Le son du glas

Malgré les doutes qu’avait soulevés le cafouillage du chef de la CAQ sur l’immigration, les Québécois ont décidé de donner à François Legault une chance qui a des allures de raz-de-marée, mais l’élection d’un premier gouvernement autre que libéral ou péquiste depuis plus de cinquante ans sonne aussi le glas pour le PQ.

Avec 25 % des voix et 30 députés élus, la défaite d’avril 2014 avait déjà l’air d’une déroute, mais les péquistes auraient sablé le champagne s’ils avaient pu rééditer cette performance. Pour la première fois de son histoire, le parti n’a obtenu ni le pourcentage du vote ni le nombre de députés requis pour être reconnu officiellement comme parti à l’Assemblée nationale. Ses députés devront désormais siéger comme indépendants.

Non seulement le PQ a perdu son dernier bastion dans la capitale, mais il est chassé de son berceau montréalais. Sylvain Gaudreault est désormais seul au Saguenay–Lac-Saint-Jean, comme Véronique Hivon dans les Laurentides et Lanaudière… Peu importe dans quelle direction on se tourne, le désastre est total. Plus encore qu’au début de la campagne, le « champ de ruines » dont parlait Jacques Parizeau apparaît rétrospectivement comme un jardin de roses.

Jean-François Lisée devrait être reconnaissant aux électeurs de Rosemont de lui avoir évité le calvaire d’avoir à honorer son engagement de compléter son mandat de quatre ans, comme il s’était engagé à le faire. Il devient secondaire de se demander si le PQ aurait fait meilleure figure sans ses attaques mal avisées contre Manon Massé. La question est maintenant de savoir comment le parti peut survivre, ou même s’il le devrait.

Commencer à parler de course à la chefferie serait totalement surréaliste. C’est l’ensemble du mouvement souverainiste qu’il faudra maintenant reconfigurer. Plus que jamais, la réforme du mode de scrutin apparaît comme une urgence. Il reste à voir si M. Legault sera aussi pressé.


   

Pour une fois, Québec solidaire a réussi à concrétiser dans l’urne les résultats que lui prédisaient les sondages. Même s’il n’a pas réussi à coiffer le PQ dans les suffrages exprimés, QS peut légitimement prétendre incarner l’avenir du mouvement souverainiste. Ses ambitions de s’implanter à l’extérieur de l’île de Montréal ne peuvent plus être considérées comme une lubie, dont les péquistes se sont longtemps gaussés. Dans les discussions sur la « convergence », qui devront bien reprendre à moment ou à un autre, le rapport de forces vient de changer du tout au tout.

Tout au long de la campagne, QS a démontré sa capacité à mobiliser la jeune génération, comme le PQ savait jadis le faire, et à la convaincre que la politique peut permettre de changer les choses. Il y avait un peu de l’esprit du printemps érable dans la campagne de QS et dans ses résultats.

QS ferait cependant une erreur de s’imaginer que tous ceux qui ont élu ses représentants, que ce soit à Montréal, à Québec, à Sherbrooke ou à Rouyn-Noranda–Témiscamingue, souhaitent le renversement du capitalisme que suggère son programme. Le succès de QS n’en traduit pas moins une inquiétude face à ce qui est perçu comme un effritement de l’État au détriment des plus démunis, dont les compressions budgétaires du gouvernement Couillard ont donné une douloureuse démonstration.


   

Le PLQ a aussi connu le pire résultat de son histoire, mais ses forteresses anglophones et l’importance croissante du vote allophone lui offrent au moins un refuge où il pourra panser ses plaies en attendant des jours meilleurs, après le ressourcement que quinze années de pouvoir presque sans interruption avaient rendu indispensable.

Maintenant que la question de l’indépendance semble avoir disparu pour longtemps, le PLQ a perdu l’épouvantail qui lui a servi de programme depuis des décennies. Les régions francophones plus fédéralistes, comme la Beauce, ont basculé dans le camp caquiste.

