Peut-on encore poser des questions?

« Be nice. » (Soyez gentille). C’est ce que Donald Trump a répondu cette semaine à une journaliste qui tentait de lui poser une question embarrassante. Au Québec, nous n’en sommes pas encore là, fort heureusement. Confrontés à une question difficile, nos politiciens ne somment pas les journalistes de bien se tenir, encore moins d’aller se faire voir. Bien des citoyens, par contre, le font à leur place. Arrêtez de chiquer la guenille. On a mieux à faire que de vous entendre toujours poser les mêmes questions. Vous nous angoissez...

Depuis qu’on nage en pleine pandémie, naviguant de consigne en consigne, d’état d’urgence en état d’urgence, obnubilés, et nous le sommes tous, par « la bataille de notre vie », une certaine censure — ou du moins, une certaine façon de faire — flotte dans l’air. À l’instar du taux d’approbation mirobolant du premier ministre François Legault (85 %), la consigne veut qu’on applaudisse nos politiciens, qu’on suive leurs directives (bien sûr) et qu’on ne leur complique pas la vie en posant des questions embêtantes. Face au « bon père de famille » qu’est devenu le premier ministre, on cherche à être de bons enfants. Encore une preuve de la cohésion sociale québécoise exceptionnelle, s’il en fallait une.

Comprenez-moi bien. J’aime, moi aussi, l’appel à la solidarité. J’aime penser qu’à force de rester chez soi, de s’éloigner les uns des autres et de se laver les mains, on va réussir à éviter la catastrophe. J’apprécie également le triumvirat Legault-Arruda-McCann et leurs mises au point sensées. Seulement, il est de plus en plus évident que, tout en ayant l’air transparentes, nos têtes d’affiche ne le sont pas toujours. Ils tournent souvent les coins ronds. Bien sûr, il y a des données qu’on ne possède pas encore et d’autres qu’on hésite à publier pour ne pas inciter à la hantise raciale. N’empêche qu’on est en droit de s’attendre, la population tout autant que les journalistes, à beaucoup plus d’information.

Voici certaines questions qui, à mon avis, sont toujours sans réponses. D’abord, quelle est l’inspiration derrière la stratégie épidémiologique du Québec ? Il y a trois grandes tendances mondiales à l’heure actuelle. La méthode dure (chinoise), la méthode du dépistage accéléré (sud-coréenne) et la méthode zen (suédoise). La Chine a éradiqué la maladie en 10 semaines (du moins, la première vague) en imposant des mesures strictes d’isolement, en retrouvant méticuleusement tous les contacts, en créant des zones fermées de malades pour mieux protéger la population générale. La Chine est un État policier qui a utilisé tout son arsenal, sans sentimentalisme aucun (pas de publicités rappelant qu’il faut appeler sa grand-mère) ni souci des libertés individuelles. Ce n’est évidemment pas le modèle mis en pratique chez nous.

À l’opposé, la méthode on-respire-par-le-nez, pratiquée par la Suède, est également mal vue. Tout en recommandant la distanciation sociale et en interdisant le voyage, les restaurants, les cafés et les écoles primaires demeurent ouverts en Suède et les rassemblements de 10 personnes sont toujours permis. La santé publique est d’avis que l’infection est trop faible chez les plus jeunes pour les retirer de l’école, ce qui créerait plus de danger de transmission chez les plus âgés, dit-on. De façon générale, la Suède se fie davantage à la bonne discipline de ses citoyens qu’aux interdictions en série. La plupart des pays, y compris le Québec, n’ont pas cette confiance en leur population. Ce qui laisse l’option mitoyenne, de loin la plus répandue, qui consiste à « tester, tester, tester », comme le préconise l’Organisation mondiale de la santé, et qui a été la clé du succès en Corée du Sud, notamment.

La position du Québec, il faut le croire, est celle du milieu. On a beau avoir été lents et beaucoup trop parcimonieux au début, nous procédons maintenant sur les chapeaux de roues en matière de dépistage. Mais selon quels critères de sélection ? Ce n’est pas clair si les tests sont toujours réservés aux gens qui présentent des symptômes, ont voyagé ou ont été en contact avec le virus ou si, comme en Corée du Sud, on procède à un dépistage plus large. On ne sait pas non plus à quel rythme nous tentons de retrouver les personnes qui ont été en contact avec un porteur de virus. Et quand on les trouve, qu’en fait-on ? Finalement, la stratégie québécoise comprend-elle, en plus du dépistage des personnes infectées, le dépistage du niveau d’immunité en train de se créer au sein de la population ? Selon deux universitaires canadiens, une telle mesure permet une meilleure appréciation des risques de contagion ainsi qu’une meilleure planification des effectifs. Notre « sortie de crise » en dépendrait.

