La menace d'Yves-François Blanchet

Quelle mouche a piqué Yves-François Blanchet durant ces vacances qu’il dit avoir interrompues cette semaine pour assister à la période de questions à la Chambre des communes ?

Outré par l’absence du premier ministre Justin Trudeau, qui n’avait pas cru bon d’arrêter ses propres vacances estivales, le chef du Bloc québécois a quitté précipitamment les lieux en demandant si un gouvernement si peu respectueux des députés méritait encore la confiance de la Chambre. Il a promis de déposer une motion à cet effet lors de la reprise des travaux en octobre, lançant ainsi la menace de faire tomber un gouvernement élu il y a moins d’un an.

Auriez-vous envie de voter en décembre ? Alors que la deuxième vague si redoutée du coronavirus risquerait d’être à nos portes et que les intempéries hivernales auraient commencé à nous frapper ? Auriez-vous hâte au lancement d’une campagne électorale qui aurait pour effet de retarder l’adoption des réformes du programme de l’assurance-emploi, laissant ainsi certains bénéficiaires actuels de la Prestation canadienne d’urgence en sursis pendant des mois ? Ou préféreriez-vous que l’opposition attende que la pandémie soit derrière nous avant de faire tomber un gouvernement qui, malgré ses scandales, ne chôme pas pour autant ?

M. Blanchet a justifié sa menace en se basant sur un sondage Léger de la semaine dernière selon lequel la moitié des Québécois seraient favorables au déclenchement des élections en raison des révélations sur l’octroi d’un contrat de gestion à l’organisme de bienfaisance UNIS (WE Charity en anglais) par le gouvernement Trudeau. Rappelons que l’organisme fondé par les frères torontois Craig et Marc Kielburger avait longtemps entretenu des relations étroites avec les membres de la famille Trudeau et du ministre des Finances Bill Morneau. Le commissaire à l’éthique Mario Dion a ouvert une enquête sur une possible violation de la Loi sur les conflits d’intérêts par M. Trudeau et M. Morneau, qui ne se sont pas récusés de la décision d’octroyer un contrat à WE pour la gestion du programme de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant. Le contrat fut annulé une semaine après l’annonce du programme le 25 juin dernier. Et la popularité du gouvernement n’a pas cessé de chuter depuis.

Or, la question posée aux électeurs canadiens dans le sondage Léger, mené en ligne entre le 31 juillet et le 2 août, était la suivante : « Si Justin Trudeau est reconnu coupable d’avoir enfreint le code de conduite éthique, devrait-il y avoir des élections afin que les Canadiens puissent décider si Justin Trudeau est apte à continuer à exercer ses fonctions de premier ministre ? »

M. Dion a fait savoir lors de l’ouverture de son enquête le mois dernier que les investigations de son bureau durent normalement environ sept mois. Son rapport sur l’affaire WE n’est ainsi attendu qu’au début de 2021. Et M. Blanchet ferait tomber le gouvernement avant même que le commissaire ne dépose son rapport ?

Le chef bloquiste a promis de retirer sa menace s’il obtient la démission de M. Trudeau, du ministre des Finances Bill Morneau et de la cheffe du cabinet du premier ministre, Katie Telford. Mais leur départ simultané serait une bombe politique qui déstabiliserait le gouvernement, sinon le pays entier. De tels événements n’arrivent que rarement en politique, non sans raison, et le scandale entourant l’affaire WE n’est pas d’une gravité qui justifierait un tel bouleversement. Il n’est pas dans la même catégorie que l’affaire SNC-Lavalin, qui tournait autour de l’ingérence politique dans le système juridique du pays. Et M. Trudeau a tout de même été réélu.

M. Blanchet ne répond qu’à l’électorat québécois. Mais ce n’est pas le cas pour les autres partis de l’opposition. Ils ne veulent pas être associés à la démarche du Bloc, ce dernier étant perçu par la majorité des électeurs à l’extérieur du Québec comme une épine dans le pied du bon fonctionnement du pays. Le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert du Canada ont vite écarté la menace de M. Blanchet du revers de la main. La cheffe intérimaire des verts, Jo-Ann Roberts, a même qualifié d’« irresponsable » la menace du chef bloquiste, alors que les néodémocrates ont dit vouloir procéder à l’adoption des réformes à l’assurance-emploi et d’autres mesures de relance économique avant de songer aux élections.

