Coronavirus: les deux prochaines semaines seront «critiques», dit Legault

François Legault n’a pas exclu jeudi l’idée de devoir fermer les frontières, pour contrôler la propagation du virus mortel.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne François Legault n’a pas exclu jeudi l’idée de devoir fermer les frontières, pour contrôler la propagation du virus mortel.

Le premier ministre François Legault promet d’apporter des réponses aux Québécois inquiets de la propagation du coronavirus, alors que les partis d’opposition critiquent la réponse de son gouvernement à la pandémie. Une conférence de presse est prévue en fin d’avant-midi jeudi. Parallèlement, l’Assemblée nationale fermera ses portes aux visiteurs dès vendredi pour éviter une propagation de la maladie.

Déplacements, visites dans les résidences pour personnes âgées, télétravail : tous ces sujets seront abordés a indiqué M. Legault lors de la période des questions. Le gouvernement émettra également de nouvelles consignes pour les rassemblements. « Il ne faut absolument pas exclure de fermer nos frontières à certains voyages », a-t-il avancé.
 

La ministre de la Santé, Danielle McCann, promet de réduire le temps d’attente de la ligne Info Santé (811), engorgée, où les citoyens qui se questionnent sur leurs symptômes doivent téléphoner pour savoir s’ils doivent se rendre dans un centre de dépistage. Vingt postes seront ajoutés « le plus rapidement possible », a-t-elle indiqué en réponse aux questions du député libéral André Fortin.

« On va faire ces améliorations très rapidement et la situation va s’améliorer », a-t-elle affirmé.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a signalé qu’une nouvelle directive serait envoyée aujourd’hui dans les écoles pour clarifier la marche à suivre lorsqu’un employé ou un élève revient de voyage.

Le chef intérimaire du Parti libéral, Pierre Arcand, estime que le premier ministre Legault « a semblé prendre la situation à la légère » en début de semaine. Il exige des « mesures musclées » à grande échelle et non au cas par cas pour éviter la progression du virus. « Le nombre de cas commence à augmenter et, vous savez, c’est quand la situation n’est pas devenue hors contrôle, qu’il faut agir parce que si on n’agit pas, c’est là que la situation devient hors contrôle, a-t-il affirmé. Alors moi, je ne veux pas établir ici un élément de panique, mais une chose est claire, c’est qu’il faut prendre des décisions solides, il faut qu’il y ait des directives claires. » Neuf cas de la maladie COVID-19 causée par le coronavirus ont été confirmés jusqu’à maintenant au Québec.

Une motion du Parti québécois demandant au gouvernement fédéral de mettre un protocole de détection du coronavirus en place « chez toutes les personnes entrant au Canada » a été adoptée à l’unanimité par les députés de l’Assemblée nationale.

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a quant à lui lancé un appel au calme. « La panique n’est pas la solution, ça peut même faire partie du problème », a-t-il dit en se disant sensible aux inquiétudes de la population. « Nous aujourd’hui, on lance un appel à la confiance, a-t-il ajouté. Un appel en la confiance en nos institutions publiques, en nos experts de santé publique. »

D’autres détails suivront.