Pour comprendre les survivantes

Lorsqu’on a vécu une agression sexuelle, l’un des premiers réflexes est souvent de chercher à tout oublier, ou de nier sous une forme ou une autre la profondeur du traumatisme. Le cerveau cherche ainsi, à sa façon, à nous protéger des réalités auxquelles il est trop douloureux de faire face. C’est qu’une agression peut être profondément destructrice pour la personne qui y survit, particulièrement si elle est très jeune.

Pour bien des survivantes, une dénonciation en soi ne guérit rien. Le mal est fait. La plupart des femmes qui arrivent malgré tout à briser le silence le font parce que la peur de faire face aux conséquences sociales et légales ou même à leurs traumas est supplantée par une peur encore plus forte : celle que d’autres vivent la même chose. Et cet instinct de protection peut devenir cardinal dans leurs choix et guider leurs prises de parole.

Une femme sur trois aurait subi une agression au Québec au cours de sa vie. Il y a donc une tonne d’agresseurs parmi nous. Or, faire moisir ces dizaines de milliers d’humains en cage, au ban de la société, ne constitue pas le but ultime du mouvement de dénonciation actuel ou de ceux qui l’ont précédé. On cherche plutôt à guérir, reconnaître et réparer les torts causés, à assurer la sécurité et l’épanouissement des femmes, à veiller à ce que les personnes qui ont commis des gestes dommageables ne soient plus dangereuses pour l’avenir et à transformer les normes sociales qui ont rendu la pandémie de violence possible.

Dans les derniers jours, ce ne sont pas ces aspirations que l’on a cherché à matérialiser. On a plutôt mobilisé les concepts tirés de trois grandes institutions qui n’ont été conçues ni par ni pour les femmes, comme s’il s’agissait là des clés de leurs mouvements.

D’abord, on a voulu tout ramener au système de justice criminelle, érigé au fil des siècles dans une logique bien plus punitive que réhabilitatrice. Non seulement une dénonciation fondée ne mène pas nécessairement à des accusations formelles ni à une condamnation, mais il n’a jamais été démontré que ces procès mènent efficacement une personne coupable et la communauté affectée vers l’introspection, la réparation et la transformation. On somme les victimes d’aller vers la police « si elles disent vrai », sans se demander si les moyens de la police, des juges et des gardiens de prison correspondent vraiment à l’idéal de justice qui motive leur démarche.

Ensuite, on cherche à comprendre les survivantes à travers la logique gestionnaire, qui vise à minimiser les risques d’affaires et à protéger les images de marque. Les féministes parlent de culture du viol, ce qui implique que tout le système doit être appelé à réfléchir aux rapports de pouvoir qui le traversent et qui mettent en danger les femmes. Les entreprises prennent leurs distances des quelques individus qui « ne reflètent pas leurs valeurs » tout en niant que le problème puisse être systémique. Ce qu’on appelle « cancel culture » fait référence au caractère intrinsèquement jetable, interchangeable des individus sous le capitalisme, désormais appliqué même à certains privilégiés qui se croyaient au-dessus de la précarité qui a toujours été le lot des gens ordinaires. Ceux qui ne s’inquiètent que depuis quelques jours de la manière cavalière dont le marché peut se débarrasser des gens qui ne le servent plus — et seulement lorsque les éjectés sont de riches vedettes — ont des angles morts pour le moins importants. Pendant ce temps, rien n’indique qu’un agresseur qui a perdu un contrat devient inoffensif.

Finalement, et particulièrement au Québec, on ressort des boules à mites tout le vocabulaire de la morale catholique pour tenter de circonscrire les aspirations des mouvements sociaux. On parle avec dérision de péchés à expier, de confession, d’autoflagellation, de repentance. En apposant le champ lexical de l’Église à un féminisme qui n’a rien à voir avec elle, on cherche à réveiller des traumas douloureux de la majorité pour mieux décrédibiliser toute réflexion éthique contemporaine. Comme si les excuses, le pardon, la croissance et la guérison ne pouvaient être compris, dans l’histoire humaine, qu’à travers le pouvoir des prêtres. Celles qui parlent de changement social aspireraient donc à devenir « les nouveaux curés ». Cette logique ne peut être que profondément toxique.

