Laïcité: le gros bon sens

Le gros bon sens est une des marques de commerce de François Legault et, s’il n’en tient qu’à lui, de tout son gouvernement. Jeudi dernier, le PM exhortait ses ministres à « ne pas oublier le gros bon sens ». Seulement, il va falloir plus que du pragmatisme pour mener à bon port le bateau de la laïcité. Le GBS (gros bon sens) demeure drôlement impuissant devant l’absurdité, l’illogisme, voire la véritable poutre dans l’oeil qu’est ce crucifix qui, depuis Duplessis, décore le parlement québécois. Alors que le goût du jour est, comme chacun sait, au dépouillement.

C’est ce que George Orwell, auteur d’un livre redevenu très populaire, 1984, aurait qualifié de « doublepensée » : « Connaître et ne pas connaître. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires, et croire à toutes deux. »

À mon avis, beaucoup des malentendus concernant l’affichage religieux découlent du fait que la laïcité est continuellement vue à double escient. Selon qu’on soit pour ou contre le port des signes religieux, elle est perçue de deux façons distinctes. Ceux et celles qui sont contre l’affichage religieux croient que la laïcité impose d’abord et avant tout un devoir de réserve : l’obligation d’être, au nom de la neutralité de l’État, le moins visiblement religieux que possible (sauf, curieusement, quand il s’agit d’un crucifix).

Alors que les partisans d’une laïcité « ouverte » mettent l’accent, eux, sur le devoir de protection de la liberté de conscience. Le but de l’exercice n’est pas ici la neutralité comme telle, mais la garantie que chaque citoyen puisse manifester ses convictions, ou son absence de convictions, avec la protection bienveillante de l’État. L’essence même de la démocratie. Or, seul un État neutre, sans parti pris envers toute croyance, peut jouer ce rôle primordial. L’accent n’est pas du tout mis au même endroit qu’on soit détracteurs ou défenseurs des signes religieux.

Ce qui exacerbe maintenant cette dualité, c’est qu’au Québec, mais aussi en France, la laïcité a été absorbée par la question d’identité nationale, durcissant encore davantage la position des laïcistes purs et durs. Depuis le début du siècle, le « choc des civilisations » — vécu ici dans la foulée de l’attaque du World Trade Center et, en France, « dans la visibilité nouvelle des musulmans en Europe » — fait peur. Là-bas, la peur d’être envahi ; ici, la peur de sombrer dans l’obscurantisme d’antan. Partout, la peur de ne plus être maîtres chez soi. En fait, soyons clairs, au Québec, tout particulièrement, nous avons commencé à parler de laïcité à partir du moment où nous avons eu peur des musulmans.

Sans « la querelle du voile », nous ne serions pas à revoir, depuis 10 ans maintenant, le contrat social qui nous lie. Aucune prolifération évangéliste, aucune multiplication de kippas ou même de turbans sikhs ne nous aurait fait grimper autant dans les rideaux. Car, soyons honnêtes, ce n’est pas l’objet religieux comme tel qui nous fait baver — ce qui explique en partie l’indifférence envers le crucifix —, ce sont plutôt les sombres complots que nous percevons derrière.

Nous voyons une femme voilée et ce n’est pas elle, l’individu, qu’on voit, mais plutôt l’homme supposément à ses côtés qui l’oblige à se soumettre et, derrière lui, tel un jeu de dominos, toute une religion, voire « une civilisation », qui conspue la modernité ainsi que le Québec qui a fait de cette modernité tout un combat. On voit rarement la manifestation personnelle d’une « croyance sincère » qui devrait, par définition même de la laïcité, être protégée par le gouvernement. L’affront est collectif, point à la ligne.

Et c’est ainsi que l’exigence de la neutralité de l’État, pour laquelle il existe un réel consensus, s’est mise « à glisser vers certains citoyens dans certaines circonstances » (bonjour, les enseignantes), élément pour lequel il n’existe aucun consensus. Il faut s’inquiéter d’une telle dérive. Car en prétendant ici défendre la « séparation de l’Église et de l’État », on piétine l’autre grand principe qui sous-tend la laïcité : « la liberté de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public ». Cette liberté-là doit pouvoir se vivre au vu et au su de tous, sinon ce n’est pas une liberté. « La liberté de s’exprimer dans sa cave, c’est tout simplement l’interdiction de s’exprimer », souligne le sociologue Marc Jacquemain.

Avis donc au nouveau gouvernement et à son gros bon sens : commençons par le début. Pour en finir avec la tour de Babel, commençons par définir ce que nous entendons par laïcité. Ce qui manque toujours cruellement à ce débat. Commençons par établir ce que nous voulons vraiment protéger, et pour quelles raisons. Et puis, voyons si ce fameux consensus, qui vous tient tant à coeur, tient également la route.

111 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 24 octobre 2018 01 h 30

    Entre l’immobilisme libéral et les contradictions caquistes

    Après 16 ans d’immobilisme, la CAQ a la possibilité de devenir le parti ‘naturel’ du peuple francoQuébécois. Face au PLQ qui s’entête à être le parti ‘des Anglâ’.

    En d’autres mots, la CAQ pourrait devenir une nouvelle version de l’Union Nationale de Duplessis. Une Union Nationale modernisée qui s’enracinerait au pouvoir aussi longtemps que Maurice Duplessis l’a été.

