Faire maigre toute l’année

Le regard de Georgette (ou Blanchette), la vache laitière enchaînée, nous interroge. Pouvons-nous encore sacrifier plus de 70 milliards d’animaux chaque année, en facilitant ainsi les zoonoses?
Photo: Archives Le Devoir Le regard de Georgette (ou Blanchette), la vache laitière enchaînée, nous interroge. Pouvons-nous encore sacrifier plus de 70 milliards d’animaux chaque année, en facilitant ainsi les zoonoses?

Je l’ai toujours perçu comme un apôtre jouant malgré lui les Cassandre dans un monde de sourds. Sa « bible », Utopia XXI, sortie du four de son imaginaire cartésien il y a deux ans et demi, nous suggérait une foultitude de solutions pour s’éviter la prison sans barreaux qui est la nôtre actuellement. Personne n’écoute les utopistes. On préfère croire en la Fée des dents des services essentiels.

À l’instar de millions d’autres, le journaliste et essayiste français Aymeric Caron est planqué chez lui en banlieue parisienne avec sa femme et sa fillette de deux ans, depuis le 17 mars dernier. L’intellectuel de 48 ans consacre le plus clair de son temps à l’écriture d’un nouvel essai sur cette sombre époque.

Son dernier coup de gueule, Vivant. De la bactérie à Homo ethicus, paru en 2018, parlait de notre culture mortifère, « cannibale », celle qui donne la mort à plus de 70 milliards d’animaux terrestres non humains chaque année. Ce livre débute d’ailleurs par une diatribe envers l’Homo sapiens : « Humain, je crois que j’ai cessé de t’aimer. […] Car tu es désespérément idiot. L’avenir que tu te prépares en est la preuve. »

Photo: Patrick Gaillardin I hanslucas.com Le journaliste et essayiste français Aymeric Caron, toujours au front

Cet antispéciste bien connu pour sa participation à l’émission On n’est pas couchés et qui a fondé son propre parti, « Révolution écologique pour le vivant » (REV), il y a deux ans (sans se porter candidat), ne croyait pas si bien dire, ni aussi rapidement. Mais il n’est malheureusement pas surpris. « Le scénario d’une pandémie mortelle est envisagé depuis longtemps, et avec le réchauffement climatique, ce sera quelque chose de plus en plus probable », explique Aymeric, contacté par WhatsApp.

Comme beaucoup d’écologistes de longue date, il voit dans cette crise mondiale, qui provoquera inévitablement des dizaines de milliers de morts, l’occasion, sinon la chance, d’en sauver des millions d’autres en s’interrogeant sur ses causes pour en éviter la répétition dans l’avenir : « Ça ne pourra arriver que si, et seulement si, on change. »

Mais Aymeric Caron voit déjà le « système » orchestré par de savants comptables cravatés retomber sur ses pattes et tenter de recoller la fragile porcelaine. « Il n’y a jamais d’argent pour l’écologie, mais on voit déjà qu’ils en trouvent pour repartir l’économie. La Chine va relancer des usines à charbon pour rattraper le retard. Je doute que ça change ; le système se défend. »

Défendre son jambon aux ananas

En effet, la Banque mondiale s’est dite prête à débloquer 160 milliards de dollars au cours des 15 prochains mois pour aider les pays à soutenir la reprise économique.

Nous aimons le connu et volerons à son secours ailes déployées. Caron, lui, préfère revenir en amont, aux causes de cette zoonose, un virus d’origine animale. Il me souligne que le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies stipule que 75 % des maladies infectieuses émergentes sont des zoonoses. Et leur rythme ne cesse de s’accélérer depuis 1940 ; qu’on pense à la pandémie H1N1, à la grippe aviaire ou au SRAS.

Bientôt tu ne seras plus, éradiqué par tes soins. Bravo, cas unique dans l’histoire du vivant.