Surtout, on défend les accusés en parlant de « bûchers » et de « chasse aux sorcières ». Or on sait bien que l’Inquisition a principalement servi à maintenir le pouvoir des hommes sur la définition du pouvoir religieux, du politique et économique. Est sorcellerie tout savoir ou pratique féministe qui défie l’hégémonie des systèmes dominants. Et au rythme auquel on s’attaque aux survivantes, on voit bien que les vieux réflexes de punition des femmes qui dérangent sont encore bien vivants.

Si l’on ne veut ou peut comprendre les choix stratégiques et les aspirations complexes des victimes qui dénoncent les violences misogynes qu’à travers les logiques carcérale, corporatiste ou catéchiste, on ne les comprendra pas du tout. On ne pourra que paniquer devant ces nouvelles « hérésies » profondément déstabilisantes.

Face au mouvement #MeToo, bien des segments de la société sont donc complètement dépourvus. C’est que les grandes institutions formelles où l’on cherche des réponses font plutôt partie du problème. Ce qui anime les tripes des survivantes ne peut être vraiment saisi à travers ces lorgnettes. Pourtant, les savoirs en justice transformatrice se développent à la marge depuis longtemps. Et il ne s’agit pas ici de sorcellerie.


 
36 commentaires
  • Clermont Domingue - Abonné 16 juillet 2020 06 h 14

    Pouvoir et justice.

    Je trouve votre texte de ce matin réfléchi et très intéressant.

    Vous mettez le pouvoir au coeur des affaires de sexe. Je pense que vous avez raison et je crois que chez l'homme , le besoin de pouvoir l'emporte sur le besoin d'affection.Les institutions de la société servent ce besoin masculin.

    Dans une prochaine chronique,pourriez-vous nous instruire sur la justice transformatrice?

    • Cyril Dionne - Abonné 16 juillet 2020 10 h 28

      Vous trouvez?

      « Une femme sur trois aurait subi une agression au Québec au cours de sa vie. »

      Ah ! Oui. Une personne qui m’est très chère en a subie bien plus qu’une agression; on les compte avec un « s ». Si elle avait à mettre des noms sur la liste diffamatoire qui circule sur « fassebook », ce serait plus de 10 noms qui seraient inscrits. Pourtant, elle a souvent porté plainte mais le tout s’est perdu dans les méandres du système en place.

      Ceci dit, elle abhorre ce qui fait est présentement sur les réseaux sociaux. Ces attaques en règle anonymes sont en train de détruire le tissu démocratique qui nous lie les uns aux autres. La présomption d’innocence est le pilier de notre système de justice, sinon, nous sombrons dans la cacophonie de purges et bûchers populaires. En passant, Justin Trudeau lui aussi devrait apparaître sur cette fameuse liste suite à l’incident en 2000 en Colombie-Britannique envers une jeune journaliste.

      Les malintentionnés de régimes brutaux et dictatoriaux, qui sont misogynes et homophobes et qui nous espionnent pour détruire notre société, eh bien, ils ont besoin de faire seulement quelques clics, avec une fausse adresse courriel et bang, sur les médias sociaux, vos noms risquent d'apparaître puisque le tout est fait de façon anonyme sans aucune vérification. En plus, avec les réseaux Tor et autres et des serveurs situés sur le « Dark Net », le tout risque aussi d'être impossible à retracer l'origine de ces tweets ou de ces entrées.

      Cette culture du bannissement aux relents du maccarthisme d’antan de cette nouvelle gauche, a été dénoncée par les plus grands intellectuels dans la lettre du 7 juillet qu’ils ont publié dans le Harper’s Magazine, Noam Chomsky oblige. Et on apprenait hier que Bari Weiss, qui avait été embauchée au New York Times, avait démissionné pour les mêmes raisons. Cette censure immonde nous présente un volet de cette dictature de la pensée ou les gens accusés, doivent prouver leur innocence. Bonjour Orwell

    • Jean Lacoursière - Abonné 16 juillet 2020 11 h 19

      Justice transformatrice/réparatrice:

      https://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/sjc-csj/sjp-jsp/rr03_2/p3a.html

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 juillet 2020 13 h 07

      "Cette culture du bannissement aux relents du maccarthisme d’antan de cette nouvelle gauche.." - Cyril Dionne

      ..dixit, celui-là même, qui, depuis des années, passe son temps à associer tous les membres de Québec solidaire à des communistes; des radicaux, des extrémistes; des fascistes anti-racistes; des islamos-gauchistes, des anarchistes et des black bloc.

