Comme une lettre à la poste

Lorsque le facteur descend de son camion, son salacot vissé sur la tête et une liasse de courrier en main, c’est toujours un moment important ; dans le Sud particulièrement, au cœur de l’Alabama et du Mississippi, dans les comtés pauvres de la Rio Grande Valley au Texas, dans certaines zones du Midwest où l’Internet haute vitesse est une fiction, au fin fond de l’Alaska où aucune compagnie de transport ne se rend, dans les communautés autochtones où elle représente un lien économique vital, dans les prisons, l’agence postale remplit pleinement son rôle de service public.

Pour autant, c’est ce service que le président a décidé d’éviscérer en lui bloquant l’accès au financement d’urgence prévu dans le cadre de la pandémie, et en nommant à la tête de cette agence Louis DeJoy, un des donateurs principaux à sa campagne. C’est ce lien crucial que le président a décidé de rompre en exigeant que le prix du transport des paquets soit quadruplé et que les consommateurs paient l’intégralité du coût que représente la livraison du courrier dans les zones rurales éloignées. C’est d’ailleurs le président lui-même qui, chaque fois qu’on lui mentionne l’agence postale (USPS), s’emporte presque immédiatement contre Jeff Bezos (propriétaire d’Amazon et du Washington Post), établissant donc le lien entre ses attaques contre l’USPS et sa vendetta personnelle contre sa némésis.

Or, le service postal, parmi les institutions les plus respectées aux États-Unis, devrait jouer un rôle déterminant en novembre. En effet, alors que la pandémie n’est pas contrôlée, que les chiffres gonflent rapidement dans plus de la moitié des États, et devant la perspective d’une deuxième vague à l’automne, la question électorale est en passe de devenir un enjeu de santé publique.

Selon le Pew Research Center, 67 % des Américains estiment en effet que la tenue des élections sera affectée par la pandémie, et seuls 59 % croient encore que l’élection sera tenue dans des conditions équitables. C’est la raison pour laquelle plusieurs États ont déjà mis en place les mesures pour permettre le vote par correspondance pour des motifs sanitaires : dans 19 États, invoquer la pandémie suffira pour avoir le droit de voter par la poste.

Mais le président n’a eu de cesse de dénoncer cette méthode de vote, qu’il dit défavoriser le parti républicain, et qu’il voit surtout comme une menace à sa propre candidature. Pourtant, la recherche scientifique (comme la publication de mai 2020 du Democracy & Polarization Lab, de l’Université Stanford) invalide cette assertion : le vote par correspondance favorise le taux de participation sans affecter un parti plus que l’autre. Le président (qui, pour l’anecdote, a voté en ce début d’année par correspondance, tout comme son vice-président, son procureur général, et son chef de campagne) associe pourtant régulièrement le vote par la poste à la fraude massive. Là encore, les recherches du professeur Richard Hasen (que l’on peut consulter dans son ouvrage paru au début de juin 2020) montrent que la fraude est pratiquement inexistante : les rares cas d’usurpation d’identité, aisément identifiables, n’ont jamais fait basculer une élection.

Alors, pourquoi s’agite-t-on autant du côté de la Maison-Blanche ? C’est que la plupart des analystes — du Crystal Ball de Larry Sabato à l’agrégateur de sondages Real Clear Politics, en passant par les analyses de Nate Silver pour 538 — s’accordent sur l’avance de Biden sur son adversaire, dans plusieurs États que l’on dit « pivots » pour 2020. Mais aussi dans certains États qui n’ont jamais été en jeu, et qui paraissent le devenir. Comme au Texas, où la campagne de Trump a commencé à diffuser des publicités électorales : perdre cet État, acquis aux républicains depuis 1976, aurait été vu comme une hérésie il n’y a pas si longtemps (le Texas interdit au demeurant que la pandémie soit invoquée comme « excuse » pour voter par correspondance). Comme l’Arizona, que les républicains n’ont perdu qu’une fois, en 1996, depuis 1952. Dans des États comme la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin, où l’élection de 2016 s’est décidée par moins d’un point, et où Joe Biden mène par plus de 8 points.