 

Mélangez les mots biodiversité, déforestation, urbanisation, élevage industriel, espèces sauvages (pangolins, si vous voulez), carnivores, avion et mondialisation : vous avez là un cocktail létal capable de confiner à demeure l’ensemble des 7,7 milliards d’habitants de cette planète bleue. « Nous allons nous poser des questions sur notre capacité de gestion à réagir face à cette crise sanitaire et économique, mais il n’y aura pas de remise en cause de notre responsabilité. On en parle très peu », remarque Aymeric Caron, qui demeure assez pessimiste sur notre capacité à nous réinventer et à ressusciter.

Et responsabilité il y a. Notre consommation de viande a quadruplé depuis 50 ans. L’impact environnemental est tel que la FAO attribue à ce secteur plus de GES (le méthane est particulièrement nocif) qu’à celui des transports. Le GIEC va dans le même sens en soulignant que les produits d’origine animale comptent pour 72 % à 78 % des GES de l’industrie agricole, par exemple 32,5 kilos de CO2 par kilo de bœuf (Ah, les burgers !) contre 0,1 kilo pour le soya.

Sans oublier que les animaux confinés et entassés sont affaiblis. Leur résistance immunologique et leur variété génétique sont mises à mal et en font des victimes de choix pour les virus. « Des animaux sauvages dont l’habitat est détruit par la déforestation nous transmettent ces virus grâce à une proximité que nous avons favorisée. Nous avons causé ce phénomène. Si on explique qu’on a perdu 60 % des populations de bêtes sauvages en 40 ans, ça ne dit rien aux gens. Ce virus nous oblige à tout repenser à cause de la mort de proches. Nous sommes programmés pour réagir dans l’urgence et c’est pourquoi nous ne sommes pas prêts », ajoute Aymeric Caron, dont le parti REV préconise un arrêt progressif de la consommation de viande au pays du saucisson et du foie gras.

Tout ira bien. Vraiment ?

Ex-correspondant de guerre, le journaliste devenu écrivain et libre d’attaches idéologiques n’adhère pas à la rhétorique martiale utilisée par le gouvernement Macron, même si presque 11 000 personnes sont mortes des suites de la COVID-19 depuis le 1er mars en France. « Ce n’est pas ça, la guerre. Tu n’es pas confiné chez toi à regarder Netflix. C’est indécent par rapport aux Syriens ou aux Afghans. »

Est-ce que l’auteur de No steak et d’Antispéciste ne craint pas de se faire reprocher son programme végane avec ce prochain pavé dans une mare déjà nauséabonde ?

Plus de 90 % du marché mondial de la viande de dinde provient de trois souches. Le système est mûr pour l’évolution d’une nouvelle épidémie de grippe aviaire, contre laquelle ces oiseaux n’auront aucune résistance. Ce problème de génétique se pose de façon similaire pour les porcs, les poulets et les vaches à lait.

Caron réplique vertement : « Cette crise nous apprend l’ère du soupçon permanent. Mais arrêtez de fusiller ceux qui ont l’outrecuidance de participer au débat en amenant des idées neuves ! Tu passes pour un fou. Par définition, la nouveauté est étonnante. Je dis depuis des années que les animaux souffrent. Si on disait : c’est fini la viande. Ce serait ça ! On nous présente ça comme une impossibilité ontologique. Ces changements n’arriveront probablement pas de mon vivant. Je n’ai pas beaucoup d’espoir. »

Il termine ces phrases sa fille Nyna grimpée sur ses genoux, visiblement attendri par cette petite bête humaine qui n’a jamais mangé un bout de camembert ni dégusté de jambon-beurre.

« J’écris comme un désespéré qui attend peut-être un miracle. » Et ce miracle viendra probablement d’une génération qui voudra goûter au mot liberté.

