COP23: Les négociations seront-elles assombries par le charbon?

La réunion annuelle des Nations unies sur les changements climatiques avait mené il y a deux ans à la conclusion de l’accord de Paris sur le climat.
Photo: Patrik Stollarz Agence France-Presse La réunion annuelle des Nations unies sur les changements climatiques avait mené il y a deux ans à la conclusion de l’accord de Paris sur le climat.

Les négociations sur le climat en Allemagne pourraient se heurter à un mur avec le charbon, cette semaine, et le Canada sera au centre des discussions.

La ministre canadienne de l’Environnement, Catherine McKenna, est arrivée dimanche à Bonn, en Allemagne, pour participer à la deuxième semaine de discussions de la COP23, la réunion annuelle des Nations unies sur les changements climatiques qui avait mené il y a deux ans à la conclusion de l’accord de Paris sur le climat.

Cette année, les différents signataires de l’accord tentent de déterminer comment ses clauses seront mises en oeuvre, comment les émissions de gaz à effet de serre seront calculées et comment les pays rendront des comptes sur leur bilan.

Mme McKenna et son homologue britannique, Claire Perry, veulent que la conversation porte sur l’éventuelle disparition du charbon comme source d’énergie — comme il est responsable de plus de 40 pour cent des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

Les ministres canadienne et britannique seront les hôtes d’un événement commun le 16 novembre qui sera l’occasion de lancer une campagne pour inciter les autres pays à se doter d’un plan afin de ne plus construire de centrales au charbon sans mode de récupération et de mettre fin à terme aux autres actuellement en activité.

 

Les centrales au charbon sans mode de récupération sont celles qui n’enfouissent pas le carbone, ce qui émet beaucoup plus de gaz à effet de serre que celles munies d’une telle technologie.