Journalisme participatif, culte de l'image et stéréotypes de la beauté

Le beau dans ses différences: à gauche, l'original, à droite, retouchée au Kenya
Photo: Esther Honig Le beau dans ses différences: à gauche, l'original, à droite, retouchée au Kenya
Voilà un reportage bien de son temps qui rassemble au même endroit culte de l'image, obsession du bien paraitre, manipulation de la réalité, éradication des frontières physiques, de l'espace et du temps, le tout, mis à la sauce participative.

Avec Before & After, Esther Honig, jeune journaliste-pigiste américaine dans la vingtaine, a décidé en effet de partir à la découverte des stéréotypes de la beauté à travers le monde d'une manière plus qu'originale. Pour documenter ces différences, elle a envoyé en effet dans les dernières semaines une photo d'elle, prise au naturel sur un fond générique, à 40 spécialistes ou amateurs de la retouche photographique dans 25 pays à travers. Le Kenya, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Vietnam, l'Inde étaient entre autres dans sa liste. Leur mission était relativement simple: la «rendre belle», selon leurs propres critères de beauté. Rien de plus.

«Aux États-Unis, Photosphop [logiciel de traitement et d'amélioration des photos] est devenu le symbole d'une société où les standards de beauté sont impossibles à atteindre, écrit-elle sur son site Internet. Mon projet cherche à explorer comment ces standards de beauté varient dans les différentes cultures à travers le monde».

Le résultat, tout en photo, vaut bien sûr plus que 1000 mots en exposant, tout en fard et en flafla, la conception du beau dans différentes parties du globe. Un voyage à travers le monde, en somme, dans l'univers de la superficialité qui se raconte ici par elle-même.

En Israel...






















Aux États-Unis...




















En Inde...




















En Argentine...




















Aux Philippines...




















L'ensemble de ce reportage photo peut être consulté sur le site d'Esther Honig