Le Canada salue l’exclusion de figures d’extrême droite sur Facebook

« Notre travail contre la haine organisée se poursuit et nous continuerons d’examiner les personnes, les pages, les groupes et le contenu en fonction de nos normes communautaires », a déclaré Facebook.
Photo: Jonathan Nackstrand Agence France-Presse « Notre travail contre la haine organisée se poursuit et nous continuerons d’examiner les personnes, les pages, les groupes et le contenu en fonction de nos normes communautaires », a déclaré Facebook.

Le gouvernement canadien a salué lundi la décision de Facebook de supprimer les comptes de plusieurs militants et groupes d’extrême droite sur ce réseau social.

« Nous avons vu des discours de haine alimenter l’attaque contre la synagogue à Pittsburgh, nous avons vu plus récemment des fidèles abattus à Christchurch. C’est réel et cela a des conséquences. Nous sommes très heureux que Facebook ait pris ces mesures », a réagi lors d’une conférence de presse le ministère canadien de l’Immigration, Ahmed Hussen.

Lundi, Facebook a pris la décision de supprimer les comptes de figures connues de l’extrême droite canadienne, dont Faith Goldy, Kevin Goudreau et plusieurs groupes de militants ultranationalistes et anti-immigration.

« Au Canada, lorsqu’il s’agit de discours haineux, d’incitation à la violence, ce sont des choses que nous n’acceptons pas dans nos rues. Nous ne devrions pas les accepter sur les plateformes numériques non plus », a déclaré la ministre canadienne des Institutions démocratiques, Karina Gould.

La politique du réseau social américain sur les « organisations et individus dangereux » interdit la présence de groupes ou d’individus « qui attaquent des personnes en raison de caractéristiques telles que la race, l’appartenance religieuse, la nationalité, l’origine ethnique, le sexe, l’orientation sexuelle, la maladie ou le handicap », peut-on lire sur la page expliquant les règles de Facebook.

« Les personnes et les organisations que nous avons interdites aujourd’hui violent cette politique, et elles n’auront plus le droit d’être présentes sur nos services », a déclaré Facebook dans un communiqué obtenu par plusieurs médias. « Notre travail contre la haine organisée se poursuit et nous continuerons d’examiner les personnes, les pages, les groupes et le contenu en fonction de nos normes communautaires ».