Les libéraux devront impérativement trouver un moyen de se reconnecter avec la majorité francophone, sous peine de devenir définitivement le « parti des Anglais ».

Les propos tenus par le premier ministre Couillard ne laissent aucun doute sur son désir de quitter son poste le plus rapidement possible et on peut imaginer que d’autres ténors de son gouvernement, qu’il s’agisse de Carlos Leitão ou de Gaétan Barrette, ne voudront pas passer les quatre prochaines années sur les banquettes de l’opposition.

La succession de M. Couillard n’apparaît cependant pas évidente. Celui qui était largement considéré comme son dauphin, Pierre Moreau, a mordu la poussière dans sa circonscription de Châteauguay et Alexandre Taillefer, sur lequel plusieurs fondaient de grands espoirs, n’a pas mis de temps à démontrer que la politique n’était pas faite pour lui.

67 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 2 octobre 2018 04 h 47

    C'était trop beau...

    J'ai failli aimer cette analyse. Mais les vieux penchants de l'auteur m'en ont empêché.

    «QS ferait cependant une erreur de s’imaginer que tous ceux qui ont élu ses représentants, que ce soit à Montréal, à Québec, à Sherbrooke ou à Rouyn-Noranda–Témiscamingue, souhaitent le renversement du capitalisme que suggère son programme»

    Bon. on revient au programme plutôt que de s'en tenir à la plateforme! Et, avant d'avancer ce genre d'énormité, l'auteur devrait à tout le moins expliquer en quoi le programme de QS vise le renversement du capitalisme. Je déteste ce genre d'affirmation gratuite et m'en veut même d'y accorder la moindre importance.

    • Jean Richard - Abonné 2 octobre 2018 10 h 34

      « l'auteur devrait à tout le moins expliquer en quoi le programme de QS vise le renversement du capitalisme. »

      J'y vais de la même suggestion : que l'éditorialiste nous précise sa pensée quand il nous lance aussi gratuitement que QS veut renverser le capitalisme.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 2 octobre 2018 11 h 31

      "...l'auteur devrait à tout le moins expliquer en quoi le programme de QS vise le renversement du capitalisme."

      On n'a qu'à lire le programme du parti, pas seulement sa plate-forme électorale, et les explications viennent d'elles-mêmes. Sur le plan économique, QS donne dans le communautarisme étatique à tout crin et multiplie les crocs-en-jambe à l'entreprise privée, à moins qu'elle ne soit une gentille et inoffensive PME sans trop d'envergure. Faut-il souligner le texte à gros traits pour que vous vous décidiez enfin à comprendre où le "politburo" veut en venir?

    • Raymond Labelle - Abonné 2 octobre 2018 16 h 59

      M. Jodouin, quand j'ai vu que votre ex-collègue de travail, Luc Blanchette, ministre libéral, a été battu par QS dans Rouyn, j'ai eu une pensée pour vous...

    • Mario Jodoin - Abonné 2 octobre 2018 23 h 34

      M. Labelle, lui qui tenait tant à son droit de parole, je lui souhaite de le retrouver.

    • Raymond Labelle - Abonné 3 octobre 2018 11 h 00

      Cette histoire de M. Blanchette que vous aviez racontée M. Jodouin m'avait frappé - la solidarité ministérielle est l'omerta.

  • Jean-Marc Simard - Abonné 2 octobre 2018 04 h 49

    Avortement du projet de pays québécois...