    Pour se faire, la CAQ doit être le reflet de ce que nous sommes, avec nos incohérences et nos contradictions.

    La CAQ a pris le pouvoir parce ce qu’elle s’est lancée à la conquête de l’électorat pendant que le PQ perdait son temps à tenter une convergence souverainiste illusoire. Et pour convaincre l’électorat, la CAQ s’est faite caméléon, adoptant systématiquement les contradictions du Québec profond.

    Vous et moi pouvons critiquer l’illogisme du programme politique de la CAQ. Mais entre la cohérence dans l’opposition ou l’incohérence au pouvoir, la CAQ a fait son choix.

    Alors, oui, on peut reprocher à la CAQ son attachement au crucifix de l’Assemblée nationale (dont l’original ‘patrimonial’ de 1936 a été volé, remplacé par une copie en 1982) tout en défendant une laïcité excessive, jugée parfaitement raisonnable par le Québec profond.

    Même moi, qui désire qu’on n’interdise le port de signes religieux (ostentatoires ou non) qu’aux détenteurs des pouvoirs répressifs de l’État, je préfère cent fois un gouvernement qui va trop loin, mais qui permet de tourner la page à ce sujet, quitte à ce qu’un autre gouvernement corrige le tir dans 4 ou 8 ans.

    • Micheline Gagnon - Abonnée 24 octobre 2018 09 h 05

      Mon enfance s'est passée à l'époque de Duplessis et mes parents étaient membre de l'Union nationale. Croyez-moi vous n'avez pas le goût de retourner à cette époque où l'union de l'état et du pouvoir religieux étaient symbolisés par le crucifix de l'Assemblée nationale.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 24 octobre 2018 09 h 21

      Le Devoir et Francine Pelletier fait partie de ces chroniqueurs qui s'inscrivent dans une posture taylorienne comme l'explique bien ici Djemila Benhabib sur sa page Facebook: «Si les thèses de Charles Taylor trouvent largement écho dans les médias dominants montréalais c’est en raison de sa convergence idéologique avec ces derniers. Le récent positionnement du Devoir à travers l’édito de Robert Dutrisac le confirme. Ces derniers (Radio-Canada, La Presse, Le Devoir) s’inscrivent largement dans une posture taylorienne en entretenant le fait que la laïcité n’est rien d’autre qu’une forme de racisme, de xénophobie et d’exclusion des minorités. Comme si la laïcité avait vu le jour, au Québec en 2012, avec le dessein machiavélique d’anéantir les minorités. Il n’y a rien de plus grotesque qu’une telle insinuation. Et pourtant c’est ce qui est martelé ad nauseam d'une émission à l'autre, d'une chronique à l'autre, d'un article à l'autre, d'un bulletin d'information à l'autre. Cette fabrication médiatique totalement insensée aurait pu être aisément recadrée par les partisans de la laïcité s’ils avaient pu s’exprimer dans ces mêmes médias à la même fréquence que leurs adversaires. D'autant plus que les laïques comptent dans leur camp des militants aguerris dans l'art de l'argumentation. Faut-il encore leur donner la parole!»

    • Johanne St-Amour - Abonnée 24 octobre 2018 09 h 23

      Djemila Benhabib continue ici son explication des prises de position totalement biaisées de ces médias:
      «Lorsqu’il s’agit de laïcité, le débat est foncièrement biaisé. Nous n’avons plus à faire à des journalistes mais à des militants multiculturalistes qui ne reculent devant rien pour faire passer leurs biais politiques avant les faits. Au mieux, ces journalistes reprochent aux laïques de manquer d’ «ouverture », au pire ils les traitent comme de véritables parias. Cette triste réalité largement documentée par Michel Lincourt que je remercie vivement, je l’ai découverte avec stupeur et désarroi depuis plusieurs années. Pour illustrer mon propos, je ne citerai que deux exemples d'une malhonnêteté flagrante. Le reportage de Jacques Bissonnet de Radio-Canada au lendemain de la défaite du PQ en 2014. Ce dernier avait tellement insisté pour me rencontrer alors que je m'en allais à des funérailles à Laval que j'ai fini par accepter qu'il vienne avec son équipe me rencontrer ...dans le parking du salon funéraire. Résultat? Son reportage prétendait que j'avais attribué la défaite du PQ à la charte des valeurs. FAUX. J'apprenais par la suite après avoir porté plainte à l'ombudsman de Radio-Canada que le reportage en question était une commande politique. Le scénario était donc écrit d'avance. Bien. Le 17 janvier 2014, dans un texte de La Presse intitulé «Le festival du sophisme», Vincent Marissal, qui descendait la Charte des valeurs, m'attribuait des propos que je n'avais jamais tenus. Le chroniqueur avait carrément inventé l’existence d’un imam tunisien auquel j’avais attribué ma défaite électorale à Trois-Rivières. Débile! Quelques jours plus tard, Marissal avait été obligé de s’excuser après une plainte que j'ai adressée à son patron, Éric Trottier, qui avait fini par reconnaître les égarements de son journaliste. »

    • Christian Roy - Abonné 24 octobre 2018 11 h 59

      Mme St-Amour, il y a d'après moi une méprise au sujet du terme laïcité. Il serait juste que les tenants d'une exclusion pure et dure des manifestations religieuses dans la sphère publique, notamment au sein de l'État québécois, parle de laïcisme plutôt que de laïcité. Cela aurait l'avantage de mieux cadrer le sujet sensible. On confond présentement au Québec laïcité et laïcisme.

