L’été de nos mécontentements

Y aurait-il un pendant à la vague de dénonciations d’agressions sexuelles que connaît le Québec ? Aux hommes qui ont été montrés du doigt sur la place publique faudrait-il ajouter les femmes qui ont été récemment accusées de « harcèlement psychologique » ? La gouverneure générale Julie Payette, l’ex-directrice du Musée des beaux-arts de Montréal Nathalie Bondil et, avant elles, l’ex-présidente de la Commission des droits de la personne Tamara Thermitus et la mairesse de Notre-Dame-de-Grâce Sue Montgomery. Curieux, quand même, qu’il y ait surtout des femmes qui font la manchette pour ce type de harcèlement alors qu’il n’y a quasi que des hommes pour ce qui est des allégations sexuelles. S’agirait-il là du revers d’une même médaille ?

La question du pouvoir pourrait bien être au centre de l’énigme. On peut concevoir la série de dérapages sexuels, comme ceux en matière de relations de travail, comme étant le reflet de vieux stéréotypes face à l’exercice du pouvoir. Les hommes, qui ont maintenu une domination sur les femmes pendant longtemps, continueraient vraisemblablement d’abuser du seul pouvoir qu’ils peuvent encore exercer plus ou moins impunément vis-à-vis de leurs « égales » aujourd’hui : le pouvoir sexuel. Il s’agit, on imagine, d’une minorité d’hommes, mais qui sont suffisamment nombreux pour créer bien des dégâts.

Pour ce qui est des femmes et du harcèlement psychologique, il y a deux interprétations possibles. Ou leur inexpérience du pouvoir en fait des candidates portées à surcritiquer ou encore à négliger leurs employés par compensation pour leur propre inexpérience ou ambition, ou, alors, on leur prêterait ces défauts du fait qu’on accepte encore mal les femmes au pouvoir. Des hommes qui parlent fort, qui savent s’affirmer, qui bousculent à l’occasion, c’est normal, même qu’on les admire. Mais des femmes qui mèneraient leur barque de la même façon ? Elles sont souvent vues comme des harpies, des femmes emportées qui outrepassent leur rôle. Mais sont-ce bien elles qui vont « trop loin » ou leur entourage serait-il incapable de se débarrasser de vieux stéréotypes et de vieilles façons de faire ?

Allez savoir. Prenez le cas de Nathalie Bondil, où les avis sont spectaculairement divisés. Il est tout à fait possible de croire que la directrice du MBAM a laissé pourrir les relations de travail comme il est possible de croire qu’en tant que femme de tête, qui a donné au musée un rayonnement que ses prédécesseurs n’avaient tout simplement pas atteint, on a voulu, plus ou moins consciemment, la remettre à sa place. Dans le cas de femmes accusées de harcèlement psychologique, le problème n’est pas seulement que deux perspectives, aussi plausibles l’une que l’autre, coexistent. C’est aussi que le processus entourant le délit, tel que défini par la loi, rend la chose encore plus opaque, comme le rappelle un article de Marian Scott dans le Montreal Gazette.

Le Québec a été un pionnier dans le domaine du harcèlement psychologique, adoptant en 2004 la première loi en Amérique du Nord. En 2018, le gouvernement enfonçait le clou en rendant l’adoption d’une politique anti-harcèlement obligatoire au travail. Quiconque est victime de violence verbale répétée (la plainte la plus souvent formulée), d’humiliations, d’isolement ou d’autres comportements nocifs au travail a désormais un recours légal. Cette nouvelle législation a d’ailleurs donné naissance à toute une industrie de consultants qui font enquête sur la situation et produisent un rapport qui sert, très souvent, à la suspension ou au congédiement de l’accusé ou de l’accusée.

Ce travail d’enquête, par contre, demeure secret. Il ne peut être consulté par les médias ou des personnes de l’extérieur et même, et c’est plus grave, par la personne accusée de comportement nocif. Alors que les règles de droit, dans tout autre domaine, reposent sur deux concepts fondamentaux, la présomption d’innocence et la nécessité d’entendre les deux parties (audi alteram partem), elles ne s’appliquent pas ici. Dans un cas de harcèlement psychologique, la personne accusée est présumée coupable et doit démontrer son innocence. Et elle doit le démontrer sans savoir exactement ce que son accusateur ou accusatrice lui reproche ! Car tout le processus, conçu pour protéger le ou la subalterne, demeure « confidentiel ».