    J'ai perdu, malheureusement...Mais ce qui me réjouis c'est la débandade des Libéraux et du PLQ...Ils ont mangé un gros pogo dégelé...Quant au reste, on verra ce que fera la CAQ et surtout QS...Si le PQ a été rejeté à cause de son orientation indépendantiste, parce que les Québécois n'en veulent plus, je ne crois pas que QS pourra faire mieux et faire du Québec un pays...Surtout si ce projet a pour but d'être un simple véhicule pour changer la société en profondeur à partir des fondements idéologiques marxistes, communisants...Si la population ne veut plus entendre parler d'indépendance, il ne sert à rien d'insister.....Ce que les résultats des deux derniers référendums annonçaient et ce que le PQ et le BLOC n'ont jamais compris...J'ai l'impression que le projet de faire du Québec un pays vient de mourir avec la quasi disparition du PQ...QS ne pourra jamais réussir là où le PQ a échoué...Il se pourrait aussi que le BLOC prenne une dégelée aux prochaines élections fédérales......Ce qui a favorisé l'élection de la CAQ, c'est certainement la volonté de changement suite à l'écoeurrement généralisé envers les Libéraux, mais aussi et surtout parce que ce parti a adopté une plateforme plus fédéralisante tout en faisant la promotion de la fierté nationaliste des Québécois et en en favorisant l'épanouissement...Mais si la CAQ continue le programme de coupes commençé avec le PLQ de Couillard, alors là, gare à la révolte populaire...Qui vivra verra...Quant au projet de faire du Québec un pays, je crois qu'il vient d'avorter définitivement...Il est malheureusement MORT...

    • Bernard Plante - Abonné 2 octobre 2018 09 h 25

      Encore le sempiternel argument du "hors du PQ point de salut" qui pense que le PQ est le seul parti pouvant réaliser la souveraineté alors qu'il n'a rien fait de concret en ce sens depuis 1995, à part de se prétendre le parti de la souveraineté une fois aux quatre ans pour aller chercher le vote de ceux qui n'avaient pas encore compris que cette souveraineté de pacotille était utilisée comme simple hochet électoral.

      L'inertie du PQ par rapport à la question nationale durant les vingt dernières années est-ce qui a mené à la débandade et au champ de ruines actuel, car visiblement les jeunes ont, eux, démasqué cette mascarade.

      La souveraineté ne se fera pas avec ou à cause d'un parti, elle se fera avec l'adhésion du plus grand nombre de Québécois. Car il est possible, et fortement souhaité si l'on se fie au résultat du vote d'hier pour une coalition, que les partis travaillent ensemble pour faire avancer les meilleures idées. Ce mode de travail collaboratif entre les partis, qui faisait cruellement défaut au PQ avec Lisée à sa tête, a maintenant des chances de poindre. Enfin!

      Et dans un contexte où les enjeux sont devenus internationaux, n'importe quel parti sérieux doit reconnaître que pour avoir droit de parole sur ces enjeux "entre nations" nous devons être un pays. Sinon, nous n'existons pas.

      La souveraineté est plus nécessaire que jamais et la position autonomiste est une lubie. La CAQ finira par le constater plus tôt que tard lorsqu'elle voudra négocier avec Ottawa. Ce jour là on verra le phénix de la souveraineté renaître de ses cendres, plus fort que jamais. Patience.

    • Pierre R. Gascon - Inscrit 2 octobre 2018 10 h 09

      Monsieur Plante, permettez-moi d'ajouter ma réflexion sur la patience, à votre propos rationnel. Alors, cette patience deviendrait-t-elle la compagne de cette forme de sagesse vitale pour rebâtir et redresser le projet tabletté depuis 1995 ...nécessitant ainsi des porte-paroles persuasifs, convaincus et convaicants ... à tout jamais ... à sans cesse.

    • Claude Bariteau - Abonné 2 octobre 2018 10 h 35

      M. Simard, vous que l'indépendance est un projet MORT. Je ne partage pas votre lecture. L'indépendance n'a jamais été une cible et peut l'être avec un projet de pays.

      Quand M. David avance que le « champ de ruines » qui lui semble un jardin de roses avec le désastre péquiste, il déforme la lecture de M. Parizeau.

      En 2014, le « champ de ruines » était visible sur le territoire du Québec après le pilonnage par le Canada et le PLQ, car, ensemble, ils ont déconstruit ce qu’il contribua à ériger dans le sillage de la Révolution tranquille.