En temps de grande crise, la tentation de ne pas faire de vagues est compréhensible. Elle est aussi dangereuse. Les contraintes de liberté de mouvement ne devraient jamais inclure la liberté d’information. La solidarité, on en veut, mais l’aplaventrisme, le moins possible.

108 commentaires
  • Serge Pelletier - Abonné 1 avril 2020 03 h 46

    Il serait grand temps que les bonnes questions soient demandées au triumvirat (1)

    Actuellement, même ISABELLE HACHEY (journaliste profesionnelle à La Presse de Montréal) s'insurge et s'offusque sur le fait que triumvirat Legault-Arruda-McCann considère les journalistes comme étant des pigeons qui transportent les dires de ceux-ci. Personnellement, je suis outré des dires de ce triumvirat. Au début, lors des premières interventions télévisuelles, j'étais satisfait tout en trouvant qu'il (le triumvirat) avait une bonne approche, surtout quand l'on compare avec les niaiseries de l'autre à Ottawa et de sa gang.

    Malheureusement, cette impression de "biens dits", de "bonnes informations", s'est vite transformée en du n'importe quoi, n'importe comment, sur tout et rien.

    Comme pour les collégiens, quand cela commence sur une chanson… Il est très difficile d’en sortir… Cela est d’autant plus véridique que quand les évidences « crèvent les yeux ». On ne les voit même plus… Tout occupé à répéter le même refrain pour qu’il rime dans la chanson.

    L’exemple de ce qui se produit actuellement en est la démonstration flagrante.

    Aucun journaliste, aucun chroniqueur, aucun politicien ne sort du refrain et remarque les incongruités du système : infirmières sans bonnet, sans combinaison, sans résilles – cheveux au vent – partout; préposés aux soins, à l’entretien et à la désinfection non adéquatement munis d’équipements de sécurité; aucun tapis de désinfection à la porte des établissements et/ou des appartements dans les CHSLD/hôpitaux, etc. (tapis comme à la porte des avions lors de l’épidémie de la grippe aviaire de 1997); aucune aire (plancher) dédiée uniquement aux malades infectés – avec personnel strictement assigné aux malades infectés… Avec interdiction stricte d’aller d’un étage à l’autre, d’une section à l’autre.

    La liste des incongruités et défaillances s’étire encore plus… mais comme la chanson est partie sur un bord, il faut que le refrain rime avec celle-ci. Plus personne ne fait de lien logique. C’est du n’importe quoi pourvu que cela e

    • Cyril Dionne - Abonné 1 avril 2020 09 h 30

      M. Pelletier, pourquoi êtes-vous outré par le triumvirat Legault-Arruda-McCann? C'est le groupe qui est le plus transparent. Si on regarde du côté d'Ottawa, on nous ment en pleine face. Si les gens au pouvoir nous disaient la vérité, il y aurait des émeutes partout.

      Ceci dit, il y a trois méthodes pour faire face au COVID-19 et aucune ne pourra contrer le fait que plus de 50% et plus de la population sera infectée. Plus de 25% de ceux contaminés se promènent sans symptômes apparents. Comment voulez-vous contrer ce fait alarmant sans vaccin?

      Le méthode chinoise est celle de la dictature mais ne sera pas plus efficace qu’ailleurs. Ce qu’ils ne nous disent pas présentement, ce sont les données véritables des cas de COVID-19 et des morts dans ce pays. Pardieu, ils contrôlent tout ce qui rentre et sort en fait d’information. Ils mentent tout simplement.

      La méthode d’immunité de groupe telle que préconisée par la Suède, les Pays-Bas et il n’y a pas si longtemps, le Royaume-Uni, est complètement irresponsable. Pour que celle-ci soit efficace, il faut qu’au moins 90% de la population ciblée soit immunisée soit par un vaccin ou bien que des anticorps soient présents dans la population, ce qui n’est pas le cas. Pire encore, il y a eu mutation du virus. Ce que nous voyons présentement est le sous-type L qui est plus agressif et virulent que le sous-type S de la COVID-19, celui qui a frappé la Chine au mois de janvier. Donc, on parle d’une nouvelle vague. Cette nouvelle souche est apparue récemment ou a été identifiée pour la première fois au début du mois de mars. Tous ceux qui sont touchés le sous-type « L », eh bien, c’est 5% des patients qui y succombent. Pire encore, en Italie, c’est plus de 10% des patients infectés. Les Pays-Bas approchent le 70 décès par million présentement. Pour l’Italie c’est 206 morts et nous, seulement 3.

