesure de développer ses politiuqes vertes avec plus d'audace et s'associer avec des États indépendants qui s'investissent dans la lutte à l'échelle internationale pour stopper la hausse de la polution et ses effets sur l'environnement.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 20 septembre 2020 10 h 06

      Monsieur Bariteau, quand le Québec sera enfin délivré de l'infâme complot ourdi par le Canada, il aura beau vouloir se draper de toutes les vertus écologistes qui sont actuellement empêchées, il devra continuer à composer avec les autres acteurs économiques qui pèsent de tout leur poids matériel (et non simplement symbolique) pour infléchir la courbe de l'utilisation des énergies à leur bénéfice immédiat, à moins que la souveraineté devenue effective dans la mesure où vous le souhaitez fasse du Québec un état indépendant (et quoi : NON ? Non...).

    • Raymond Labelle - Abonné 20 septembre 2020 10 h 24

      Je propose aussi que, à l'échelle pancanadienne, on agisse politiquement pour avoir de meilleures politiques gouvernementales en environnement, au niveau fédéral aussi. Dans tout le Canada, il y a aussi des gens qui ont cette aspiration. Le fédéral aussi devrait aussi faire beaucoup mieux, bien entendu.

      On peut proposer de meilleures politiques environnementales dans toutes les juridictions.

      La question environnementale doit être vue dans son ensemble, et non pas seulement par la lorgnette de la cause indépendantiste.

    • Patrick Boulanger - Abonné 20 septembre 2020 12 h 14

      @ M. Bariteau

      M. Bariteau, un Québec indépendant aura effectivement la chance de devenir plus vert. Toutefois, il peut aussi régresser par rapport à cette question. Avec des piliers indépendantistes comme le PQ (le dernier gouvernement du PQ s'est déjà positionné pour l'exploitation du pétrole) ou M. Blanchet (celui qui a donné le feu vert à l'oléoduc d'Enbridge) à la tête du Bloc québécois, il est permi de croire qu'un Québec indépendant actuellement ne se construira pas sur des bases... vertes.

    • Claude Bariteau - Abonné 20 septembre 2020 13 h 04

      M. Labelle, je vois la question environnementale dans le cadre international plutôt que canadien avec l'effort de toutes les provinces, ce que vous préconisez en minimisant que ce Canada est foncièrement devenu un État pétrolier.

      Voir cette question dans le cadre international implique pour le Québec d'y avoir une voix et d'agir avec les moyens à sa disposition pour se délester graduellement de l'usage des énergies fossiles, car ce changement, contrairment au commentaire de M. Maltais Desjardins, n'a rien de symbolique, mais nécessite une approche graduelle allant dqans le sens contraire des pressions des lobbys du pétrole avec, en contrepartie, des investissements structurels dans les énergies renouvelables et les infractuctures en complément.

      Il faut savoir qu'en 2018, les trois premières places du classement étant inoccupées parce qu'aucun pays n'en fait assez pour limiter le réchauffement à moins de 1, 5 °C d'ici la fin du siècle, on retrouve au « 4ème rang et ainsi en 1ère position par rapport aux autres pays », la Suède, suivie du Maroc et de la Lituanie. Quand à l'UE elle 16ème rang. Par contre, les plus mal notés sont les États-Unis, l'Australie et le Canada.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 20 septembre 2020 13 h 39

      Monsieur Bariteau, ce que je veux dire, c'est que le poids réel du Québec dans cette danse et sa capacité de changer le pas ne dépend pas de son statut politique.

  • Claude Bariteau - Abonné 19 septembre 2020 07 h 32

    Pour la CAQ, il semblerait que les Québécois des régions diffèrent peu des Canadiens des régions du ROC, aussi des Américains des zones rurales. Par contre, dans les grandes villes, s'ils sont différents, il y a d'autres différences qui s'expriment, dont à Montréal où le PLQ et le PLC font le plein de votes au Québec à l'ouest.

