Long-courrier

Des nuages se reflètent dans le dôme de l’édifice qui abrite une section du Parlement de Berlin, en Allemagne.
Photo: Kay Nietfeld Agence France-Presse Des nuages se reflètent dans le dôme de l’édifice qui abrite une section du Parlement de Berlin, en Allemagne.

Voir la Baltique

« Nous serons à Berlin en mai 2016. Par la suite, début juin, nous souhaitons voir la Baltique, marcher sur la plage, peut-être y plonger les pieds dans l’eau froide ! Où aller pour trouver une belle mer sans que ce soit ni trop compliqué (les îles, par exemple, car nous voyageons en transport collectif), ni trop cher, ni trop bondé de touristes ?

« Au nord de l’Allemagne, au sud de la Suède (a priori beaucoup plus cher), en Pologne (où la mer semble belle, le transport plus complexe mais peut-être que le détour en vaut la peine ?) Pouvez-vous nous suggérer des lieux précis (villes, stations balnéaires) et nous donner une idée des tarifs d’hébergement ?

« Par ailleurs, est-ce que Hambourg est un incontournable ? Qu’y a-t-il à découvrir ? Nous sommes dans la soixantaine. Merci pour vos renseignements toujours pertinents. »

B. Dubé

 

Un tour sur la mer du Nord ou la Baltique est une attraction en soi. On est loin des eaux chaudes de la République dominicaine ou du Mexique, mais les eaux, régénératrices, sont bonnes pour la santé de la peau. En Allemagne, c’est plus de 2000 kilomètres de côtes.

Beaucoup de ces plages sont réservées au naturisme… les autres au textile. Les prix sont assez élevés, mais on trouve des auberges à des prix raisonnables. Les eaux sont froides, toutefois elles sont bonnes en terme d’iode. Du sable, des rochers et des longueurs ensablées où on peut faire du cheval ou de la course à pied.

C’est une autre idée du tourisme balnéaire. Plus pur, plus près de la nature… donc plus frais ou froid.

La Pologne reste un lieu où la mer a de profonds ancrages. Sur la Baltique, il y a de nombreux sites de location où se poser avant d’affronter les vagues. Ce sont souvent des lieux où la cuisine est excellente et l’accueil généreux.

Souvenirs de Berlin

« Je viens de lire votre article sur Berlin en automne… J’ai 82 ans et je voyage toujours toute seule. Du 14 au 23 septembre dernier, j’ai fait un séjour merveilleux dans cette ville. Pour bien la découvrir cette ville, j’ai retenu les services d’une guide privée (très intéressantes et sympathique).

« En vous lisant, j’avais l’impression de lire mon histoire, ou presque ! La vie a de ces coïncidences. »

Marie Moore

 

Voyage adapté

« Nous revenons d’un voyage avec une personne en fauteuil roulant électrique : Paris, la Côte d'Azur et Barcelone. Nous nous sommes déplacés pendant une semaine à Paris sur la ligne de métro 14 entièrement adaptée, sans jamais avoir aucun problème. Des ascenseurs descendent jusqu’à la rampe de métro à toutes les stations.

« La personne peut monter sans assistance. Très bien fait. Le maire Coderre devrait aller voir. Nous habitions à l’hôtel Kyriad, cour Saint-Émilion, à quelques pas de la station de métro.

« Barcelone fut un peu plus difficile en métro, mais une chambre y est adaptée de l’hôtel Praktik Rambla de Catalunya, la 409, grande comme une suite et avec une immense douche de plain-pied. Partout, on trouve des autobus adaptés, facilement accessibles. »

Pierre-Yves Boucher

 

Remarque nécessaire

« Dans votre chronique du samedi 10 octobre, vous écriviez, et je vous en remercie : “ Les gens qui vont en République dominicaine ne se soucient pas toujours des Haïtiens qui souffrent dans les cultures de bananes. Dans beaucoup de pays, il y a des minorités indignées, des peuples bafoués, des enfants qui meurent sur la plage…

 Pour voyager aujourd’hui, il faut presque se munir du guide d’Amnistie International sous le bras. Et on n’est pas sûr non plus que tout se passe bien. 

« Il faut dire et écrire ces choses. Non pour empêcher les gens de voyager, mais pour que nous soyons vraiment de plus en plus conscients de notre monde, de notre planète. Voyager n’a jamais été un acte innocent. »

Hélène Beauchamp

 

Tourisme et migrants

« Votre réflexion du samedi 10 octobre m’a touchée. Vous avez répondu à votre correspondante avec finesse. Je crois qu’il ne faut pas faire exprès pour fréquenter des zones de guerre et de conflit, mais ne pas vouloir être dérangé par des situations humanitaires dramatiques, c’est plutôt insensible et inconscient.

« Alors, il faudrait aussi, avant de partir, rechercher une garantie contre les possibilités de manifestations ou de conflits sociaux ? Mieux vaut alors s’installer dans un Club Med et s’apporter des lunettes qui filtreront les images de la pauvreté, de la misère et de l’injustice ! »

Micheline Jourdain

Montréal

Le Club Med n’est peut-être pas la meilleure option dans ce contexte. Ce forfaitiste peut représenter pour bien des énervés une cible privilégiée représentant le capitalisme primaire. Quant aux migrants, cela pourrait être une solution pour eux : dodo, boulot, cela peut déjà être une solution de rechange.

À lire

L’Inde dans tous ses états, de Guy Taillefer, éditorialiste au Devoir. Cinq années ont marqué la rédaction de ce bouquin. On y aborde la condition des femmes, la liberté d’expression des Indiens et la question du développement durable.

Aussi, le problème des castes et les rapports qui existent entre la classe moyenne et les autres classes, la rareté de l’eau, les pizzas et les poulets tous azimuts. Le livre prend tous les supports d’une société qui évolue entre modernité et tradition.

Vos suggestions, vos bonnes adresses, souvenirs de voyage.