      Quand Mme Benhabib parle de "partisans de la laïcité" et de "laïques", elle entretient nécessairement la confusion.

      Le gouvernement actuel saura-t-il faire une mise au point éclairante ?

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 24 octobre 2018 14 h 48

      Mme St-Amour, vous avez bien raison de dénoncer la posture taylorienne qui entretient le fait que la laïcité n’est rien d’autre qu’une forme de racisme, de xénophobie.

      Quand on parle d’islamophobie, il ne s’agit pas de racisme. Il faudrait bien distinguer les idées et les personnes.

      On ne doit pas associer la peur ou la haine envers certaines idéologies avec la peur ou la haine des personnes qui professent ces idéologies.

      On peut haïr des idées, mais on n’a pas le droit de haïr des personnes et de s’attaquer à eux physiquement ou en paroles.

      On a le droit et je dirais même le devoir de critiquer des idéologies et les religions qui prônent la préséance de soi-disant lois religieuses sur les lois de l’État.

      On a raison à bon droit d’avoir peur et même de haïr des doctrines qui ne respectent pas l’égalité homme-femme, qui exigent la ségrégation des sexes, qui préconisent de tuer les mécréants, de stigmatiser les homosexuels.

      La haine ( mîsos en grec) est différente de la peur (phóbos en grec). Ainsi, on dit misogyne (qui n’aime pas les femmes), on dit claustropohobe (qui a peur d’être enfermé).

      Si les mots ont un sens, le terme islamophobe signifie « qui a peur de l’Islam » et non pas « qui a de la haine pour l’Islam »

      Ne pas confondre misislamie (haine de l’islam) et islamophobie (peur de l’islam).

      Et le racisme là-dedans ? L'islamophobie, soit la peur de l’Islam, ce n'est pas du racisme, car la religion n’est pas un gène hérité à la naissance, mais plutôt le résultat d’un lavage de cerveau, et de l’embrigadement des adultes pour mieux les contrôler. On ne peut donc pas être accusé de raciste si on critique une religion.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 24 octobre 2018 16 h 26

      Oui, M. Roy, Mme Benhabib parle ici de laïques un moment donné, mais quand on veut se donner la peine on comprend qu'elle parle des tenants de la laïcité
      Le laïcisme est aussi un terme utilisé par les tenants de la posture taylorienne au Canada pour dénigrer ceux qui militent pour une laïcité. Dois-je aussi comprendre que vous faites partie de ces gens multiculturalistes pour qui ces tenants de la laïcité sont xénophobes, de racistes ou de ceux qui veulent exclure les minorités?
      La laïcité est un contrat social avec tous les QuébécoisEs, si certaines personnes utilisent leur statut d'immigrants pour crier au scandale, elles compromettent le débat.

    • Serge Pelletier - Abonné 24 octobre 2018 17 h 48

      Mme Gagnon, il n'y a jamais eut d'union entre Duplessis et le clergé. C'est DUPLESSIS TOUT SEUL QUI DÉCIDAIT. Les évêques qui voulurent le moindrement le "contrarier" dans ses décisions... Et bien, ils furent mutés "au bout du monde", rappelés à Rome, etc.

    • Christian Roy - Abonné 24 octobre 2018 21 h 53

      Mme Saint-Amour, le terme laïcisme définit beaucoup plus clairement la position de Mme Benhabib dans sa conception de la séparation de l'Église (du Religieux) et de l'État. Je n'y vois aucun aspect méprisable. Il a le mérite d'être clair.

      Le terme laïcard correspondrait cependant à la manifestation de propos excessifs et empreints de visée intégriste. À vous de me dire si c'est le cas des militants du laïcisme que vous connaissez. C'est pourtant là que je décroche: la propagande, les imprécisions, les demi-vérités que propagent le militantisme de combat de celles et ceux qui se considèrent comme des tireurs d'alarme. Peut-être ont-ils raison après tout. Si c'est le cas, il faudrait plutôt faire appel à la Police et à des agents doubles. Y a-t-il vraiment péril en la demeure ? Les menaces à la sécurité nationale peuvent avoir différentes sources. Soyons à l'affût pour repérer celles et ceux qui radicalisent les esprits. Pinçons les criminels et laissons vivre en paix les citoyens de bonne volonté, croyants, agnostiques ou athées selon leur cheminement. Est-ce trop demander à chacun ?