    Ce plan vert, comme celui que le PLC annoncera d'ici peu, en tient compte, ce qui fait que la CAQ et le PLC-PLQ, sur l'environnement, sont les deux faces de la même pièce de monnaie et annoncent à plus soif des politiques apparentées qui ont pour caractéristiques fondamentales de proposer des solutions au compte-gouttes durant leur exercice du pouvoir et des virages majeurs après leur sorite de scène, question d’être critique avéré de leurs remplaçants.

    Le Canada est un État pétrolier qui a tout d’un empire gérant des cultures et des ayants croit et le Québec, province présumée distincte depuis des lunes, n’a de marge de manœuvre que celle de jouer dans un carré de sable avec des pouvoirs sous contrôle depuis 1982 et encore plus depuis 1995 de sorte que les dirigeants de la CAQ ne peuvent pas oser penser autrement sauf de revendiquer une distinction ethnoculturelle comme ce fut le cas, à l’exception des Patriotes et du PQ sous M. Parizeau, depuis que les Britanniques ont mis la main sur la Nouvelle-France.

    Le dire, ce que je fais, est de l’ordre du constat. Transformer le Québec en un État indépendant détenant les pouvoirs régaliens de tout État indépendant, implique une conscience et une action politique de la part des futurs citoyens et des futures citoyennes du Québec. Ça, la CAQ et le PLQ font tout en leur pouvoir pour que ça ne se produise pas à l’aide d’intermédiaires locaux qui ont intérêt à protéger le carré de sable qui assure leur pérennité et sorte qu'ils utilisent leur pouvoir de dépenser pour garnir le carré de sable en souris vertes.

    • Patrick Boulanger - Abonné 19 septembre 2020 09 h 13

      M. Bariteau, il est permi de croire qu'un Québec indépendant n'accorderait pas plus d'importance à la protection de l'environnement et accoucherait lui aussi d'une souris verte sur cette question. Nous n'avons qu'à penser au PQ de Mme Marois qui s'est déjà positionné pour l'exploitation du pétrole dans la province et du feu « vert » de M. Blanchet - actuel chef du Bloc québécois et ancien ministre de l'environnement - pour l'oléoduc d'Enbridge au Québec (compagnie pétrolière qui aurait été responsable de plus de 800 déversements entre 1999 et 2010 selon un éditorial du Devoir...). Avec des piliers souverainistes comme ceux-ci, il est facile d'imaginer que la construction d'un nouvel État francophone en Amérique du Nord ne se fera pas sur des bases vertes. Ceci m'amène à mettre en lumière l'importance que tous les acteurs indépendantistes d'être en tout (!) temps cohérents (c'est-à-dire en paroles, en actions et pourquoi pas en pensées) par rapport à l'importance de la protection de l'environnement. C'est le prix à payer pour être crédible sur cette question (même si parfois - dans certains dossiers - c'est impopulaire de l'être).

    • Claude Bariteau - Abonné 19 septembre 2020 12 h 48

      M. Boulanger, je partage vos vues sur les choix qui s'imposent au PQ pour promouvoir l'indépendance.

      S'agissant des commentaires qui questionnent une sorite du Canada, je défends surtout que l'indépendance du Québec permettra de faire valoir ses vues à l'échelle internationale et de s'associer avec des États indépendants qui promeuvent la protection de l'environnement et une baisse majeure de l'émission des GES pour se rapprocher des émissions avant la flambée des trente dernières années.

  • Bernard LEIFFET - Abonné 19 septembre 2020 07 h 45

    Faire l'autruche, voilà comment fonctionne la CAQ!

