Ce que la CAQ aurait dû faire pour être reconnue au Parlement

Le président de l'Assemblée nationale Jacques Chagnon. <br />
Photo: Agence Reuters Le président de l'Assemblée nationale Jacques Chagnon.

Un lecteur très bien informé m'envoie la procédure suivante, qui aurait permis selon lui à la Coalition Avenir Québec d'être facilement reconnue:

«Les stratèges de la CAQ ont-ils cafouillé?

1. Au lieu de se presser à fusionner, il suffisait de laisser Deltel revenir au Parlement comme chef de l'ADQ (qui est reconnue comme groupe parlementaire en vertu d'un règlement temporaire) et réintégrer Caire et Picard (qui étaient là quand ce règlement a été adopté).

2. L'ADQ aurait ensuite annoncé au Président que son parti changeait de nom, ce qui ne change rien au statut du groupe (il y a au moins un précédent dans les années 1970).

3. Et, dans un troisième temps, l'ADQ devenue CAQ intègre les Rebello et autres venant du PQ (ce qui ne change rien au statut du parti non plus).»

Qu'en pensez-vous?

3 commentaires
  • el_kabong - Inscrit 14 février 2012 16 h 12

    Un geste payant mais seulement à court terme

    Après l'épisode des contributions douteuses à son OSBL puis à son parti, de la défection de François Rebello auprès de Mme Marois après lui avoir juré main sur le coeur qu'il était souverainiste, M. Legault n'avait pas besoin que ses principaux adversaires martèlent dans les médias qu'il est un "hypocrite" et qu'il a agit surnoisement en contournant les règles établies.

    Pire encore, les caquistes semblent mieux s'en tirer dans l'opinion publique lorsqu'ils se taisent. Vaut mieux parraître idiot en ne disant rien que de le prouver en ouvrant la bouche...

  • Jean-Pierre Garneau - Abonné 14 février 2012 20 h 46

    On peut avoir une belle main et mal jouer, mais...

    Les bons joueurs de cartes le savent: il ne suffit pas d'avoir une belle main, il faut aussi jouer les cartes dans la bonne séquence. Dans cette perspective, la procédure imaginée par le lecteur «très bien informé» est bien intéressante.
    Cependant, peut-être Legault et ses comparses ont-ils jugé préférable de distancier l'image de l'ADQ de celle de la CAQ, qu'une continuité trop évidente aurait associé de trop près. De plus, dans l'hypothèse de votre interlocuteur, Gérard Deltell serait demeuré le chef, sous réserve d'un changement de leadership selon les règles de l'ADQ, dont la constitution aurait continué à encadrer le parti, ce que François Legault ne pouvait évidemment permettre.

  • Gaston Deschênes - Abonné 20 février 2012 11 h 57

    La distance a beaucoup d'importance

    Monsieur Garneau a raison. La CAQ voulait se distancer de l'ADQ. Au point de vue parlementaire, c'est réussi!