L’heure juste

On peut reprocher beaucoup de choses à Doug Ford, mais personne ne l’a jamais accusé de pratiquer la langue de bois. Le premier ministre ontarien en a néanmoins surpris plusieurs mercredi en déclarant que « peu de choses » séparaient sa province d’un scénario à l’italienne ou à l’espagnole, ajoutant que des « milliers de vies sont en jeu », alors que le nombre officiel de décès en Ontario attribuables à la COVID-19 était de 67 en date de jeudi.

Dans son point de presse du lendemain, le premier ministre Legault a paru un peu étonné, voire agacé par les propos de son voisin. La situation au Québec et en Ontario est très semblable et cela n’a rien à voir avec l’Italie, a-t-il objecté. « Je vous donne juste deux chiffres : au Québec, on a 4 décès par million d’habitants, alors que l’Espagne et l’Italie en ont 200 par million d’habitants. »

À première vue, M. Ford semblait en effet verser dans l’alarmisme. Même en admettant que les tests administrés en Ontario sous-estiment la contagion, évoquer un scénario à l’italienne semblait grossièrement exagéré. Pour appuyer ses dires, M. Ford a rendu publiques vendredi les projections de ses experts en santé publique, qui n’ont rien de rassurant. Dans tous les cas de figure, on s’attend à ce que 1600 personnes décèdent de la COVID-19 en Ontario au cours du seul mois d’avril. Sans les mesures mises en place, ce chiffre aurait pu grimper à 6000 et la pandémie est loin d’être terminée.


 
 

Le Québec tout entier attend maintenant de connaître les projections que le premier ministre Legault rendra publiques à son tour mardi. Même si les tests effectués au Québec étaient proportionnellement plus nombreux et mieux ciblés qu’en Ontario, permettant ainsi une meilleure évaluation de la situation au cours des dernières semaines, M. Legault n’annoncera pas de bonnes nouvelles.

Comme M. Ford, il expliquera que les choses auraient été bien pires si son gouvernement n’avait pas réagi aussi rapidement et, partant du principe que la peur est bonne conseillère, que la population doit plus que jamais respecter les consignes, sans quoi un scénario à l’italienne ne peut être exclu.

En rétrospective, il est facile de reprocher au gouvernement Legault, qui a pourtant réagi plus rapidement que d’autres, d’avoir tardé à sonner l’alarme et à prendre les mesures nécessaires pour freiner la contagion. Le 10 mars, quand le ministre des Finances, Eric Girard, a présenté son budget, il était encore en pleine euphorie, alors que ses prévisions n’avaient déjà plus la moindre valeur une semaine plus tard.

Malgré les avertissements lancés par plusieurs, le gouvernement n’avait manifestement pas pris la mesure du danger, mais il aurait également été incapable de convaincre la population d’accepter des contraintes dont elle n’aurait pas compris la nécessité. Le critère de l’acceptabilité sociale ne s’applique pas seulement aux pipelines.


 
 

Un des grands mérites de M. Legault depuis le début de la crise est d’avoir bien évalué le niveau d’acceptabilité des Québécois dans la gradation des mesures de confinement, en respectant le rythme auquel ils prenaient conscience de la menace et des sacrifices qu’elle exigeait. Rassurer sans provoquer de relâchement, inquiéter sans causer de la panique et du découragement, cela demande du doigté.

La publication des divers scénarios possibles marquera une nouvelle étape dans la gestion de la crise. En tenant pour acquis que les projections refléteront fidèlement les données dont il dispose, le gouvernement accroît en quelque sorte le poids de la responsabilité qui pèse sur la population. À partir du moment où il aura l’heure juste, chacun sera en mesure d’évaluer en termes de décès les conséquences possibles de sa désobéissance aux consignes, qui sera de moins en moins tolérée. Déjà, en donnant aux forces policières l’ordre de se montrer plus sévères avec les contrevenants, M. Legault savait être au diapason de l’opinion publique.

Il y a cependant une décision dont le gouvernement portera seul la responsabilité : quand conviendra-t-il de mettre fin aux mesures de confinement ? Même Donald Trump a fini par comprendre qu’une reprise des activités économiques à court terme était une absurdité, mais tous les gouvernements du monde vont subir une pression grandissante pour qu’ils donnent le feu vert dès que le danger semblera s’éloigner.

