La gauche et la laïcité

Comment peut-on être à gauche et ne pas décrier le port de signes religieux dans la fonction publique ? écrit Nadia Alexan dans une lettre ouverte au Devoir. Comment peut-on être féministe et défendre le voile ? entend-on encore plus souvent.

Étant justement de cette gauche féministe perçue comme ayant, dans ce long débat sur la laïcité, trahi la cause, j’en profite pour répondre à ces lancinantes questions. De quelle cause s’agit-il ? L’avenir du Québec, ni plus ni moins. À l’instar de voix bien connues (Fatima Houda-Pepin, Djemila Benhabib…), Mme Alexan croit que l’intégrisme islamique représente une menace pour la société québécoise. Invoquant l’aveuglement de la gauche face aux « atrocités staliniennes », elle s’insurge qu’aujourd’hui « on banalise la lapidation, la polygamie, l’excision, le mariage infantile, les crimes d’honneur, la vengeance et la misogynie ».

Mis à part le fait qu’on peut difficilement assimiler la gauche communiste d’il y a trois quarts de siècle à la gauche sociale-démocrate d’aujourd’hui (et puis, les dérives staliniennes ont, en fait, été dénoncées à partir de leur révélation au grand jour en 1956), l’auteure ne précise jamais où exactement ces dérives totalitaires se produisent. En Arabie saoudite ? Au Québec ? Oui, le royaume Al Saoud est une ignominie et la forme d’islam qu’il prône, un enfer, tout particulièrement pour les femmes. Mais depuis quand légifère-t-on chez soi en fonction de ce qui se passe dans un pays isolé de la planète ?

Au Québec, faut-il le rappeler, les musulmans forment seulement 3 % de la population et sont moins pratiquants que la majorité catholique : 62 % d’entre eux ne vont jamais à la mosquée comparativement à 25 % des catholiques qui ne fréquentent jamais l’église. Une femme sur dix seulement porte le voile, environ 15 000 sur une population de 150 000. C’est une communauté qui est plus éduquée que les Québécois de souche : 48 % des hommes et 41 % des femmes ont un diplôme universitaire, environ deux fois plus que la Québécoise ou le Québécois moyens. L’éducation, on le sait, milite contre l’obscurantisme religieux : plus une population est éduquée et moins elle est croyante, règle générale.

De quoi avons-nous donc peur ? Sinon, pour citer Franklin D. Roosevelt, de la peur elle-même ? En quoi une poignée de femmes voilées, puisqu’on revient toujours à elles, menace-t-elle nos valeurs ou notre avenir ? En quoi est-ce ouvrir la porte à la lapidation, à la polygamie et aux crimes d’honneur ? Tout extrémisme, bien sûr, sème la crainte, mais rien n’indique que ces femmes-là s’inscrivent à cette enseigne. C’est non seulement leur faire injure que de supposer qu’elles sont incapables d’exercer leur libre arbitre, ou de s’intégrer, c’est mécomprendre les libertés démocratiques que de légiférer à leur insu.

Seuls les régimes autoritaires dictent à leurs sujets le comportement — vestimentaire ou autre — qu’ils doivent adopter. Les démocraties, elles, n’exigent pas un seul et unique modèle. C’est pourquoi on veut y vivre. La liberté de conscience vaut la peine d’être défendue non pas parce qu’elle nous conforte dans nos opinions, mais parce qu’elle nous oblige à admettre que d’autres opinions existent.

On pourrait donc discuter longtemps sur qui de la gauche, devant une question aussi fondamentale que la laïcité, « se trompe lourdement ». Rappelons, d’ailleurs, que le terrorisme islamiste n’est pas le fléau numéro 1 de l’Occident. Partout sur la planète, le terrorisme est en baisse depuis quelques années. On n’a qu’à constater ce qui se passe chez nos voisins pour comprendre que la véritable menace n’est ni la religion ni la culture venues d’ailleurs, mais tout simplement la peur de l’Autre.

Aux États-Unis, « près des deux tiers des attaques terroristes sont le fait d’extrémistes de droite motivés par des sentiments racistes, antimusulmans, antisémites, homophobes, xénophobes ou antigouvernementaux ». La tuerie à la synagogue de Pittsburgh est le dernier exemple de cette fracture qui, les insinuations malveillantes de Trump à propos des « criminels et des inconnus moyen-orientaux » aidant, s’opère de plus en plus entre les citoyens blancs de souche et les soi-disant envahisseurs. En Europe, à la suite des migrations massives des dernières années, un phénomène semblable prend forme. Et ici, l’attentat de la grande mosquée de Québec est là pour nous rappeler que la peur des musulmans est un problème bien plus réel que les pratiques musulmanes comme telles.

Arrêtons de crier au loup. Sinon, la peur risque de nous avaler tout rond.