      J'ai pour mon dire que nous vivons depuis la Révolution tranquille une laïcité enracinée dans notre histoire de Québécois. Je nous trouve pas pire ! Je n'ai ni honte de cette laïcité dite ouverte que nous nous sommes donnés depuis, ni honte de notre passé religieux dont nous nous sommes distancés, ni honte d'être nord-américain. Je les assume. Comprenez que j'utilise mon statut de Québécois de souche pour dire oui à la diversité et oui à une laïcité qui n'exclut pas à priori l'expression des croyances sincères des individus. Cela peut fort bien se vivre et s'apprendre sur les bancs d'école. Et cela n'est pas faire de l'endoctrinement, comme certains le laissent supposer. D'autre part, je supporte très mal la discrimination systémique ou l'ostracisation que certaines prises de position gouvernementale peuvent implicitement contenir. Voilà ce qui me tracasse et auquel je m'objecte.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 25 octobre 2018 06 h 56

      Henri Pena-Ruiz mentionne que la laïcité ouverte n'existe pas: parle-t-on de justice ouverte, parle-t-on des droits de l'homme ouverts affirme-t-il. En parlant de laïcité ouverte, bien sûr c'est qu'on tente de dire que la laïcité est fermée. Comme vous le dites. Alors je comprends que vous adoptez l'attitude Qsiste dont Amir Khadir se faisait un plaisir d'assister à des rassemblements musulmans où il s'assoyait avec les hommes: ségrégation sexuelle oblige!
      Comme le premier ministre fédéral Justin Trudeau qui a visité une mosquée et où ses ministres féminines, voilées, sont entrées par une porte différente de celles des hommes avant d'aller s'asseoir au balcon, loin des hommes et qui n'ont pas pu, non plus prendre la parole, étant femmes.
      Laïcité ouverte comme cette députée à Montréal Mindy Pollak, juive hassidique qui refuse de donner la main aux hommes: quelle ouverture!
      Ouverte comme cet organisme musulman à Montréal qui promeut la cérémonie du voile pour les petites filles à qui les tenants font jurer de porter le voile toute leur vie: ouverture ou endoctrinement?
      Cela me fait toujours un peu sourire de voir que des anti-laïcité parlent au nom de religions non ouvertes, elles, sur le monde, sexistes et misogynes!
      Comme il est bien démontré dans le film «Quand les pouvoirs s'emmêlent»: là ou les religions avancent, les droits des femmes reculent! Mais cet aspect des religions importent peu à plusieurs!

    • Christian Roy - Abonné 25 octobre 2018 12 h 04

      Mme Saint-Amour, votre point de vue est précieux à l'avancement de la société québécoise pour faire en sorte que les droits de toutes les québécoises avancent.

      La laïcité dite ouverte, inclusive et de reconnaissance se base sur la Raison et les droits fondamentaux, dont l'égalité entre les hommes et les femmes, dont les chartes font mention. Elle ne peut être considérée comme une caution aux injustices, aux abus et au crimes. Elle n'exempte pas des conflits de valeurs et, en ce sens, elle exige un engagement tous les citoyens à délibérer ensemble, avec civilité. Elle confronte plutôt l'intégrisme discriminatoire, qu'il soit de type religieux ou laïciste.

      Ce type de laïcité est un processus alimentée par des citoyens vigilants plutôt qu'une réponse définitive et intégriste dont les effets secondaires sont souvent négatifs. Loin d'être molle, elle est pragmatique et rigoureuse. Elle mérite d'être mieux connue et moins caricaturée.

    • Jean-Henry Noël - Abonné 25 octobre 2018 14 h 58

      Madame St-Amour, vous parlez d'immigrants. Prenez note que ce statut n'est pas éternel. Après trois ans, ces immigrants deviennent des citoyens. Ils ont les mêmes droits que vous, à moins que vous revendiquiez un certain droit d'aînesse qui viendrait automatiquement après quatre cents ans.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 25 octobre 2018 16 h 35

      Ne vous inquiétez pas M. Noël, je sais ce que sont les immigrants.

      M. Roy, curieux comme j'ai l'impression de lire des propos écrits par ces gens qui devaient, prétendument, être formés pour «aider à réfléchir de la bonne façon» par un certain organisme de Montréal dont le nom m'échappe. Vous semblez étaler vos propos comme s'ils étaient la vérité de la Palice! Et c'est plutôt bizarre cette ouverture à des religions... fermées!

  • Serge Pelletier - Abonné 24 octobre 2018 03 h 25

    Encore du délire...

    J'ai personnellement connu le Crucifix qui était accroché au centre du mur à l'avant des classe, juste au-dessus de la tête de l'instituteur ou de la maîtresse... Ces personnes étaient laïques ou dans les ordres. La situation existait dans les classes des cours de métiers (maintenant menant au DEP)... Pratiquement tout le monde s'en balançait du crucifix... Quand ils furent enlevé, la même réaction: tout le monde s'en balançait... y compris la majorité de ceux qui était dans les ordres.
    Bien entendu, des "zélés", surtout des journalistes, s'énervèrent... sur le fait... d'une patente religieuse nommé crucifix... Ouais. Ils gagnaient leur vie en créant de toute pièce un scandale qui n'existait pas.
    Aujourd'hui, sous la plume de certains journalistes, des mots sont garauchés: la peur de..., le choc des civilisatioins... l'envahissement de l'autre d'ailleurs.... etc. Puis, les niaiseries de crucifix refont surface, la terrible laîcitée de l'État, le terrible enlèvement de croire ou de ne pas croire... etc. Là on devient un laïc pur ou dur, ou un raciste anti-religieux...
    Quand une journaliste comme vous Mme en est rendue au délire, les consultations en sont pas lointaines... D'ailleurs, Aldous Huxley, dans "Le meilleur des mondes", fait clairement référence à votre comportement (à ceux de vos collègues journalistes): "(...) je sais fort bien qu'on a besoin de situations ridicules et folles, comme celles-là; on ne peut vraiment bien écrire sur aucun autre sujet".
    Vous d'êtes pas loin de certains journalistes qui en sont rendus obsédés par une affaire de crucifix et qu'ils en demandent l'enlèvement de ceux-ci sur les pierres tombales des cimetières... Parce que cela - le crusifix - offense les musulmans...

