Le vieux film

François Legault est sorti un peu dépité de la période de questions quotidienne à l’Assemblée nationale mercredi dernier. Il avait fallu à peine trente secondes au premier ministre Philippe Couillard et à son nouvel adversaire péquiste, Jean-François Lisée, pour recommencer à se crêper le chignon sur l’indépendance.

Se disant las de revoir ce « vieux film », le chef de la Coalition avenir Québec semblait se demander s’il devait se réjouir de voir ses deux adversaires aussi déconnectés des préoccupations de la population ou s’il devait plutôt craindre d’être marginalisé encore une fois dans un débat où il tient généralement le rôle de la plante verte.

Il faut reconnaître que le chef péquiste avait fait un gros effort pour parler des « vraies affaires », reprenant dans des termes plus compréhensibles l’interminable question sur la création d’emploi en région qu’il avait adressée la veille au premier ministre, qui brûlait visiblement de lui souhaiter la bienvenue en agitant l’épouvantail séparatiste, peu importe qu’il ait fait du report du référendum la pierre d’assise de sa campagne à la chefferie.

M. Legault devra néanmoins se faire une raison : 2017 sera l’année du 150e anniversaire de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (AANB) et M. Lisée a annoncé dès le soir de son élection qu’il entendait en profiter pour faire un procès en règle du fédéralisme. Depuis la création de la CAQ, son chef tente désespérément de replacer le débat politique québécois sur un axe gauche-droite, mais « le projet nationaliste » n’en est pas moins un des deux grands thèmes — l’autre étant l’éducation — à l’ordre du jour du congrès que son parti tiendra les 12 et 13 novembre.

 

La semaine dernière, M. Couillard a refusé net de relever le défi lancé par son adversaire péquiste de l’affronter dans un débat télévisé sur l’indépendance et le fédéralisme, mais il ne pourra pas se dérober indéfiniment, quitte à ce que ce face-à-face s’inscrive dans le cadre plus formel d’une « interpellation », tel que cela est prévu dans le règlement de l’Assemblée nationale.

Dans l’entourage de Pierre Karl Péladeau, on avait déjà envisagé cette possibilité, mais il n’était manifestement pas en mesure de tenir tête au premier ministre. M. Lisée possède une culture politique et des qualités de debater qui en font un adversaire bien plus redoutable.

Le plaidoyer de M. Couillard en faveur du fédéralisme tient essentiellement dans un chiffre, soit la différence entre ce que le Québec reçoit d’Ottawa sous diverses formes et ce qu’il verse en impôt, ce qui représente cette année un surplus de 14 milliards. La somme est sans doute appréciable, mais on ne peut pas résumer 150 ans d’histoire, avec ses hauts et ses bas, par un simple chiffre.

Même Jean Chrétien aurait préféré que les Français remportent la bataille des plaines d’Abraham, mais l’analyse qu’on peut faire des effets de la conquête et des années d’occupation britannique, si intéressant que l’exercice puisse être, nous renvoie à une situation sur laquelle nous avions collectivement peu de prise.

Soit, la population n’a pas été consultée sur l’adhésion du Québec à la fédération, mais ses dirigeants légitimement élus ont apposé leur signature sur l’AANB. Surtout, nous pouvons aujourd’hui choisir d’y rester ou d’en sortir. M. Couillard a beau répéter que tout ce que M. Lisée fait ou dit relève de la « tactique », une période de 150 ans n’est pas trop courte pour dresser un bilan. Qu’il n’y ait pas de référendum à l’horizon pourrait même permettre une évaluation plus sereine.

Maintenant qu’il a clairement fait le choix du Canada, M. Legault devrait d’ailleurs en expliquer les raisons. Il ne suffit pas de répéter que les Québécois ne veulent pas en sortir. Quels avantages y voit-il, lui ?

