Piratage et détournement : les avions connectés entrent dans une zone de turbulence

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Connectés, oui, mais aussi fragilisés. L’avènement des connexions sans fil à Internet, offertes de plus en plus dans les avions de ligne, permet à l’humain de rester connecté, y compris dans les airs. Or, en répondant à cette obsession de la connectivité, à ce culte de l’instant à partager, y compris dans la cabine d’un A330, d’un DC10 ou d’un B737, l’aviation civile rendrait ses appareils plus vulnérables à des détournements et attaques pouvant même en péril la vie de ses passagers.
 
C’est en tout cas ce qu’affirme, dans un rapport qui vient d’être dévoilé cette semaine, le Governement Accountability Office (GAO) aux États-Unis.
 
Pour cet équivalent américain du Vérificateur général du Canada, la connectivité accrue des gros-porteurs, si elle permet de suivre avec plus de précision les appareils en vol tout en offrant aux passagers une extension dans les airs de leurs territoires numériques, peut également et, «potentiellement permettre un accès distant et non autorisé au système de contrôle et de pilotage de l’appareil», peut-on lire. Une faille majeure, estime le GAO, particulièrement à l’ère d’un terrorisme qui déplace sa terreur dans les environnements connectés.
 
L’organisme invite d’ailleurs l’agence fédérale qui réglemente et surveille l’aviation civile aux États-Unis, la FAA, tout comme le Département américain des Transports, à prendre très au sérieux, ce risque et à y apporter les correctifs qu’il faut, avant le drame.
 
La fragilité de cette infrastructure qui cherche à mettre un Montréal – Los Angeles ou un Vancouver – Pékin au diapason avec la modernité viendrait du fait que la cabine de pilotage est indirectement reliée au réseau IP (Internet Protocol) permettant aux passagers de pelleter des nuages sur Facebook — ou dans un courriel —tout en étant au-dessus d’eux. La présence de systèmes pare-feux assureraient une certaine étanchéité et protection des équipements de vols, mais ne seraient pas infaillibles, selon les experts rencontrés par le GAO.
 
Les réseaux sans-fil dans les avions pourraient donc être piratés autant depuis la cabine que depuis le sol, par l’entremise des connexions par satellite, indique le rapport qui réclame des mesures précises et rapides pour empêcher toutes intrusions numériques dans le cockpit d’un avion et la dématérialisation bien réelle de l’appareil, dans un océan, une montagne, un désert, une zone urbaine, qu’un pirate mal intentionné pourrait du coup provoquer. Au terme de plusieurs clics.
1 commentaire
  • Juliette Delrieu - Inscrite 17 avril 2015 19 h 52

    Prise de contrôle des avions par des pirates informatiques

    l'hypothèse de piratage des avions par des pirates informatiques a été soulevée àlusieurs reprises notamment lors de la disparition corps et ames de plusieurs vols, en asie du sud est l'année dernière.
    L'hypothèse est serait elle bien fondée ?
    Les appareils numreriques, montres connectées et autres gadgets, lunettes googles, etc, vont ils etre interdits dans les les habitables des avions.
    À augmentation des risques, augmentations des interdictions !