Mais il reste quatre mois avant l’élection. Une éternité. Et ceux qui se lancent aujourd’hui dans l’exercice périlleux de la prédiction doivent se préparer à manger leur chapeau dans quelques mois. Ou pas. Mais le président candidat, lui, est en marche pour renverser la tendance, même s’il faut pour ce faire allumer des feux.

Alors… Il y a eu Tulsa. Où il a soufflé abondamment sur les braises de la division raciale…

Il y a eu l’Arizona. Où le secrétaire à la Défense vient de prolonger le déploiement de 4000 militaires à la frontière à compter d’octobre prochain.

Il y aura le mont Rushmore, le 3 juillet. C’est là, au cœur des Black Hills, affecté durement par une longue sécheresse de plus d’une décennie, que le président envisage un spectacle pyrotechnique. Qu’importe le risque d’incendie. Qu’importe le risque de contamination de l’eau potable. Qu’importe la flambée des cas de COVID au Dakota du Sud.

Il y a eu tout cela et il y aura le reste.

Dès lors, que la poste américaine soit sacrifiée sur l’autel de sa réélection ne sera finalement qu’un dommage collatéral sur le tableau de chasse du candidat président… Avec le risque que, noyé dans le brouhaha, cela passe comme une lettre à la poste.


 
16 commentaires
  • Gilbert Talbot - Abonné 27 juin 2020 07 h 49

    Trump, ses crises et nous en dommages collatéraux.

    C'est clair! Trump ne lâchera jamais le morceau. Si les résultats même lui sont dèfavorables, il les contestera. Cet homme -là va s'accrocher à la Présidence par tous les moyens légaux ou pas. Non, les Américains ne sont pas sortis de leurs crises multiples, social, environnementales, économiques et pandémiques, mais La pire c'est leur Président, une menace pour leur survie et La nôtre, en dommages collatéraux.

  • Pierre Grandchamp - Abonné 27 juin 2020 08 h 02

    Un président, aux allures dictatoriales, utilisant le pouvoir à ses fins personnelles

    Quel contraste: le discours du pauvre Dr Fauci l'expert médical avec celui du vice président Pence sur la pandémie.

    Moi, ce qui me désarme: le fait qu'un président intervienne dans les affaires judiciaires. Il parvient à renvoyer des procureurs qui le dérangent, à accorder le pardon à des criminels.

    Toute son administration est centrée non pas à améliorer la société mais à ses fins personnelles.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 28 juin 2020 09 h 30


      Et comment des gens soi-disant *évangéliques* peuvent continuer d'appuyer un président au comportement plus qu'immoral, ses scandales sexuels très nombreux, ses transgressions morales et et éthiques?

      « L’une des graves erreurs de ce gouvernement fut de démanteler en mai 2018 le Bureau de la Maison-Blanche — à l’intérieur de la structure du National Security Council — responsable de coordonner et de planifier les décisions américaines advenant l’irruption d’une épidémie ou d’une pandémie (en plus de sabrer les postes importants de hauts fonctionnaires du gouvernement dans le secteur de la santé, privant celui-ci d’une mémoire institutionnelle vitale). »

  • Richard Lupien - Abonné 27 juin 2020 08 h 07

    Quel politicien du monde.....

    .....osera parler pour dénoncer la folie de cet homme?

  • Charles-Étienne Gill - Abonné 27 juin 2020 11 h 45

    Contrepoids

    Ça fait des années que nos élites médiatiques et ce qu'il faut appeler l'establishment travaillent à démoniser un président légitimement élu.
    Après la surprise, le refus, la contestation, la résistance. Ici on a rien couvert à propos de Flynn, le Russiagate est une farce et «l'Obamagate» quelque chose de bien réel. Ciel, il y a même eu une procédure «d'impeachment».

    Le pouvoir exécutif a conspiré, de concert avec les Démocrates, pour créer le mythe d'une ingérence russe, que les médias ont repris en boucle, et ils ont construit le monstre d'un « président raciste ». Ce qui est repris ici allègrement, prenons le titre d'une chronique de Brousseau, «L'homme des Russes » ou encore, Madame Vallet qui prétend finalement que Trump est un suprémaciste blanc.