    Comme beaucoup l'on dit et écrit, rien n'est coulé dans le ciment et, depuis trop longtemps les carottes sont cuites! Au Québec, comme dans tout le Dominion, nous vivons au rythme des promesses pour endormir les citoyens! Quinconque suit l'évolution de ce gouvernement n'en revient pas qu'il ait pu avoir un taux de satisfaction si élevé pour le si peu d'efficacité!
    Le PM François Legault, le maître suprême dans son fief, a voulu tout commander et superviser lui-même! Ce qui dénote une confiance très limitée chez sa troupe mais aussi chez les citoyens qui commencent en avoir marre des consignes et des sur-consignes à n'en plus finir! Le peuple a surtout besoin de savoir exactement ce qui se passe tant au plan sanitaire qu'économique!
    Comme citoyen, membre du Parti Québécois, je m'étonne toujours de ceux et celles qui semblent accorder un grand support au PM et à son équpe! Pourquoi? C'est simple pourtant, « je me souviens »! De quoi? De toutes les misères véhiculées pendant la Deuxième guerre mondiale! Il était impossible de savoir de quoi serait fait l'avenir, l'information n'étant pas diffusée! L'anxiété cumulée avec les restrictions alimentaires par exemple était aussi grande que l'on peut voir poindre maintenant à l'horizon!
    En clair, les Québécois sont pris en otage, à la merci d'un gouvernement dont les membres seuls peuvent se prémunir et prendre des actions immédiatement en protégeant leur famille! Bref, les oppositions ont raison de décrier l'opacité d'un gouvernement et l'hypocrisie dont il fait preuve! Et dire que l'on est à l'ère de l'intelligence artificielle au Québec, peut-être devrions-nous dire plutôt de l'intelligence virtuelle de ce gouvernement!
    Dans ce contexte où rien ne fonctionne correctement, faut-il s'étonner que l'environnement soit si peu considéré! Tant au Québec qu'au Dominion, les priorités sont ailleurs et la crise économique en vue va calmer les ardeurs, d'où ce louvoiement à ce sujet, en renonçant à des promesses!.

  • Patrick Boulanger - Abonné 19 septembre 2020 07 h 46

    Quelle déception ce plan caquiste! L'ineffable M. Charette n'est pas sans savoir que les êtres vivants n'ont pas de planète B si nous continuons de malmener la Terre. Je donnais la chance à l'ancien député péquiste de se reprendre suite au dévoilement de son « document de travail », mais à la lumière des dernières nouvelles, force est de constater qu'il n'a toujours pas livré la marchandise. Les partis d'opposition - ou peut-être certains d'entre eux - pourraient se consulter lors des prochaines élections pour présenter un seul candidat écologique face au député de Deux-Montagne? Ce comté n'est pas acquise aux caquistes (comme certaines circonscriptions libérales sur l'île de Montréal) et ceux qui ont à coeur l'avenir de la planète pourraient se faire plaisir en envoyant se vire-capot se faire voir ailleurs.

    • Patrick Boulanger - Abonné 19 septembre 2020 11 h 41

      « comme certaines circonscriptions libérales sur l'Île de Montréal » (P. Boulanger)?

      Oups, ce que j'aurais dû écrire est cela : nous ne sommes pas ici en présence d'une circonscriptions qui va demeurer fidèle au même parti politique pour bien des années encore comme pour certains comtés.

  • Claude Saint-Jarre - Abonné 19 septembre 2020 07 h 59

    Pas 7 mais 50

    Le bio physicien Marc Brullemans parle plutôt de 50 millions de tonnes de ges que 7 pour GNL. Ce serait bon que le Devoir l'interview.

    • Cyril Dionne - Abonné 20 septembre 2020 09 h 48

      Oui, 7 Mt de GES pour le préparé et liquéfié à être transporté et 50 Mt de GES lorsqu'il sera brûlé par les consommateurs européens. En guise de comparaison, en Ontario, le 10% d’électricité qui est généré par les centrales au gaz naturel produisent 75 Mt de GES par année, soit presque la production du Québec annuellement (78,4 Mt). Qu’en disent les petites souris vertes de QS là-dessus?

    • Claude Saint-Jarre - Abonné 20 septembre 2020 14 h 01

      Elles ont le goût de sourrire, les souris!