Personne ne voudra courir la chance de partir en retard et de se faire damer le pion par ses concurrents, mais favoriser une deuxième vague de contagion serait un véritable crime. Faire la balance des inconvénients sera une tâche extrêmement délicate. Avant de trancher, il faudra plus que jamais donner l’heure juste.


 
49 commentaires
  • Mario Gallant - Abonné 4 avril 2020 06 h 35

    Chez notre voisin...

    Le mode de gestion par faits alternatifs semble perdre de l'intérêt.
    Mario Gallant

  • Christian Montmarquette - Abonné 4 avril 2020 07 h 47

    - Qu'attend François-Legault pour généraliser le port du masque?

    Avec 25% de porteurs asymptomatiques, une des manières de protéger tout le monde, c'est de généraliser le port des masques faits maison à l'ensemble de la population et de se comporter comme si tout le monde était potentiellement porteur du virus.

    — Qu'est-ce que notre «François-Legault-fait-un-excellent-travail» attend pour proposer ça, au lieu d'imposer des contraventions de 6000$ aux citoyens et d'envisager de nous géolocaliser?

    Références :

    Anne-Marie Dussault sur Twitter :

    https://twitter.com/AMarieDussault/status/1246226189708136450

    Masques faits maison Youtube :

    https://www.youtube.com/watch?v=9PE0BgFwxm8&t=31s

    • Louise Collette - Abonnée 4 avril 2020 10 h 03

      Ce n'est le moment pour la partisanerie et le sarcasme Monsieur Montmarquette.

      Je ne suis pas une Caquiste mais je dois avouer que Monsieur Legault et son équipe s'en sortent plutôt bien depuis le début de cette crise.
      Il sera temps de critiquer si les choses changent.

      Les gens doivent suivre les consignes à la lettre afin que l'on sorte de cette crise au plus sa..... !!

      Pour le moment on écoute et on obtempère.

      Et, s'il faut avoir recours à la force pour les récalcitrants et, les amendes, je n'ai rien contre; je n'ai pas envie de rester enfermée pendant un an, je ne mourraI pas du virus alors....La grosse déprime n'est pas santé non plus.

      Faites ce que l'on vous dit et arrêtez de rouspéter, ça ira mieux plus rapidement, là je m'adresse <<urbi et orbi>> ;-) M'entendez-vous ?
      Y en marre des jamais contents!!!

      Prenez-le pour vous ou pas, ça ne change rien pour moi, tout ce que je veux c'est qu'on sorte de cette situation dramatique le plus rapidement possible et sans trop de victimes.

    • Cyril Dionne - Abonné 4 avril 2020 10 h 52

      Cher M. Montmarquette,

      Un masque, comme les gants, ne protègent que ceux qui ne sont pas infectés et non pas celui qui en porte même si Donald Trump l’a suggéré. En plus, celui-ci devient rapidement contaminé et induit un faux sentiment de protection. En d'autres mots, même si vous portez un masque maison et que vous venez en contact avec une personne infectée en ne respectant pas les règles élémentaires de la distanciation sociale, vous allez être contaminés puisque le risque d'inhalation de particules et d'aérosols dangereux en suspension dans l'air est toujours présent. Les particules et aérosols ne peuvent être filtrés par ces masques artisanaux. Et la meilleure stratégie défensive contre ce virus est le confinement. Mais je peux comprendre que plusieurs montréalais commencent à devenir nerveux en ces temps incertains et extraordinaires puisque leur ville réunit les mêmes conditions d'une tempête parfaite qu'on a vu à New York récemment.

      Et rien ne remplace une culture scientifique. Rien.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 4 avril 2020 10 h 57

      "Une des manières de protéger tout le monde, c'est de généraliser le port des masques faits maison à l'ensemble de la population... Qu'est-ce que notre «François-Legault-fait-un-excellent-travail» attend pour proposer ça, au lieu d'imposer des contraventions de 6000$ aux citoyens et d'envisager de nous géolocaliser?" - CM

      Le corps médical le dit depuis le début: le "port des masques faits maison" ne vaut rien, sinon donner un faux sentiment de sécurité et inciter ceux qui s'en munissent à déroger aux mesures de distanciation prescrites.

      Prendre youtube comme référence médicale ne rend service à personne: proposer le papier essuie-tout pour fabriquer des masques est d'un ridicule consommé. Au vu des risques encourus, ce type de mise en ligne trompeur, désinformateur et potentiellement nuisible devrait être interdit sinon sanctionné.