    Évidemment, ce que fait Trump est tordu, mais c'est incompréhensible si on ne comprend pas d'abord dans quel système il évolue, on n'informe pour ainsi dire jamais le lectorat à propose des turpitudes démocrates qui permettraient de comprendre la donne.

    On envoie Fabien Deglise couvrir la quesiton raciale, mais on néglige dans ces pages de parler de la dévastation causée par les émeutes. Si vous n'êtes pas en train de partager l'idée que Trump est un monstre ignoble, vous êtes hérétique.

    Pourtant, Monsieur Obama (Prix Nobel) a, avec le concours de Clinton, continué la destruction du Proche-Orient entreprise par Bush, on était bien près, après la Libye et la Syrie, de s'attaquer à l'Iran voir à la Russie.

    Pour ma part, je suis heureux qu'un président américain, tout caricatural qu'il soit, ne soit pas inféodé par ceux qu'on appelle «les faucons».
    Les guerres de Trump ont été pour l'essentiel dirigées au sud contre les cartels qui favorisent et se nourrissent de l'immigration illégale et évidemment il y a eu ses conflits économiques.

    Les médias sociaux et traditionnels sont ligués contre Trump; il y a une purge contre les voix conservatrices... Ça aussi, c’est tordu.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 27 juin 2020 12 h 31

      "Les médias sociaux et traditionnels sont ligués contre Trump".

      Ou plutôt le comportement et les attitudes de ce président ont amené beaucoup de gens, à travers le monde, à "se liguer" contre Trump. Des voies autant conservatrices que libérales...ou autres.

      Oui, le déclin de l'empire américain! Où en est rendu le décompte de tous ses mensones depuis son élection?

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 27 juin 2020 14 h 37

      Non Monsieur Grandchamp,

      J'ai pris la peine souvent, ici ou chez Brousseau d'exposer comment les grands médias américains avaient construit l'homme de paille. Ici, je me contenterai de l'affaire Covington Kid ou du Steel Dossier. Le Devoir n'a parlé ni ne l'un ni de l'autre, sinon que pour rapporter les choses d'une manière exagérément biaisée (si vous insistez, nous pourrons faire la démonstration). C'est une enquête plus approfondie qui permet ensuite de constater à quel point, ensuite, quand on couvre un peu, c'est à travers des dépêches très tendancieuses de l'AFP.

      Je vais vous proposer de suivre un vlogueur montréalais très intéressant : Viva Frei, vous le trouverez facilement sur YouTube. C'est un avocat et un sacré communicateur qui décortique des affaires américaines, souvent légales, particulièrement complexes. Il a plusieurs séries sur les «Fake News» lesquelles auraient plutôt tendance à donner raison à Trump. Lui-même n'est pas partisan.

      Ce que je comprends, à partir ce points de vue anglo, c'est combien il y a un écart et une certaine ouverture, au moins pour examiner des idées. On finit alors par fréquenter d'autres sources et on constate ensuite qu'à part les pts de vues libéraux des côtes, l'Amérique moyenne ne croit plus ses médias. Ce n'est pas pour rien que Tucker Carlson (Fox) a vu des records d'audience pendant les émeutes récentes, il y avait un décalage énorme entre ce que les gens vivaient et ressentaient et la couverture médiatique complaisante.

      On rapporte ici, depuis des années, un traduit-du des médias mainstream américains, on crée un décalage et on certifie, en republiant, la véracité de ce qui a été publié ailleurs, mais la réalité «republiée», a, à l'origine, un contexte où d'autres voix apportent un pt de vue contradicatoire, dont on est (ici) privé. Dans mon entourage personne n'a su le contexte complet du Covington Kid et on reste persuadé que c'est un «petit raciste qui incarne l'Amérique de Trump».

    • Alexandre Lamarre - Abonné 27 juin 2020 14 h 56

      Trump a gagné avec 2,6 millions moins de votes que son adversaires. Pour la légitimité on reviendra.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 27 juin 2020 15 h 40

      M. Gill,

      En tout respect, je diffère complètement d’opinion. Trump est perçu à travers le monde en raison de son comportement narcissique, son manque de classe et de civisme évident, ses nombreux mensonges. C’est tout le contraire d’un chef d’état, c’est un vil politicien dont l’ambition N,est pas la bonne gestion des affaires publiques; mais sa propre réélection. J’abhorre le népotisme trumpien et ses intrusions dans les affaires de justice de l’état.

