Univers numériques: un territoire peuplé de 3 milliards d'humains

Le chiffre est étourdissant. D'ici la fin de l'année 2014, près de 3 milliards d'humains sur terre vont avoir une existence numérique à haute vitesse sur Internet. C'est ce qui ressort d'un rapport produit par la Commission de l'UNESCO et de l'Union internationale des télécommunications (UIT) sur le développement de la bande passante à l'échelle mondiale, rapport publié en marge d'une rencontre qu'elle vient de tenir à New York.

En gros, cela représente 40 % de l'humanité en ligne. Et ce n'est qu'un début: dans trois ans, ces observateurs des mutations sociotechnologiques estiment qu'à ce rythme, la moitié des humains sur terre va se promener sur Internet avec un accès à haut débit. Pour le meilleur, comme pour le pire.

Sans surprise, l'Islande, la Norvège, la Suède et le Danemark dominent le palmarès des pays où la population accède en grand nombre à l'Internet. Entre 96,5 % et 94,6 % des habitants de ces pays nordiques y vont. C'est environ 10 points de pourcentage de plus qu'au Canada où les internautes représentent 85,8% de la population totale.

Le pays s'illustre toutefois pour une socialisation qui a fortement répondu à l'appel des réseaux sociaux. Plus qu'ailleurs sur terre. Le taux de pénétration de ces outils de communication (que plusieurs aiment qualifier d'outils de surveillance) y est en effet de 82 % d'un océan à l'autre. En la matière, le Canada est suivi de près, résument l'UNESCO et l'UIT, par les Émirats Arabes Unis (81%), la Grande-Bretagne (76%) et les États-Unis (75%).

La Commission voit d'un très bon oeil le développement et l'adoption du haut débit à l'échelle planétaire. «La connexion massive peut améliorer l'existence humaine de plusieurs manières, peut-on lire, en offrant un meilleur accès aux services de santé, en luttant contre la discrimination face aux services bancaires et au crédit, en renforçant le partage de la connaissance et l'éducation, en encourageant la transparence des gouvernements».

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