La démocratie et l’Empire

Après avoir envoyé des agents fédéraux « en renfort » à Portland la semaine dernière et à Chicago mercredi, Donald Trump parle d’en déployer encore à New York, à Philadelphie, à Detroit et à Baltimore. Des villes fortement afro-américaines, menées par des démocrates, où les manifestations Black Lives Matter prennent une ampleur qui déplaît tant à son programme idéologique qu’à son calendrier de campagne.

Samedi, Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, condamnait les décisions présidentielles dans une déclaration officielle : « Nous vivons dans une démocratie, et non dans une république de bananes. »

L’expression est lourde de sens. Le terme apparaît au début du XXe siècle, alors que la grande entreprise américaine United Fruit Company s’emploie activement à corrompre les élus, à déstabiliser la démocratie et à fomenter un coup d’État au Honduras. L’expression se popularise alors que la tactique est reproduite un peu partout en Amérique latine et dans les Caraïbes. Le but : mettre en place des régimes favorables aux ambitions américaines, prêts à rédiger docilement des lois qui permettent aux capitalistes d’accumuler les profits sans se préoccuper de l’expropriation des communautés locales ou de normes du travail trop encombrantes. Depuis plus d’un siècle, donc, la fameuse démocratie de Mme Pelosi importe des bananes et exporte la dictature.

À plusieurs reprises, les États-Unis n’ont pas hésité à envoyer l’armée pour défendre leurs intérêts économiques à l’étranger. Le 28 juillet, cela fera exactement 105 ans que les marines de Woodrow Wilson débarquaient en Haïti pour une occupation militaire qui officiellement allait durer 20 ans, mais dont les effets se font sentir jusqu’à aujourd’hui. On parle de viols, d’assassinats, de torture. À Washington, on ne se cachait pas de préférer déployer des troupes originaires du Sud, qui auraient plus d’expérience « disciplinaire » avec les Noirs. Dans les faits, c’est toute la violence de Jim Crow qui a été exportée, pendant qu’on réécrivait les lois de la République d’Haïti afin de permettre aux compagnies américaines l’accès à la propriété terrienne et de forcer les résidents à détruire les forêts de l’île pour l’exportation du bois. La catastrophe écologique qui fragilise le pays a commencé à cette époque, sous la botte de Washington.

La violence étatique, policière et militaire américaine que l’on condamne dans certains cercles depuis quelques semaines est donc plutôt en place depuis longtemps. Le pays s’est d’abord construit en asservissant, en terrorisant et en dépossédant les populations autochtones et noires de l’Amérique du Nord. Par les massacres des « Indiens » par les « cowboys », désormais romanticisés dans les westerns d’Hollywood, l’expansion vers l’ouest et le capitalisme d’extraction ont été rendus possibles. Par le terrorisme du Ku Klux Klan, la ségrégation raciale et le racisme systémique, les Afro-Américains ont été maintenus dans un rôle de cheap labour aux droits fragiles, même après l’abolition de l’esclavage.

Une fois que les États-Unis eurent achevé leur domination continentale, ils ont cherché à s’étendre au sud, avec ce que l’on a appelé la Doctrine Monroe. La violence — profondément antidémocratique, bien sûr — qui avait été appliquée avec « succès » aux Autochtones et aux Noirs du pays a été exportée à Puerto Rico, à Hawaï, à Cuba, à Haïti, et un peu partout en Amérique centrale.

« Nous vivons dans une démocratie et non dans une république de bananes », disait donc Mme Pelosi. Elle croyait, par cette déclaration, se montrer solidaire des manifestations Black Lives Matter. Elle révélait plutôt à quel point l’impérialisme américain anti-Noirs et anti-Autochtones est normalisé, banalisé depuis si longtemps, y compris par l’élite « progressiste », qu’il est passé dans les expressions idiomatiques de tous les jours.

Car l’Amérique blanche a travaillé fort pour créer son mythe de leader du monde démocratique, de champion des droits et libertés, de pays d’accueil où tous les rêves sont possibles. Et le rustre Trump, avec ses manières de cowboy d’antan, vient gâcher cette douce berceuse patriotique. Make America more subtle again, implorent donc en quelque sorte les démocrates centristes de Pelosi.