      Nous utilisons la meilleure facon au Québec pour contrer ce virus en aplatissant la courbe pour ne pas submerger nos services de sant

    • Serge Pelletier - Abonné 1 avril 2020 11 h 19

      M. Dionne, le clown d'Ottawa ne ment pas du tout. Il est dans un univers parallèles, tout comme ces ministres... La réalité de la plèbe pour lui, cela est dans un autre univers qui lui est complètement étrange...

    • Roch Bilodeau - Abonné 1 avril 2020 13 h 10

      Merci, Mme Pelletier. Mais alors, pourquoi votre propre journal n'est-il pas plus investigatif et incisif?.....

    • Jean-Yves Arès - Abonné 1 avril 2020 13 h 50

      Discrédité, discrédité, discrédité tant et autant que vous pouvez ce gouvernement.

      C'est le mot d'ordre syndical pour qui il n'y a pas pire scénario que de se retrouve a négocier des conventions collectives avec un gouvernement qui atteint des sommets de popularité comme celui de Legault .

      Et pour ainsi dire tous les journalistes et supporteurs ont bien compris le mots d'ordre !

  • Serge Pelletier - Abonné 1 avril 2020 03 h 50

    Il serait grand temps que les bonnes questions soient demandées au triumvirat (2)

    aucune aire (plancher) dédiée uniquement aux malades infectés (sauf à Notre-Dame sur Sherbrooke Ouest) – avec personnel strictement assigné aux malades infectés… Avec interdiction stricte d’aller d’un étage à l’autre, d’une section à l’autre.

    La liste des incongruités et défaillances s’étire encore plus… mais comme la chanson est partie sur un bord, il faut que le refrain rime avec celle-ci. Plus personne ne fait de lien logique. C’est du n’importe quoi pourvu que cela entre dans la chanson…

    La plus belle incohérence fut prononcée, en réponse à un journaliste, par la nouvelle vedette le Dr Arruda en début d’après-midi (2020-03-29): « (…) il n’est pas nécessaire de désinfecter les aires communes, ici on s’assoit sur les fesses… mais il faut se laver les mains … et ne pas se toucher le visage avec les mains, car on peut alors se contaminer… Lavez vous les mains… ». Conséquemment, selon ce brillant exposé du Dr Arruda, il faut en tirer la conclusion qu’en Italie, en France, en Chine, au Japon, en Espagne, en Corée du Sud, à Taïwan, en Allemagne, et autres pays, on ne s’assoit pas sur les fesses, car on y désinfecte les aires communes et les lieux publics … Ils désinfectent les aires communes pour rien???

    Mieux, cette manière de réfléchir entre directement dans la même logique qui veut que les bonnets, les résilles, et les combinaisons ne servent à rien, car les cheveux ne touchent jamais à la figure, les mains ne touchent jamais à la chevelure, la chevelure longue (se retrouvant surtout chez des femmes) ne retombe jamais sur les épaules, ne touche d’ailleurs à rien… et que de toute manière les « virus n’y vont pas »… Mais attention à la fourrure des petits animaux de compagnie… Elle peut être contaminée… n’y touchez pas.

  • Serge Lamarche - Abonné 1 avril 2020 04 h 15

    Faux négatif

    On vient d'entrer dans le moyen âge des temps modernes. On aura peut-être une mini-glaciation cette année.

  • Serge Pelletier - Abonné 1 avril 2020 04 h 26

    Il serait grand temps que les bonnes questions soient demandées au triumvirat (3)

    C’est une autre différence flagrante avec les autres pays où l’on voit le personnel soignant avec non seulement des masques et des visières mais aussi un bonnet ou une résille qui couvre entièrement les cheveux, et aussi des combinaisons pour ceux en contact direct avec les personnes pouvant être infectées. Ici, on s’arrête à mi-chemin et après, on se demande pourquoi autant de personnel infirmier et médical est infecté. On les envoie "au front" sans être armés adéquatement.
    Quant à la nouvelle super-vedette TV qu’est devenu un illustre individu (Dr Arruda), il faut fortement se questionner sur les personnes qui lui donnent des renseignements, sur les informations, et les conseils… Le même constat pour M. Legault, et Mme McCann.

