Le REM reçoit plusieurs appuis

Trois organismes environnementaux donnent leur appui au projet de Réseau électrique métropolitain (REM). Équiterre, la Fondation David Suzuki et l’organisme Vivre en ville font valoir que le REM est « un excellent projet », soulignant que sa haute fréquence et sa grande amplitude horaire sont « des éléments essentiels du caractère structurant du transport collectif ». Le 20 janvier, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a remis un rapport peu reluisant sur le projet et a refusé de lui donner son feu vert. Les organismes demandent toutefois au gouvernement et à la Caisse de dépôt de donner un signal clair, partout au Québec, en faveur du développement du transport collectif, d’adopter des mesures de mitigation pour contrer l’étalement urbain et de clarifier le cadre financier du projet.

1 commentaire
  • Jean Richard - Abonné 2 février 2017 10 h 32

    Contradictions

    Comment appuyer ce projet quand ce qui le caractérise se résume à ce qui est énoncé ici :

    « donner un signal clair, partout au Québec, en faveur du développement du transport collectif, d’adopter des mesures de mitigation pour contrer l’étalement urbain »

    Le REM est d'abord et avant tout un train de banlieue, qui mise non pas à combler une demande en transports collectifs, mais à promouvoir les vastes projets immobiliers en dehors de l'île. Qui dit projets immobiliers en banlieue dit étalement urbain (le REM n'est d'aucune utilité pour attirer les promoteurs en ville).

    Le REM, par ailleurs, n'attirera pas beaucoup de nouveaux usagers vers les transports collectifs car il vise à remplacer une offre qui existe déjà en grande partie. Mais pire, et ce n'est pas assez dit, avec 3 G$ de fonds publics en dehors des 3 G$ de la Caisse, le REM risque de s'accaparer les maigres ressources destinées au transport collectif. On doit s'attendre à voir stagner la situation à Montréal même alors que la demande, plus que partout ailleurs, excède largement l'offre. M. Couillard a beau nous faire accroire que le projet de prolongement de la ligne bleue n'est pas mort, on sait tous qu'il faudra attendre plusieurs années, voire même décennies, avant de voir une nouvelle station de métro ouvrir ses portes, tout comme on attendra plusieurs années avant que le réseau de surface soit mis à contribution pour s'attaquer à la saturation de la ligne orange.

    Alors, comment Vivre en ville peut-il appuyer un projet orienté vers la banlieue et qui risque d'accentuer l'étalement urbain (étalement non seulement résidentiel, mais commercial, industriel et des services) ?