      N.B. Pourriez-vous nous servir autre choses que vos sempiternels copiés-collés.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 juillet 2020 16 h 07

      Ce qui est fascinant avec nos solidaires, c’est qu’ils défendent les religions monthéistes qui sont misogynes et homophobes tout en supportant le féminisme et les minorités sexuelles en même temps. Dans ce billet, curieusement, et c’est le moins qu’on puisse dire, certains n’aiment pas ces accusations arbitraires et sans vérifications des listes véhiculées sur "fassebook", mais en même temps, ils font partie de la cette gauche aux relents du maccartisme nouveau. Il faudra un jour qu’il se branche en quelque part nos porteurs de Vérité autoproclamés. C’est peut-être pour cela que Québec solidaire ne récolte même pas 9% de l’appui populaire. C’est plus facile de traiter les gens d’analphabètes. Idem pour le NPD qui est dans les bas fonds du 5% en appuis populaires au Québec et qui ne cesse d'accuser les Québécois de racistes.

    • Gilles Théberge - Abonné 16 juillet 2020 16 h 47

      Ah bon ! Québec solidaire ce ne sont pas des « radicaux, des extrémistes; des fascistes anti-racistes; des islamos-gauchistes, des anarchistes et des black bloc » ?

      Quand Québec solidaire aura une pensée claire sur ces faits, on en reparlera. Mais pour l'heure, on y trouve en effet des radicaux, des extrémistes; des fascistes anti-racistes; des islamos-gauchistes, des anarchistes et des black bloc.

      C'est ça la réalité !

    • Jacques Patenaude - Abonné 16 juillet 2020 17 h 02

      J'apprécierais que l'auteure de la chronique nous explique comment fonctionnerait la justice réparatrice dans sa chronique. Je ne suis pas réfractaire à ce concept. Ce qui me questionne c'est comment on pourrait appliquer cela à l'échelle de notre société ?

    • Marc Therrien - Abonné 16 juillet 2020 17 h 03

      Le tango de la lutte pour le pouvoir se danse à deux. Une des solutions envisageables n’est pas nécessairement d’éradiquer le besoin de pouvoir, mais de reconnaître qu’il existe, qu’il est naturel et qu’il accompagne l’énergie vitale de la libido pour ensuite apprendre à mieux communiquer pour le partager afin d’éviter la relation dominant-dominé. L’apprentissage du partage du pouvoir demande à chacun et à chacune d’améliorer sa tolérance à la frustration, ce qui représente cependant tout un défi pour les enfants-rois devenus adultes-tyrans.

      Marc Therrien

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 juillet 2020 20 h 34

      @Cyril Dionne,

      "Ce qui est fascinant avec nos solidaires, c’est qu’ils défendent les religions monthéistes qui sont misogynes et homophobes.." - Cyril Dionne

      Québec solidaire ne défend aucune religion puisque Québec solidaire est en faveur d'une véritable laïcité de l'État.

      Et vous devriez dire ça aux péquistes, aux caquistes et aux libéraux qui ont toujours été en faveur du financement public des écoles confessionnelles, alors que seul Québec solidaire s'y oppose.

      " L’État doit cesser de subventionner les écoles privées confessionnelles, selon QS " - TVA, 27 mars 2019

      « Ce sont des écoles qui reçoivent du financement de l'État à hauteur de 60 %, 70 %, comme les autres écoles privées. C'est un non-sens qu'un État laïc subventionne des écoles religieuses, et c'est un double non-sens pour un gouvernement qui a fait de la laïcité sa priorité», a déploré mercredi la députée solidaire Christine Labrie.