    L’un des journaux concurrents a publié les nom, les photos, l’âge, et la « carrière » de ce groupe de direction ministérielle… Pratiquement tous issus du même milieu, tous issus des mêmes formations universitaires – majoritairement en Sc-po, tous débutants dans la machine bureaucratique à environ le même âge, tous maintenant au tout début de la cinquantaine, tous ont suivi le député (tout parti confondu) dans sa carrière, tous ont appris que pour être dans les bonnes grâces du boss, il faut trouver des arguments si minimes et insignifiants soient-ils pour conforter le « boss » dans ses idées… Et surtout ne jamais, au grand jamais dire « ouais, ce n’est pas bon pantoute pantoute »… »… Et pour se défendre et se justifier, facile facile : « c’est l’équipe, c’est comité, c’est pas moé pantoute pantoute, je le répète c’est le comité, c’est l’équipe »… Exactement, comme dans travaux universitaires.

    Mais, petite question, pourquoi Notre-Dame a-t-elle fait cela? Facile, la direction a consulté une vraie sécialiste en le domaine, soit, Dr Perreault... C'est ELLE, oui oui ELLE, qui a réussi avec grand succès, dès son arrivée, l'organisation du combat contre l'Ebola au Congo... alors qu'antérieument le "combat" avait des résultats catastrophiqu

  • Yves Corbeil - Inscrit 1 avril 2020 06 h 06

    Une chose à retenir et une question à vous posez

    Population Québec 8,45 millions (2019) 20% +/- 1,690 millions de déces

    Population Ontario 14,57 million (2019) 20% +/- 2,914 millions de déces

    Population Canada 37,59 millions (2019) 20% +/- 7,518 millions de déces

    80% de la population va s'en sortir au total (pour sûr) basé sur quoi?, ensuite pour être plus précis tu y va par tranche d'âge. Plus tu es vieux moins ta chance à la loterie Legault, Trudeau, Cuomo, Trump, Bolsonaro, Ford est bonne.

    La question que vous auriez due vous posez. Je demeure au Québec ou je retourne à Ottawa? Là il est trop tard, vous devez faire avec Legault.

    Et puis vu de même, ça change les perspectives, trouvez pas.

    Ensuite tu te dis on va-tu manqué de masques, les N95, les gants, les habits, les chinois vont-ils nous en retournez. En parlant des chinois, les croyez-vous devenu transparant au point de dire la vérité au monde entier sur la situation des morts et vivants chez eux.

    Des fois, peut-être, la diffusion de l'info doit être progressive, ça frappe moins dans le dash des anxieux chroniques. C'est quoi au juste le pourcentage de la population qui prends des antidépresseurs. La stratégie Legault ??? soft le père peut-être.

    Ok, on va être franc, on est +/- 8,450,000 de Québecois seulement +/- 1,690,000 mourront. Et le stock que pratiquement personnes n'avait stocké en quantité nécessaire pour faire face à une pandémie est «back order) pour tous. Et l'économie, bien le risque est grand qu'on soit tous en faillite, même les plus riches que QS veulent plumés.

    Et ceci est le scénario optimiste parce que on ne sait pas si il aura le temps de muter sur les 18 mois que ça prendra pour avoir un vaccin. Le mandat donné à Dubé et les 3 autres c'est pour passer le temps car eux y connaissent pas grand chose à médecine.

    Bon digérer cela, on se revoit demain à 13 heures comme d'habitide. Pas de questions aujourd'hui, j'me sens asymptomatique.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 1 avril 2020 09 h 37

      Attention. Ce sont +/- 20% des personnes contaminées qui risquent d'en mourir. A l'échelle planétaire, la mortalité est encore à 0.0005% de la population. Même en Italie, on en est encore à 0.02%. Si nous en étions au même point qu'eux, nous compterions 1700 décès. Par ailleurs, on estime actuellement le nombre de morts à craindre aux USA entre 100 000 et 240 000. Si on divise par dix pour une estimation canadienne, on arrive à 24 000 dans le scénario le plus pessimiste. Si on divise à nouveau par quatre pour le Québec, on arrive à 5200 dans le pire scénario. Ce qui veut dire que même quand nous aurons éventuellement atteint le degré d'horreur de l'Italie, il nous en restera encore pas mal à casquer.