Certains conservateurs, qui éliront leur nouveau chef vendredi prochain, pourraient être tentés de faire tomber le gouvernement Trudeau si ce dernier continue d’être mis à mal par le scandale WE. Il y a quelques semaines, Peter MacKay, le favori dans la course à la succession d’Andrew Scheer, a réclamé des élections à l’automne. Mais il n’en a presque pas parlé depuis. La plupart des conservateurs savent que les prochains mois risquent d’être parmi les plus difficiles dans l’histoire récente du pays et que la division actuelle de l’électorat canadien ne favoriserait pas l’élection d’un gouvernement majoritaire. Les députés conservateurs semblent ainsi préférer attendre plusieurs mois avant de parler d’élections.

L’attentisme des conservateurs comporte des risques. M. Trudeau espère redonner un nouveau souffle à son gouvernement. Le départ de M. Morneau semble de plus en plus probable. Les rumeurs sur l’arrivée chez les libéraux de l’ancien gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney se sont accélérées cette semaine lorsque le bureau du premier ministre a fait savoir que M. Trudeau avait sollicité des conseils de M. Carney durant les derniers mois et comptait encore le faire dans les mois à venir.

La pandémie perdure et l’incertitude économique et politique plane sur les affaires du pays. Une chose est toutefois certaine : ce n’est pas M. Blanchet qui décidera de la date des prochaines élections.


 
62 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 15 août 2020 06 h 33

    En temps de pandémie...

    La menace d'Yves Blanchet montre sans équivoque les limites de l'homme; le sérieux n'y est pas. Que de la parade! Oublie-t-il que nous vivons une pandémie avec tous ses effets nocifs? Et qu'aucun autre parti politique n'appuiera le Bloc dans sa démarche! Vraiment pas sérieux le chef de ce parti!

    M.L.

    • Claude Bariteau - Abonné 15 août 2020 08 h 52

      M. Lebel, vous appuyez les propos de M. Yakabuski qui discréditent le chef du BQ de menacer de présenter une motion dont il espère qu’elle engendrera la démission du PM Trudeau et du ministre Morneau, deux complices faisant l'objet d'une enquête du commissaire à l'éthique dans l'affaire WE.

      Dans la foulée de ses propos, M. Yakabuski, vous l'oubliez, minimise l'impair de ces élus, dont l'un est récidiviste, signale qu'il en découlerait un choc sismique au Canada et avance que tenir des élections cet automne en temps de pandémie empêchera le gouvernement Trudeau et ses alliés, le NPD et le PV, d'adopter des mesures pour les personnes touchées.

      Pire, vous négligez que l’auteur cite le recours par le PM Trudeau de M. Mark Carney pour le conseiller en soulignant qu'il fut gouverneur de la Banque du Canada. Un banque, ne l'oublions pas, qui ces derniers mois a collaboré avec le gouvernement et haussé l’endettement du Canada.

      Or, en y faisant écho, M, Yakabuski ne dit pas que M. Carney est citoyen britannique depuis 2018, Freeman of the City of London, surtout gouverneur de la Banque d'Angleterre, président du Financial Stability Board et Premier vice-président du Conseil européen du risque systémique.

      En quelque sorte, l'auteur se sert de M. Carney pour encenser le PM Trudeau et fait le dos rond, comme vous, devant les pratiques irrespectueuses des règles avec lesquelles un PM du Canada, fut-il dénommé Trudeau, doit composer.

      Bien sûr, son père les a contournées en tirant avantage de ses contacts avec le juge en chef et ses liens avec Londres pour justifier le rapatriement sans l’aval du Québec de la constitution du Canada qu’il modela selon ses vues.

      C’est bizarrement ce que fait son fils en demandant au gouverneur de la Banque d'Angleterre de le conseiller. Vous auriez du le souligner tout comme M. Yakabuski. Comme lui, vous avez préféré discréditer le chef du BQ pour valoriser un PM du Canada.

    • Pierre Labelle - Abonné 15 août 2020 09 h 10

      Vraiment pas sérieux votre commentaire monsieur Lebel, que de la redondance, comme vous trop souvent l'habitude de nous en servir.

    • Marc Pelletier - Abonné 15 août 2020 09 h 34

      Merci pour cette chronique M. Konrad Yakabuski.

      Décidément, Yves-Francois Blanchet est ambitieux, opportuniste, hargneux ( coup de chaleur peut-être ! ) et il fait montre d'un jugement défaillant.

      Dans les circonstances actuelles, il étale l'ampleur de ses faiblesses : qui peut encore croire qu'il peut défendre l'intérêt des québecois ? Il est prêt à tout pour défendre ses propres intérêts !