    • Pierre Grandchamp - Abonné 24 octobre 2018 14 h 23

      Tant qu'à faire, il faudra enlever tous les noms de lieux publics avec un nom référant à notre passé judéo chrétien: Hôtel Dieu, Collège S
      Saint-Sacrement, rue Saint-Denis, Ville de Saint-Jérôme.....etc.

    • Serge Pelletier - Abonné 24 octobre 2018 18 h 08

      M. Grandchamp, pire encore, de mes oreilles j'ai parfaitement entendu des étudiants musulmans du second cycle universitaire (dans trois universités différentes) dirent haut et fort que la vue des crucifix sur certains édifices comme les écoles, les hôpitaux les offensaient, les blessaient dans leur conviction religieuse. Et de bons étudiants québécois bien-pensants des amphithéâtres de cours reprennaient en coeur que cela était très choquant que ces affaires de crucifix sur les édifices publics...
      J'avais beau expliqué que ces édifices dataient d'une autre époque, que les édifices appartenaient généralement à des congrégations religieuses de l'époque, l'État ne s'occupant pas de l'éducation et des soins, etc. RIEN N'Y FAISAIT. ABSOLUMENT RIEN.
      Pire, certains faisaient des "crises" en disant qu'ils avaient croissé sur la rue des soeurs avec un voile sur la tête... et que les québécois n'avaient aucune raison autre que racistes de vouloir interdire les musulmanes d'en porter partout...
      Conséquemment quand le délire en est rendu là...

  • Léonce Naud - Abonné 24 octobre 2018 04 h 18

    « Bonjour, les enseignantes...»


    « Les deux premiers fonctionnaires de l’État, c’est la nourrice et le maître d’école. » Victor Hugo, Les Misérables.

    • Jean Bertrand - Abonné 24 octobre 2018 10 h 52

      Et non pas sans raison parce qu'avant de protéger la liberté de conscience d'une personne, il faut que cette dernière la développe.Et c'est surtout sur les bancs de l'école que se fait cet apprentissage qui nécessite, selon le gros bon sens, un environnement d'une neutralité absolue.

    • Pierre Fortin - Abonné 24 octobre 2018 10 h 56

      « Tant qu'il existera, par le fait des lois et des mœurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, des livres de la nature de celui-ci [Les Misérables] pourront ne pas être inutiles. » — Victor Hugo

    • Jean Jacques Roy - Abonné 24 octobre 2018 15 h 02

      Victor Hugo représente bien une certaine vision des conditions sociales du 19ième siècle.

      On fait appel à une citation tirée des “Les Misérables” (comme argument d’autorité) pour justifier une politique exigeant des “enseignant.es” de ne porter aucun signe religieux. il me semble important de rappeler que la portée de la citation est hors contexte et n’a aucune valeur pour éclairer le débat.

      Victor Hugo veut faire ressortir que l’éducation des enfants et des adolescents se polarise entre l‘influence de la nourrice (figure de la “bonne” et “douce” femme croyante) et celle du maître d’école ( autorité à l’école de l’enseignement laïque anti-cléricale républicain). Il va de soi que Victor Hugo fait référence à l’éducation des enfants français nées de familles de l'ancienne noblesse, de la nouvelle bourgeoisie et de la petite bourgeoises, ses contemporains. Les enfants des bonnes, des serviteurs, des petits artisans, des paysans, des ouvriers, même si l’exception apprenait les rudiments de la langue écrite et des opérations mathématiques, échappaient pratiquement à cette polarisation.

      Dans le Québec moderne, la majorité des enfants naissent dans des familles nucléaires où les deux parents sont salariés... Très tôt, par la télévision, les tablettes, les réseaux sociaux, la musique entubée, la libéralisation des moeurs et quoi d’autres... La fameuse influence des “nourrices” (parents et services de garde) et celle des “maîtres” (écoles publiques) dont il est question est fortement médiatisée par d’autres sources de socialisation méconnues au 19e siècle de la vieille France.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 24 octobre 2018 18 h 16

      M. Jean-Jacques Roy, Victor Hugo a aussi dit en 1850, alors qu'il était très croyant: «Je veux l'Église chez elle et l'État chez lui». Cette phrase est devenue célèbre et elle a lancé le principe de laïcité affirme Henri Pe­na-Ruiz qui explique cette phrase: «L'Église, comme institution religieuse, a tout à fait le loisir d'affirmer la foi de ses fidèles, à l'organiser dans un chez-soi des catholiques, mais en revanche elle n'a pas à imposer la foi des catholiques à la totalité de la société civile et de l'État. Car si l'Église, au lieu d'organiser l'administrer de la foi des catholiques qu'elle unit dans son sein se met à imposer sa vision de monde au reste du monde, elle fait violence à ceux qui ne sont pas catholiques.
      Ceci vaut pour toutes les religions. Henri Pena-Ruiz affirme également que nous sommes tous différents mais qu'il faut chercher le socle qui nous unit!