 

M. Couillard s’en tenant à prédire l’apocalypse en cas de séparation, il faut s’en remettre au ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Jean-Marc Fournier, pour avoir une idée de la vision libérale du fédéralisme, qui s’inscrit d’emblée dans la perspective canadienne-française qui prévalait durant les cent premières années de la fédération, avant d’être abandonnée dans les années 1960 à l’occasion des États généraux du Canada français.

« Le 150e est le moment de rappeler que le français est la langue de l’exploration et de la fondation de notre pays », avait-il expliqué au printemps dernier dans une étonnante production vidéo réalisée à l’occasion du mois de la Francophonie. Tirant un trait sur le passé, il avait découvert « une réalité canadienne où il y a un appétit pour le français, une réalité nouvelle qui apparaît ».

Cette « réalité nouvelle », qui ravissait M. Fournier, rappelle à s’y méprendre l’ancienne, alors que le Québec se percevait comme la maison-mère de la diaspora francophone du Canada, plutôt que comme une nation ancrée sur un territoire qui lui est propre. S’il y a un vieux film, tourné en noir et blanc, c’est bien celui-là.

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30 commentaires
  • André Nadon - Abonné 25 octobre 2016 04 h 40

    " choisir d’y rester ou d’en sortir. "

    L' exercisse fût fait en 1995 et n'eut été des manoeuvres frauduleuses du Canada, nous en serions sorti.
    Le prochain exercisse se fera selon les conditions du ROC ou ne se fera pas. Il est bon de rappeler que la signature de l'AANB en 1867 est le fait de parvenus qui avaient les mains attachées dans le dos.
    Le rapatriement unilatéral, illégitime mais légal selon la Cour suprême, n'a pas reçu notre signature et ne la recevra jamais quelles que soient les manoeuvres des fédéralistes. Ils le savent. C'est pour ça qu'ils essayent de noyer le poisson, même avec la Francophonie et l'assimilation constante des francophones du Canada dont les droits sont bafoués à longueur d'année.

  • Michel Lebel - Abonné 25 octobre 2016 05 h 24

    Débat inutile!

    Tout a été dit à satiété sur les avantages et les inconvénients pour le Québec de rester ou de quitter le Canada. Au bout du compte, c'est une question de croyance, fondée sur la raison et le sentiment. À chacun de se faire une idée. Absolument inutile et oiseux de repartir pour le moment le débat sur le sujet.


    Michel Lebel

    • André Nadon - Abonné 25 octobre 2016 10 h 32


      Débat inutile!
      En effet, débat inutile pour ceux qui préfèrent oublier toutes les manœuvres frauduleuses qui ont eu cours par le camp du NON, alimenté par le Canada et ses élites financières et politiques, au mépris de la saine démocratie.
      Suite à la Commission Grenier, toutes les preuves de ces manœuvres frauduleuses et leurs commanditaires sont maintenant secrètes à la demande du gouvernement fédéral, pour cause de sécurité nationale. C’est maintenant devenu une question de croyance et non pas de raison, comme pour certains, la religion.
      Débat inutile, puisque l’actuel maire de Montréal était ministre dans ce gouvernement coupable et l’actuel maire de l’arrondissement de Lachine était président d’Option Canada responsable de ces manœuvres et qui fut blâmé par cette Commission.
      Pourquoi dépenser nos argents inutilement !

    • Raymond Labelle - Abonné 25 octobre 2016 10 h 44

      Ceux qui disent que le débat sur la souveraineté est oiseux n'ont pas le droit moral d'en parler eux non plus, au moins lorsqu'on leur parle d'autre chose.

      Si Couillard dit que le débat est inutile, qu'il soit conséquent et cesse d'en parler lui aussi.

      Vous avez raison M. Lebel, le PLQ pollue notre vie politique en agitant l'épouvantail du référendum au lieu d'orienter le débat vers son bilan et les politiques à adopter dans notre champ de compétences.