    • Nadia Alexan - Abonnée 15 août 2020 10 h 15

      C'est rare que je me trouve en accord avec vous, monsieur Lebel. Mais l'alternatif d'un gouvernement conservateur est pire encore. Les libéraux sont moins nocifs que les conservateurs qui travaillent essentiellement pour le bienêtre des riches, des multinationales et des mieux nantis. Les conservateurs ont toujours détruit le filet social en faveur de la cupidité des riches.
      Maintenant, est le temps de faire pression sur le gouvernement Trudeau pour obtenir les réformes à l’assurance-emploi, à la fiscalité et à d’autres mesures qui s'imposent pour améliorer le sort de tous les citoyens/citoyennes.

    • Gilbert Turp - Abonné 15 août 2020 10 h 43

      Si je comprends bien, l'idée d'une élection serait une menace ? À quoi ? À la démocratie ?

    • Cyril Dionne - Abonné 15 août 2020 10 h 47

      Bon. Est-ce que tout le monde est surpris d’apprendre qu’un multiculturaliste du ROC ne veut pas que M. Blanchet déclenche des élections? Pour qui se prend-t-il ce monsieur qui nous vient d’ailleurs? On nous cite la pandémie et pourtant c’est deux fois plus pire aux États-Unis et nos « Canadians » du ROC et du Québec disent qu’il faut aller de l’avant avec l’élection américaine. Leur biais est plus qu’apparent.

      Les partis Vert et NPD sont endettés jusqu’au cou et leurs appuis fondent comme de la neige sous un soleil ardent de juillet. Alors, ils vous citeront toutes les raisons possibles pour ne pas aller en élections même si la corruption règne en maître à Ottawa. Combien de scandales à la « We Charity » ont-ils besoin avant que les citoyens leurs fassent savoir pour mieux les faire disparaître une bonne fois pour toute?

      Si des élections auraient lieu aujourd’hui, le Bloc serait majoritaire au Québec. Les gens ne peuvent plus endurer cette corruption des libéraux qui vient de tous les bords et de tous les côtés. Maintenant, c’est toute la famille Trudeau qui est impliquée jusqu’aux oreilles dans ce scandale.

      Et merci M. Bariteau pour votre référence sur M. Carney qui est un citoyen britannique depuis 2018. Oui, comme vous le dites si bien, pourquoi prendre des conseils du gouverneur de la Banque d'Angleterre?

    • Claude Bariteau - Abonné 15 août 2020 12 h 20

      Ce serait être défaillant de dénoncer l'irrespect des règles du parlement canadien lorsqu'elles ne sont pas respectées.

      M. Pelletier, que pensez-vous des faiblesses du PM Trudeau ? Un courage d'envergure pour étaler son refus de les respecter ?

      Bizarre !!!

    • Pierre Fortin - Abonné 15 août 2020 12 h 34

      Monsieur Lebel,

      Je ne crois pas que Yves-François Blanchet soit assez naïf pour croire qu'il déclenchera des élections avec sa motion de défiance dans le contexte actuel. L'avantage politique qu'il récoltera sera plutôt de mettre à mal les trois autres partis d'opposition qui semblent s'accomoder, sans plus de scrupules, de la conduite cupide des libéraux. En les obligeant à défendre l'indéfendable, à rester silencieux devant ce qu'on appelle malversation, ils donneront implicitement leur accord à ce gouvernement et il leur sera difficile de nier par la suite cette adhésion.

      Après être montés sur leurs grands chevaux lors du dévoilement de l'affaire WE, il leur faudra trouver le moyen de soulager publiquement les scrupules qui, hier encore, troublaient leurs consciences. Nous aurons encore une fois droit à un tango tordu qui tentera de vous faire avaler que ce que l'on jugeait répréhensible et condamnable ne l'est tout simplement plus.

      Quant à M. Yakabuski, je crois que, si nous étions en période électorale, il lui faudrait inscrire ses rubriques au titre des contributions partisanes afin de se mettre en ordre avec la loi. Ses chroniques semblent trop souvent destinées à faire valoir ses opinions personnelles qu'à articuler une analyse fine de la politique canadienne.

      Ceci dit, M. Yakabuski a tout à fait le droit de ne pas aimer le Bloc québécois ou la politiqque qu'il défend, mais se servir de sa position médiatique au Devoir pour le dénigrer sans plus de discernement est beaucoup moins respectable.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 15 août 2020 13 h 14

      2@ M. Lebel,

      M. Blanchet est le politicien québécois, siégeant dans *l'autre pays*, le plus articulé. Il sait très bien que les autres partis ne l'appuieront pas.Donc, j'appuie sa stratégie consistant à faire ressortir les gaffes MONUMENTALES, à répétition, de Trudeau.