      On peut très bien se permettre de critiquer la gérance de François Legault dans cette crise, mais votre manière de dénigrer par la bande le premier ministre de façon tout à fait gratuite est inqualifiable, pour ne pas dire plus.

      Vos commentaires à l’emporte-pièce font passer QS pour un club de gérants d'estrades. Dieu merci, ceux qui nous gouvernent à Québec n'en sont pas membres.

    • Pierre Belzile - Abonné 4 avril 2020 11 h 51

      Le premier ministre s'en remet aux experts de la santé publique monsieur Montmarquette. Vous devriez faire de même et, en tout respect, prendre votre gaz égal, comme on dit.

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 avril 2020 14 h 40

      @ Jean-Charles Morin,

      "Le corps médical le dit depuis le début: le "port des masques faits maison" ne vaut rien" - Jean-Charles Morin

      Vous n'avez de toute évidence pas écouté l'entrevue, du 24-60, puisque Nima Machouf, épidémiologiste et Caroline Duchaine, professeure au Département de Biochimie, de Microbiologie et de Bio-informatique à la Faculté des Sciences et de Génie de l'Université Laval appuient le port des masques-maison.

      - Ne venez donc pas nous faire suer avec votre corps médical.

      Et libre à vous d"aller vous faire tousser dessus sans protection dans les lieux publics.

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 avril 2020 14 h 45

      Le premier ministre s'en remet aux experts de la santé publique.. - Pierre Belzile

      Il comence à s'en remettre à la police et des contravation salées étant incapable d'avoir assuré des approvisionnements suffisants en masques, alors qu'on a des épidémies à répétions depuis des années.

      Or donc.. Restez chez vous et toussez dans votre coude.

      Ça passe le temps.

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 avril 2020 14 h 54

      @Louise Collette,

      "Tout ce que je veux c'est qu'on sorte de cette situation dramatique le plus rapidement possible ."- Louise Collette

      Ce n'est certainement pas en laissant des malades asymptomatiques se balader en public sans aucune protection ni masque que vous allez raccourcir cette crise Mme Colette.

      Ces deux spécialistes de la santé proposent une solution simple, économique et accessible à tous. Et tout ce que vous trouvez à faire, c'est de rouspéter.

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 avril 2020 15 h 45

      "Les particules et aérosols ne peuvent être filtrés par ces masques artisanaux." - Cyril Dionne

      1 ) C'est faux, dépendant de la composition desdits masques artisanaux.

      2 ) Je vous recommande donc d'aller vous faire tousser dans la figure dans un lieu public pour tester votre belle théorie comme cela m'est arrivé par accident lors d'une visite dans une clinique si vous y croyez tant.

      3 ) Vous pourriez au moins avoir le civisme de respecter les autres en les protégeant de vos postillons par un masque même artisanal, votre particule.

    • Cyril Dionne - Abonné 4 avril 2020 16 h 06

      Encore une fois M. Montmarquette, vous êtes dans le champ. Les masques maisons, selon ma conjointe qui est médecin, donne un faux sentiment de sécurité aux gens et ils ne pensent pas à se laver les mains lorsqu’ils touchent leur visage. Et sans les masques du type N95 qui sont ajustés judicieusement au visage des individus, ils font plus de mal que de bien et ne peuvent contrer les particules et aérosols suspendus dans l’air. Idem lorsque je travaillais dans une centrale nucléaire, les masques étaient personnalisés et répondaient aux dangers qui étaient présents dans l’environnement. Disons qu’on ne voyait pas beaucoup de masques maisons, lol.

    • Louise Collette - Abonnée 4 avril 2020 16 h 48


      Je ne crois pas avoir dit qu'il fallait laisser des malades asymptomatiques se balader dans la nature, je parle plutôt de respecter le confinement, d'éviter les rassemblements afin de sortir de cette crise le plus rapidement possible; je n'ai pas envie de passer un an encabanée. Et je suis d'accord avec les amendes si cela s'avère nécessaire, voilà, ce que j'ai dit.

      Vous avez le chic pour nous faire dire ce qu'on n'a pas dit.