      Ce brandissement d'épouvantail a été le centre de la campagne électorale qui l'a fait élire, alors que la probabilité d'un référendum était infinitésimale.

      Vous avez bien raison de souligner cette inutilité M. Lebel - on pourrait même ajouter que c'est fort nuisible.

      Mais la tentation est grande pour le PLQ de s'asseoir sur ses lauriers sachant qu'il n'a rien d'autre à faire que d'évoquer la souveraineté pour être élu presqu'automatiquement.

    • Colette Pagé - Inscrite 25 octobre 2016 11 h 28

      Monsieur Lebel, que vous le vouliez ou non, tant que la question nationale ne sera pas réglée, le débat continuera.

      Par contre, les défenseurs du fédéralisme de statu quo ne sont guère pressés de débattre de la question considérant plus facile d'aiguiser les couteaux de la Peur du référendum en plus d'associer le PQ à un parti d'extrême-droite, la dernière trouvaille du PM.

    • Michel Lebel - Abonné 25 octobre 2016 13 h 07

      @ Claude Gélinas,

      Pour quelqu'un qui opte pour l'indépendance du Québec, aucune réforme du fédéralisme ne le satisfera. La croyance au Canada ou le choix du Canada est quelque chose qui dépasse grandement les réformes constitutionnelles, lesquelles dépendent toujours des contingences du moment. Un pays est tellement plus que cela.

      M.L.

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 25 octobre 2016 13 h 53

      Monsieur Lebel,

      Ce n’est pas parce que vous avez tout entendu que vous avez nécessairement tout compris.

    • Michel Lebel - Abonné 25 octobre 2016 14 h 49

      @ Richard Génois Chalifoux,

      Je n'ai pas tout entendu, mais sachez que j'ai fort mûrement réfléchi à la question! Je crois plus à l'union entre peuples que leur désunion. Au fond, tout est question d'idéal et de croyance. À cet égard, chacun fait ses choix, en espérant et et en croyant que c'est le meilleur pour l'ensemble.

      M.L.


      M.L.

  • Hélène Gervais - Abonnée 25 octobre 2016 06 h 43

    Le p.m.

    n'a aucun argument à débattre; son gouvernement manque à l'éthique régulilèrement entre autre, de plus il a fait des coupures partout depuis qu'il est au pouvoir et j'en passe. Alors la seule chose qu'il peut faire, c'est de taper le clou sur la tête du P.Q. et son représentant, car il n'a rien d'autre à dire.

  • Normand Carrier - Inscrit 25 octobre 2016 07 h 01

    Le fédéraliste Legault a bien peu d'arguments .......

    Comme les Québécois ne veulent en sortir et pas de référendum pour le moment , Legault et sa CAQ épouse le fédéralisme sans autres réflexions ..... Il est primordial de démontrer pour Legault les avantages du fédéralisme et expliquer ce qu'il désire changer dans cette confédération qui convient aux cons qui se satifassent que le Québec n'ait jamais adhéré a cette constitution .....

    A l'époque de l'ADQ de Dumont , ce parti exgigeait une trentaine de revendications du ROC dont la grande partie fut reprise par la CAQ de Legault .... Qu'attend Legault pour remettre a l'avant plan ces revendications et rapidement se faire dire par le ROC , pour la quatrième décennie que le fruit n'est pas mur ....
    Legault le sait pertinemment mais il n'a pas l'honnêteté intellectuelle de l'affirmer car seul le pouvoir compte pour lui ......

  • Claude Bariteau - Abonné 25 octobre 2016 07 h 06

    Erreurs de conception

    La nation québécoise n'existe pas. Le territoire du Québec n'est pas celui d'un pays et son gouvernement est provincial. Ce qui fut toujours le cas et les résidants du Québec sont des sujets canadiens depuis 1947.