      Le PQ, à ses yeux, était à la dérive et se servait de l’indépendance comme d’un hochet, ce qui l’horripilait.

      M. Lisée a néanmoins inscrit la démarche du PQ dans cette perspective. Or, pour M. Parizeau, devait primer de faire du Québec un pays et, des alliances avec des partis devait se faire sur cette base.

      M. Lisée a opté pour une alliance afin de chasser le PLQ du pouvoir et réensemencer le « champs de ruines ». À l’élection d’hier, cette approche a été rejetée. Pas l’indépendance.

      Cela étant, une alliance pour rejeter le PLQ avec un projet de pays aurait empêché la CAQ à être majoritaire.

      Si on analyse les résultats par comtés, elle aurait pu placer QS et le PQ en meilleure position.

      J’ai fait un calcul rapide. Avec une telle alliance, QS, incluant ON, et le PQ auraient pu remporter entre 34 et 42 comtés avec 35 % d’appui. Ils en ont eu 9 et 10 et leurs élus siègeront comme indépendants.

      En clair, l’alliance non conclue prive QS de 3 à 8 élus et le PQ de 12 à 15. Pire, elle est la cause de l’élection d’un gouvernement caquiste majoritaire avec 37 % d’appuis, une aberration.

      Avec un mode de scrutin proportionnel, la CAQ aurait été encore plus minoritaire, ce qui rend dorénavant son adoption très problématique.

      Cela dit, in ne peut pas dire qu’il n’y aura pas une relance du projet de pays. Le gouvernement de la CAQ a une faible légitimité et autant le PQ que QS, sans pouvoir sur le gouvernement, pe

    • Claude Bariteau - Abonné 2 octobre 2018 10 h 47

      Lire plutôt 33 et 41 que 34 et 42 comtés. La dernière phrase se termine par « pensent plutôt l'indépendance »

    • Jean-Marc Simard - Abonné 2 octobre 2018 11 h 28

      «La souveraineté ne se fera pas avec ou à cause d'un parti, elle se fera avec l'adhésion du plus grand nombre de Québécois»

      Réveillez-vous le rêve est finit...La population s'est prononcée à deux reprises sur ce projet et elle a dit NON, aux deux fois...Monsieur Plante vous dites que le projet se fera par l'adhésion de la population...Bien d'accord avec vous...Mais elle a eu la chance par deux fois d'y adhérer, et elle a dir NON aux deux fois...Que voulez-vous comme dirait l'autre, les Québécois n'ont pas encore suffisamment de raison de croire que l'indépendance puisse être saluitaire pour lassurer leur mieux-être...Ils n'ont pas encore assez souffert...Ils ne crèvent pas de faim dans le Canada à ce que je sache...Les gens de QS pensent pouvoir réussir là ou le PQ a échoué,...Je leur souhaite bonne chance...En tout cas ce n'est pas en prenant le parti de l'extrême gauche, de la solidarité dictatoriale, qu'ils réussiront...Enfin pour certains l'échec du projet souverainiste est dû au fait que le PQ l'a gardé sous silence pendant trop d'années...Je ne crois pas à cet argument...Je crois plutôt que, comme colonisé, la plupart des Québécois se sentent plus Canadien que Québécois...C'est ma version...Vous pouvez continuer à croire au projet d'indépendance, c'est votre droit...Quant à moi je n'y crois plus...À moins qu'un miracle survienne, et encore...Alors bonne chance, il n'y aura plus, selon moi, de prochaine fois...

    • Raymond Labelle - Abonné 2 octobre 2018 15 h 07

      Le PLQ et la CAQ ont, ensemble, obtenu, +- 37% + +-25% du vote, soit +- 62% du vote. Ajoutons le +- 1,5% du vote pour le parti conservateur du Québec, on arrive à +- 63,5%

      Avec la proportionnelle, la représentation à l'assemblée refléterait fidèlement cet électorat qui a ainsi voté. Ça serait plus démocratique, mais...