      Mais non : pas 1 600 000...

    • Carol Bernier - Abonnée 1 avril 2020 10 h 38

      "C’est une autre différence flagrante avec les autres pays où l’on voit le personnel soignant avec non seulement des masques et des visières mais aussi un bonnet ou une résille qui couvre entièrement les cheveux, et aussi des combinaisons pour ceux en contact direct avec les personnes pouvant être infectées"

      Vous voulez vraiment vous comparer Monsieur Pelletier? Demandez à l'Italie, la France ou l'espagne.

    • Serge Pelletier - Abonné 1 avril 2020 11 h 05

      M. Corbeil, en gros c'est environ 10% des personnes infectées qui se retrouvent aux soins intensifs qui en meurent. Pourcentage qui correspond à ce qui est arrivée à l'époque dite "moderne" pour l'Occident.

      Par ailleurs, vous avez parfaitement raison sur les dires, faits et actions des bonimenteurs.

      Quand aux journalistes, ils s'empressent de reprendre le refrain de la chanson du trivium-vira de Québec - Legault-Accuda-McCann, et des niaiserries de Trudeau et sa clique à Ottawa.

      Pour le trivium-vira Legault-Accuda-McCann il s'agit un problème de vieux qui crèvent... Ce qui désigne dès le début un coupable désigné d'office... Ils taisent volontairement que la mort fauche à tout âge - bébé à l'homme (incluant les femmes) dans la force l'âge... Omettent aussi de dire que la grande cause de la situation dans les CHSLD, n'est pas l'âge mais le mode de "parking" et de pauvreté des gens s'y retrouvant. Un coupable désigné, c'est un coupable désigné et qu'il s'y fasse le coupable désigné... et comme le trivium-vira Legault-Accuda-McCann n'a jamais dit dès le début que le danger était pour tous... Les plus jeunes se sont crus OK... Et plusieurs en sont maintenant à haïr les personnes âgées...

      Pour le fou braque d'Ottawa, ce n'est guère mieux... kein toé des milliards ici, des milliards là, des milliards partout... Toujours des experts qui lui conseillent de... et de... Une chose dite à 11h et la même chose dédite à 11h30... Quand ce n'est pas dans la même phrase...

      Mais soyez heureux au plèbe, c'est la courbe qui compte... Ben oui, chose, mourrir en bas la courbe assendante démontre que tu es un "pas fin pantoute, en haut de la courbe assendante démontre que tu es sans doute un champion, et mourrir dans la courbe déscendente que tu es un looser... le mieux c'est de mourrir dans la courbe plate plate alors là tu es égal... égal c'est cela que l'on veut pour la plèbe.

    • Sylvain Lévesque - Abonné 1 avril 2020 11 h 49

      Probablement qu'il n'y a pas de régles dans la fonction de modération des commentaires qui avaient été prévues pour un contexte inédit d'anxiété sociale comme celui qui nous étouffe présentement, mais franchement, dans la situation actuelle, des commentaires granguignolesques et catastrophistes comme ceux de M.Corbeil ne devraient pas être publiés. Il n'y a rien de factuel dans ce qu'il annonce, et le seul bienfait que j'y devine est (peut-être) une sorte de catharsis personnelle et bien égoïste.
      Ça répond en partie à la question de Mme Pelletier qui se demande pourquoi le gouvernement exerce un contrôle aussi grand sur le message. Il doit en être ainsi, parce qu'il y a certains éléments de notre société qui comprennent tout de travers, et qui peuvent causer beaucoup de torts si on leur laisse un micro ouvert.

    • Serge Pelletier - Abonné 1 avril 2020 15 h 25

      Ha bon! Carol Bernier est sans doute aveugle, et la Dr Perreault une idiote qui n'a réussit qu'a abaissé le taux de mortalité des personnes affectées de plus de 90% à moins de 15%... et à 0 pour le personnel soignant.

      Est-ce que vous avez déjà été en possession d'un chien vous Carol Bernier... Si non cela n'est pas grave, alors demandez à une personne qui en un... Que fait le chien quand il est "mouillé", il se remue... et les gouttelettes vont dans tous les sens, se déposent sur toutes les surfaces... C'est exactement la même chose pour une personne qui éternue, qui tousse, etc.