 
 

Une version précédente de ce texte, qui indiquait que 150 femmes musulmanes au Québec sur 150 000 portent le voile, a été modifiée.

217 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 31 octobre 2018 00 h 54

    Merci!

    Je n'aurais jamais eu votre patience pour répondre aux sophismes de Mme Alexan.

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 octobre 2018 08 h 17

      Cet article de Francine Pelletier est un véritable vent d'air frais dans le monde étouffant et stigmatisant des nationalistes identitaires.

      Mme Pelletier vient de réussir à elle seule, à déconstruire pierre par pierre le mur de division érigé par l'ADQ, le PQ, le Bloc et que la CAQ depuis des années.

      En un mot comme en cent..

      - Bravo et merci !

      Christian Montmarquette

    • Gilbert Turp - Abonné 31 octobre 2018 09 h 03

      Dans le cas de madame Pelletier, il me semble qu'il s'agit moins de patience que de croisade.

    • Louise Melançon - Abonnée 31 octobre 2018 09 h 07

      Et moi, je ne l'ai pas cette patience pour répondre aux sophismes récurrents de madame Pelletier sur cette question...

    • Cyril Dionne - Abonné 31 octobre 2018 10 h 14

      Ah ! bon. Évidemment, ceux qui sonnent l’alarme de cette invasion politique qu’est l’islam, on crie au blasphème et au racisme tout en occultant le fait que les musulmans ne forment pas une race ou ethnie. Il n’y a pas si longtemps en Ontario, on a voulu nous en passer une vite avec les tribunaux basés sur la charia. Justement, grâce notamment à Fatima Houda-Pepin et les femmes musulmanes, nous avons pu éviter le pire de cette superstition patriarcale.

      Cette gauche supposément social-démocrate, a pris pied dans les universités, et ceci, très récemment. Cette nouvelle génération qui peuple les antres de ces tours d’ivoire, les péréniaux (la suivante après les milléniaux), ont développé une sensibilité extrême en tout ce qui a trait aux relations humaines. Devenus des grands prêtres de la Sainte rectitude politique, ils pourfendre tous ceux qui ne sont pas du même avis qu’eux. Ils nous ont pondus entre-autre, l’appropriation culturelle.

      On imagine que les parents de ces enfants rois se sont soumis aux dictats de leurs caprices pour en faire des êtres humains incapables d’accepter de ne pas avoir raison. Mal outillé pour faire face à la vraie vie, ces jeunes d’une certaine élite socioéconomique, n’ont jamais été immunisés par tous les incidents qui surviennent au quotidien. Idem pour les enfants qui jouent dans des environnements aseptisés par les parents, ces jeunes de la génération des péréniaux n’ont jamais développé des anticorps sociaux pour faire face à la vie. Ils sont les dignes représentants de cette nouvelle gauche sociale-démocrate où les pauvres et les travailleurs ne se reconnaissent plus, parce qu’ils ont compartimenté les gens selon leur race, ethnie, genre et orientation sexuelle. Et après, on se demande pourquoi cette génération compte les plus haut taux de suicide spécialement chez les filles.

      Oui, M. Jodouin, pas beaucoup de gens ont la patience de répondre aux sophismes enrobés dans une démagogie typique de cette gauche multiculturelle.

    • Gilles Théberge - Abonné 31 octobre 2018 11 h 10

      Je remercie madame Alexandre, d’avoir si brillamment défendu le bon sens, que cela a valu une réplique bien prévisible de Francine Pelletier. Appuyée comme il se doit de tout ceux qui pensent comme elle. Qui sont moins nombreux comme de raison. Ce qui montre bien que le sens commun n’a pas encore tout à fait déserté le Québec.

      Merci encore madame Alexandre.

    • Jean De Julio-Paquin - Abonné 31 octobre 2018 12 h 45

      En réponse à M.Jodoin et à madame Pelletier, je les réfère à l'article de Richard Martineau dans le Journale de Montréal d'aujourd,hui. Il parle d'une nouvelle phobie, la laïcitophobie. Je crois que vous devriez lire cet article car j'ai l'impression que vous faites partie de ce groupe.

    • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 31 octobre 2018 14 h 20

      J'avais écrit ce texte au moment où la FFQ avait adopté sa politique du ni-ni. Hormis quelques digressions liées au contexte de l'épique (2009), sur le fond, j'écrivais la même chose. Irène Doiron
      https://sisyphe.org/spip.php?article3323

    • Michel Blondin - Abonné 31 octobre 2018 17 h 31

      Monsieur Montmarquette,
      Votre apologie est factice.
      Depuis longtemps, je reproche aux articles de cette chroniqueuse de manquer de rationalité. En ce sens de mal l’utiliser dans ces textes.

