Il y a cinquante ans, Saint-Léonard

Il y a cinquante ans, Saint-Léonard était le théâtre d’une véritable crise provoquée par le refus des parents francophones de laisser les écoles anglaises continuer à angliciser systématiquement les enfants des immigrants italiens. Le gouvernement...

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5 commentaires
  • Marc Pelletier - Abonné 13 juin 2019 14 h 48

    Ce n'est drôle du tout

    Dans ce genre de sujet, les enfants réagissent mieux que les adultes : c'est d'une évidence frappante !

    Il y a des écoles à Montréal ou il y a des élèves provenant de plus de quinze pays et, devinez quoi, les jeunes se font des amis de toutes provenance.

    M.David souligne qu'il y présentement 743 élèves anglophones qui fréquentent les trois écoles concernées : ces jeunes ne sont pas des sacs de patates que l'on peut transférer sans problème d'un entrepôt à l'autre.

    Le vivre ensemble exige certains compromis de part et d'autre : jusqu'ici l'imagination a fait défaut dans ce dossier.

  • Mario Guilbert - Abonné 13 juin 2019 16 h 29

    On ne peut faire plaisir à tout le monde

    Le ministre Roberge a mis ses culottes !

  • Jean-Henry Noël - Inscrit 13 juin 2019 17 h 31

    La majorité


    Si j'ai compris, ce que je craignais est effectivement devenu la nouvelle façon de gouverner. Le gouvernement ayant été élu par une majorité de Québécois ( 72 % ) est astreint à ne tenir compte que des positions des Québécois. J'ai toujours supputé qu'en démocratie un gouvernement, un tant soit peu responsable, dirige pour la totalité des citoyens. J'en conclus que les groupes minoritaires, mis en marge de la société, n'ont plus besoin de s'accomoder les Québécois, qui de toute façon ne les accomode pas. C'est du Bock-Côté grand cru. La Hongrie américaine.

    • Marie Nobert - Abonnée 13 juin 2019 23 h 12

      Dėsolé! La CAQ a reçu moins de 39% (je me garde une marge d’erreur) du vote. Le n’importe quoi n’a pas de place ici. Misère!

      JHS Baril

  • Pierre Rousseau - Abonné 14 juin 2019 14 h 08

    Aucune solution facile !

    Une telle situation dans un contexte où les ressources des écoles ne sont pas inépuisables est difficile à gérer et aura nécessairement un impact sur les élèves en cause. Que ce soient ceux des écoles françaises ou anglaises selon la solution retenue, les élèves sont les premières victimes de ce drame.

    Toutefois, allez voir dans les autres provinces la situation des élèves francophones en milieu minoritaire. Ils vivent souvent ce genre de situation car leur nombre est souvent très limité par rapport au nombre d'élèves dans les écoles de la majorité anglophone.

    Ça ne veut pas dire que l'on devrait traiter la minorité anglo-québécoise aussi mal que la minorité franco-canadienne l'est dans les autres provinces mais cela démontre que les solutions ne sont pas faciles et que les élèves en milieu minoritaire en sont souvent les victimes. Peut-on avoir des écoles à moitié vides d'un côté alors que de l'autre, les écoles ne suffisent pas ?

    Mais la question cruciale qui ne se pose pas au Canada anglais c'est la situation du français en Amérique du Nord et la responsabilité du Québec et de son gouvernement d'en assurer la pérennité. Quand nous sommes sortis sur la rue il y a 50 ans à St-Léonard, c'était justement pour avertir le gouvernement Bertrand et le Québec en général que notre langue et notre culture demeuraient précaires sur ce continent; la situation s'est améliorée mais elle demeure quand même vulnérable et l'État québécois a la responsabilité de veiller au grain. C'est triste pour les élèves qui doivent en subir les contrecoups mais cela fait partie des leçons de vie en société.