    • Claude Bariteau - Abonné 15 août 2020 17 h 00

      Mme Alexan, il est hypothétique d'avancer que des élections permettront aux PC de prendre le pouvoir. Cela dit, M. Blanchet réclame plutôt les démissions du PM Trudeau et du ministre Morneau pour manquement grave aux règles. Votre propos surprend pour une démocrate. Les vues de M. Grandschamp sont plus cohérentes, aussi celles de M. Fortin concernant ce texte de M. Yakabuski qu'appuie M.Lebel, qui discrédite un parti qui ne joue dans les coulisses du pouvoir canadiens.

    • Michel Lebel - Abonné 16 août 2020 09 h 47

      @ Claude Bariteau,

      Mon bref commentaire ne visait que le comportement du chef du Bloc. Un comportement que je qualifie d'esbroufe ou d'effet de toge. Je ne parlais pas d'autres choses. C'est tout.

      M.L.

    • Pierre Fortin - Abonné 16 août 2020 19 h 37

      Monsieur Lebel,

      Dans votre réponse à M. Bariteau, vous qualifiez le comportement de M. Blanchet « d'esbroufe ou d'effet de toge » en oubliant, qu'outre sa personne, il assume un mandat que le Québec lui a confié en octobre 2019. Il faudrait apprécier le geste politique du chef de parti plutôt que celui de l'individu.

      Quant à ses manières, si vous ne les aimez pas, c'est une autre histoire, et c'est la vôtre.

  • Francois Ricard - Abonné 15 août 2020 07 h 13

    La vérité toput crue: le NPD ne peut se permettre une élection. Ses coffres sont à sec. Son endettement majeur.Son membership en baisse.

  • Raymond Chalifoux - Abonné 15 août 2020 07 h 19

    Quelle mouche? Celle de... "showtime"?

    Dire que Justin Trudeau ne fait pas l'unanimité...

    Mais cela dit, notre gaffeur en chef - celui qui me fait bailler à chaque fois qu'il ouvre la bouche - admettons-le, s'en est tiré avec les honneurs (pas de casse, pas de violence) lors du blocage des chemins de fer, et il a fait rebelote avec les mesures d'aide mises en place et pour gérer au mieux la pandémie.

    On n'ose même pas imaginer ce que les Conservateurs auraient fait dans ses deux cas, n'est-ce pas.

    L'attitude de Y-FBlanchet m'interppelle et me désole. Franchement,
    Elle me donne l'impression que... peut-être que les kodacks de la télé lui manquent, au chef du Bloc, parce que là, là, ça commence à ressembler à un suicide devant public...

    D'autant que l'attitude de monsieur Jagmeet Singh, en cette période de crise sans précédent, nous semble tellement plus responsable, réfléchie, pragmatique...

    (- "Allo, Gilles, faudrait que tu jases avec Why-Eff parce que là...!")

    • Patrick Boulanger - Abonné 15 août 2020 10 h 56

      M. Chalifoux j'aimerais réagir aux bons mots que vous avez eu pour M. Singh dans votre commentaire (responsable; réfléchie; pragmatique). C'est tout de même ce monsieur qui s'est positionné contre la criminalisation de ceux qui ont abusé injustement des prestations d'Ottawa puisque cela « procède d’un mauvais réflexe qui perpétuera le racisme en pénalisant davantage les personnes racisées. » (Le Devoir). Utiliser la question de la race pour tenter de ne pas trop punir des comportements passablement répréhensibles ne me semble pas très responsable et réfléchie - de mon point de vue.

  • William Dufort - Abonné 15 août 2020 07 h 37

    On se calme

    Calmez-vous M. Yakabuski, si les députés du Canada anglais veulent éviter ces élections, il s n'ont qu'à venir au secours du gouvernenment Trudeau. Et vivre avec les conséquences de cette décision.

    Je trouve ça très bien.