      Ici c’est patent.
      L’affirmation que 10% des musulmans sont voilé sur 150 000 musulmans est en dehors de toutes les données connues. Voici des données avec références a des experts ou autres articles qui contredisent l'article.
      1- Radio Canada chiffre à 48% des musulmans qui portent le voile en 2016 (2).
      2- 150 000 dit l‘article! C’est plus de 300 000 selon Radio-Canada (3) et les données de Frédéric Castel de 2016 que la chroniqueuse cite elle-même l'affirme (4).
      3- 90% de ces Maghrébins (musulmans à 99%) vivent à Montréal selon l’Observatoire(1) et il ne faut pas oublier que les 50 000 nouveaux musulmans venus entre 2006 et 2011 (2) ont changé la face des revendications religieuses.
      4- Ils ont quadruplé en population en 20 ans ces « turcos « dits le religiologue Frédéric Castel (4). Il n’en faut pas 2000 extrémistes pour faire une dérive sociétale.
      5- La comparaison de l'article aux catholiques est tout à fait aussi boiteuse (3). 80% de la population du Québec est catholique et les églises sont vides. Le 25% ( il vient d’où?) de l’article indique un problème de comparaison avec les 62% non pratiquants à la mosquée des musulmans.
      Les données dans cet article de partout sont malheureusement sans références et quand il y en eut, elles étaient souvent fausses. L’article est rationnellement de faits, mal fondé. Le vent d'air frais manque à l'appel.

      Références :
      (1) https://observatoire-espace-societe.com/espace-et-societe/societe/les-maghrebins-du-canada-profil-d-une-communaute/
      (2) https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/778279/hausse-voile-niqab-musulmans
      (3) http://ici.radio-canada.ca/emissions/medium_large/
      (4) https://www.journaldemontreal.com/2017/02/04/qui-sont-les-musulmans-du-quebec

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 octobre 2018 18 h 20

      "Qui sont moins nombreux comme de raison. Ce qui montre bien que le sens commun.." - Gilles Théberge

      Dans un Québec où les libéraux et les caquistes sont "plus nombreux", j'éviterais d'évoquer la loi du nombre pour démontrer le sens commun.

    • Pierre Desautels - Abonné 1 novembre 2018 16 h 28

      @Jean De Julio-Paquin

      Richard Martineau? Citer un clown médiatique comme référence, ce n'est jamais un bon argument.

  • Yvan Rondeau - Abonné 31 octobre 2018 00 h 57

    Elles doivent avoir le don d'ubiquité ou est-ce que j'hallucine?

    Mme Pelletier,
    150 femmes musulmanes portent le voile au Québec, dites-vous. Ben voyons donc, elles sont partout en même temps alors!
    Comment un si petit nombre peut-il soulever un tel tollé quand on le remet en question? Expliquez-moi.

    Ce bout de tissus n'est pas anodin, il est associé intimement à ce qui constitue bien un extrémisme religieux, wahabisme ou salafisme, comme vous voudrez, instruisez-vous, pour l'amour de dieu. (Est-ce de l'appropration culturelle d'utiliser cette expression pour un athée comme moi?)
    Yvan Rondeau

    • Louise Collette - Abonnée 31 octobre 2018 08 h 42

      Vous perdez votre temps Monsieur Rondeau....;-)

    • Benoît Landry - Abonné 31 octobre 2018 10 h 21

      C'est écrit 15 000 et non pas 150......

      Vous dîtes: «Ce bout de tissus n'est pas anodin, il est associé intimement à ce qui constitue bien un extrémisme religieux, wahabisme ou salafisme, comme vous voudrez, instruisez-vous, pour l'amour de dieu. »

      Et le crucifix catholique ne peut-il pas être associé à l'Inquisition ? Ou pour être plus actuel, au nouveau gouvernement élu au Brésil, qui veut mettre un Dieu catholique au-dessus des lois au point de menacer de tuer tous les opposants ? Le voile serait menaçant et pourtant ce ne sont pas des voiles, ou des trubans , ou des kippas, qui apparaissent de plus en plus sur les photos de nos dirigeants mondiaux, mais des cravates....

      M'enfin j'ai l'impression d'écrire pour rien car vous allez encore considérer que la laïcité de l'État québécois repose sur la tête des femmes, et qu'il faut faire comme les régimes autoritiaires islamiques et imposer aux femmes de respecter un code vestimentaire pour les protéger d'elles-mêmes

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 31 octobre 2018 10 h 29

      M. Rondeau,

      Croyez-vous sérieusement qu’il suffit d’interdire le voile musulman pour faire échec au salafisme ?

      Tous ceux qui veulent fermer le marché de l’emploi aux Québécoises musulmanes qui portent le foulard islamique font le jeu des islamistes qui, eux-mêmes, estiment que la place d’une femme est dans la cuisine ou à changer des couches.

      Rien n’est plus contraire à l’interprétation rigoriste de l’islam que de travailler dans un environnement mixte comme c’est généralement le cas du marché de l’emploi au Québec.