« Le marché du travail ne fait pas toujours honneur à la justice ou aux principes démocratiques », dit le professeur de droit du travail Finn Makela, interrogé par The Gazette.

Si on a raison de critiquer le processus judiciaire en ce qui concerne le traitement des agressions sexuelles, on a donc aussi raison de s’inquiéter du processus légal entourant le harcèlement psychologique — mais pour des raisons contraires. Dans ce cas-ci, on surprotège les victimes au détriment des accusés.

La question qui brûle, maintenant : l’enquête sur le MBAM demandée par la ministre de la Culture, Nathalie Roy, saura-t-elle procéder avec davantage de transparence et de fair-play ? On veut tous en finir avec les climats empoisonnés au travail, comme d’ailleurs avec la culture du viol. Mais comment en venir à bout si on n’y voit jamais très clair ?


 
81 commentaires
  • Patrick Boulanger - Abonné 12 août 2020 00 h 30

    « Les hommes, qui ont maintenu une domination sur les femmes pendant longtemps, continueraient vraisemblablement d’abuser du seul pouvoir qu’ils peuvent encore exercer plus ou moins impunément vis-à-vis de leurs « égales » aujourd’hui : le pouvoir sexuel. »?

    Je ne comprends pas. Quelqu'un peut-il m'expliquer qu'est-ce que ce pouvoir masculin?

    • Jean Lacoursière - Abonné 12 août 2020 08 h 34

      C'est vrai que « pouvoir sexuel », c'est un peu court. Mais avec madame Pelletier, on est habitués.

      Elle fait probablement allusion à la force physique supérieure des hommes, en général, dont certains se servent de manière barbare envers les femmes.

      Ou bien l'audace abusive dont font preuve certains hommes, lorsqu'ils sont en position de pouvoir (hiérarchique ou par leur prestige), en demandant des faveurs sexuelles à des femmes. Mais il ne s'agit pas ici d'un « pouvoir sexuel ».

    • Hélène Paulette - Abonnée 12 août 2020 09 h 33

      Regardez à "phallocratie" monsieur Boulanger. Vous pouvez aussi explorer le "patriarcat" et son corollaire le "machisme". Bien sûr vous n'avez pas l'habitude de ces concepts puisque vous n'en êtes pas victime et c'est compréhensible, mais les vieilles féministes, elles, se sont penchées longuement sur les répercussions de ce "système" (comme dans "systémique"). Elles ont même réussi à faire évoluer la société jusqu'à un certain point... Mais comme on dit, tout ce qui traîne se salit...
      Dans un autre ordre d'idée, on pourrait penser à l'Ouroboros, c'est à dire le retour du balancier ou l'éternité selon l'interprétation qu'on en fait, comme quoi rien n'est jamais acquis...
      "Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa force
      Ni sa faiblesse ni son cœur, et quand il croit
      Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix"
      (Brassens)

    • Jean Thibaudeau - Abonné 12 août 2020 12 h 56

      @Patrick Boulanger (à plusieurs autres qui ont commenté ici)

      Pour répondre à votre question, je reprends ce que j'ai écrit ailleurs à propos des #moiaussi : ''L'enjeu sous-jacent ne se limite pas seulement à la répression du crime, mais à mener à faire RENONCER LES HOMMES À LEUR EXCLUSIVITÉ IMMÉMORIALE DE DÉCISION quant à ce qui est acceptable ou non en matière de relations interpersonnelles entre les hommes et les femmes.''

      Les gains des organisations féministes depuis 100 ans se sont surtout situés sur le plan formel des lois et des Chartes (ce qui est loin d'être négligeable, mais laisse encore des trous béants dans le vécu quotidien).

      À titre comparatif, on constate tous qu'aux États-Unis, même si l'esclavage a été aboli il y a 150 ans et la ségrégation il y 60 ans, il demeure de vastes pans de la population dont la mentalité n' y a pas changé d'un iota.