    Ces faits sont connus. Depuis l’apparition d’États souverains au XVIIIe siècle, la nation est une construction dans chaque État indépendant sous l’effet du nationalisme. Il a conduit à l’État-nation, aujourd’hui en transformation sous l’impact de la mondialisation, de l’immigration et d’organismes supranationaux.

    Or, si la nation est revisitée, elle demeure toujours associée à un État indépendant qui demeure son réviseur tout autant que le créateur de ces organismes.

    Ces États sont des créatures issues de divers processus, l’un d’eux étant un projet porté par les futurs citoyens et les futures citoyennes pour instituer leur État sur un territoire, ce qui implique qu’il devienne celui des citoyens et citoyennes qui l’habitent.

    Avancer que le territoire du Québec est celui de la nation québécoise, c’est se conter des histoires. Ce territoire est canadien et ces histoires sont celles racontées par des élites comme à leurs fins politiques ou autres.

    Au Québec, ce processus remonte à 1760. Il fut repris après 1763 et, depuis 1774, est la constante qui a conduit à la gouverne britannique, puis à celle canadienne.

    Aujourd’hui, le PLQ et la CAQ s’y activent dans le Canada alors que le PQ, en basant son projet sur une nation imaginée avec des racines historiques, s’inscrit dans la problématique culturelle de la révolution tranquille et celle des projets de souveraineté au sein du Canada.

    Conséquemment, l’idée d’État indépendant promu par des gens engagés indépendamment de leurs origines ne s’exprime pas et l’intérêt en faveur de l’indépendance bat de l’aile, car ces trois partis véhiculent des projets en contradiction avec le processus qui conduit à la création d’un pays.

    • Pierre Bernier - Abonné 25 octobre 2016 09 h 53

      Analyse un peu courte ?

      Force est de constater que dans le monde d’aujourd’hui, l’« État-nation » peut avoir un statut d’État « indépendant », d’État « fédéré », ou d’État « associé » autrement.

      La revendication du passage de l’un à l’autre n’est-elle pas que du ressort de la population qui habite le territoire et fonction pour l’essentiel des alliances que sa reconnaissance peut tisser ?

    • Raymond Labelle - Abonné 25 octobre 2016 11 h 08

      Très intéressant comme point de vue M. Bariteau. Si on ne peut pas parler de « nation » dans le sens de « groupe ethnique destiné à disposer d’un État-nation », on peut parler de « groupe ethnique » - ensemble de personnes partageant une histoire commune sur un territoire donné (qui ne correspond pas nécessairement à celui des frontières juridiques d’un État ou sous-État, et, le plus généralement, pas) et se percevant comme faisant partie d’un même groupe. Ce qui implique inévitablement de la subjectivité. Ainsi, fait partie du groupe l'immigration qui choisit de s'y identifier.

      Bien que je reconnaisse qu’il y a, disons le plus souvent mais pas toujours, volonté de faire l’indépendance dans un esprit d’ouverture par rapport aux autres, c’est quand même la volonté d’avoir un État indépendant où l’ethnie franco-canadienne y est majoritaire qui est LE fondement de l’idée de l’indépendance du Québec. Donc, une préférence toute subjective et indébattable.

      Sinon, pourquoi se donner la peine de créer un État indépendant?

    • Claude Bariteau - Abonné 25 octobre 2016 17 h 03

      Monsieur Bernier, votre affirmation est sans fondement.

      L'État-nation (voir Hobsbawm, Mauss, Gellner, et cetera) est un produit historique découlant du nationalisme déployé pour solidifier l'État indépendant. Par définition, l'État-nation est un produit d'un État indépendant, pas l'inverse.

      Des États fédérés impliquent que le produit de la fédération est un État indépendant. Le cas des États-Unis et du Canada en témoigne. Les États considérés fédérés ne sont qu'un sous produit.

      Quant aux États associés, ces derniers ne perdent pas leur statut d'État indépendant et leur association peut être limitée. Le Brexit en témoigne.