    • Christian Roy - Abonné 24 octobre 2018 22 h 06

      M. Jean Bertrand, vous demandez une "neutralité absolu' au monde scolaire... désolé mais un tel environnement serait destructeur pour nos enfants et adolescents. C'est comme imaginer un environnement sans microbes et bactéries. Espace mort et vide. Pas moyen de développer leur système immunitaire à cet endroit. L'école est un lieu où on apprend à décoder et participer à la mise en place d'un monde pluraliste, écologiste, pacifique et démocratique. L'école est loin d'être neutre. Si c'était le cas, aucune d'entre elles n'aurait de projet éducatif. Je souligne le mot projet.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 25 octobre 2018 07 h 05

      M. Christian Roy, les signes religieux sont interdits pour les élèves en France, est-il pour autant un environnement aseptisé, un espace mort et vide? Lors du débat avant l'adoption de cette loi, des tenants religieux ont crié à l'exlusion: quelques parents intégristes ont envoyé leurs enfants dans des écoles religieuses mais la plupart sont restés dans le système public.
      Un monde scolaire pluraliste n'exige pas nécessairement un monde où se cotoie toutes les religions, la diversité peut se traduire par d'autres éléments: les arts, la musique, les différentes cuisines des étudiants de toutes origines!
      C'est comme le cours ECR qui fait la propagande de toutes les religions et que plusieurs condamnent et demandent qu'on le retire. À ce titre le livre, écrit sous la direction de Normand Baillargeon et Daniel Baril «La face cachée du cours ECR» est très explicite.

    • Christian Roy - Abonné 25 octobre 2018 13 h 04

      Mme Saint-Amour, nous ne vivons pas en France. Nos pays n'ont pas la même histoire, loin de là, malgré que notre langue soit commune. Je pense que notre type de laïcité actuel n'a pas à avoir de complexes devant celle de la République - que j'aime bien par ailleurs.

      Soyons différenciés.

      Le cours ECR est un bijou à polir. Propre au Québec. L'apprentissage d'une solide culture religieuse est un clé de compréhension essentielle pour les enfants et les jeunes. Le développement d'une réflexion éthique également. Les critiques sont les bienvenues dans la mesure où elles visent à améliorer un cours qui mérite d'être à l'horaire et encore mieux enseigné sur le terrain.

      Soyons exigeants.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 25 octobre 2018 16 h 49

      Bien d'accord pour un cours d'éthique, mais plusieurs demandent l'abolition du cours ECR. Et non je ne crois pas qu'une culture religieuse soit essentielle pour bien réussir et je suis aussi pour l'abolition de ce cours plutôt que de l'«améliorer». Au mieux, on pourrait parler des religions dans un cours d'histoire, mais la façon dont il est bâti ce cours rend les enfants qui n'ont pas de religion coupables de ne pas en avoir. Il véhicule en plus nombre de stéréotypes et de préjugés, sans parler qu'il est impossible de critiquer les religions, qu'il parle peu d'athéïsme, d'agnosticisme et de laïcité. Et qu'il dissimule les méfaits que les religions ont parsemés au cours des siècles!
      Un cours d'éthique, de morale et d'éducation à la citoyenneté me semble davantage rassembleuse. Et laissons au parents faire l'éducation religieuse de leurs enfants, s'ils le désirent.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 25 octobre 2018 18 h 42

      En passant M. Roy, nous ne vivons pas en France, mais la laïcité au Québec et au Canada n'a jamais été définie: tout est à faire!

  • Josée Lafontaine - Abonnée 24 octobre 2018 04 h 32

    Obscurantisme d'antan ?

    De grands personnages ont construit colonie, hôpitaux, écoles, routes, etc... Marguerite d'Youville, Lionel Groulx, Marie de l'Incarnation, Paul de Chomedey de Maisonneuve, à qui on doit la croix sur le Mont Royal, Jacques Cartier qui planta une croix à Gaspé, etc... Le fondateur de votre journal aussi était un grand croyant ... Claude Ryan. Peux-t-on appeler cela "obscurantisme d'antan" ?

    • Bernard Dupuis - Abonné 24 octobre 2018 10 h 11

      Votre commentaire a le mérite de rappeler le manque de mémoire historique de cette journaliste. J’aimerais renchérir en faisant une remarque sur un autre gros manque de mémoire contenu dans cet article. En effet, Mme Pelletier affirme que « nous avons commencé à parler de laïcité à partir du moment où nous avons eu peur des musulmans ». Mme la journaliste aurait dû savoir qu’il fut grandement question de laïcité au Québec et dans toute la chrétienté au milieu des années soixante après Vatican II.

      Finalement en 1966, le Cardinal Léger consentit à envoyer une directive à tous les prêtres, enjoignant les religieux et les religieuses de laisser leurs signes religieux au presbytère ou au couvent. Les religieux de l’époque, sans chantage de recours à la Cour, ont fini par accepter de porter un vêtement semblable à celui porté par l’ensemble de la population et à ne pas manifester leurs convictions à tout venant et vingt-quatre heures par jour.