      Je suis d'accord qu'on doive sévir pour ceux qui n'ont pas de conscience sociale, point.
      Les amendes peuvent s'avérer nécessaires dans certains cas, convaincantes dirais-je.
      Aux grands maux les grands remèdes.

      Lorsque je sors pour m'acheter de quoi me nourrir, ou quand je fais une course à la pharmacie histoire de m'acheter du savon..... il faut se laver les mains.... ;-) je vois des gens civilisés autour de moi, ça fait du bien.
      Pas de gros drames et pas d'esclandres pour le moment.

      Le gouvernement de Monsieur Legault s'en sort plutôt bien pour l'instant, pour l'avenir, eh bien <<on verra>>.....

    • Jean-Charles Morin - Abonné 4 avril 2020 17 h 18

      "Nima Machouf, épidémiologiste et Caroline Duchaine, professeure au Département de Biochimie, de Microbiologie et de Bio-informatique à la Faculté des Sciences et de Génie de l'Université Laval appuient le port des masques-maison... Et libre à vous d'aller vous faire tousser dessus sans protection dans les lieux publics." - CM

      Le masque ne constitue pas une protection pour ceux qui le portent, mais pour ceux avec qui le porteur est en contact. Je maintiens ce que je dis: le port de masques qui ne sont pas parfaitement ajustés est inefficace, tout spécialement ceux faits en papier essuie-tout dont la porosité dépasse de beaucoup la taille du virus.

      Le commentaire de Nima Machouf concernait les masques artisanaux faits en textile de coton et non en papier essuie-tout que vous proposez en exemple et soulignait la protection toute relative offerte par de tels dispositifs. Je ne vois pas le rapport entre ses propos mesurés et vos affirmations.

      C'est une chose de ne pas se protéger, mais c'en est une autre de se croire protégé alors qu'on ne l'est pas.

      Mais le pire de tout, c'est de propager les propos farfelus de charlatans qui sévissent sur les médias sociaux comme youtube.

    • Cyril Dionne - Abonné 4 avril 2020 17 h 23

      Si seulement nos gauchistes avaient une culture scientifique, vous savez, une éducation passée le secondaire qui ne conjugue pas aux sciences molles, ils comprendraient. C'est comme parler aux enfants rois qui croient encore aux amis magiques et c'est peine perdue d'essayer de faire de la pédagogie avec eux puisqu'ils ont un besoin inné de croire. Misère. Alors, ils peuvent porter leurs masques de fortune à Montréal et on leur souhaite bonne chance. SVP, ne venez pas en région pour faire de la contagion communautaire. Et tout cela est dit sur les airs de New York, New York.

    • Sylvain Rivest - Inscrit 5 avril 2020 00 h 08

      Je suis ravis de constater que Christian. M. ne semble pas contaminé.
      Sa mauvaise fois est toujours intacte.

      Ça prend de tout pour faire un monde ;-)

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 avril 2020 10 h 11

      Les masques artisanaux de papier ne filtrent pas les virus.

      Ils filtrent les goutelettes d'eau propulsées dans l'air par la toux et les éternuements qui véhiculent le virus et contribuent à les tuer en les assèchant, votre particule.

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 avril 2020 10 h 52

      Je constate que nos droitistes préfèreraient se faire cracher directement, à la figure, plutôt que de s'en séparer par la barrière d'un papier absorbant pour se protéger.

      Une situation évidemment valide dans les deux sens, puisque les phonèmes explosifs sont capables se projeter des postillons à plus de 2 mètres.

      CORONAVIRUS: CONSEJOS DEL DR ALFREDO MIROLI

      https://youtu.be/e8-MSY7XPqQ

      Cours de linguistique générale :

      https://fr.wikisource.org/wiki/Cours_de_linguistique_g%C3%A9n%C3%A9rale/Appendice

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 avril 2020 11 h 13

      @ Louise Collette,

      "Pas de gros drames et pas d'esclandres pour le moment." - Louise Collette

      C'est beau les lunettes roses..

      "Mécontent, un client fonce en voiture sur l'employé d'un Walmart" - TVA

      "Un client d'un Walmart de Sherbrooke mécontent des règles de distanciation sociale imposée dans le commerce a tenté de tuer un employé en lui fonçant dessus avec sa voiture, avant de prendre la fuite. (...)

      L'employé du Walmart a subi de graves blessures à la tête et luttait toujours pour sa vie, dimanche matin.