      Vous avez raison de dire que, dans ces deux derniers, le passage (entrée dans la fédération ou l'association comme la sortie) est du ressort de la population des États indépendants qui se sont associée ou des États subalternes qui ont participés à la création de la fédération.

      Dans le cas du Québec, l'entrée ne s'est pas réalisée à la suite de la consultation de la population ayant un droit de vote, mais de la décision d'élus qui n'en avaient pas le mandat, mais ont agi selon les règles de la responsabilité ministérielle.

    • Claude Bariteau - Abonné 25 octobre 2016 17 h 17

      Monsieur Labelle, « faire l'indépendance dans un esprit d'ouverture par rapport aux autres » implique de construire le projet autrement qu'en présumant qu'il existe un groupe de base indébattable.

      Le présumer, c'est refuser de considérer les autres promoteurs de l'indépendance pour des motifs qui leur sont propres et qui fondent leurs engagements à renverser un ordre politique existant sur lequel ils n'ont pas de contrôle.

      Par contre, considérer les autres comme autonomes conduit à composer sur une autre base, qui est peut fonder un État indépendant. Et composer ainsi c'est composer politiquement comme l'ont fait les Patriotes.

    • Georges Tremblay - Abonné 25 octobre 2016 19 h 38

      Bonsoir M. Bariteau.
      Vous écrivez:"les résidants du Québec sont des sujets canadiens depuis 1947."
      Est ce une erreur de date?
      Pourriez-vous expliquer svp?

    • Georges Tremblay - Abonné 25 octobre 2016 19 h 45

      Bonsoir M. Bariteau,
      Vous écrivez:"Dans le cas du Québec, l'entrée ne s'est pas réalisée à la suite de la consultation de la population ayant un droit de vote, mais de la décision d'élus qui n'en avaient pas le mandat..."
      J'aimerais avoir vos commentaires à ce sujet.

    • Claude Bariteau - Abonné 26 octobre 2016 04 h 39

      Monsieur Tremblay, en 1947, le Canada a créé la citoyenne canadienne 2 ans après la fin de la Deuxième Guerre et 16 après avoir été reconnu pays indépendant par le Statut de Wetminster.

      Avant, il fut invité par les États-Unis à signer le Traité de Versailles (1919), qui confirma son statut d'État autonome.

      Avant 1947, les habitants du Canada étaient des sujets britanniques. C'est à ce titre qu'ils ont participé aux deux Guerres mondiales. Après, ils sont devenus des sujets canadiens avec statut de citoyens.

      S'agissant de la décision de créer le Canada, le gouvernement d'Union prit la décision sans consultation de la population du Canada-Est bien que ce fut la demande du chef du Parti rouge.

      Il y eut plutôt vote des députés des sections du Canada-Uni à la demande de la Grande-Bretagne. Aucun de ces députés n'avait obtenu un mandat pour prendre une telle décision.

      AU Canada-Est, comme le vote mit en relief l'accord d'une majorité de députés dits d'origine canadienne-française, il fut reconnu par la Grande-Bretagne que le Canada-Uni, ayantt deux voies sur les cinq entités (coloniales) consultées, était favoroble tout autant que le Nouveau-Brunswick. L'Île du Prince-Edouard se désista. Par contre, la Nouvelle-Écosse, favorable au projet, se désista après une consultation de l'électorat, mais son désinstement n'eut aucune valeur aux yeux du Conseil privé de sa Majesté.

      Conséquement, le Dominion of Canada fut créé par une décision, reconnue par la Grande-Bretagne, de deux entités coloniales, celle du Nouveau-Brunswick, créé en 1784 à la demande de Loyalistes immigrés en Nouvelle-Écosse, et celle du Canada-Uni fusionné après que la Grande-Bretagne eut maté les Patriotes à l'aide des Loyalistes.

      Ces précisions émanent des documents consultés. Ce n'est pas un commentaire de ma part, mais un constat.