      Il en va de même du côté des hommes un peu partout : un grand nombre n'a toujours pas décroché de l'idée de la supériorité masculine, et cela transparaît dans tous les interstices relationnels sur lesquels le Droit n'a pas de prise. En particulier dans le vaste domaine des relations sociales et intimes.

  • Pierre Boucher - Inscrit 12 août 2020 06 h 24

    Les femmes sont...

    Dans mes milieux de travail, quelques femmes en poste m'ont affirmé préférer travaillé avec des hommes, parce que les femmes sont des « bitchs », c'est à dire qu'elles installent une toxicité qui mine les relations entre collègues.

    • Marc Therrien - Abonné 12 août 2020 07 h 16

      Il faut un peu de courage aujourd’hui pour continuer d’explorer la part d’ombre ou le côté sombre de la femme qui demeurait « un continent noir » pour Freud et éclairer des nuances qui se retrouvent souvent dans l’envers du décor des apparences. Votre impression s'accorde avec le propos d’Annik Houel, professeure de psychologie sociale à l’Université Lyon auteure, entre autres, du livre « Rivalités féminines au travail: L’influence de la relation mère-fille ». Dans une entrevue à la revue « Psychologies » elle parle de misogynie féminine qu’elle présente comme un syndrome de Stockholm, une soumission aux hommes, mais aussi une attaque des femmes contre elles-mêmes. Elle prend différentes formes: les vacheries, le dénigrement, la jalousie, le mépris, l'absence de solidarité avec les congénères, la recherche de camarades masculins plutôt que féminins.

      Marc Therrien.

    • Patrice Soucy - Abonné 12 août 2020 09 h 29

      Les homme fonctionnent en « pack » comme les loups et probablement pour la même raison, la chasse. A l’intérieur de la hiérarchie, tout le monde a sa place et a droit au soutien de tous. Tous les hommes qui un jour ont été de jeunes garçon le savent. C’est ce qu’apprécient les femmes, je suppose. Une fois accepté dans la « gang », c’est pour toujours et il n’y a pas de place pour la médisance, la duplicité et l’ostracisme (du moins en principe…). Les conflits et les luttes de pouvoir se résolvent face à face, « d’homme à homme » comme on dit. Aussi étrange que cela puisse paraitre, les hommes ont des qualités… Oui, il est grand temps d’exposer le coté sombre de la féminité car la chose a des incidences politiques. Et moi aussi je m'étonne de l'absence de réaction féminine à ce texte. Malaise, tabou? Mme Pelletier s'en approche, pose la bonne question, celle la relation des femmes avec le pouvoir, puis recule, comme effrayée à l'idée de ce qu'elle pourrait découvrir.

    • Cyril Dionne - Abonné 12 août 2020 09 h 29

      Vous avez raison M. Boucher.

      J’ai travaillé dans des milieux où les femmes (éducation) étaient la majorité et entre collègues, tout allait pour le meilleur des mondes. Souvent, nous étions seulement trois ou quatre hommes pour une vingtaine d’enseignantes au primaire. C’est lorsqu’une accède à un poste de pouvoir que la plupart du temps, l’harcèlement psychologique, et ceci, même auprès des hommes, se manifeste.

      Le problème dans cette équation, c’est que la grande majorité des gens au pouvoir sont des hommes et non pas des femmes. Alors, c’est plus facile de cerner les qualités tyranniques des hommes comme prédateurs sexuels alors que dans certains milieux, les femmes sont absentes complètement de la sphère du pouvoir. Lorsque l’équation sera inversée, vous verrez autant d’abus de pouvoir de la part des femmes, mais d’une autre dimension. Il semble que pour la femme, vu que la force physique n’est souvent pas concevable, c’est l’abus psychologique qui prend toutes ses lettres de noblesse. On le voit déjà avec les adolescents; les jeunes filles peuvent faire pleurer les garçons de leur âge selon leur bon vouloir.

      En entretenant encore cette dimension éducationnelle, on le voit aussi dans le bullying (taxage). Les filles semblent toujours être au cœur des litiges et des agresseurs quant il en vient au taxage psychologique et social. Pour le taxage en ligne, eh bien, les garçons sont aussi compétents que les filles.