      Le chauffard, pour sa part, a été retrouvé dans un logement de Sherbrooke et arrêté en cours de soirée. «Il devrait faire face à des accusations d'agression armée avec un véhicule, de voies de fait grave et de délit de fuite», a énuméré la police en soulignant qu'il devait comparaître dimanche.

      Et ça, c'est sans compter les problèmes exacerbés de violence conjugales dûs au confinement.

    • Cyril Dionne - Abonné 5 avril 2020 11 h 19

      Hein?!?!?! M. Montmarquette, les gouttelettes d'eau propulsées lors d'éternuements sont plus petites que 10 microns. Aucun masque artisanal ne peut contrer des particules dans une solution saline dans l’air de cette dimension. Aucun. Même pour les masques chirurgicaux en papier qui laisse entrer des organismes plus petits que 50 microns dont le coranivirus. Ils ne viennent pas reposer sur la membrane cellulose du papier pour sécher, mais passe à travers 90% et plus du temps. La durée d'utilisation des masques artisanaux ne peuvent jamais excéder 4 heures sans être completement contaminés. Et la porosité des masques en coton et fibres de toutes sortes dépasse les 100 microns et sont donc complètement inutiles pour les personnes non contaminées.

      Ces nouvelles de masques artisanaux circulent parce que les autorités ne savent plus quoi faire pour rassurer la population et ils veulent garder les masques du type N95 pour les intervenants en santé et autres personnes qui sont dites essentielles.

    • Cyril Dionne - Abonné 5 avril 2020 15 h 40

      Si vraiment Nima Machouf, qui est supposément épidémiologiste, mais qui est mieux connue comme l’épouse d’Amir Khadir, propose et appuie le port des masques-maison en véhiculant la fausse information qu’ils peuvent protéger les gens contre le coronavirus qui circule présentement, eh bien, j’aimerais bien voir ses diplômes. Idem pour Caroline Duchaine. Ce sont tout simplement des « fake news » et j’espère que dans leur cas, c’est pour réconforter les gens et non pas les induire dans une fausse sécurité.

      Nima Machouf, n’est-ce pas la même qui voulait se faire élire comme NPD dans Laurier–Sainte-Marie et qui est tatouée Québec solidaire sur le front? Misère. Cela explique beaucoup de choses. Est-ce que les fédéralistes-multiculturalistes et islamo-gauchistes pourraient se tenir tranquilles ou tout simplement se la fermer du temps qu’on sorte de cette crise? Et cela va pour tous les syndicalistes de tous crins aussi.

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 avril 2020 16 h 35

      Extrait du point de vue d'Horacio Arruda:

      « Ce qu’il faut comprendre-là, ce virus-là, y peut pas vivre si y’a pas de liquide. Quand on tousse ou on crache, y’a des gouttelettes.. des sécrétions nasales etc. Quand on est sur un tissus poreux-là, mettez-ça sur Scott Towell, puis vous allez voir que rapidement le virus va mourir, parce que tout ce qui est autour du virus qui lui permet au virus de survivre est absorbé dans le papier.»

 — Horacio Arruda, 

- Radio-Canada Information, 20 mars 2020 
.

      Des gouttelette d 100 microns pas de 10 microns et qui vont 200 fois plus loin.

      Étude du Massachussetts Institute of Technology
      Éternuement : les particules infectieuses « voyagent » très loin :

      Les particules infectieuses émises lors d’un éternuement ou d’une toux sont projetées bien plus loin que supposé : les plus fines vont jusqu’à 200 fois plus loin grâce à un nuage qui les pousse.

      « Quand vous toussez ou vous éternuez, vous voyez les gouttelettes, ou vous les sentez si quelqu’un vous éternue dessus. Mais vous ne voyez pas le nuage », explique John Bush, co-auteur de l’article. Ce nuage formé de fluides et d’agents pathogènes transporte les gouttelettes de salive plus loin. Les particules de 100 micromètres de diamètre « voyagent » cinq fois plus loin grâce au nuage. Les plus fines peuvent aller jusqu’à 200 fois plus loin que sans le nuage.

      https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/6166-Eternuement-les-particules-infectieuses-voyagent-tres-loin


      C'est ben pour dire.. hein?