      Pour que l’État québécois soit véritablement laïc, le gouvernement Legault doit cesser de subventionner les écoles privées confessionnelles, selon Québec solidaire.

      https://www.tvanouvelles.ca/2019/03/27/letat-doit-cesser-de-subventionner-les-ecoles-privees-confessionnelles-selon-qs-1

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 juillet 2020 20 h 43

      Québec solidaire ne sont pas des « radicaux, des extrémistes? - Gilles Théberge

      - Qu'est-ce qu'il y a de radical et d'extrémiste dans les engagements de Québec solidaire ?

      - Le salaire minimum à 15$ de l'heure?

      - La gratuité scolaire du CPE à l'université?

      - L'augmentation des prestations d'aide sociale?

      - Le revenu minimum garanti ?

      - La réduction des tarifs de transport en commun de 50% ?

      - L'assurance dentaire pour tout le monde?

      - Le régime de pension de l'État ?

      - La création de Pharma-Québec?

      - L'augmentation des redevances sur les ressources naturelles? 


      - Des CLSC ouverts 24 heures par jour 7 jours sur 7 ? 


      - L’augmentation du nombre de paliers d'impôts pour une fiscalité plus équitable?

      - La construction de 12,000 logements sociaux par année?

      - La lutte aux changements climatiques?

      Ceci dit, les communistes sont au PQ, et ce, depuis des années:

      "Chefferie du PQ: même le Parti communiste du Québec appuie Pierre Karl Péladeau" - Huffpost, 21/10/2014

      https://quebec.huffingtonpost.ca/2014/10/21/chefferie-du-pq-le-parti-communiste-du-quebec-appuie-pierre-karl-peladeau_n_6021016.html

  • Françoise Labelle - Abonnée 16 juillet 2020 07 h 49

    L'objectif est une prise de conscience sociale

    La justice humaine est de fait limitée.
    Cristine Rotenberg, de Statistique Canada a compilé les données sur les agressions sexuelles et le taux de résolution en cour. De 2009 à 2014, 177 238 agressions sexuelles ont été signalées à la police au Canada. 87 % des victimes étaient des femmes ; le quart des victimes (26 %), était des enfants de 13 ans et moins et presque toutes les personnes dénoncées (98 %) étaient des hommes dont l'âge médian est de 33 ans (i.e. 50% ont moins de 33 ans).
    https://www150.statcan.gc.ca/n1/fr/pub/85-002-x/2017001/article/54866-fra.pdf?st=WSx31MCD

    55% des cas se rendant au tribunal aboutissent à une condamnation; 5% à un acquittement et 40% ont été abandonnées ou négociées.
    Les agressions sexuelles prennent plus de 10 fois plus de temps à être signalées à la police que les voies de fait. Rotenberg souligne comme difficulté supplémentaire la possibilité qu’il n’y ait pas de preuve physique ou de témoin, ainsi que le caractère éprouvant du crime pour la victime et les répercussions des stigmates sociaux et des mythes associés au viol au sujet des victimes d’agression sexuelle.

    L'INSPQ aboutit à 91% de femmes victimes d'agression sexuelle mais note l'absence d'enquête basé sur un échantillon représentatif de Québécois adultes.
    https://www.inspq.qc.ca/rapport-quebecois-sur-la-violence-et-la-sante/les-agressions-sexuelles/ampleur-des-agressions-sexuelles-au-quebec

    • Christian Roy - Abonné 16 juillet 2020 09 h 44

      @ Mme Labelle, est-vous en mesure de préciser ce qui est considéré sous les termes d'agressions sexuelles ?
      Quels en sont la structure ?
      Quels sont les éléments admissibles ?
      Quelle place prend la dimension intersubjective ?

    • François Poitras - Abonné 16 juillet 2020 10 h 17

      Merci Mme Labelle pour ces chiffres

      Où on apprend que le taux de condamnation pour agressions si fréquemment diffusés (55%) exclut les règlements hors cours (40%), un taux tout à fait raisonnable. Donc, le système de justice fonctionne malgré la désinformation générale à cet effet.

      Le fondement de tout système de justice est d'empêcher la perpétuation de cycles de vengeances/violences qu’entraîne le fait de se faire justice soi-même.