      Ceci dit, on le voit encore avec ces dénonciations anonymes en ligne ou la présomption d’innocence est complètement évacuée. Or, dans le cas du harcèlement psychologique, la personne accusée, elle est peut-être présumée coupable dans certains endroits et doit démontrer son innocence puisque le tout se produit dans son milieu de travail. C’est plus facile pour cette personne de prouver son innocence en interrogeant justement les gens avec qui elle travaille. Ceci n’est pas le cas dans les dénonciations anonymes sur les médias sociaux.

    • Hélène Paulette - Abonnée 12 août 2020 10 h 22

      Il faut lire encore plus les féministes des années 70 et 80 pour comprendre les effets du pouvoir hyérarchique patriarcal, monsieur Therrien. Elles ont bien cerné cette part d'ombre et ce que j'appellerais un réflexe du colonisé consistant à chercher l'approbaton du maître.

    • Mélissa Basora - Abonnée 12 août 2020 10 h 47

      Honnêtement, les deux coexistent. J'ai aussi entendu : " les milieux de travail essentiellement masculins peuvent aussi être démoralisants car les hommes sont souvent extrêmement vulgaires entre eux lorsqu'il n'y a pas de femmes autour...". En général, quand les hommes et les femmes travaillent ensemble à part plus ou moins égale, cela atténue un peu les différences. Oui les femmes peuvent être "bitchs" et les hommes "vulgaires" dans leur milieu de travail. Ce n'est pas pour autant, une vérité absolue. Encore une fois, on tombe dans les stereotypes de genre...

  • Jacques Lalonde - Inscrit 12 août 2020 06 h 38

    De l'histoire ancienne...

    Il faudra bien un jour cesser de s'interroger sur ce qui semblent des comportements acquis et envisager que les hommes et les femmes sont égaux en nature, c'est à dire en union de leurs comportements innés. À bien y regarder, les gestes reprochés aujourd'hui ne sont souvent que l'extention d'impératifs lointains qui ont survécus au coeur de nos rapports sociaux. Konrad Lorenz, qui a tant choqué, l'avait bien compris. Et si nous reprenions la réflexion à partir du chasseur et de la cueilleuse?

    • Louise Melançon - Abonnée 12 août 2020 10 h 02

      Très pertinent.... retournons à l'origine des rapports sociaux, ceux des femmes /hommes.... et constatons que les changements, avec l'évolution des sociétés, se sont faits lentement... Aujourd'hui, à l'heure de la vitesse...on pense que les nouveaux rapports entre hommes et femmes (comme aussi entre les pays, les cultures...) devraient se faire rapidement....

  • Robert Morin - Abonné 12 août 2020 06 h 39

    Une autre façon de gouverner?

    Si je me souviens bien, il me semble qu'à une certaine époque, le discours féministe entrevoyait une toute nouvelle approche de gouvernance le jour où les femmes occuperaient des postes de pouvoir. Or, ce que je remarque avec tristesse, c'est que cette promesse semble avoir aujourd'hui complètement disparu du discours et que l'on semble maintenant trouver tout à fait normal, comme le fait Mme Pelletier dans ce texte, que les femmes au pouvoir adoptent les mêmes comportements que leurs collègues masculins, tout en déplorant que, dans leur cas, on soit moins «tolérant»... Quand vous écrivez : «Mais sont-ce bien elles qui vont « trop loin » ou leur entourage serait-il incapable de se débarrasser de vieux stéréotypes et de vieilles façons de faire ?» Ici, les vieux stéréotypes ce ne sont pas les vieux travers de gouvernance masculins, mais plutôt de mauvaises réactions à des attitudes de gouvernance typiquement masculins, mais qu'on accepterait moins bien chez les femmes, en raison de préjugés à l'égard de l'exercice du pouvoir par celles-ci. Toute une dérive dans le discours féministe, non?

    • Hélène Paulette - Abonnée 12 août 2020 10 h 30

      Mais monsieur Morin, c'est que cette nouvelle approche de gouvernance n'a toujours pas vu le jour. Les femmes sont toujours utilisées en desespoir de cause (Pauline Marois qu'on est allé chercher quand il n'y avait plus personne), pour obéir à une nécessaire parité ou dans le cas de madame Bondil faire rayonner le Musée en se servant de sa renommée...