      Les Québécoises musulmanes qui travaillent sont des pionnières en train d’inventer leur manière bien à elles de concilier leur foi avec la vie en Occident.

      Elles ont tout mon respect.

    • Raymond Labelle - Abonné 31 octobre 2018 11 h 30

      "Ce bout de tissus n'est pas anodin, il est associé à..." On peut associer beaucoup de choses à beaucoup de choses - de simples possibles associations ne devraient pas déterminer des interdictions. On peut associer le port de la moustache à Joseph Staline par exemple, faut-il l'interdire pour autant?

    • Pierre R. Gascon - Abonné 1 novembre 2018 12 h 28

      Une civilisation de l'humanité se profile; et, ce n'est pas par hasard, à l'encontre de la prophétie menaçante de ceux qui, dans les années soixante-dix, avaient prévu l'affirmation implacable d'un monde purement mondain et sans religion, nous assistons aujourd'hui à un retour du sacré, ou si vous préférez, à un retour de la spiritualité, à tout le moins.

    • Pierre R. Gascon - Abonné 1 novembre 2018 12 h 31

      Une Charte de la laïcité devra reconnaître les religions comme des partenaires et non des concurrents.

      Certes, s'il y a interdiction, elle doit être justifiée pour une raison de respect de l'ordre publique et non pas par une motivation antireligieuse.

  • Nadia Alexan - Abonnée 31 octobre 2018 01 h 46

    Madame Pelletier, vous manquez d'honnêteté intellectuelle. Je n'ai jamais dit «que l’intégrisme islamique représente une menace pour la société québécoise» comme vous le prétendez. J'ai invoqué le fait que la gauche a fait l'erreur d'être complice en refusant de dénoncer les atrocités commises par Staline, parce qu'ils ne voulaient pas compromettre la Révolution russe.
    Oui, les dérives totalitaires se reproduisent ici chez nous aussi: avez-vous oublié déjà la jeune Aqsa Perves, tuée des mains de son père parce qu’elle ne voulait pas porter le voile? Ou les trois filles Chafia, noyées par leurs parents parce qu’elles voulaient vivre comme toutes les jeunes filles de leur âge? Ou les petites filles de cinq ans voilées dans les maternelles; ou les filles qui n'ont pas le droit de participer au cours de gymnastiques ou de natation, ou même de la musique? Eh oui, l'excision et les mariages forcés de jeunes filles se pratiquent bel et bien chez nous clandestinement.
    Avez-vous oublié la tuerie à Polytechnique en 1989 perpétrée contre les femmes par le fils d'un islamiste; ou l'adepte de l’islam radical, Martin Couture-Rouleau qui a tué un militaire et a blessé un autre en fonçant sur eux avec sa voiture, à Saint-Jean-sur-Richelieu? Et quoi dire du meurtre et fusillade au parlement en 2014, par Michael Zehaf-Bibeau un converti à l'Islam?
    Je n'ai jamais parlé de toute la communauté musulmane. Au contraire, c'est au nom de cette communauté exemplaire qu'il faut dénoncer l'intégrisme d'une poignée d'extrémistes qui instrumentalise la religion a des fins politiques.
    De plus, on parle d'interdire le port du voile dans la fonction publique, on ne parle pas de l'espace public.
    Vous avez entendu le membre de la Commission Stasi, l'autre jour, au Festival organisé par le Monde et le Devoir au Musée des Beaux Arts, parler de la pression et le harcèlement des garçons sur les filles qui n'étaient pas voilées dans les écoles publiques de la France, ce qui a conduit à la loi int

    • Christiane Gervais - Abonnée 31 octobre 2018 08 h 10

      Bien volontairement, comme la gauche communautariste le fait, Mme Pelletier confond récupération politique identitaire du voile par des femmes en Occident, le détournant de sa vocation d'asservissement des femmes sous prétexte de religion dans les pays du monde où le port en est obligatoire se drapant ainsi dans les vertueux plis et replis du libre choix.

      La laïcité ne vise aucune religion, elles les invite toutes à ne pas nous obliger à vivre avec les croyances et les accommodements personnels de tous et chacun dans l'espace institutionnel public, fussent-ils regroupés en sectes ou religions.

