Israël administre une 3e dose à des personnes vulnérables

L’État hébreu avait été l’un des premiers pays à lancer, à la mi-décembre, une vaste campagne de vaccination à la faveur d’un accord avec le géant pharmaceutique Pfizer qui a fourni rapidement des millions de doses au pays en échange de données sur les effets de son vaccin développé avec la société BioNTech.
Photo: Jack Guez Agence France-Presse

L’État hébreu avait été l’un des premiers pays à lancer, à la mi-décembre, une vaste campagne de vaccination à la faveur d’un accord avec le géant pharmaceutique Pfizer qui a fourni rapidement des millions de doses au pays en échange de données sur les effets de son vaccin développé avec la société BioNTech.

Israël a débuté lundi à administrer une troisième dose de vaccins anticoronavirus à des patients dotés d’un faible système immunitaire sur fond de hausse des cas de COVID-19 liée à la propagation du variant Delta.

L’État hébreu avait été l’un des premiers pays à lancer, à la mi-décembre, une vaste campagne de vaccination à la faveur d’un accord avec le géant pharmaceutique Pfizer qui a fourni rapidement des millions de doses au pays en échange de données sur les effets de son vaccin développé avec la société BioNTech.

Cette campagne a permis d’administrer deux doses du vaccin à plus de 55 % de la population du pays, voire à environ 85 % des adultes, ce qui a favorisé la réouverture des cafés, des bars et des commerces et une réduction du nombre de cas d’environ 10 000 à moins de 100 par jour.

Mais au cours des dernières semaines, le nombre de cas est reparti à la hausse sur fond de propagation du variant delta du virus, poussant les autorités à réimposer certaines mesures sanitaires comme le port du masque dans les lieux publics fermés.

Plus de 400 nouveaux cas ont été déclarés ces 24 dernières heures, contre environ 200 par jour en moyenne il y a une semaine.

Dans ce contexte, le ministère de la Santé a annoncé lundi avoir autorisé l’administration d’une troisième dose du vaccin Pfizer à certaines personnes atteintes d’immunosuppression, c’est-à-dire dont le système immunitaire est particulièrement vulnérable et ne répond pas suffisamment à deux doses de vaccin pour se prémunir de la COVID-19.

« Il y a de plus en plus de preuves que les patients avec de l’immunosuppression ne développent pas un niveau satisfaisant d’anticorps après deux doses de vaccins contre le coronavirus, certains peuvent développer ces anticorps après trois doses », a indiqué le ministère dans un communiqué.

« À la lumière de la hausse du nombre de cas dans les dernières semaines et du risque élevé qu’elle pose pour les patients immunodéficients atteints de graves maladies, ces patients peuvent désormais recevoir une troisième dose de vaccin », a ajouté le ministère en publiant une liste des types de patients pouvant nécessiter une troisième dose, comme ceux ayant subi une transplantation d’organes.

Dans la foulée de cette annonce, l’hôpital Sheba, situé dans la région de Tel-Aviv, a annoncé qu’il venait d’administrer des troisièmes doses de vaccin à des patients vulnérables.

« Nous avons écrit l’histoire aujourd’hui quand nous avons administré une 3e dose de vaccin Pfizer à des patients ayant reçu des greffes de cœur », s’est notamment félicité l’hôpital dans un communiqué.

Les laboratoires Pfizer et BioNTech avaient annoncé jeudi qu’ils allaient soumettre « des résultats encourageants des essais en cours pour une troisième dose du vaccin actuel » aux autorités régulatrices des États-Unis et d’Europe.

Les deux sociétés considèrent qu’une troisième dose pourrait renforcer les niveaux d’anticorps contre le virus et également contre le variant Delta hautement contagieux.

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