      Avec notre système, un parti comme le PQ a eu la chance de se faufiler avec +- 40% du vote dans le passé (41% en 1976, avec +- 18% pour l'UN, +- 5% pour les créditistes, 1% pour le PNP et +-33% pour le PLQ). C'est un peu tricher, mais bon...

      Et dans l'avenir, dans notre système actuel, un parti comme le PQ ou peut-être QS (selon l'avenir), pourrait se faufiler avec +-35% du vote. C'est un peu tricher, mais bon...

      Sinon, avec la proportionnelle, des gouvernements de coalition issus de l'électorat ci-haut évoqué, pour une looooooooooongue période.

      Je ne sais pas si tous les partisans de la proportionnelle, qui est incontestablement plus démocratique, sont tous pleinement conscients de cela.

  • Yolande Chagnon - Inscrite 2 octobre 2018 05 h 27

    MOURIR DANS L'INDIGNITÉ

    Depuis que j'ai le droit de vote, j'ai non seulement voté chaque fois pour le PQ, j'ai miité, effectué du pointage, participé à des réunions et à quelques conseils nationaux, le seul endroit où l'on parlait encore, et en baissant le ton, de suveraineté.

    Depuis Lucien Bouchard, en passant par Bernard Landry, André Boisclair et Pauline Marois, l'est l'omerta totale sur la question nationale.

    25 ans de silence radio sur l'indépendamce et on a cru sortir un lapin du chapeau avec un hocuspocus transformé en : "Sortir les libéraux et réaliser l'indépendance, dans cet ordre."

    De ce jour, je me suis détachée de ce parti qui, tel Abraham, voulait immoler son propre enfant sur l'autel d'un total opportunisme et au nom de Dieu.

    J'avais proposé en vain dans les instances locales que le parti fasse porter l'élection sur l'article 1 de son programme; cela aurait au mons permis de nous compter, de voir si nous, souverainistes, étions assez nombreux pour continuer la marche vers la libération nationale.

    Avec l'abandon de sa raison d'être le Parti Québécois est devenu une béquille et sa défaite avec 9 sièges d'indépendants et un famélique 17% des votes est encore un pire résultat que si l'élection avait porté sur son option.

    Jean-François Lisée, l'apôtre de la stratégie pour la stratégie, a voulu jouer au Houdini; il s'avère plutôt qu'il est la réincarnation de Claude Morin.

    Ses propres électeurs de Rosemont ne s'y seront pas laissé tromper. Le cheval de Troie du néo-fédéralisme a été proprement viré.

    J'hésitais entre QS et la CAQ; j'ai opté pour la CAQ afin de me débarrasser de deux partis. Le PLQ et le PQ dont la direction avait été usurpée par ceux qui ne voulaient que le pouvoir pour le pouvoir.

    Hercule dut détourner les eaux des fleuves Alphée et Pénée pour nettoyer les écuries d'Augias; avons-nous un autre Jacques Parizeau qui pourrait faire de même en utilisant le Saint-Laurent pour décrouter le PQ qui a choisi le confort et l'indifférence ?

    • Sylvain Auclair - Abonné 2 octobre 2018 09 h 16

      M. Lisée a parlé de souveraineté tous les jours de la campagne; les médias ne l’ont simplement pas relayé...

    • Bernard Plante - Abonné 2 octobre 2018 09 h 40

      Mme Chagnon, comme en témoigne mon commentaire ci-dessus rédigé avant de prendre connaissance du vôtre, je partage votre point de vue.

      M. Auclair, parler de souveraineté après avoir indiqué que cela n'était pas un enjeu de la campagne est loin d'être une stratégie gagnante... On en a maintenant la preuve.

    • André Joyal - Abonné 2 octobre 2018 11 h 31

      Monsier Auclair: personne n'empêchait JF Lisée de parler de souveraineté lors des 3 débats: Manon l'a fait davantage que lui. Misère!