    • Nadia Alexan - Abonnée 31 octobre 2018 08 h 42

      Pour compléter mon commentaire: ce qui a conduit à la loi interdisant le voile dans les écoles? Vous banalisez les problèmes d'intégration que posent les intégristes au bien-vivre ensemble. Ce n'est pas la peur, qui nous anime a dénoncé ces dérives, madame Pelletier, c'est le désir de ne pas céder à l'intégrisme religieux qui empêche les femmes de s'épanouir. De même, vous passez sous silence les condamnations de l’intégrisme islamiste par les savants musulmans tels que Salman Rushdie que je cite dans mon article: « Je suis en désaccord fondamental avec ces gens de gauche qui font tout pour dissocier le fondamentalisme de l’islam », affirme-t-il. Ainsi que Kamel Daoud qui dit: le voile est « un choix de soumission, une pression sociale et communautaire, une pression identitaire […]. Il n’y a pas d’émancipation dans la soumission. Ces tenues vestimentaires ne sont pas le choix d’une liberté, mais des choix dictés, orientés, marqués idéologiquement et à effet de propagande évident ».Vous ignorez les féministes musulmanes qui luttent contre le port de ce voile d’aliénation partout dans le monde. La gauche qui a toujours défendu les femmes de l’emprise de la religion les délaisse maintenant aux dérives des extrémistes intégristes.

    • Yves Laframboise - Abonné 31 octobre 2018 08 h 52

      PLUS : J'ajoute aussi, glanés ici et là, ces exemples - l'implantation systématique de mosquées et de centres culturels islamiques dans toutes les grandes villes du Québec (et du Canada) affiliés à la Ligne Islamique Mondiale en Arabie saoudite - des demandes d'implantation de mosquées dans des parcs industriels en contravention avec les règlements d'urbanisme municipaux, - dans le cadre de construction de mosquées ou de centres culturels, le non respect des conditions précisées par le permis municipal - le financement gouvernemental d'écoles confessionnelles (principalement hassidiques et musulmanes) ignorant le programme scolaire obligatoire du MEQ, - des demandes pour motif religieux par des élèves musulmans d'exemption de participation à des cours universitaires où sont présentes des femmes, - le refus d'élèves, lors d'un examen, de soulever leur hijab à des fins de contrôle de la présence possible d'écouteurs, - l'hébergement de mosquées et de centres de prière dans des universités québécoises où sont prononcés des discours haineux, - des tentatives d'application de la Loi islamique par la création de tribunaux en Ontario et au Québec dont les pouvoirs régiraient le droit familial, - de la part d'employés, des exigences cultuelles islamiques auprès d'entreprises, comme celle de disposer d'un lieu de prière - la diffusion de discours radicaux dans des mosquées, - les demandes de parents musulmans du Québec auprès de médecins afin d'établir des tests de virginité de leurs filles - des demandes pour motif religieux pour la création de plages horaires de fréquentation réservées à des femmes dans des piscines publique - l'exigence par des femmes musulmanes d'une prestation privée exclusive de services dans des salons de coiffure (au détriment de toute personne d'autre confession religieuse), - des demandes par des employés d'un congé d'absence spécial pour fêter le Ramadan alors qu'une entreprise québécoise a adopté un calendrier laïque de congés annuels, etc.

    • Nadia Alexan - Abonnée 31 octobre 2018 09 h 05

      Pour compléter mon commentaire: l’islamologie et ancien grand mufti de Marseille, Soheib Bencheikh dit: « Bien sûr, il faut accorder les libertés à tout le monde, notamment s’il s’agit de la liberté de conscience. Mais est-ce que le voile, la burqa, le niqab est un problème de conscience et de spiritualité ? Ne s’agit-il pas plutôt de l’étendard avant-gardiste d’une idéologie conquérante qui utilise les libertés offertes en Occident — laïcité, liberté religieuse, etc. — comme un cheval de Troie pour s’imposer peu à peu ? » «Le voile est banalisé. Il y a même des femmes occidentales épanouies qui en prennent la défense au nom de la liberté. Elles disent “libre à la femme de se voiler, de s’enfermer et de rester arriérée”. C’est contradictoire, comme discours,» dit-il.
      « Il met en garde contre la lecture littérale des textes religieux. Selon lui, le port du voile par les musulmanes procède d’un « libéralisme dangereux ». Ses propos recueillies par Hélène Buzzetti dans le Devoir «La modernité ou la marginalité.» »https://www.ledevoir.com/politique/canada/483568/islam-la-modernite-ou-la-marginalite.
      Pourquoi ne pas s’allier avec les réformateurs progressistes qui essayent de moderniser l’islam au lieu de justifier les groupuscules obscurantistes qui veulent enfermer la femme dans un carcan d’invisibilité? Oui. La gauche a trahi la laïcité.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 31 octobre 2018 09 h 24

      « Je n'ai jamais parlé de toute la communauté musulmane. Au contraire, c'est au nom de cette communauté exemplaire... »

      1. On ne s'attend vraiment plus à ce que vous parliez de toute la communauté musulmane, pour dire le moins.
      2. Cette « communauté » n'a pas besoin qu'on parle à sa place.
      3. Personne n'a l'insigne prérogative, de l'intérieur ou de l'extérieur de cette « communauté » de la qualifier d'exemplaire

      et surtout pas venant d'une personne qui assortit cette bienveillance d'un réquisitoire truffé d'amalgames et de généralisations auxquelles il faudrait souscrire comme à un credo d'un genre pas si nouveau pour prétendre en bénéficier.