      Un chef d’État doit savoir se positionner au-dessus de la mêlée.

      Ce ne sont pas les médias quoi ont terni son image, mais Trump lui-même.Il récolte ce qu'Il a semé. Son dédain face à la science: que ce soit en matière d'environnement ou face à la Covid.

      Quant à moi, je n'ai pas accepté ses positions face à Israel; notamment placer son ambassade à Jérusalem.......Parlant népotisme, son gendre ne devait-il pas régler la question palestinienne?

      En tout respect!

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 27 juin 2020 17 h 11

      Monsieur Grandchamp,

      Je ne consteste pas vos premières lignes, je suis d'accord avec vous. La grosse différence, c'est que Reagan était derrière les Contras.
      Clinton est certainement le président le plus pervers et pourtant il jouait du sax et on l'adorait. Sa politique étrangère était aussi détestable, oui il y a eu la fameuse poignée de main Rabin/Arafat, mais pendant la présidence de Clinton, pour ne parler que de ça, il bombardait épisodiquement l'Irak pour remonter dans les sondages. Bush père et fils furent des catastrophes pour le monde, on parle de millions de vies détruites

      Trump ment au sens où la plupart de ses déclarations sont emphatiques et expressives, mais la plupart du temps, un examen du contexte et de la couverture permet, à la lumière de Covington Kid dont je ne cesse de vous parler, d'exposer également une constructions médiatique.
      Colin Powell était un homme d'état respectable comme vous les aimez, conservateur, mais modéré et bien il est allé entuber tout le monde à l'ONU. Pour une invasion ignoble Comprenez-vous mieux ma perspective?

      Parlons d'Obama, chouchou des médias et des militants, pourtant sa présidence a été marquée par une intensification de ce que l'on a appelé les «Dirty War» (référence de Jeremy Scahill), un article du Guardian, de Naomi Wolf appelle même le « Joint Special Operations Command » comme ses assasins secrets. Tout ça pour vous dire que derrière la respectabilité des hommes d'État que vous honorez se cachent des monstres, mais que les médias dominants vous les vernissent pour rendre la choses acceptable.

      Avez-vous lu Stonewalled, de Sharyl Attkisson? L'administration Obama a littéralement fait de l'obstruction contre cette journaliste chevronnée, mais dans la presse libérale, c'était très mal vu de critiquer Obama. Avez-vous vu un article du Devoir là-dessus? Ça fait des années que les États-Unis sont hypocrites à l'encontre des Palestiniens; Trump a au moins le mérite d'être clair.

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 27 juin 2020 17 h 33

      Monsieur Lamarre,

      Trump a gagné en obtenant une majorité au Collège électoral alors même que les médias dominants jugeaient la chose impossible. Allez voir les vidéos de MSNBC de rachel Madow, par exemple « Here's Your Electoral Problem » où une analyse de la carte montre que c'est impossible avec des États comme la Pennsylvanie que Clinton devait emporter haut la main.

      Les États-Unis sont une union fédérale et le Collège existe précisément pour éviter que des états populeux imposent leur vue sur des états plus petits. Ce n'est pas un concours de popularité au sens où ça ne sert à rien de gagner par exemple en ayant 90% des voix en Floride ou en Californie en néglieant le reste. La balance s'est justement faite parce que des états traditionnellement démocrates comme le Wisconsin et le Michigan ont voté pour Trump, donc des gens qui avaient voté pour Obama ont voté pour lui.

      On ne peut donc pas déplorer que le dispositif qui a permis à Obama de battre aisément Romney soit alors illégitime quand c'est un président que l'on aime pas. Et c'est cela le problème.

