Coup de coeur et coup de gueule sur la Croisette

Coup de coeur

Photo: Loic Venance Agence France-Presse

Les Cannois. On les reconnaît le jour aux petits chiens qu’ils traînent en laisse. Plus tard parce qu’ils quêtent, endimanchés, des invitations supplémentaires aux accrédités, sans se lasser, malgré des refus répétés. Non, les Cannois ne sont pas blasés par le Festival, qui les fait rêver année après année. Certains grommellent parce que les égoportraits sont interdits sur les marches depuis cette édition-ci. Ils aimaient se faire photographier à côté des vedettes, mais ça en prend plus pour faire perdre à un Cannois la fièvre de mai. On salue leur enthousiasme. Voilà !

Coup de gueule

Photo: Loic Venance Agence France-Presse Le cinéaste britannique Christopher Nolan

Si vous saviez quelles cohues on se tape ici parfois au Palais des festivals. Comme un grondement de foule de journalistes en bouchons pour parvenir à assister à la leçon de cinéma de Christopher Nolan. Des gardiens essaient de contenir le vent de panique chez ceux qui n’ont pas de cartes prioritaires. On se dit que ça pourrait mal tourner. D’ailleurs, une fois entrés dans la salle, on ne voit pas ce qui se passe chez la masse des exclus. La cinéphilie est un sport violent… mais non, il n’y a pas eu mort d’homme ni de femme.