      Heureusement, dans ce pays, nul n'est obligé de confesser sa foi aux préceptes laïcards, de troquer l'expression d'une différence diabolisée pour un conformisme intolérant et bien pensant.

    • Benoît Landry - Abonné 31 octobre 2018 10 h 35

      Mme Alexan, vous citez de nombreux cas de dérapages islamiques opérés par des hommes .... pourquoi votre acharnement à prôner comme solution un code vestimentaire imposé aux femmes ?

      OK prenons l'exemple de la violence conjugale ça pourrait se comparer au contrôle patriarcal des islamistes sur les femmes non ?

      Alors si ce voile représente tant que ça un signe de domination, je peux me permettre de le comparer aux femmes qui se font battre et qui affichent des «yeux au beurre noir» des ecchymoses au visage. Est-ce que votre solution sera d'imposer aux femmes de ne pas s'afficher en public avec leurs blessures car il faut cacher ces signes de domination ?

      On dit souvent qu'au Québec , les femmes se sont débarrassés des signes de soumission imposés par l'Église, mais il est bon de rappeller qu'il n'y jamais eu aucune loi qui a obligé nos mères et grand-mères de cesser de les porter. Nous les avons considéré suffisammment intelligentes pour faire leur propre choix. N'est-ce pas un peu infantiliser aujourd'hui pour les femmes musulmanes que de leur imposer des choix par des lois ?

    • Cyril Dionne - Abonné 31 octobre 2018 10 h 37

      Mme Alexan, vous ne pourrez jamais convaincre Mme Pelletier qui a un besoin inné de croire dans cette gauche multiculturelle. Sinon, tous ses écrits seraient invalidés. Elle en a fait sa niche même si on soupçonne qu'elle n'est même pas d'accord avec elle-même.

      Votre lettre était d'une limpidité exemplaire et la marche à suivre dans une communion sociétale. Cette nouvelle gauche voudrait réduire les gens à leur plus petit commun multiple monosyllabique, soit la race, l’ethnie, le genre ou l’orientation sexuelle qui sont inaliénables de leur ADN, rectitude politique et appropriation culturelle obligent.

      En passant, comme cela a été soulevé par Alain Miville de Chêne, un dixième de 150 000 n’est pas 150. On pourrait suggérer à Mme Pelletier un p’tit cour de mathématique élémentaire d’appoint pour remédier à cette situation. Mais il semble que les raccourcis intellectuels pullulent et abondent lorsqu’il en vient à cette gauche multiculturelle déconnectée d’essayer de valider leur point de vue.

      Encore une fois Mme Alexan, bravo.

    • Pierre Fortin - Abonné 31 octobre 2018 12 h 04

      La fixation qu'on fait sur le voile islamique nous empêche de bien saisir la véritable menace qui pèse sur les sociétés démocratiques qui se veulent laïques. À trop s'acharner sur les conséquences d'un problème, on finit par perdre de vue ce qui les cause.

      « En quoi une poignée de femmes voilées [...] menace-t-elle nos valeurs ou notre avenir ? » demande Mme Pelletier. Formuler la question ainsi découle d'un raisonnement simpliste qui offense l'intelligence. Le voile n'est pas le problème, il n'est qu'une manifestation du culte qui l'impose. Et c'est ce culte qu'il nous faut bien comprendre.

      On devrait plutôt rechercher les raisons de cette pratique que plusieurs voient comme le canari dans la mine, i.e. la manifestion d'un mouvement sociétal beaucoup plus profond qui nous vient de loin. Nos communautés musulmanes non-salafistes seraient d'ailleurs d'un grand soutien pour éclairer notre réalité locale. À condition toutefois de regarder plus loin que le simple voile.

      D'autres sociétés ont longtemps fermé les yeux sur des pratiques en apparence anodines pour découvrir ensuite dans quel pétrin elles se retrouvaient. Qu'on pense au salafisme bruxellois, à celui de Verviers, des banlieues parisiennes ou celles de Londres, etc. tolérées par un multiculturalisme bienveillant qui n'y voyait rien de bien malin, mais une diversité de mœurs. Tout comme en Ontario il y 20 ans.

      L'influence et la diplomatie religieuse de l'Arabie Saoudite dans la propagation du salafisme, incluant le Canada, méritent d'être bien comprises si on veut pouvoir relativiser les choses. L'historien Pierre Conesa, qui a beaucoup étudié l'Arabie saoudite, en dresse un tableau étoffé dans une entrevue* chez Strappol. Ça vaut le détour si on désire voir un peu plus loin que ce voile qui irrite et élargir nos horizons.