      Les médias ont tordu la réalité avant l'élection en montrant combien il était impopulaire et fou et malgré tout il a gagné. Qu'est-ce que ça signifie? On veut nous faire croire que c'est parce que des vilains racistes ont élu un moron. Pour peu que l'on s'informe sur la «great meme war» on découvre que c'est le contraire, la stratégie pour gagner montre, mine de rien, des aptitudes d'organisation, un flair politique et une lecture de la société qui est particulière.

      Alors imaginez si Trump avait joui d'une couverture juste un peu moins biaisée. Ça me permet de reprendre le commentaire de Monsieur Grandchamp, lors de l'Action de grâce américaine, les manifestants à Hong Kong ont brandi des posters de Trump (un «meme») se prenant pour Rocky Balboa. Pendant que c'était un double coup (politique étrangère et intérieur) CNN parlait d'une photo «doctored»....

    • Françoise Labelle - Abonnée 27 juin 2020 17 h 41

      Rien sur le sujet, alors noyons les poissons? Vous approuvez implicitement l'article de Mme Vallet.

      Votre définition est circulaire: ceux qui critiquent le veau d'or font partie de l'élite médiatique, y compris ceux qui le critiquent à Fox, que ce soit des républicains comme David Frum (The Atlantic) ou Charlie Sykes et Bill Kristol (The Bulwark), ou la gauche comme The Nation, Politico, Informed Comment, ils font tous partie de l'élite médiatique comme les généraux qui se sont opposés à ses délires, comme John Kelly qui a révélé ses nombreux désaccords et allait jusqu'à lui cacher des mémos.

      En tant que président, il a commencé à mentir dès son inauguration sur le nombre de participants et il n'a pas cessé de mentir ou de proférer des faussetés quotidiennement. Vous avez oublié le météorologue en chef qui a dévié l'ouragan Dorian, obligeant le service local de la Noaa à mentir pour ne pas contrarié son peit égo?
      Le Devoir parle de Qanon et leurs pendants québécois comme Cossette-Trudel pour mettre en garde le public contre les conspirationistes.

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 28 juin 2020 13 h 36

      Madame Labelle.

      Je parle d'un délire qui empoisonne la pensée critique. Pour l'essentiel, j'endosse les propos sur le caractère de Trump, par contre je trouve que le double standard empoisonne littéralement et durablement les esprits. Vous m'accusez d'une définition circulaire, or les titres que je livre (ex. Sharyl Attkisson) vous montrent que j'ai une propension à me méfier du pouvoir, particulièrement du pouvoir politique et que je trouve en général, à l'instar de Chomsky, que les médias servent les élites et sont des porte-paroles plutôt que des chiens de garde de la démocratie.

      Arrive Trump qui est par contre honni parce qu'il propose vraiment des changements radicaux et le jeu s'inverse, il n'a pas une seconde de répit dans l'hostilité que lui manifestent l'establishment politique et les médias, depuis le début. Je peux bien évidemment reconnaitre que la critique est souvent méritée, par contre il faudrait de temps en temps aussi reconnaitre les problèmes graves des médias, lesquels ont une responsabilité dans le climat actuel.

      La question de l'ingérence russe est frappante, pendant presque 3 ans on a nourri l'imaginaire jour après jour avec une conspiration qui justement n'existait que dans la tête de Rachel Maddow, j'ai donné ailleurs les références (avec les liens vers des documents officiels) qui indiquaient par exemple qu'Adam Shiff mentait effrontément au sujet des preuves irréfutables à l'encontre de Trump sur la collusion avec la Russie. Dans les faits, à huis clos, c'était du vent. Pour apporter ce point de vue, je me nourris aussi chez Jimmy Dore ou encore Aaron Mate... Je vous propose donc de lire, dans le Monde diplo en anglais, un article de Aaron Mate intitulé « The End of Russiagate», il faudrait à tout le moins une dénonciation équivalente à l'encontre de Maddow et Shiff mais si elle ne vient jamais voilà le biais monumental, alors si c'est grave pour Trump, il faudrait aussi le traiter. D'où mon titre : Contrepoids.

  • Jules-A. Ouellet - Abonné 27 juin 2020 12 h 05

    Pourquoi ne pas trouver un JOLI SURNOM pour Donald Trump ?

    Personnellement,je le surnommerait :DONALD DRUM !