MyFrenchFilmFestival: le grand succès d'un petit festival de cinéma en ligne

Tiré du film La fille du 14 juillet d'Antonin Peretjatko
Photo: MyFrenchFilmFestival Tiré du film La fille du 14 juillet d'Antonin Peretjatko

La dématérialisation, c'est aussi ça: aujourd'hui marque l'ouverture officielle en ligne de la quatrième édition de My French Film Festival, un imposant festival totalement virtuel et versé dans la diffusion de longs métrages français n'ayant pas trouvé de distributeurs à l'étranger. L'an dernier, près de 750 000 internautes provenant de 189 pays y ont participé.

Lancé en toute discrétion, mais avec une grande dérision par l'entremise d'une vidéo de présentation placée sur DailyMotion — un joli exercice de style d'ailleurs —, ce festival présente cette année 10 films en compétition officielle, dont Mobile Home de François Pirot, La fille du 14 juillet d'Antonin Peretjatko ou encore La vierge, les Coptes et moi de Namir Abdel Messeeh. Les grands distributeurs dans le reste monde ont levé le nez sur ces fragments de la création cinématographique française d'aujourd'hui, et ce, pas toujours pour des considérations esthétiques ou narratives. Unifrance, l'organisme chargé de faire la promotion du cinéma hexagonal hors de ses frontières, a décidé donc de leur donner une existence internationale en passant par le Web.

Deux créations québécoises sont également présentées cette année hors compétition: Avant que mon cœur bascule, de Sébastien Rose ainsi que le un court-métrage, Chef de meute, de Chloé Robichaud.

Le bien mal nommé My French Film Festival connait un succès étonnant depuis sa première édition en 2011, avec un chaque année, des spectateurs arrivant par milliers des quatre coins du globe pour prendre part à cette messe culture depuis un salon — ou un ordinateur portable — en échange d'un peu d'argent, bien sûr. Au Canada, la sélection officielle de 10 films peut être regardée au complet pour moins de 18$.

Le festival s'ouvre cette année avec la présentation du film de Jacques Demy, Les parapluies de Cherbourg, dans une version restaurée. Le film est en accès libre dans 196 territoires pour 24 heures seulement. L'ensemble de la programmation est également livrée avec des sous-titres en 13 langues (allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, finlandais, français, italien, japonais, polonais, portugais, russe et turc).

Petit, désincarné, mais sérieux, ce festival atypique de films a bien sûr son jury, présidé cette année par Jean-Pierre Jeunet et composé de quatre réalisateurs étrangers. Il est chargé de remettre le Prix des cinéastes à l'un de ces longs métrages au terme du festival qui va prendre fin le 17 février prochain. 100 cinéphiles influents dans les univers numériques vont également être mis à contribution pour la remise d'un Prix des réseaux sociaux. Forcément.



 
2 commentaires
  • Anne-Marie Allaire - Abonnée 18 janvier 2014 14 h 10

    Droits d'auteur

    Avant que mon coeur bascule n'est pas accessible au Canada en raison de droits d'auteurs....Plutot moche pour mon premier festival en ligne qu'on nous prive de notre cinéma. Ce n'est peut-etre pas la meilleure facon de nous le faire apprécier.

  • Anne-Marie Allaire - Abonnée 18 janvier 2014 14 h 26

    droits d'exploitation

    Mille excuses, c'est en raison de droits d'exploitation et non de droits d'auteurs. C'est encore plus bete.