      « Justice transformatrice » selon Mme Nicolas ? Il est tout à fait raisonnable de qualifier la justice du lynchage public de calomniatrice, diffamatoire et condamnable. La justice de la dénonciation publique nie le droit de chacun à se défendre.

  • André Joyal - Inscrit 16 juillet 2020 08 h 10

    «...leurs traumas est supplantée par une peur encore plus forte : celle que d’autres vivent la même chose.»

    Voila! Enfin on comprend le geste de Safia après 2 insupportables années. Allez! M.Lacoste, dites-nous ce que vous en pensez étant donné que vous savez qui elle est grâce au Devoir.

  • Jacques Lalonde - Inscrit 16 juillet 2020 09 h 01

    Ponce Pilate au bâton

    À lire votre opinion, on retient deux choses: Mme Nolin a agit par altruisme et en réponse au vocabulaire catholique vous répondez en vous ajoutant aux condamnations à l'autocritique et la rééducation mise en place par Mao. Soit!

    D'autres se sont exprimé sur la disproportion entre la faute et le délit reproché sur les réseaux sociaux. D'autres encore ont défendu le droit à la préseomption d'innocence. Enfin, il y a cette juriste qui, récemment, rappelait que le système de justice demeure le meilleur rampart aux abus en démocratie. L'abus des réseaux sociaux, c'est à dire du tribunal populaire, consiste à prendre à témoin des lecteurs et à en faire les otages de l'opinion d'une seule, celle qui dénonce. En dépit de toutes informations et contre-informations, on s'ajoute et décrie sans aucun esprit critique puisque sans profondeur d'analyse. Lorsque Mme Nolin a dénoncé, elle le faisait en connaissant parfaitement les conséquences de son geste. Ce n'était pas un appel à la réhabilitation mais à l'expiation par la mort publique et professionnelle de Mme Morin. Mais le lynchage n'est-il pas le propre des colères spontannées et furieuse du populaire? Personne n'est dupe du geste de Mme Nolin et chercher à le glorifier par la justesse de la cause questionne la justice de la méthode.

    Aussi, le silence sur les causes du comportement déplacé de certains homme me laisse pantois. Jamais on ne dénonce les films, les livres, la publicité, les opéras, le théâtre, la peinture, la sculpture où les femmes sont largement victimisées sous couvert d'intrigues, de poses suggestives, stéréotypées par le geste ou la parole, assurant la récurrence d'une perception de l'autre qui conduit parfois au pire. Le mythe de la rééeducation par la dénonciation tout azimut que vous véhiculez est d'une telle insuffisance face à la complexité des causes. D'ailleurs, n'oublions jamais que l'homme est principalement éduqué par une femme, sa mère. Lancer la pierre à l'un n'est-il pas aussi lancer la pier

    • Jean Lacoursière - Abonné 16 juillet 2020 11 h 20

      « Le mythe de la rééeducation par la dénonciation tout azimut que vous véhiculez est d'une telle insuffisance face à la complexité des causes. »

      Bien dit.

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 16 juillet 2020 12 h 31

      Danger effectivement...
      Nonobstant la cause, dénoncer est-ce toujours une affaire «d’instinct de protection», «d’idéal de justice» ou bien de règlements de compte... ou tout cela à la fois?

      Comme au Moyen Âge, un petit billet glissée à la nuit tombée dans une «bouche de dénonciation», que sont devenus les facebooks d’aujourd’hui, et vous voilà de facto lynché sans aucun autre procès.

      Même les inquisiteurs qu'évoquent maladroitement Mme Nicolas remettaient en question les motivations des délateurs, surtout s’ils étaient anonymes!

  • Loraine King - Abonnée 16 juillet 2020 09 h 10

    Faute?

    Le mauvais comportement d'une personne envers une autre a des conséquences que le coupable doit aussi subir. On pourrait commencer par repenser le divorce. Quand une personne est abusée par un conjoint, physiquement, psychologiquement, financièrement.... De nos jours le seul motif pour divorcer est l'échec du mariage alors que l'abus intime commence dans l'intimité.

    Pourquoi le mariage est-il une passe-droit bien légal à l'abus?