Long-courrier

À Alberobello, dans la région italienne de Puglia, on trouve des trulli, ces pierres traditionnelles qui servaient à construire des cabanes au toit en forme de cônes, un style typique de la vallée d’Itria.
Photo: Gabriel Bouys Agence France-Presse À Alberobello, dans la région italienne de Puglia, on trouve des trulli, ces pierres traditionnelles qui servaient à construire des cabanes au toit en forme de cônes, un style typique de la vallée d’Itria.

L’Italie en hiver

« Nous sommes deux femmes dans la soixantaine et voulons aller en Italie du Sud. Est-ce trop froid en mars (je ne voudrais pas que le thermomètre descende en bas de 15 degrés) ? Pouvez-vous nous suggérer une petite ville sympathique dans le Sud ou en Sicile, si c’est mieux, pour un séjour de deux semaines ? Autres conseils ? »

Martine

S’il y a un endroit dans le sud de l’Italie qui pourrait vous convenir, c’est bien Crotone, dans la province du même nom, loin des hordes de Capri. Cette ville a préservé de nombreux sites archéologiques (Hercule) et permet tout autour de belles randonnées et des vues sur la mer.

Le territoire de la province comprend aussi des régions d’intérêt géologique et de vastes espaces paysagers, comme le parc de la Montagnella — avec la vallée du Giglietto et le sommet du mont Pizzuta —, ainsi que le parc national de la Sila. Les forêts et les bois sont un patrimoine inestimable pour la communauté et le pays tout entier.

Le village de Palumbo est l’un des lieux les plus riches en matière d’histoire et de folklore régional. Situé à 20 kilomètres de Cotrone, Palumbo possède un décor merveilleux, du lac Ampollino à l’immense forêt qui l’entoure. Enfin, le village Principe, situé à 1479 mètres d’altitude, est immergé dans des bois de pins laricio et de hêtres, enrichis d’un sous-bois de grande intensité

À quelques kilomètres de la ville, on trouve la zone archéologique de Capo Colonna, où, autrefois, s’élevait le temple antique de Héra Lacinia. Cirò, célèbre pour son vin du même nom, apparaît sur une colline qui domine Punta Alice, autour des vestiges du château féodal des Carafa. Ne pas manquer San Severina, qui se dresse sur un rocher.

Dans cette région, on trouvera aussi la suppressata, une charcuterie typique locale (sorte de chorizo), la sardella, appelée aussi caviar du Sud ou caviar des pauvres : c’est une préparation de poisson accompagné de piment rouge et d’aromates sauvages. Enfin, les pipi e patati sont le plat typique estival à base de poivrons et de pommes de terres sautées à la poêle, avec de l’ail et de l’huile.

Notre monde

« Dans votre chronique du samedi 10 octobre, vous écriviez, et je vous en remercie : « Les gens qui vont en République dominicaine ne se soucient pas toujours des Haïtiens qui souffrent dans les cultures de bananes. Dans beaucoup de pays, il y a des minorités indignées, des peuples bafoués, des enfants qui meurent sur la plage… Pour voyager aujourd’hui, il faut presque se munir du guide d’Amnesty International sous le bras. Et on n’est pas sûr non plus que tout se passe bien. »

« Il faut dire-écrire ces choses. Non pour empêcher les gens de voyager, mais pour que nous soyons vraiment de plus en plus conscients de notre monde, de notre planète. Voyager n’a jamais été un acte innocent. »

 

Hélène Beauchamp

 

À lire

Les guides de voyage sont un excellent moyen de faire un cadeau ou d’en recevoir. Guides simples ou excentriques, tous les goûts sont dans les pages.

Commençons avec un peu d’excentricité avec deux guides sur Paris et New York, aux éditions En Voyage, à l’imagerie différente de ce qui se fait habituellement. Au lieu des cartes, on y trouve des illustrations numérotées qui nous ramènent aux textes. Voilà certainement un guide destiné aux ados et à tous ceux qui veulent simplement regarder.

Chez Lonely Planet, on peut se rabattre sur la Réunion, Maurice et Tahiti. Des destinations qui manquent d’informations et ces guides y remédient.

Le routard publie un excellent guide sur Londres : très bonnes adresses, que ce soit pour des galeries, des restaurants ou des sorties nocturnes. Détaillé et sans prétention, ce guide est une excellente introduction à la capitale anglaise. Toujours chez Le routard : 52 week-ends coups de coeur en Europe.

Chez Lonely Planet, Le tour du monde en 365 jours couvre tous les pays, avec quelque 900 pages d’incontournables. De belles images et des textes inspirés sur des lieux peu connus.

Enfin, la brique, peut-être le vrai bouquin de voyage à petit prix, publié chez Taschen et dirigé par Barbara Ireland : 36 Hours États-Unis et Canada (en français).Quelque 7000 pages avec photos, illustrations et textes englobant des destinations très connues mais aussi moins symboliques. La majorité des textes sont du New York Times. Le Canada y est moins traité, mais la facture totale est de grande qualité. On y trouve des cartes détaillées de chaque ville et un index facilitant les recherches. Un beau cadeau.

À surveiller

Le site About Travel se targue d’avoir trouvé les cinq plages les plus dirty de la planète. Toutes se trouvent en Asie. En Chine, en dehors de Shanghai. Les îles Raja Ampat et Bali. Phuc Quoc et Ha long Bay, au Vietnam. Koh Kradan, en Thaïlande. El Nido, aux Philippines. Pour la plupart de ces lieux, le coupable est le plastique sous toutes ses formes. Tsunami et ouragans sont aussi responsables.