      Peut-on manifester ses convictions sans chercher à choquer les convictions des autres? Les catholiques québécois ont déjà montré que cela était possible.

      Bernard Dupuis, 24/10/2018

  • Nadia Alexan - Abonnée 24 octobre 2018 05 h 35

    Les pères de la Révolution tranquille envisageaient la laïcité depuis les années soixante!

    Ce n'est pas vrai qu'on a commencé à parler de la laïcité avec la prolifération du hijab. Les pères de la Révolution tranquille ont envisagé la laïcité de l'état et de ses fonctionnaires depuis les années soixante.
    Pourquoi n'a-t-on pas «grimper les rideaux», comme vous le dites, quand on a sécularisé les écoles publiques confessionnelles et l'on a renvoyé les frères et les soeurs?
    On n'interdit à personne de manifester sa conviction religieuse dans l'espace public. Par contre, il faut s'abstenir de manifester des signes religieux dans la fonction publique pour maintenir la neutralité de l'État. Je suis d'accord avec vous qu'il faut enlever le crucifix de l'Assemblée nationale par cohérence avec la neutralité de l'état.
    Ce que vous ne voulez pas comprendre, madame Pelletier, c'est le fait qu'il y'a un mouvement islamique politique internationale qui utilise les signes religieux comme un étendard identitaire de l'intégrisme wahhabite provenant de l'Arabie saoudite. Le port du hijab n'a jamais été une obligation religieuse. C'est une invention récente pour exprimer l'intégrisme politique.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 24 octobre 2018 09 h 43

      « Pourquoi n'a-t-on pas «grimper les rideaux», comme vous le dites, quand on a sécularisé les écoles publiques confessionnelles et l'on a renvoyé les frères et les soeurs? »

      Parce qu'on n'a jamais « renvoyé les frères et les soeurs ». La laïcisation de la société québécoise ne s'est pas du tout produite de cette manière. D'une part, parce que frères et soeurs ont participé en première ligne à la transformation des institutions scolaire et médicale, en renonçant volontairement à leurs costumes parce que Vatican le leur recommandait, cédant la place à mesure que leurs effectifs diminuaient et sans prétendre s'accrocher aux postes de commande. D'autre part parce que c'est d'abord dans le for intérieur des personnes que l'autorité de la foi religieuse s'est émoussée, ici comme ailleurs, comme la tendance était prévalente partout dans l'Occident chrétien.

    • Gilles Théberge - Abonné 24 octobre 2018 09 h 50

      Ce que dit madame Alexandre est exact. Ce n’est que par le laxisme de l’Etat que l’on a laissé se,développer un sustème confessionnel qui ne dit pas son vrai nom.

      C’est après avoir vu le film « Quand les pouvoirs s’emmêlent » que j’ai compris comment il est hasardeux de laisser se développer un système confessionnel qui ne dit pas son nom, et qui ne veut qu’une chose, remplacer l’autre.

    • Josée Lafontaine - Abonnée 24 octobre 2018 10 h 21

      Désolé, mais je me souviens de milliers de manifestations de parents au début des années 90 sur la colline parlementaire qui tenaient à cet enseignement dans les écoles... On a dit à la majorité catholique et protestante (à 80 %) qu'ils devaient se tasser pour accueillir les autres avec le résultat que l'on connait. Les enfants et leurs parents ont commencé à courir (encore plus !!!!!) pour recevoir cet enseignement les soirs et les fins de semaine. Ça se passait très bien à cette époque et ceux qui ne voulaient pas recevoir l'enseignement catholique ou protestant avait des cours civils (dont je ne me souviens plus le nom...)

    • Alain Pérusse - Abonné 24 octobre 2018 10 h 31

      Sans aucun doute, vous faites dans le conspirationnisme, madame Alexan. Vous n'avez aucune preuve concrète de vos prétentions sur le hijab. La réputation des Saoudiens vous sert bien.

    • Pierre Desautels - Abonné 24 octobre 2018 10 h 59


      @Richard Maltais Desjardins

      Vous avez bien raison. Et il faut ajouter qu'il y a une immense contradiction quand on lit "séculariser les écoles publiques confessionnelles." Pardon? Les écoles confessionnelles étaient sécularisées parce que l'on a délaissé des vêtements religieux? Mais le prosélytisme catholique a sévi dans nos écoles jusqu'en 2007, avec les cours de religion. Cachez ces vêtements, et l'honneur était sauf.
      Nous nous sommes fait avoir pendant toutes ces années. Et aujourd'hui, il faudrait cacher le voile musulman, mais laisser sévir les écoles religieuses subventionnées. Cherchez l'erreur.

    • Christian Roy - Abonné 24 octobre 2018 12 h 09

      Question à Mme Alexan; en quoi l'interdiction des signes religieux tel le port du hijab chez les employés de l'État en position d'autorité aura-t-il sur "le mouvement islamique politique internationale qui utilise les signes religieux comme un étendard identitaire de l'intégrisme wahhabite provenant de l'Arabie saoudite" ?
      Convainquez-moi, s.v.p.