Reçu La vie émotionnelle des animaux de la ferme de Jeffrey M. Masson. Si vous doutiez que des vaches puissent pleurer leur veau, des cochons apprécier la musique, des moutons répondre à leur nom et des poules avoir le sens de l’humour, c’est par ici. Oui, le vivant possède bien des langages. Pendant que j’écris ces lignes, ma chatte Léonie saute sur mon clavier avec son petit « brrrrroum » qui veut dire : « Allô ! C’est plate. Je m’ennuie. » L’auteur, psychologue, mêle habilement histoire, science et terrain pour nous faire comprendre les animaux que nous mangeons avec insouciance.

Aimé ledossier consacré à l’environnement et intitulé «Comment être justes en sauvant la planète ?», publié dans le dernier numéro du magazine Relations(avril 2020). Préparé avant la « crise », il ramène encore et toujours les mêmes sujets : justice climatique, inégalités, révolution (un terme qui n’est plus « révolutionnaire » aujourd’hui). Également, une entrevue avec le physicien Normand Mousseau, qui a publié Gagner la guerre du climat. Douze mythes à déboulonner : « La justice n’est pas toujours une question de coût. Parfois, les gens vont accepter de payer plus cher individuellement s’ils sentent que l’ensemble de la collectivité en bénéficie. »

Essayé des recettes dans Les brownies de Juliette.La fondatrice de Juliette & Chocolat, Juliette Brun, mère de cinq enfants, nous livre de nombreuses recettes inspirantes. À la réduction de vinaigre balsamique, au caramel salé, aux poires pochées, aux cerises façon clafoutis, aux dattes sans sucre ni gluten et à la crème de marrons. J’ai essayé le crumble de brownies aux fruits rouges. Tout est parti en un soir avec deux ogres confinés à ma table. Perso, je l’ai trouvé trop sucré, mais tout peut s’ajuster. Photos et bédé faites par son mari et partenaire, Lionel May. Bref, uneaffaire de famille. Cadeau pascal végane : sortez votre cacao, vos réserves de patates douces et essayez la formule végétalienne sans œufs ni beurre !


JOBLOG

Certains de nos artistes se dépassent en cette période confinée pour utiliser les outils qui sont les leurs afin de nous « distraire » et de nous faire réfléchir. Un petit court métrage de la cinéaste Jennifer Alleyn nous amène à observer tout ce que nous jugions impossible il y a encore un mois. Avec La sieste, Jennifer et son amoureux, le comédien Henri Chassé, se sont amusés avec trois fois rien et beaucoup d’humour.

35 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 10 avril 2020 02 h 19

    Non. Tout ne va pas bien aller, à moins ce que nous changeons notre économie basée sur la cupidité et l'égoïsme..

    Merci, madame Blanchette, de nous amener à réfléchir. Évidemment, les maitres du monde n'ont rien appris de la pandémie qui nous guette et ne veulent rien changer de leur économie basée sur la cupidité et la destruction de la nature. Merci de ne pas succomber à la folie ambiante d'un retour au «business as usual» à un monde où tout le monde doit se sacrifier pour enrichir le 1% d'une oligarchie qui est complètement insouciante des inégalités qu'elle cause. La biodiversité, la déforestation, l'urbanisation et l'élevage industriel témoignent de la folie de l'homo sapiens.

    • Claude Bariteau - Abonné 10 avril 2020 08 h 06

      Je me joins à Mme Alexan pour vous dire un très gros merci pour ce « texte-entrevue » qui éclaire l'état du monde et énonce des avancées tellement vraies qu'elles paraissent impossibles à court terme.

      Avec cette pandémie, nous, les humains, nous nous retrouvons comme les animaux et les poissons que nous encadrons pour qu'ils se reproduisent et répondent à nos besoins devenus notre source de vie. Nous leur avons enlevé l'espace pour qu'ils vivent en liberté, la pandémie nous enlève la sociabilité en nous confinant dans des enclos et en minant toute proximité.

      Nous avons traité nos personnes âgées en les parquant avec leurs semblables. Ça les fragilise au point qu’elles sont des réceptacles sans défense de tout contact avec leurs descendants.