    • Louise Collette - Abonnée 15 août 2020 09 h 50

      Monsieur Dufort
      L'auteur de cet article ne rate pas une occasion de taper sur tout ce qui n'est pas fédéraliste, faut pas s'en faire avec ça, laissons-le palabrer. ;-)

      Au lieu de s'en prendre au chef du Bloc il devrait taper avec force sur celui qui gouverne à Ottawa, si on peut appeler ça gouverner, disons sur celui qui improvise ou comme dirait René Lévesque: <<qui gouverne à la petite semaine>>

      Cela dit, une élection en pleine pandémie serait difficile et Trudeau le sait alors il en profite bien. Qu'il prenne garde, il arrive que le vent change vite de direction et le cas échéant il aura des comptes à rendre.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 15 août 2020 09 h 51

      Blanchet ne ferait pas tous ces sparages s'il avait le moindre soupçon que les trois autres partis d'opposition allaient le suivre. Il veut juste être le premier à entrer en campagne... pourvu que l'élection ait lieu le plus tard possible, le temps de ramasser sous son giron la part du vote caquiste qui lui avait échappé au profit de Trudeau la dernière fois. Pas sûr que les citoyens, même au Québec, aient un grand appétit pour ces manoeuvres de perron d'église.

    • William Dufort - Abonné 15 août 2020 09 h 57

      M. Maltais Desjardins,

      Il est de bonne guerre de forcer ses adversaires à dévoiler les facettes cachées de leurs positions. Les Libéraux ne manquent pas une seule occasion d'étaler leur corruption. Si les autres partis canadiens n'ont pas de problème avec ça, c'est leur affaire, mais nous le saurons.

    • Claude Bariteau - Abonné 15 août 2020 10 h 30

      Il y a un scandale reconnu. M. Dufort le sait et sait aussi que le défi posé par M. Blanchet incitera les partis canadiens (PV, PC et NPD) a dansé avec le PLC au risque de paraître complice.

      Par contre, M. Maltais Desjardins parle des « sparages » du chef du BQ sans écho au non respect des règles par le PM Trudeau er son ministre Morneau qui, eux, canonnent du haut de la chaire où ils s’estiment au-dessus des lois parce qu'ils y trônent grâce à la complicité du PV et du NPD.

      Le scandale demeure un scandale. Alors, pourquoi M. Maltais Desjardins, banaliser les propos du BQ et demeurer muet sur le silence complice du PV et du BPD en inscrivant votre commentaire sous celui de M. Dufort.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 15 août 2020 10 h 44

      Euh..., moi aussi, je sais cela, monsieur Bariteau. Si je parle de sparages, c'est que Blanchet sait très bien que la situation minoritaire du gouvernement procure lui procure ainsi qu'aux autres partis un pouvoir de négociation avec le gouvernement dont il n'est pas plus prêt que les autres à le compromettre. Ils auront la tête de Morneau et il n'est même pas sûr que cela ne fasse pas l'affaire de Trudeau (mais pas pour le ridicule motif que ça lui permettrait de mettre nos finances entre les mains d'un « angla »). Pour ce qui est du scandale, des scandales attachés à la famille Trudeau, ils font sans doute le pari qu'ils s'attireront davantage la faveur du public en restant au-dessus de la mêlée, en laissant le commissaire à l'éthique faire son travail et au citoyen de tirer plus tard ses propres conclusions si le verdict ne le rendait pas expressément inapte à gouverner. Leurs motifs ne sont pas plus vertueux que ceux e Blanchet, sans offense...

    • Patrick Boulanger - Abonné 15 août 2020 11 h 03

      @ M. Maltais Desjardins

      Peut-être que M. Blanchet veut réellement une élection rapide vu que les sondages sont bons pour sa formation politique actuellement.

  • Richard Lupien - Abonné 15 août 2020 07 h 44

    Monsieur Yakabuski,
    Vous écrivez: «( le ) Bloc, ( est ) perçu par la majorité des électeurs à l’extérieur du Québec comme une épine dans le pied du bon fonctionnement du pays».
    Il aurait été plus qu'instructif et il aurait honnête de votre part d'avoir pu étayer votre propos. Que disent les journaux à l’extérieur du Québec, qu'expriment les citoyens dans les courriers des lecteurs?
    Vous n’aurez jamais pensé que nous pourrions vous croire sur parole.
    Richard Lupien
    Ormstown

    • Brigitte Garneau - Abonnée 15 août 2020 13 h 39

      En effet: "il aurait été honnête de votre part d'avoir pu étayer votre propos." ( Bloc: épine dans le pied)

    • Pierre Grandchamp - Abonné 15 août 2020 17 h 27

      "Ils ne veulent pas être associés à la démarche du Bloc, ce dernier étant perçu par la majorité des électeurs à l’extérieur du Québec comme une épine dans le pied du bon fonctionnement du pays.".

      Cela me ravit qu'on pense cela dans *l'autre pays*!