Waze : l’application qui fait peur à la police

Photo: Waze
L’arroseur ne veut surtout pas être arrosé. Aux États-Unis, les forces policières aiment bien utiliser la technologie pour suivre et espionner les citoyens, mais pas question que l’inverse soit également vrai.
 
À preuve : dans un geste plutôt surprenant dans une époque où la surveillance numérique par le pouvoir se répand aussi vite que le commentaire futile sur Facebook, les représentants de la loi et de l’ordre viennent de lancer une campagne appelant Google à retirer de son application Waze une fonction qui permet de localiser les forces policières au bord des routes ou ailleurs dans l’environnement social. Une surveillance qualifiée de «harcèlement» et qui, selon eux, pourrait mettre en danger la vie de certains policiers.
 
Waze est une application en pleine croissance qui allie cartographie numérique, déplacements assistés par GPS et réseau social. 50 millions de personnes en font l’usage dans 200 pays. Elle renseigne en temps réel les conducteurs sur l’état du réseau routier de leur coin, sur la météo des transports, sur la présence de nids-de-poule, sur les accidents, les embouteillages et peut également tenir informer les automobilistes de la présence de contrôles policiers ou de radar au bord de la route.
 
Or, un shérif de la Californie du Sud, Sergio Kopolev, trouve surtout que cette app est surtout un outil de harcèlement des forces policières qui enlève à ces forces l’effet de surprises et ce, sur la base d’informations échangées par les abonnés, rapporte AP. Waze permet également de géolocaliser la présence de ces policiers en pause dans un restaurant ou un café, tout comme ceux qui pourraient être en train de faire la sieste, dans une voiture de patrouille, en dessous d’un pont. C’est un exemple.
 
Pour le moment, il n’y a pas de cas connus d’attaques de policiers et Waze, précise AP dans sa dépêche qui cite plusieurs shérifs réclamant à Google d’être soustrait à ce regard numérique et collaboratif posé sur eux. En guise de réponse, une porte-parole de Waze rappelle que la sécurité de tous est au cœur des activités de l’entreprise et souligne que l’app collabore également avec plusieurs corps policiers, dont celui de New York pour offrir une information précise et juste sur l’état du réseau routier.
 
On le savait : la surveillance de masse, la surveillance numériquement institutionnalisée peut être source de dérives, mais visiblement, il faut en être la victime principale pour commencer à s’en insurger.
1 commentaire
  • Di Stradart - Inscrit 28 janvier 2015 12 h 22

    vous auriez dû dire; L'App qui "devrait" faire peur aux citoyens...

    Il vous manque une partie de l'info... Voici un petit article datant de 2013...
    - Source RT, "Le 6 Juin 2013, Bloomberg a publié "Google fera l'acquisition de Waze pour 1,1 milliard de dollars," quelques heures avant l'annonce officielle du géant de l'internet. Pourtant, cet acte remarquable de précognition, est venu après qu'il a été rendu public par le journal financier israélien Calcalist le 27 mai, que les autorités fiscales d'Israël avait demandé aux actionnaires de Waze de rendre des comptes, afin de commencer le processus de perception des impôts. Ceux d'entre eux détenant plus de 10% paieront entre 25 et 30% de leur revenu."
    ...Je ne crois pas vraiment que la police soit inquiète pour sa sécurité quand ce logiciel a surtout été financé par Israel... Huhumm...