      M. Caron a raison, mais aujourd’hui avoir raison c’est quasiment avoir tort. Elle a tort parce qu’elle n’a plus d’écho dans un système-monde temporairement à l’arrêt alors que cette raison devrait être la lueur qui trace une voie pour changer le désordre devenu nôtre avec comme finalité le rendement de fonds investis entre les mains des plus nantis.

      Demain, pas dans un an, mais dans cinq peut-être dix, cette lueur, aujourd’hui crainte et vacillante, aura fait son chemin, car d’autres s’ajouteront pour qu’un Nouveau Monde fasse surface après des années mortifères.

      Oui. Un très gros merci. Le plus gros merci que vous pouvez imaginer.

    • Nadia Alexan - Abonnée 10 avril 2020 09 h 59

      J'ai oublié de mentionner que cet article m'a rendu tellement coupable que j'ai décidé de ne plus manger la viande. Merci de me réveiller, madame Blanchette.
      «Le GIEC va dans le même sens en soulignant que les produits d’origine animale comptent pour 72 % à 78 % des GES de l’industrie agricole, par exemple 32,5 kilos de CO2 par kilo de bœuf (Ah, les burgers !) contre 0,1 kilo pour le soya.»

    • Louise Collette - Abonnée 10 avril 2020 15 h 43

      Ne pas manger de viande du tout est draconien à mon avis, en manger MOINS est souhaitable.

      Le problème est la surconsommation de viande, particulièrement tous les burgers de ce monde qui devraient DISPARAÎTRE de la face de la planète, ce serait déjà un bon début et un service à lui rendre à notre bonne vieille Terre, un service à l'humanité toute entière.

      Je ne me sens pas coupable puisque depuis au moins vingt-cinq ans j'en consomme une fois par semaine seulement; si tout le monde s'y mettait ce serait un changement important.

      C'est l'abus dans tout qui pose problème.

      Bon, pour ceux qui vont dire que je pollue autrement, je n'ai pas de sacro-saint CHAR dont on fait l'apologie dans les publicités, on nous fait bien comprendre que ça prend une automobile pour être heureux, le bonheur est là.. plus capable !! Sans <<char>>point de salut.
      Je marche et je prends l'autobus et le métro.

      Je ne suis pas parfaite mais j'essaie de faire mieux. ;-)

    • Claudette Piché - Inscrit 11 avril 2020 10 h 57

      Qu,est-ce qui est draconnien ? Etre vegétalien ou être complice de la tuerie d'un animal pour le tuer pour en avoir un morceau d'un muscledans son assiette...le temps de le manger...

  • Serge Bouchard - Abonné 10 avril 2020 08 h 13

    De l'eau à votre moulin

    https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/gilles-boeuf-est-linvite-des-matins

  • Yves Corbeil - Inscrit 10 avril 2020 09 h 00

    Greta qui reprends du service

    La planète se porterait tellement mieux si on ne mangait plus de viandes.

    Non madame, la planète se porterait bien mieux si on se nourissait à proximité de chez soi. L'agroalimentaire qui est la base de la vie humaine, nous l'avons laissé entre les mains des grands industriels et aujourd'hui nous en payons le prix. Chaque pays a ses normes sanitaires et les anticorps nécessaires pour y faire face. Quand tu commence à mélanger tout cela dans une belle chorégraphie mondiale globale, tu cours après le trouble, ajoute sur le tas de microbes, la mobilité incroyable des populations et tu te retrouve avec les microbes de tous le monde qui font le tour de la terre plusieurs fois par jours.

    La planète se porterait tellement mieux si ceux-là qui la contrôle du haut de leur trône étaient sanctionné pour les dommages qu'ils causent partout sur la planète mais surtout sur les humains qu'ils maintiennent dans un système d'esclavage moderne ou les esclaves sont rémunéré et absolument pas à a hauteur de ce qu'ils apportent à la table.