    • Pierre Fortin - Abonné 24 octobre 2018 12 h 10

      Il faudrait distinguer l'œuvre de l'Église catholique, industrie humaine, qui s'est arrogé le pouvoir de nous vendre, clé en main, l'accès à un royaume des cieux et la chrétienté fondée sur des valeurs de solidarité et de charité humaines transmises par Jésus-Christ, l'homme.

      La plupart des Québécois ont été éduqués en baignant dans ces valeurs culturelles chrétiennes profondes qui fondent aujourd'hui leur volonté de réaliser une authentique société démocratique dans laquelle personne n'est laissé derrière. Ce que le Québec a rejeté en s'émancipant dans les années soixante c'est le pouvoir démesuré et les injonctions d'une église déconnectée des aspirations les plus légitimes de la population et non ses valeurs.

      La semaine dernière à Bruxelles se sont tenues les élections municipales où le Parti Islam se présentait en réclamant l'instauration de la charia et le droit à la polygamie; il n'a obtenu que moins de 1 % des votes, mais tout de même. L'Ontario a échappé à la même tentative il y a quelque années. N'est-il pas normal dans ces conditions que des craintes d'envahissement surgissent dans la population ?

      Qu'on le veuille ou non, le Québec est une société fondamentalement chrétienne même si l'Église a été remise à sa place; elle n'est pas d'abord musulmane ni bouddhiste. Il conviendrait de se questionner pour savoir dans quelle mesure et à quelles conditions il peut y avoir compatibilité avec des réligions fondamentalistes qui s'implantent ici plutôt que d'ergoter sur les accessoires servant un prosélytisme soft comme le voile, le kirpan ou la kippa.

      Si on veut clarifier le fond de l'affaire, il conviendrait de questionner certaines communautés confessionnelles afin de comprendre leurs véritables aspirations et leurs projets dans le cadre de leur intégration au Québec. À ce que je sache, on ne leur a jamais posé cette question pourtant bien légitime. Ce serait peut-être une façon d'engager un vrai débat constructif ... si on n'a pas peur des mots.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 24 octobre 2018 14 h 11

      @ M. Pérusse

      La dame est née en Égypte. A fait ses études en Égypte. A cette époque, il n'y avait pas de voile en Égypte.

    • Cyril Dionne - Abonné 24 octobre 2018 16 h 39

      Bon. Plusieurs sont ici à défendre des religions qui n'ont semé, la plupart du temps, que désarroi et désolation. Doit-on rappeler tous les sévices et crimes sexuels connus et qui sont à venir commis par les représentants de l’église catholique? On n’en finirait pas d’énumérer, continent par continent, pays par pays, ville par ville, tous les crimes commis par nos émissaires de cette église.

      Pour l’islam, quand ils ne sont pas en train de s’entretuer dans leurs guerres de religion ou bien d’imposer des dogmes qui datent de l’âge de pierre aux femmes et à traiter les minorités sexuelles comme des dégénérés qui doivent être punis et ostracisés, ses adeptes se plaignent constamment qu’ils doivent se plier aux lois du pays qui les a accepté. Eux aussi, commettent des crimes à connotation sexuelle, Tarik Ramadan oblige, parce que pour les adeptes de cette superstition, le viol n’existe pas et la femme est inférieure à l’homme.

    • Céline Delorme - Abonnée 24 octobre 2018 18 h 08

      Réponse à M Christian Roy et M Pérusse, qui ne connait pas les luttes des féministes du Maghreb, du Moyen Orient et autres pour que les religions cessent d'opprimer les femmes. Les religions sont les ennemies des femmes. Les femmes occidentales pour la plupart osent affronter les dogmes religieux et les québécoises prennent La Pilule sans la permission du pape...Les féministes du Moyen Orient se plaignent que les femmes occidentales ont réussi à s'émanciper, mais ne montrent aucun soutien pour les femmes d'ailleurs qui mènent le même combat:
      L'émancipation est bon pour les occidentales, mais les autres peuvent bien rester soumises aux hommes et à la religion, ce n'est pas de nos affaires: n'est ce pas du racisme?
      Certaines féministes orientales appellent cela: "de l'indigénisme":On salue l'émancipation pour les occidentales, et le respect de la tradition ancienne pour les orientales, "elle ne connaissent pas mieux...."
      Bourghiba, président musulman de Tunisie, pays musulman en 1957 a instauré l'émancipation des femmes en interdisant le voile à l'école, parce que le voile est le symbole de l'opression des femmes, il a interdit la polygamie, etc. ( Voir le résumé dans "Jeune Afrique" 28 août 2006). Voir sur You tube la joie sur le visage des femmes quand le président enlevait en public le voile de leur tête. Aujourd'hui les femmes ont peur: Quand elles s'aperçoivent que les Islamistes font aussi du recrutement au Canada, elles sont paniquées pour leurs enfants: seront-ils endoctrinés?
      Ces personnes sont souvent paralysées par des Stress Post Traumatiques après les horreurs vécues ailleurs, ils n'ont pas la confiance pour porter plainte dans notre pays pas encore laïque, où la "Religion" est primordiale, avant le droit des femmes.
      On se croit vertueux en étant indifférent. Mais L'indifférence envers les opprimés est de la Complicité.
      Cas vécus par des gens que je connais:
      1-Un garçon de secondaire I,, québécois né en Algérie, revient de l'école en disant à s