      * Source : https://www.youtube.com/watch?v=R816t_9G9E0

    • Hermel Cyr - Abonné 31 octobre 2018 13 h 44

      Tenez bien madame ! Vous avez pleinement mon appui !
      Tous ceux qui, à la queue leu leu de Mme Pelletier se prétendent de gauche et féministes et qui ne veulent pas voir l’attaque en règle que mène l’islam politique contre les principes qui ont présidés à l’instauration des chartes des Droits universels…, tous ces gens me sidèrent !
      Nous sommes vraiment dans un contexte délétère où les valeurs fondamentales de la société, dont l’égalité des hommes et des femmes sont mis à mal par une frange inconsciente qui fait de la liberté individuelle de type britannique (qui place la religion hors d’atteinte des droits à l’égalité) une valeur suprême extrêmement dangereuse pour les fondements de notre démocratie.
      Mme Pelletier méprise les femmes progressistes issues de sociétés musulmanes telles Fatima Houda-Pepin, Djemila Benhabib, et vous Mme Alexan.
      Elle refuse de voir que votre histoire a basculé depuis la « révolution khomeyniste » de 1979. Elle et ses suiveurs dénient le fait même que les femmes musulmanes aient une histoire. Une histoire d’émancipation liée aux mouvements de libérations nationales des années d’après-guerre (au Maghreb, en Égypte, en Syrie, en Irak, au Pakistan, en Indonésie…). Ilssont ignorants du fait que ces victoires contre le colonialisme incluaient aussi des victoire pour la libération des femmes des traditions machistes de la société traditionnelle arabo-musulmane.
      Cette gauche idiote, très idiote, qui a avalé toutes les couleuvres de tous les totalitarismes est encore prête à gober les outrages faits aux femmes musulmanes sous prétexte de liberté individuelle. Cette gauche autoproclamée qui n'a de gauche que l'allure gauche et qui, comme Sartre face au stalinisme, et Foucault et Deleuze acclamant Khomeiny, fait de sa douillette bonne conscience son fonds de commerce, elle m’écœure, mais elle m’écœure royalement.

    • Pierre R. Gascon - Abonné 1 novembre 2018 12 h 25

      Un sain dialogue entre l'État et les Églises, qui ne sont pas des concurrents mais des partenaires, peut sans aucun doute favoriser le développement intégral de la personne humaine et l'harmonie dans la société. Conséquemment, dans une société pluraliste, la laïcité est un lieu de communication entre les diverses traditions spirituelles et la nation.

  • Alain Miville de Chêne - Abonné 31 octobre 2018 02 h 30

    Dix pourcent

    Une sur dix de 150 000 c'est 15 000, pas 150.

  • Gilles-Marie Lesage - Abonné 31 octobre 2018 03 h 07

    Laïcité

    Petite précision...la laïcité n'est pas une guerre contre le voile mais un effort de neutralité de l'état soit de décrocher évidemment du même mouvement le crucifix mais aussi les symboles monarchiques du salon bleu...et de permettre le voile intégral donc logiquement également la nudité totale sur la rue et les voiles intégrale transparents

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 octobre 2018 08 h 29

      @Gilles-Marie Lesage,

      "La laïcité n'est pas une guerre contre le voile, mais un effort de neutralité de l'État" - Gilles-Marie Lesage

      Vous avez raison là-dessus.

      Mais ce débat sur la laïcité a été travesti en lutte identitaire et utilisée à des fins politiques en stigmatisant les musulmanes.

      Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que le Parti québécois avait rapidement changé son fusil d'épaule en changeant sa "Charte de la laïcité" en "Charte des valeurs"; ce qui me semble particulièrement révélateur du terrain sur lequel le débat se trouvait et se trouve toujours actuellement.

      Christian Montmarquette

    • Jean-François Trottier - Abonné 31 octobre 2018 10 h 50

      Qui a instrumentalisé le débat, sinon vous et votre QS ?

      Qui a toujours les mots "traître" et "raciste" en bouche ? Et ça se plaint de la bassesse des débats. Calv...!

      Qui a toujours très hâte de dire comment les autres trahissent leurs valeurs au nom d'un dogme encore plus rigide qu'une religion ?

      Qui crée la confusion en mélangeant social-démocratie et "socialisme tolérant la démocratie sous certaines conditions" ?

      Qui surtout est incapable de condamner des excès "parce que ça pourrait donner des armes au capitalisme international", celui-ci étant représenté par tout et n'importe quoi sauf le Très-Saint QS ?

      Qui est prêt à tout pour gagner le pouvoir, comme tout révolutionnaire ?

    • Nadia Alexan - Abonnée 31 octobre 2018 13 h 54

      À monsieur Montmarquette:
      Arrêter de détourner les valeurs «des Lumières» en les appelant des valeurs «identitaires.» Ce sont des valeurs universelles suivies par toutes les sociétés civilisées à travers le globe.