      Une infirmières, un infirmier, un ambulancier, une ambulancière qui n'a pas un bonnet recevra fort possiblement des gouttelettes dans/sur la chevelure... Or, le virus ne meurt pas immédiatement, il survit attendant le bon moment pour entrer dans les poumons... Pour la résille, cela est pour empêcher les cheveux "de se frotter" partout, incluant son propre visage, ou le visage du voisin, ainsi que tout objet incluant le sarrau-jaquette - qui doit être obligatoirement prohibé pour les personnes en contact avec les personnes infectées... et remplacer par une combinaison.

      Ne pas le faire, c'est l'équivalent d'envoyer "les troupes" à la contamination.

      Il est aussi à noter que le poucentage des personnes du corps "soignant" infecté est énorment plus bas en France, en Italie, en Espagne, en Allegagne qu'ici, ou il "tombre comme des mouches". Pourtant, le nombre d'interventions y est énormément plus élevé...

      Quant à la nouvelle vedette TV qu'est devenue le Dr Arruda, sa devise est simple: "Hoc volo, sic bibeo, sit pro ratione voluntas".

    • André Leclerc - Abonné 1 avril 2020 16 h 06

      M. Corbeil,
      Je n'ai aucune idée d'où vous tenez ces chiffres mais ils ont tout l'air d'être faux. Votre alarmisme est peut-être le reflet d'une crainte réelle d'être infecté mais ils ne supportent aucunement la réalité. Si vous considériez les vrais chiffres, peut-être que votre crainte s'en trouverait réduite et remise dans un contexte un peu plus réaliste.
      Il y a présentement 33 décès. C'est certainement malheureux. Mais, après grosso modo 21 jours depuis le début de cette épidémie au Québec, ces 33 décès représentent environ 0.4 décès par 100,000 habitants. En Ontario, le taux est d'environ 0.3 décès par 100,000 habitants. On sait tous que les nombres de cas positifs et de décès vont augmenter mais il n'y a actuellement aucun moyen de prévoir quel sera le plateau, quand il sera atteint et combien de temps il faudra avant de redescendre a courbe. Encore moins combien de décès il y aura au bout du compte. On ne sait même pas la proportion d'infection et nous ne le saurons uniquement lorsqu'une étude établiera combien de personnes ont développé les anticorps qu'ils aient été répertoriés comme cas positifs ou non. La priorité n'est pas là actuellement. Tout ce qu'on sait c'est qu'à ce jour 0.9% de la population au Québec a été testée et qu'en moyenne, environ 6.6% des tests se révèlent positifs (sur environ 70,000 résultats positifs ou négatifs). Ne vous fiez pas non plus aux chiffres absolus au jour le jour car ils dépendent beaucoup du nombre de résultats obtenus pendant les 24 heures. Ce nombre qui comprend les résultats positifs, négatifs ou en attente, varient beaucoup d'une journée à l'autre. Et plus l'échantillon est important, plus les résutats sont précis.
      Il faudra beaucoup de pédagogie du Dr Arruda pour faire comprendre la courbe des projections qu'il s'est engagé aujourd'hui à produire. La dérive sera potentiellement dangereuse si on en juge par la mauvaise interprétation qu'en font bien des gens (même de bonne foi j'en suis certain).

    • Charles-Étienne Gill - Inscrit 1 avril 2020 16 h 55

      Monsieur Lévesque, je vous laisse le soin de tenter d'affronter l'opinion quand elle est contraire à vos thèse, même quand vous avez des raisonnements, des documents et des faits empiriques solides pour appuyer vos dires. Il y a déjà trop de censure. La meilleure façon de rassurer les gens c'est de les laisser affirmer ce qu'ils ont à dire et à montrer leurs erreurs. On a déjà eu le discrédit à l'encontre du Docteur Raoult, ça suffit.

      Imaginez s'il fallait qu'on censure ce qui se passe en Suède pour éviter de donner de mauvaises idées. Si vous voulez éviter les théories de la conspiration et les idées sous-terraines malsaines, laissez les gens s'exprimer.

    • Marc Therrien - Abonné 1 avril 2020 17 h 11

      M. Lévesque,

      Peut-être Le Devoir est-il à la recherche d'abonnés et qu'il espère que M. Corbeil se joindra au groupe d'abonnés pour accentuer sa contribution au financement de ce journal après avoir tant apprécié remplir les sections de commentaires comme simple "inscrit".

      Marc Therrien