Déjà, Trump a gaffé en organisant un rallye à Tulsa, en Oklahoma, en plein Juneteenth — soit la célébration afro-américaine de l’abolition de l’esclavage. Il n’aurait pas pu mieux raviver la mémoire du massacre de 1921, quand plusieurs centaines de Noirs ont perdu la vie sous les balles de la population blanche locale, notamment armée d’avions de guerre.

Il a encore embarrassé les élites du pays en célébrant le 4 juillet au pied du mont Rushmore, dans le Dakota du Sud, un territoire sacré sioux défiguré dans les années 1920 pour y inscrire le visage de présidents conquérants. Son rallye manqué fut l’occasion pour les communautés autochtones locales d’attirer l’attention sur leurs revendications territoriales, et même de rappeler l’histoire du massacre de Wounded Knee de 1890, où l’armée américaine a tué des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants non armés de la même nation sioux.

Et maintenant, avec ces menaces de déployer des troupes contre les civils principalement noirs dans plusieurs grandes villes du pays, on risque de se remémorer encore plus vivement toutes les fois où la violence d’État a ainsi été utilisée pour mater les mouvements pour les droits civiques des minorités.

On va peut-être même finir par comprendre ce que bien des Noirs et des Autochtones qui ont eu à subir l’Empire américain, en son centre ou à sa périphérie, savent déjà depuis bien longtemps. Soit que les problèmes avec cette démocratie ne datent certainement pas de la crise du coronavirus ni de l’élection de 2016.

41 commentaires
  • Francois Ricard - Abonné 23 juillet 2020 06 h 04

    Le droit de vote n'équivaut pas à la démocratie

    Président démocrate, président républicain, les USA sont dirigés par des oligarques, toujours les mêmes, nonobstant du parti au pouvoir.
    Ensenhower les avait mis en garde sur la mainmise du complexe militaro-industriel sur leur gouvernement par le truchement du financement des partis. Tous ses successeurs ont préféré ignorer son avertissement. Aujourd'hui, les USA ne sont plus une démocratie mais une véritable ploutocratie où l'argent fait foi de tout.
    Les dirigeants américains, le 1% de la population, sont des êtres exécrables.
    Des oligarques qui veulent dominer le monde. Et ils s'allient en cela aux oligarques de tous les autres pays.

    • Claude Bariteau - Abonné 23 juillet 2020 10 h 47

      L’auteure signe un texte sur les actes militaro-politiques assurant l'emprise de grands capitalistes américains à l'interne, en Amérique du sud et dans divers pays alors que vous fustigez la démocratie américaine.

      L'indépendance des États-Unis se réalise parce que Londres 1) exige des taxes pour rembourser ses efforts de guerre en Europe, y compris pour conquérir la Nouvelle-France et 2) refuse à ses colonies l'accès des territoires à l’ouest qu'elle réserve aux Autochtones en après les Accords d'Oswegatchie (1769) en retour de leur appui contre les Patriots américains et leurs alliés parmi les ressortissants de la province of Quebec.

      L’histoire des États-Unis débute avec des colonies qui s’associent pour y chasser les Britanniques. Ils eurent l’appui de la France dans leur victoire décisive à Yorktown (1781), ce qui conduisit aux accords de Paris (1783) et à l’adoption de leur constitution.

      Peu après, les Américains étendent leur emprise à l’ouest où ils subjuguent les Autochtones alors que des capitalistes recourent au pouvoir militaire comme le Royaume-Uni et diverses empires européens pour s'implanter en Amérique du sud et, ultérieurement, en Afrique avant de se retrouver, avec la Russie, au cœur des ententes de Yalta qui engendré la Guerre Froide.

      C’est ainsi que les États-Unis s'ancrent dans l’histoire internationale sans laquelle il est impossible de lire adéquatement les luttes internes, dont celles après la chute du mur de Berlin qui fut marqué par le recours aux armes par ses dirigeants alors que de nouveaux États se manifestent sur la scène internationale, dont la Chine qui a pour visée de recréer l’ordre de la Guerre Froide.

      Le président Trump s'active dans un contexte où les États-Unis sont en perte d’hégémonie. Il livre un combat d’arrière-garde dont l’automne annonce un dénouement ou une suite tragique. Mais, quoi qu'on dise, le peuple américain tournera ou non la page. Son histoire en témoigne.