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 octobre 2018 14 h 10

      @Jean-François Trottier,

      "Qui a instrumentalisé le débat, sinon vous et votre QS ? (...) Qui surtout est incapable de condamner des excès "- Jean-François Trottier

      1 ) Que je sache, c'est le PQ et non Québec solidaire qui a déclenché les élections de 2014 sur la question du port des signes religieux dans les services publics.

      2 ) Québec solidaire a toujours dénoncé l'intégrisme, et "tous" les intégrismes.

      Référence :

      "Depuis sa fondation, Québec solidaire lutte avec ardeur contre l’intégrisme, contre tous les intégrismes, sans céder aux amalgames et à la stigmatisation de certaines communautés." - Le Devoir

      https://www.ledevoir.com/opinion/idees/435196/opposer-l-espoir-a-la-haine

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 octobre 2018 19 h 07

      @ Nadia Alexan,

      "Arrêter de détourner les valeurs «des Lumières» en les appelant des valeurs «identitaires.»"- Nadia Alexan

      Quitte à me répéter, la laïcité n'est pas de contrôler la vestimentation des citoyens.nes ou d'interdire l'expression de leur religion ou de leur athéisme.

      C'est au contraire l'accueil de TOUTES les religions sur un même pied d'égalité FACE à un État NEUTRE de manière à ce qu'il n'y ait pas de "religion d'État".

      En conséquence, je vois difficilement comment on peut espérer retrouver la paix sociale et s'associer aux valeurs des lumières, en faisant de la discrimination à l'emploi avec des personnes issues de la diversité religieuse.

      Si vous voulez mener une véritable lutte pour la laïcité Mme Alexan, commencez donc par faire la la lutte au financement publiques des écoles confessionnelles et aux exemptions de taxes aux organismes religieux, en demandant de décrocher le crucifix de l'Assemblée nationale au passage.

      Parce qu'elle est là, la laïcité DE L'ÉTAT, et non dans la discrimination et des personnes à l'emploi sur la base de leurs croyances.

      Christian Montmarquette

    • Jean-François Trottier - Abonné 1 novembre 2018 09 h 20

      QS dans son ensemble est l'intégriste : faut être à gauche à tout prix, peu importe les circonstances, peu importe les gens. C'est exactement ce que dit Mme Alexan. Avez-vous vesoin d'une référence ?

      QS reproche au PQ de ne pas être marxiste intégriste depuis 10 ans. Hé!

      Référence :
      https://www.ledevoir.com/opinion/idees/539927/la-gauche-se-trompe-lourdement-sur-la-laicite

      CQFD....

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 1 novembre 2018 10 h 22

      « QS reproche au PQ de ne pas être marxiste intégriste depuis 10 ans. »

      Cela m'attriste de vous voir vous emporter de cette manière...

    • Pierre R. Gascon - Abonné 1 novembre 2018 12 h 22

      La laïcité n'est pas le laïcisme! Elle n'est autre que le respect de toutes les croyances de la part de l'État, qui assure le libre exercice des activités cultuelles, spirituelles, culturelles et caritatives des communautés de croyants.

    • Jean-François Trottier - Abonné 1 novembre 2018 12 h 26

      En quoi je m'emporterais ?

      Je cite des faits patents : QS a été créé, avec le mot "Solidaire", en réaction au livre de Bouchard et sa "lucidité".

      Bouchard est sorti du PQ parce qu'il n'arrivait pas à le faire tourner à droite, mais ça, QS n'en a eu cure.

      L'association entre Bouchard et le PQ était facile, et QS est entré direct dedans. Depuis 10 ans les reproches en provenance de QS sont toujours, toujours, toujours de ne pas être assez à gauche. Or ces reproches seraient tout aussi valides envers.... les gouvernements de Suède et de Norvège! Pour le sens pratique on repassera.

      Je n'ai qu'un nom pour ça, et c'est "intégrisme". Ceci dit, mon teint ne devient absolument pas plus rouge, ni mes veines ne se gonflent.

      Toutefois je ne manque jamais l'occasion de répondre à M. Montmarquette pour l'empêcher de répandre son venin, qui pour moi est bien bénin mais pas forcément pout tout le monde.

      Il est probable que QS n'aurait jamais eu la même audience si ce n'avait été de ce livre. Le nom "Parti Communiste du Québec" n'était pas très vendeur. Les journalistes ne prenaient pas au sérieux ce truc hérité de formations télécommandées autrefois par l'URSS. C'est un coup de marketing assez fort merci.

      Si je me fâche, c'est contre les mensonges. Or QS fait dans l'énormité de ce point de vue. C'est tellement dans sa routine quotidienne de mentir que je ne pourrais vivre bien longtemps si je m'emportais chaque fois, hé!

      Les faits le disent : QS est aussi intégriste que l'ancien PCQ, avec les mêmes solutions débiles du genre "faites payer les riches", le poing bien haut et la couette en bataille.
      Je n'ai pas fait le choix du ridicule. N'accusez pas le messager je vous prie.