    • Hélène Paulette - Abonnée 12 août 2020 10 h 30

      Mais monsieur Morin, c'est que cette nouvelle approche de gouvernance n'a toujours pas vu le jour. Les femmes sont toujours utilisées en desespoir de cause (Pauline Marois qu'on est allé chercher quand il n'y avait plus personne), pour obéir à une nécessaire parité ou dans le cas de madame Bondil faire rayonner le Musée en se servant de sa renommée...

    • Hélène Paulette - Abonnée 12 août 2020 11 h 08

      Il n'y a pas de dérive monsieur Morin. Tout celà tombe sous le sens au contraire, d'autant plus que les femmes n'exercent pas le pouvoir de la même façon que les hommes, ce qui donne raison à Francine Pelletier.

  • Frédéric Lavoie - Inscrit 12 août 2020 06 h 49

    Je voudrais entendre les femmes !

    Un de mes rêves en tant que chercheurs, est de procéder à une vaste enquête sur la violence au féminin.
    Laisser la parole aux femmes concernant leur comportement violent.
    Cette chronique suscite la réaction de trois hommes d'entrée de jeu: j'aimerais lire les femmes !
    De mon côté, j'ai toujours aussi eu de la difficulté avec des idées générales et stéréotypées comme LA DOMINATION MASCULINE....
    Trop facile alors qu'un parcours de l'histoire démontrerait trop facilement que les femmes ont toujours eues, malgré des contextes historiques différents, des zones de grands pouvoirs.
    Et la violence, vraiment, elle n'appartient pas à un sexe...

    • Daphnee Geoffrion - Abonnée 12 août 2020 08 h 23

      Les groupes féministes et la gauche identitaire refusent de voir la réalité en face, comme si les femmes étaient l'égales des hommes que sur les qualités masculines et pas les défauts masculins.
      Les femmes seraient des hommes sans défauts!
      On serait des saintes...

      Un bon exemple, pendant le debat sur PL21, C.Montmarquette m'accusait d'être anti féministe dès que je disais qu'une femme pouvait faire du prosélytisme, en suggérant qu'une femme était capable de manipulation, je devenais anti féministe et anti femme. Au contraire.

      C'est plutôt anti féministe au fond comme raisonnement, un peu comme penser que les travers de certaine femme serait encore à la base un problème de vision de la société ou causé par les hommes. De mon point de vue, la victimisation de ces femmes est anti féministe, avec le mot femme vient tout une panoplie de personnalité et la " bitch" en fait partie. Gérons les et arrêtons de leur trouver des excuses..

      Parcontre je veux être claire, la majorité des femmes comme les hommes sont des personnes normales
      qui gèrent leur relation dans le respect.

    • Louise Melançon - Abonnée 12 août 2020 10 h 19

      Tout à fait d'accord avec vous, Monsieur! Un certain féminisme a voulu valoriser les femmes, ce qui était justifié, en idéalisant le féminin... Mais les femmes sont des êtres humains faillibles autant que les hommes, mais souvent de manière différente, à cause des contextes, des tâches, et bien sûr de ce qu'on appelle des stéréotypes... qui ont pris place au cours de l'histoire humaine. Les femmes ont exercé le pouvoir, dans leur domaine ( la famille....) et elles vivent la violence aussi à leur manière ... Et dans le chemin révolutionnaire que les mouvements de femmes ont entrepris...depuis le 19e siècle surtout... elles ont peut-être oublié qu'elles-mêmes devaient changer, et pas seulement les hommes... Ce changement des rapports sociaux, ça doit se faire à deux (à plusieurs si on tient compte de la réalité actuelle des genres...).