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 avril 2020 21 h 12

      Nima Machouf, épidémiologue réitère son appui aux masques-maisons

      Rattrapage du 4 avril 2020 - Radio-Canada

      COVID-19 :

      Les explications de l'épidémiologue Nima Machouf à la Soirée est encore jeune :

      https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/la-soiree-est-encore-jeune/episodes/459824/rattrapage-du-samedi-4-avril-2020/10

    • Cyril Dionne - Abonné 5 avril 2020 21 h 23

      « Des gouttelett d 100 microns pas de 10 microns et qui vont 200 fois plus loin. » Christian Montmarquette. Misère.

      Voici ce que le « The National Center for Biotechnology Information advances science and health », l’agence officielle gouvernementale américaine de biotechnologie disait à propos de la dimension des particules d’un virus contagieux (l’influenza a une forme et une dimension semblable à la couronne solaire du coronavirus) dans une solution saline propulsées dans l’air par un éternuement :

      « The count median diameter (CMD) of the cough aerosol particles was fairly similar for all subjects and did not vary significantly during and after illness (p = 0.9340). When the subjects had influenza, the CMDs of all the cough aerosols were between 0.57 and 0.71 μm (average 0.63 μm, SD 0.05), and the geometric standard deviations (GSD) were between 1.54 and 1.83. After the subjects had recovered, the cough aerosol CMDs ranged from 0.57 to 0.89 μm (average 0.63 μm, SD 0.100). »

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4676262/

      Bon, pour les non-initiés, « μm » veut dire « micron » comme dans un filtre pour l’eau. Quand j’ai mentionné plus petit que 10 microns plus haut, en fait c’est moins qu’un micron en moyenne durant la contagion et après la guérison pour un particule comme le coronavirus. Lorsqu’on est contagieux, c’est de l’ordre de 0,57 à 0,71 micron avec une moyenne de 0,63 micron. Après guérison, c’est de l’ordre de 0,57 à 0,89 micron. Et oui, les particules durant un éternuement peuvent voyager jusqu’à un mètre et plus.

      Oui misère et ce n’est pas pour « ben » dire.

  • André Joyal - Inscrit 4 avril 2020 08 h 47

    «...que la population doit plus jamais respecter les consignes...

    Je fais de moi un Mathieu Lacoste: il est évident que dans ce bout de phrase il manque un «que»...J'admets, toutefois, que deux «que» dans une phrase c'est un peu lourd, mais ce n'est pas une raison. Je l'ai compris à la fin de mes études. Cette coquille mise à par, j'ai apprécié cette chronique : oui, on n'est pas sorti du bois...heu de notre confinement. «Que» les dieux (la science) nous viennent en aide, car compter sur un seul Dieu conduit au cimetière. L'histoire de l'humanité le prouve.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 4 avril 2020 09 h 56

      Votre propre coquille « mise à par » m'a fait sourire.
      Bonne journée

  • Cyril Dionne - Abonné 4 avril 2020 08 h 49

    Nostradamus

    Oui, malheureusement, la situation au Québec et en Ontario est très semblable avec celle de l’Italie. Cela ne prendrait pas grand-chose pour qu’on déboule très rapidement vers des seuils italiens. Les deux métropoles, Montréal et Toronto, sont très vulnérables et les deux réunissent toutes les conditions pour une tempête parfaite pour la SARS-CoV-2. On aurait dû se résigner à mettre ces deux villes en quarantaine le plus tôt possible. Et oui, le nombre de morts par million est bas au Québec, mais attention, ce n’est que la pointe de l’iceberg du coronavirus et le pire est à venir.

    C’est bien le testing partout pour isoler ceux qui sont contaminés et la distanciation sociale, mais ces deux méthodes préventives ont leurs limites. Rien ne peut remplacer un vaccin efficace. Rien.

    Ceci dit, les projections de M. Legault mardi doivent refléter une certaine réalité. On doit présenter le pire des scénarios pour conscientiser les gens de l’effort de guerre à faire. Pour résumer, les experts en santé de l’Ontario ont déclaré hier que la pandémie sera de longue durée, soit de 18 à 24 mois. En plus, il y aura certainement plusieurs vagues et morts.

