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Si vous croisez sur la route des produits étiquetés «Agneau de Charlevoix», vous avez affaire à des produits qui n’en sont pas.
Photo: Robert Bérubé Si vous croisez sur la route des produits étiquetés «Agneau de Charlevoix», vous avez affaire à des produits qui n’en sont pas.

Bêêêê! L'agneau de Charlevoix?

L’agneau de Charlevoix est né et a été élevé dans cette région. Il est élevé en bergerie de sa naissance jusqu’à la fin de l’engraissement. Adaptée aux caractéristiques de Charlevoix, son alimentation de base est constituée d’orge et d’avoine, des céréales produites localement, et de fourrages produits majoritairement par les éleveurs eux-mêmes. Le développement d’un agneau typiquement charlevoisien lié à son territoire de production a entraîné l’exclusion du maïs de l’alimentation, au profit d’une valorisation des ressources régionales. Ce choix d’une production adaptée à la région donne un agneau de petite conformation. La viande est de rosée à rouge pâle, peu grasse et tendre.

Actuellement, si vous croisez sur la route — une route autre que celle de Sainte-Croix, à Saint-Hilarion, où se trouve la ferme d’Annie et de Donald — des produits étiquetés « Agneau de Charlevoix », vous avez affaire à des produits qui n’en sont pas. Pour le moment, vous ne pouvez en acheter que sur place, à la ferme de Saint-Hilarion.

 

En plus de l’étiquetage de caisse classique (désignation du produit, dates, prix, etc.), les produits ont une étiquette ovale sur laquelle est inscrit « IGP Agneau de Charlevoix ». Quant aux restaurants que fournit Annie, ils sont listés à leveritableagneau.ca.

 

Des histoires comme celle-ci me donnent envie (outre de brailler comme un agneau !) de prendre la route, de faire le plein chez les Bérubé-Tremblay et de leur dire : « Tenez bon ! » Si le Québec veut mettre en avant des produits régionaux d’exception, certifiés, il faut que le système fonctionne dans son entièreté.