    Ces gens ici-bas ont créé le monde dans lequel nous évoluons ou personne n'y échappe, des esclaves à différent niveau sociale ou la grande majorité se retrouve dans la classe moyenne, le nerf de la guerre du système en place avec sa contribution tellement volontaire $$$ au bon fonctionnement de ce qui est totalement disfonctionnelle comme mode de vie. Avec la crise que l'on vit présentement on peut voir le grand désarroi de cette classe. Le pauvre a peur de mourrir, le riche a peur de ne plus être riche après, le moyen a peur de devenir pauvre et devoir tout recommencer, l'ultra riche lui se demande ou est-ce qu'il devrait investir pour faire fructifier sa fortune momentanément affecter.

    http://econologie.e-monsite.com/pages/syntheses/ca

    Ouin c'est ça, on va réduire la viande dans notre panier d'épicerie, ça va faire une différence. Qu'est-ce t'en pense Je

  • Jean-François Filion - Abonné 10 avril 2020 09 h 01

    La sociologie contre la zoologie

    Les antispécistes se contredisent en accusant une espèce animale de tous les maux: homo sapiens. À l'instar des concepts bidons, comme celui d'«anthropocène», on gomme le fait que c'est un mode de production, le capitalisme, qui détruit les écosystèmes et avilit nos les animaux. L'espèce humaine est sur terre depuis plus de 200 000, alors que les promoteurs de l'«anthropocène» nous parlent d'un impact humain sur la planète qui date de 300 ans: trouvez l'erreur! C'est vraiment s'aveugler que d'accuser l'espèce humaine, c'est très spéciste d'ailleurs...
    Ainsi, est-ce en soi la production de viande qui est si destructrice, ou est-ce plutôt la production capitaliste de viande? Je pense ici à la petite ferme de ma productrice de boeuf bio des Cantons de l'Est, et j'ai vraiment du mal à la confondre avec les porcheries comptant 30 000 cochons... Quant au «meurtre» d'animaux sensibles pour assouvir notre faim; n'y a-t-il rien de plus naturel qu'un animal qui en mange un autre? N'y a-t-il pas plus spéciste qu'un animal? Va savoir!
    Enfin, il est grand temps qu'on se mette à évaluer les bouleversments qu'engendrerait le totalitarisme végane. Puisque les véganes antispécistes font de la zoologie plutôt que de la sociologie, ils occultent la catastophe environnementale qu'imposerait une production capitaliste de protéines végétales; ils occultent aussi la violence qui sera nécessaire à fabriquer l'«homme nouveau» herbivore qui devra rompre avec toutes les racines gastronomiques omnivores de sa culture plurimillénaire.

    • Claude Bariteau - Abonné 10 avril 2020 12 h 02

      Les 300 ans réfèrent à l'industrialisation qui a progressé de façon agressive pour atteindre des sommets critiques ces trente dernières années. L'anthropocène parle d'un déséquilibre actuel causé par l'homo sapiens. Ça n'a rien à voir avec un régime végane. Ça concerne plutôt la façon de produire les biens de consommation avec une production élevée de GES et un confinement des animaux et des poissons dans des enclos. Vous êtes en mesure de comprendre parce que déjà vous vous nourrissez de boeuf bio d'une petite ferme productrice.

  • Hélène Lecours - Abonnée 10 avril 2020 09 h 07

    À lire également

    De Boris Cyrulnik, Elizabeth de Fontenay et Peter Singer : "Les animaux aussi ont des droits". Collection le Point.
    Votre chronique d'aujourd'hui va droit au but et je joins mes remerciements à ceux des autres. La question reste "comment"? Comment y arriver...sans des instance politiques cohérentes et aguerries? Comment empêcher le "système économique" de repartir sur les mêmes tracks? Bloquer les voies ferrées peut-être? Au sens propre comme au figuré, comment? Chose certaine, le Covid en a trouvé le moyen.