    Enfin, le gouvernement Legault a été et est très responsable dans cette crise venue de Chine. Oui, ils ont pris les mesures nécessaires et celles-ci auraient été plus efficaces s’ils avaient pu contrôler les frontières et les points d’entrées et sorties des aéroports. Le gouvernement fédéral a failli lamentablement à la tâche. Demandez-vous pourquoi Trudeau reste caché à Ottawa au lieu d’être le général en première ligne pour se prendre en selfie ou pour se déguiser en travailleur de la santé? C’est vrai que c’est un vrai « pissou », mais par contre, celui-ci à accès à des vérités qui dérangent mais qu’il ne nous communique pas. En fait, il nous ment depuis le début de cette crise.

    Mais la question posée : quand conviendra-t-il de mettre fin aux mesures de confinement? Cela, même Nostradamus ne le sait pas.

  • André Leclerc - Abonné 4 avril 2020 08 h 50

    La nécessaire pédagogie

    À la lecture de plusieurs commentaires des lecteurs du Devoir depuis une semaine on se rend compte du degré de panique de certains d’entre eux. Si Doug Ford a voulu montrer une gestion transparente de la crise, le ton lorsqu’il a donné les chiffres des scénarios n’était pour rassurer personne. Il y a peut-être derrière cette bonne volonté une stratégie de communication pour faire comprendre l’importance d’appliquer à la lettre les consignes des autorités sanitaires. C’est compréhensible et justifiable. Mais la manière dont est livré le message, et qui le livre, a peut-être une importance non négligeable. Au risque de paraître un peu trop théorique dans une situation aussi critique, je pense que la cellule Legault / McCann / Arruda devra faire preuve de beaucoup de pédagogie afin de faire comprendre les hypothèses et les incertitudes des scénarios ainsi que l’importance des mesures de mitigation à la contamination.
    D’abord l'explication ne devrait pas venir de M. Legault mais plutôt du Dr Arruda.
    Deuxièmement, on devrait donner un contexte visuel à chacun des scénarios : des courbes qui comme celle dont a présenté La Presse le 21 mars dernier, permettent de saisir les différences entre les scénarios.
    Troisièmement, donner des références à des pandémies passées comme celle de la grippe de 1918-1920. On s’apercevrait qu’il n’y a pas eu d’improvisation dans l’application et la gradation des mesures de mitigation. La distanciation sociale/physique, les fermetures d’entreprises, etc. ont été appliquées en 1918 comme en 2020. La comparaison des courbes entre Philadelphie et St-Louis, des cas réels, démontre exactement ce que le Dr Arruda et tous les épidémiologistes répètent depuis le début : l’importance d’aplatir la courbe ce qui est réalisable uniquement en appliquant tôt les mesures d’atténuation. Il en va du contrôle de la situation : de la charge au système de santé jusqu’à la limite du nombre de décès. On doit bien ça à tous ceux qui tiennent le fort.

    • Cyril Dionne - Abonné 4 avril 2020 11 h 22

      M. Leclerc, voici le lien pour les diagrammes visuels donnés lors de la conférence des experts en santé de l'Ontario hier. Nul besoin de faire un dessin ou bien d'être compétent ou avoir un haut degré de littératie pour bien comprendre le danger qui nous guette.

      https://www.blogto.com/city/2020/04/ontario-covid-19-model-projections/

    • Loraine King - Abonnée 5 avril 2020 06 h 40

      M. Leclerc, je suis Ontarienne,, en isolement dans notre maison depuis le 13 mars, en raison d'âge et suite au discours du premier ministre canadien. Je l'écoute depuis, ainsi que les ministres et autorités de la santé publique et M. Ford. Je joue à la courbe chaque jour depuis que le WashPost a publié cet outil de simulation (avec texte dans de multiples langues) et celà m'a convaincu de ne pas mettre les pieds dehors sauf dans ma cour. Il devrait n'y avoir en tout temps qu'un citoyen sur huit qui n'est pas confiné afin d'applanir la courbe.

      Les autorités de la santé publique, les docteurs Tam et Njoo 'dirigent' les gestes du gouvernement canadien, le premier ministre ayant l'humilité de s'en remettre à la science. Njoo a clairement indiqué qu'un vaccin prend du temps, 20 mois. La santé publique sera prioritaire dans nos vies pour les deux prochaines années.

      Trudeau est un enseignant qualifié et dévoué. Il participera aujourd'hui à une rencontre virtuelle avec le docteur Tam et un astronaute pour répondre aux questions des jeunes. Comme pour Tintin, je suis jeune de coeur et j'ai hâte d'écouter, chez CBC Kids