    • Jacques Patenaude - Abonné 23 juillet 2020 19 h 25

      J'ai beaucoup de difficulté à suivre le raisonnement de ceux qui croient que le système américain est efficace et qu'il ne demande qu'à être réformé. Mme Nicolas en montre des vices immenses mais il y en a bien d'autres. Je préfère de loin le système du gouvernement responsable que les patriotes ont si âprement défendu. Ce n'est pas parfait et on peut en corriger les défauts comme par exemple la proportionnalité du vote. Mais entre le système dysfonctionnel du « chek and balance » américain qui influence le Canada de plus en plus et un gouvernement responsable québécois je préfère corriger le système québécois même s'il fut d'origine anglaises.

  • Yvon Montoya - Inscrit 23 juillet 2020 06 h 18

    Dans un de ses articles éclairés dans un journal non moins éclairant, Mathieu Bock-Cote nous dit que nous avons tué des amérindiens parce qu’ils n'étaient pas gentils avec les colonisateurs de leur terre et environnement. De l’autre nous avons un journaliste du Devoir nous dit qu’Haiti est indépendant et libre. Mais voila votre excellent article qui rend espoir face a autant d’ignorances médiatisées. Merci.

    • Claudette Bertrand - Abonnée 23 juillet 2020 10 h 07

      Vous réduisez à peau de chagrin la pensée d'autrui, pour pouvoir féliciter la chroniqueuse dont vous semblez enttiché. Vous voulez vous faire un capital de sympathie et accumuler autant de bons points. Je ne suis pas sûre que cette méthode mysogyne et capitaliste va plaire à la dite intéressée.

    • Yves Mercure - Inscrit 23 juillet 2020 10 h 14

      L'espoir? Imbuvable démocrates, escrocs républicains, pas de vote démocratiquement possible, ça ressemble à l'espoir de Malraux en Espagne. La guerre civile ouverte ou larvée représente l'espoir de Trump pour se maintenir au pouvoir. L'hipocrisie démocrate n'étant que statuquo, le vote de ce bord n'est que changer du clair obscur pour du carrément sombre nébuleux.
      Donc, voter Trump pour moins de morts car le dictat terroriste va apporter de l'ordre? Ou voter démocrate pour reporter la décision et obtenir, peut-être, un peu de calme pour réflexions et actions alternatives? Peste et choléra, de beaux choix démocratiques. Mais, si, comme l'auteur de la chronique, vous considérez les deux options comme équivalente, n'allez pas voter devient logique.
      En attendant de meilleur opportunités, vous pouvez probablement trouver un avocat pour une procédure "Neandertal c. Homo Sapiens" pour racisme systémique et génocide, obtenant de potentielles réparations substantielles. Inutile d'aller déposer un bulletin de vote.
      Vous pouvez aussi poursuivre avec patience, tolérance et humanisme cette œuvre de pédagogie des opprimés qui prend appuis sur la création d'opportunités présentes plutôt que sur des attitudes revanchardes parfaitement trumpiennes. Allez voter dans ce cas, identifiez le moindre mal et gardez espoir.

    • Cyril Dionne - Abonné 23 juillet 2020 11 h 17

      Encore les méchants blancs.

      Un peu d'histoire. Lorsque les premiers blancs sont arrivés des pays scandinaves en Amérique, les Vikings, ceci, 500 ans avant Christophe Colomb, ils ont tenté de s'établir notamment à Terre-Neuve. Les Autochtones les ont repoussé et presque tous massacrés. C’était la fin des colonies scandinaves en Amérique. Lorsque les Blancs sont revenus, avec une technologie supérieure aux Vikings, des petits groupes civils et militaires ont pu subjuguer le continent en entier.

      Ceci dit, les communautés afro-américaine et autochtone sont en déclin démographiquement par rapport aux autres aux États-Unis et ils sont remplacés par notamment les latinos et les asiatiques. Leur pouvoir politique du nombre s’effrite à toutes les années. Mais tout de même, les blancs de diverses ethnies représentent encore plus de 72% de la population américaine même si dans la NFL, ils représentent seulement 28% des joueurs tandis que pour les Afro-Américains, 68% même s’ils composent seulement 13% des Américains. Se pourrait-il qu’il y ait de racisme systémique inversé envers les Blancs ou bien que la NFL juge les joueurs selon leur talent, qualité athlétique, travail et compétence seulement?