  • Yves Poirier - Abonné 2 octobre 2018 06 h 39

    Le peuple quebecois a vote pour son honneur.

    le parti liberal a recu ce qu'il meritait.Ce parti a traine l'honneur des quebecois dans la boue pendant 15 ans. Ce n'etait plus qu'un nid de magouilleurs entoures de traficoteurs. Les moins coupables souffraient d'aveuglement volontaire aigue. Bien fait pour eux.

    • Bernard Plante - Abonné 2 octobre 2018 09 h 46

      Bien fait pour eux, mais malgré le pire score de son histoire le PLQ obtient plus de 30 sièges et forme l'opposition officielle. Hors de tout doute cela démontre que notre système de vote ne fonctionne pas.

      Facile de dire que l'on existe depuis 150 ans lorsque dans la pire situation on siège dans l'opposition... Vite le vote proportionnel.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 2 octobre 2018 13 h 10

      "...malgré le pire score de son histoire le PLQ obtient plus de 30 sièges et forme l'opposition officielle. Hors de tout doute cela démontre que notre système de vote ne fonctionne pas... Vite le vote proportionnel."
      - Bernard Plante

      Monsieur Plante, votre exemple "hors de tout doute" ne démontre absolument rien.

      Le PLQ a obtenu cette fois-ci 25% des suffrages exprimés, ce qui représente proportionnellement... un peu plus d'une trentaine de sièges à l'Assemblée nationale. C'est exactement le nombre de sièges qu'il a obtenu grâce au système actuel. Dans ce cas-ci le vote proportionnel ne changerait strictement rien. Avec un système proportionnel, le PLQ formerait aussi l'opposition officielle..

    • Raymond Labelle - Abonné 3 octobre 2018 09 h 07

      "Avec un système proportionnel, le PLQ formerait aussi l'opposition officielle.." - ou ferait partie d'un gouvernement de coalition avec la CAQ.

  • André Joyal - Abonné 2 octobre 2018 07 h 12

    Réforme du système électoral? Oubliez ça!

    «Peu importe dans quelle direction on se tourne, le désastre est total. Plus encore qu’au début de la campagne, le « champ de ruines » dont parlait Jacques Parizeau apparaît rétrospectivement comme un jardin de roses.»
    Ces mots ne s'improvisent pas : notre chroniqueur l'avait en réserve depuis longtemps. Il semble heureux de nous la servir pour accompagner notre café ce matin.

    «Plus que jamais, la réforme du mode de scrutin apparaît comme une urgence. Il reste à voir si M. Legault sera aussi pressé.»
    Manon a promis de n'avoir de cesse de «varger» la-dessus dès les premiers jour de l'Assemblée nationale. Elle pourra s'en donner à coeur joie pendant ...4 ans, car jamais Legault ne changera une formule gagnante.

    • Bernard Plante - Abonné 2 octobre 2018 09 h 54

      La formule gagnante dont vous parlez requière une vague. Or, les vagues ne se produisent pas à chaque élection. Et sans vague, la CAQ est désavantagée comme tous les autres partis. Car avec un système de vote proportionnel la CAQ aurait obtenu plus de députés lors des deux dernières élections. Elle a donc avantage à changer les règles avant le prochain scrutin.

      Le seul parti favorisé par le système actuel est le PLQ. La preuve est que même lorsqu'ils s'effondrent ils forment l'opposition officielle...

    • Jean-Charles Morin - Abonné 2 octobre 2018 11 h 45

      Je suis prêt à parier n'importe quoi que le mode de scrutin ne changera pas. Pour faire suite à son engagement, le gouvernement caquiste va probablement créér sans enthousiasme une commission parlementaire pour étudier la question et les discussions déboucheront vraisembablement sur une impasse. Si un projet de loi est enfin déposé, il devra recevoir l'assentiment de tous les partis, or nous savons par Philippe Couillard que le PLQ s'y opposera mordicus, ce qui fournira l'occasion à François Legault de mettre toute la patente au rancart, n'en déplaise à Manon des Source et à ses petits camarades.