    • Hélène Paulette - Abonnée 12 août 2020 11 h 05

      Un parcours de l'histoire, monsieur Lavoie, démontrerait à quel point les femmes ont été souvent ignorées. Comme cette chercheuse dont la découverte porte le nom de son collègue ou qui reçoit le Nobel ex-aequo avec un homme, alors qu'elle devrait être l'unique récipiendaire. Comme ces femmes (noires de surcroît) qui sont à la source des avancées de la NASA et qui n'ont eu aucune reconnaissance. La liste est longue...
      Puisque vous aimeriez laisser la parole aux femmes, je vais vous raconter comment, alors que j'étais harcelée psychologiquement par deux hommes (dont mon patron) mes copines de travail, d'abord solidaires se sont tournées contre moi, d'abord pour conserver leur poste et aussi pour certaines, s'attribuer le mien. Je constituais une menace par le simple fait que j'avais une longue expérience, de l'expertise ainsi qu'une reconnaissance du milieu qui manquaient à mon patron. Et c'est précisément pour cette raison qu'il m'avait embauchée. Naïve j'ai partagé mon savoir sans me douter que je deviendrais finalement un obstacle dans son désir de s'attribuer ma compétence. Je croyais à son amitié et à sa loyauté mais les lois du marché et le fait que je n'avais pas les moyens de lancer ma propre entreprise ont scellé mon sort. Tout ça relève encore du pouvoir...

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 août 2020 21 h 49

      @ Daphnee Geoffrion,

      "Pendant le debat (sic) sur PL21, C.Montmarquette m'accusait d'être anti féministe dès que je disais qu'une femme pouvait faire du prosélytisme, en suggérant qu'une femme était capable de manipulation, je devenais anti féministe et anti femme.,," - Daphnee Geoffrion

      Je constate que vous êtes toujours aussi incapable de saisir le message d'Angela David, une des plus grande féministes de notre temps, tout comme celui de Françoise David ici même au Québec.

      D'ailleurs, le port de signes religieux n'a rien à voir avec la laÏcité de l'État, qu'est la séparation du pouvoir politique du pouvoir religieux. Et exclure du droit à l'emploi des femmes sur la base d'une ségrégation religieuse n'a rien, ni de féministe, ni de progressiste.

      Pour Angela Davis, "la laïcité a été transformée en arme contre les musulmans"

      "Je n'accepte plus les choses que je ne peux pas changer, je change les choses que je ne peux pas accepter" déclarait Angela Davis, l'une des activistes les plus emblématiques du paysage américain. Mais que peut-on changer à la victoire de Donald Trump, à l'échec de la gauche et aux troubles de la société contemporaine ? Interrogée par Mediapart, l'icône anti-capitaliste de l'afro-féminisme l'affirme : "Nous avons sous-estimé l'attrait idéologique du racisme, de l’antisémitisme, de la misogynie et de la xénophobie". Douloureux constat que cette hégémonie de "la suprématie blanche" pour l'ex-adhérente des Black Panthers, qui en profite pour pointer du doigt les incohérences du système bi-partisan de vote américain.

      Pour cette représentante de la fierté noire, le féminisme consiste à "transformer la société". Un appel révolutionnaire qui convient peu à la démocrate Hillary Clinton, à ses yeux "version étriquée" de cette lutte des sexes. En point d'orgue, l'intellectuelle exprime son inquiétude quant à l'islamophobie, dont l'omniprésence se traduit jusqu'en France. Ce qu'elle déplore en étudiant notre situation politique ? "La manière dont la

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 août 2020 07 h 04

      Suite et lien du commentaire tronqué + vidéo de l'entrevue :

      "Ce qu'elle déplore en étudiant notre situation politique ? "La manière dont la notion de laïcité a été transformée en une arme contre les musulmans et la confusion entre le terrorisme et l'Islam...malheureusement, tout cela me rappelle les méthodes de Donald Trump". Plus qu'une analyse, un avertissement..."

      https://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/angela-davies-laicite-a-ete-transformee-arme-contre-musulmans/

    • Daphnee Geoffrion - Abonnée 13 août 2020 11 h 52

      À C.Montmarquette,
      Je ne pense pas comme M.Davis et je vous suggère de vous informez sur le sujet à différente source.
      Plusieurs femmes intellectuelles musulmans ne pensent ni comme vous ni comme M.Davis.
      Je ne sais plus si je devrais cute ou inquiétant votre manque de perspicacité face à l'islam.