      Enfin, ceux qui pensent que les énervés de l’extrême gauche américaine ont la cote présentement, ils sont se trompent éperdument. Le parti démocrate est scindé en trois parties distinctes et cela n’augure pas très bien pour Joe la gaffe. Et Joe Biden doit rester cacher s’il espère gagner. Beaucoup des supporteurs de Bernie Sanders n’iront pas voté à la prochaine élection ou vont annuler leur vote tout simplement. Idem pour la gauche tonitruante qui carbure à l’appropriation culturelle.

      En passant, les réserves autochtones aux États-Unis sont en moyenne 6,5 plus grandes que celle au Canada. Aux USA, elles occupent 1,3% du territoire américain tandis qu’au Canada, seulement 0,2%. En Arizona, c’est plus de 25% du territoire et au Nouveau-Mexique, c’est 10,5%.

    • Claude Bariteau - Abonné 23 juillet 2020 11 h 49

      Vue du Québec où la démocratie est d'apparence, il va quasi de soi, comme le fait M. Mercure dans la foulée du commentaire de M. Ricard, de banaliser celle pratiquée aux États-Unis.

      Au Québec, un parti peut être au pouvoir avec 37,4% des votes s'il fait élire le plus de députés. Impossible aux États-Unis, mais très possible au Canada avec un nombre de partis qui empêche le dualisme américain.

      Il y a d'autres différences. Aux États-Unis, le président, selon la constitution, est élu par les grands électeurs qui émanent en bloc par États selon les gains d'un des deux partis, ce qui a permis à Trump de battre Clinton qui a reçu plus de 3 millions de votes que lui. Par ailleurs, aux États-Unis, le président a moins de pouvoir qu'un premier ministre canadien qui obtient une majorité d'élus sans une majorité de votes. Aussi, l'exécutif, sous la responsabilité du président, n'est pas l'affaire d'élus, mais de hauts-fonctionnaires qui rendent des comptes sur demande. Enfin, il y a deux chambres d'élus qui votent les lois et peuvent stopper les choix du président comme ce dernier peut appliquer son véto, ce qui rend les débats et les décisions mieux ancrés politiquement.

      Ce système politique contient des failles. Elles sont connues. Il contient aussi des avantages, l'un d'eux étant les limites du pouvoir des élus dans un système, historiquement défini, qui visait à contrer les pouvoirs du président. Ça n'empêche pas la tentation de ce dernier, que révèlent les stratégies de l'actuel président, pour battre la mesure.

      Ces failles peuvent être lues en décriant cette démocratie. Il revient au peuple américain de la corriger en lui donnant un plus grand ancrage social et en élaguant les irritants au total démocratiquement moins anti-démocratiques que ceux que nous tolérons au Québec et au Canada.

    • Francois Ricard - Abonné 23 juillet 2020 12 h 27

      @ M. Bariteau
      Les USA pourraient être encore plus démocratiques.Le système fait une nette distinction entre les trois pouvoirs: le législatif, l'exécutif et le judiciaire. Les représentants et les sénateurs ne sont pas liés par une camisole de force Par ailleurs, à cause d'un financement débridé, le complexe militaro-industriel s'est emparé du pouvoir. À tel ,point que les USA ne sont plus une démocratie mais une oligarchie ploutocratique..Eisenhower les avait pourtant averti de cela en 1958. Mais aucun de ses successeurs n'y a donné suite.
      Avec un meilleur contrôle du financement des partis et un scrutin à la préférentielle, les USA auraient à nouveau un système démocratique supérieur à tout ce qui existe.
      Un Québec indépendant pourrait s'en inspirer.

    • Claude Bariteau - Abonné 23 juillet 2020 14 h 04

      M. Ricard, bien d'accord avec vous, à l'exception d'un scutin proportionnel qui m'apparaît difficile à implanter dans un système bipartiste. Au préalable, il faudrait la création d'un troisième parti. Sanders fut tenté, mais ne l'a jamais proposé. Il y a par contre assez de soulèvements populaires pour y arriver.

