Long-courrier

Un vendeur de vêtements pour le moins colorés sur la plage de St John’s, à Antigua.
Photo: Jewel Samad Agence France-Presse Un vendeur de vêtements pour le moins colorés sur la plage de St John’s, à Antigua.

Puces de sable

« En cherchant de l’information sur les puces de sable, j’ai trouvé via Google un article que vous aviez écrit sur le sujet en 2011. Existe-t-il une version plus récente de cet excellent texte ? Nous projetons un voyage dans les Caraïbes cet hiver et souhaitons à tout prix éviter les puces de sable.

« Soit dit en passant, nous recherchons un endroit abordable d’où on peut faire du snorkeling intéressant à partir de la plage et qui ne nécessite pas trop d’escales à partir de Montréal. Si vous avez des suggestions de cet ordre, nous sommes tout ouïe ! »

André Delage

Les puces, qui se reproduisent hyper-rapidement, sont surtout présentes sur les plages du Sud, là où se retrouvent minets et pitous sans maître. Ils courent à en perdre haleine, tout en urinant un peu n’importe où.

Des larves parasitaires (ankylostome du chien) sont contenues dans les déjections des chiens et des chat sur le sable des plages. Cette infection s’appelle larbish, ou larva migrans cutanée, et on l’attrape sur les plages tropicales. Elle est également nommée sarma. La petite bête s’introduit sous la peau et provoque des démangeaisons plus fortes qu’avec les moustiques traditionnels.

En République dominicaine, Sosua, Puerto Plata, Playa Grande et Punta Cana ont des puces depuis longtemps. Il y a certaines enclaves ensablées sympas : Playa Colorada, Playa Madame, Playa Caleton.

À Cuba, c’est du côté ouest, après Pinar del Río, que les chiens sont absents. Il n’y a rien à manger pour eux. Quant à Saint-Martin, le paradis du time sharing, on l’appelle la Dog Island, c’est vous dire…

En Martinique, Diamant et les Salines comportent plein de puces. Mais l’anse Caritan et l’anse de la Grande Pointe sont cool. En Guadeloupe, Malendure et Deshaies sont acceptables. Soulignons que dans ces deux territoires français, le problème, c’est également les algues dites sargasses, de couleur marron foncé et d’une odeur nauséabonde que fuient même les dauphins.

Au Mexique, oubliez Cancún, Acapulco et Puerto Vallarta, qui sont des réfectoires canins. Du côté de Baja California, les puces haïssent les grosses vagues au nord de Cabo San Luca. Au Costa Rica, évitez les plages de Jaco et Tamarindo et fréquentez plutôt celles des parcs (les seuls excréments non porteurs de puces sont ceux des tortues, des singes hurleurs, des lizottes et des… papillons).

À la Barbade, à Porto Rico et aux Bahamas, on tire sur les chiens de plage. À la Dominique, il est difficile d’attraper des puces sur les plages de galets. Quant à la plongée, vous pouvez choisir Cozumel, où les seuls animaux en liberté sont les iguanes, dont les excréments donnent la nausée aux puces !

Un séjour au Guatemala

« Je planifie un séjour de deux semaines au Guatemala en février 2016. Plus je lis sur le pays, plus je suis inquiète… Est-ce si dangereux d’y voyager sans un circuit organisé ? Je prévoyais de louer un appartement ou une maison pour une semaine à Antigua et une autre semaine dans la région de Flores-Tical.


« Conduire une voiture semble hasardeux. Je voulais en louer une pour aller, entre autres, au nord depuis Antigua, mais cela semble périlleux. Qu’en pensez-vous ? Avez-vous des trucs ou des références ? »

Mona Gagnon

 

Conduire au Guatemala comporte des risques, non pas au niveau des vols mais plutôt de la conduite. Le code de la route n’y est pas vraiment respecté. Un conseil : ne pas rouler la nuit. Bien sûr, un voyage organisé demeure plus sécuritaire, mais faut aimer. Quant à la location d’hébergement à Antigua et Flores-Tical, cela reste possible. airbnb.fr, routard.com, booking.com.

Une végétarienne à Cuba

« Je passerai un mois à Cuba en mars prochain. Je planifie de me rendre à La Havane, Trinidad, Cienfuegos et Vinales. Je voyagerai seule, en autobus ou en taxi. Je suis végétarienne et j’aimerais pouvoir faire moi-même mes déjeuners et dîners.

« Peut-on facilement y trouver des noix, des légumes et des fruits frais lorsqu’on est touriste ? Je n’ai pas trouvé cette information dans les guides touristiques. Merci de m’éclairer là-dessus ! »

Ghislaine Groulx

 

À Cuba, les petits commerces sont plus nombreux qu’avant et on les trouve sur les marchés. Fruits, légumes et noix se trouvent en petites quantités. Emportez des amandes, des noix et des noisettes. Si vous fréquentez un tout-compris, c’est au petit-déjeuner que vous pourrez faire vos emplettes dans les buffets proposés.

Le soleil de la République

« Nous sommes trois couples d’adultes qui souhaitent profiter du soleil pendant une semaine sans nécessairement faire de la plage. Pour des raisons incontournables, nous choisissons la République dominicaine, à proximité d’un parc national.

« On nous a mentionné le parc Los Haitises pour les découvertes, et Las Terreras pour le logement. Si, à votre avis, l’association est bonne, pouvez-vous nous suggérer un appartement beau, bon, pas cher ou un organisme qui apprécie les visiteurs à la recherche de dépaysement de qualité ? »

Marie-Jeanne

Las Terreras est un endroit où l’on trouve des Européens qui tiennent auberges et restaurants. C’est un peu la République dominicaine d’il y a 15 ans. Quant à Los Haitises, c’est un parc fort intéressant qu’on peut atteindre depuis Samana. Il y a là une forêt humide subtropicale avec beaucoup d’arbres, comme le palétuvier, l’acajou et le cèdre.

Dans les grottes, on a affaire aux chauves-souris, et les reptiles vont du boa jusqu’aux tortues marines. Sinon, pélicans, perroquets et coqs d’eau font partie du décor. On y trouve aussi quelques fjords qui se perdent dans les mangroves. Toutes les visites se font par voie d’eau.

Pour une liste d’hôtels : Vouzamoi. Si vous êtes un peu « tannés » de la mer, je vous invite à monter vers le centre, à Constanza, une ville de plusieurs nationalités. Les Dominicains cultivent l’ail et certains légumes. Les Japonais ont les orchidées, les Italiens font dans les fraises et les courgettes et les Allemands dans le lait. Tout autour des montagnes, des restos très simples proposent la spécialité locale : la queue de vache.

New York végétarien

« À New York, dans Manhattan, quels sont les meilleurs restaurants végétariens selon vous ? »

Yvon Bureau

N’étant pas moi-même végétarien, mes commentaires pourraient sembler inappropriés. Voici donc des sites sur le végétarisme à New York : visiter-newyork.com, timeout.com, newyorkcity.fr.