Un trio de femmes journalistes à l’enquête

Stephanie Vallet, qui s’est déjà distinguée par de nombreuses enquêtes, devient directrice du departement d'enquete du «Devoir».
Photo: Adil Boukind Le Devoir Stephanie Vallet, qui s’est déjà distinguée par de nombreuses enquêtes, devient directrice du departement d'enquete du «Devoir».

Le développement des contenus du Devoir passera par la mise en valeur d’un genre journalistique qui nous est cher et que nous allons continuer à développer en bonifiant notre équipe. Le journalisme d’enquête prendra du galon avec l’arrivée de la journaliste Stéphanie Vallet, la nomination d’Améli Pineda et la présence de la grande reporter Anne Panasuk, qui jouera le rôle de mentor tout au long de la prochaine année. Nous sommes particulièrement fiers de pouvoir compter sur un trio de femmes journalistes réputées pour donner un nouvel élan à l’enquête au Devoir.

La journaliste d’enquête Stéphanie Vallet se joint donc à l’équipe du Devoir comme cheffe de division enquête. Stéphanie Vallet a été journaliste au quotidien La Presse depuis 2011, où elle a couvert divers secteurs, dont celui des arts, et s’est distinguée par de nombreuses enquêtes — inconduites sexuelles reprochées à Éric Salvail, climat toxique sur le plateau d’Emmanuelle Latraverse, humiliations sur les plateaux de Sylvain Archambault, entre autres investigations qui nous ont permis de la remarquer. Avant de travailler à La Presse, elle a œuvré pour l’agence QMI, LCN et la Première Chaîne, entre autres. Nous avons été impressionnés par sa vision du journalisme d’enquête, sa maîtrise des codes déontologiques et journalistiques associés à ce genre particulier et son immense appétit pour la recherche de terrains inexplorés et de nouvelles exclusives.

Améli Pineda se passe de présentation au sein de notre équipe. On l’associe bien sûr à un travail d’enquête retentissant ayant mené à la chute de Gilbert Rozon ou à un travail colossal sur la violence conjugale, de concert avec d’autres collègues de la rédaction ; elle a contribué également au travail du Devoir dans le dossier sur la présence de plomb dans l’eau des résidences et établissements publics. Ce travail d’enquête mené en équipe et grâce au travail colossal d’un consortium d’enquête (avec l’Institut de journalisme d’enquête de l’Université Concordia et un regroupement de médias) nous a valu nombre de prix, dont le Grand Prix Judith-Jasmin. Améli s’intéresse vivement aux affaires judiciaires et possède tous les atouts nécessaires à la pratique du journalisme d’enquête : outre la rigueur et la curiosité, la patience et l’esprit pragmatique, elle brille dans sa capacité à mener des entrevues dans des contextes difficiles en tout respect de la panoplie de règles déontologiques et éthiques propres à ce genre unique.

Notre cellule enquête travaillera sous l’accompagnement précieux et les conseils de la grande reporter Anne Panasuk, qui se joint à l’équipe du Devoir à titre de mentor et formatrice. L’anthropologue et journaliste a travaillé à Radio-Canada pendant 38 ans, et s’est démarquée par de percutants reportages d’enquête portant tant sur des affaires de corruption que des sujets touchant les Premières Nations. Tour à tour membre des équipes d’Enjeux, de Zone libre et d’Enquête à Radio-Canada, qu’elle a quittée pour la retraite il y a quelques mois à peine, Anne Panasuk a remporté plusieurs prix et distinctions pour des enquêtes, notamment dans le champ social, dont le Grand Prix Judith-Jasmin. Son mandat est à la fois simple et complexe, grisant et affolant : elle offrira de la formation à nos reporters et aura le rôle de guider et d’accompagner les journalistes dans la production et la réalisation de leurs enquêtes, en compagnie de l’équipe des cadres de la rédaction.

Avec ces embauches et nominations, nous franchissons un pas important dans le développement et la solidification d’une tradition d’enquête au Devoir, le tout en droite ligne avec les objectifs du plan stratégique entériné par le conseil d’administration du Devoir Inc. Cela nous permettra de nous distinguer encore davantage et d’offrir des contenus pertinents qui mèneront, souhaitons-le, à des changements dans la sphère publique, pour une société meilleure.