      Un autre changement devrait être l'élection au suffrage majoritaire à un ou deux tours du président, donc l'élimination des grands électeurs qui ne jouent qu'un aucun rôle comptable avec les mains liées.

      Quant au contrôle du financement, il faudrait une loi voté par les membres du congrès et l'introduction de règles dans la constitution. C'est imaginable s'il y a un mouvement dans cette direction. Obama aurait pu prendre cette direction, mais ne l'a pas fait bien qu'il en avait l'opportunité dans son premier mandat. Il a préféré s'investir à relancer l'économie sans corriger les effets de la crise des subprimes sur les petits propriétaires.

      ----

      Cela dit, il demeure que les changements, les vôtres comme les miens, découleront d'un mouvement généré par le peuple américain.

  • Françoise Labelle - Abonnée 23 juillet 2020 07 h 22

    Le spectacle de merde

    Quand Trump a tenté en avril de convoquer les banquiers, qu'il respecte, ayant profité de leurs largesses, ceux-ci étaient aux abonnés absents. L'un des rares qui lui ont répondu a confié qu'il s'agissait d'un «shit show» de relation publique, et lui ont demandé de tester plus.
    «Trump’s call with Wall Street didn’t go as planned», Politico, 15 avril 2020

    Le reste du monde subit impuissant son spectacle de merde sans avoir droit de vote. Voilà pour la démocratie d'apparat. Un commentateur politique se demandait si la démocratie n'est pas simplement un spectacle pour le peuple. Il a encouragé la sédition des boogaloos lourdement armés dans les villes ayant eu l'intelligence de confiner et maintenant il se sert de son armée pour les emmerder. Parions qu'il va tenter d'acheter les votes avec des programmes temporaires et qu'il est là pour longtemps, comme Poutine. Du pain et des œufs, comme disait Juvénal.

    À propos de banane, la United Fruit a dominé l'Amérique centrale, d'où viennent les migrants très pauvres servant d’épouvantails. En 1954, au Guatemala, ils ont renversé un président démocratiquement élu qui menaçait Chiquita. Une récidive de 1953 en Iran avec Mossadegh. Ironiquement, l'empire bananier et le sentiment anti-américain a profité à Castro et Guevara en Amérique centrale et à Cuba.
    «Rotten fruit», Financial Times, 2007

    • Daniel Boiteau - Abonné 23 juillet 2020 08 h 59

      Merci pour le rappel de la United Food au Guatemala.

    • Réjean Martin - Abonné 23 juillet 2020 10 h 42

      tenter d'acheter les votes, dites-vous, chère Madame Labelle (dont j'aime , soit dit en passant, les interventions toujours pertinentes, tenter d'acheter les votes ? Vous avez sans doute lu que Trump dépense sans compter depuis quelques mois dans le but évident de le faire.

    • Françoise Labelle - Abonnée 23 juillet 2020 18 h 25

      MM. Martin et Boiteau,
      merci pour vos commentaires. Je ne peux «Aimer» aucun commentaire, ayant quitté le F des GAFAs.

      Inspiration bananière qui rappelait les dérives de l'empire et son peu de souci pour la démocratie.
      L'achat des votes, c'est de la spéculation de ma part. Il se peut que les républicains s'y opposent, mais j'en doute.

  • Claude Saint-Jarre - Abonné 23 juillet 2020 07 h 33

    Début?

    Le début n'est-il pas la conquête des 3 amériques- nommées par les Autochtones- l'Île à la tortue- par les européens?
    Et avant cela il a fallu une pollution psycfhique pour faire croire que le territoire " découvert" appartient au dit découvreur...

  • André Joyal - Inscrit 23 juillet 2020 08 h 33

    «Mathieu Bock-Cote nous dit que nous avons tué des amérindiens parce qu’ils n'étaient pas gentils( Montoya)

    La belle affaire «pas gentil». On voit bien que les ancêtres de M. Montoya, contrairement aux miens, n'ont pas été terrorisés par les iroquois («boostés» par les Anglais).
    Le massacre de Lachine, pour ne prendre que ce seul exemple il ne connaît pas. Lui, qui est abonné «Monde», au «Guardian» et à «El Pais», il nous fait la leçon sans connaître l'histoire de son pays d'adoption. Ben pour dire!