Toujours des centaines de disparus près de La Mecque

Dubaï — La frustration grandit dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie devant la lenteur du processus d’identification des pèlerins tués et de centaines d’autres portés disparus après la bousculade il y a une semaine au pèlerinage en Arabie saoudite. Le bilan officiel saoudien de la plus grave catastrophe en 25 ans au hadj de La Mecque n’a pas varié depuis le 26 septembre : 769 morts et 934 blessés., mais les gouvernements de plus de 20 pays ont annoncé des chiffres qui, additionnés, excèdent de quelque 170 le nombre de morts donnés par Ryad, sans parler de quelque 630 pèlerins considérés par ces gouvernements comme disparus depuis la tragédie du 24 septembre et dont n’a pas fait état l’Arabie. L’Iran, qui a payé le plus lourd tribu, avait précédemment annoncé un chiffre de 241 disparus mais, jeudi, il a fortement revu à la hausse le nombre de ses pèlerins tués, le portant à 464. L’Inde a annoncé 51 morts alors que le Pakistan a parlé de 46 décès et plus de 40 disparus. Parmi les autres pays ayant signalé des disparus figurent le Nigeria (244), l’Égypte (94), la Côte d’Ivoire (77), l’Indonésie (74), le Maroc (29) et la Libye (16). Les contradictions entre le bilan saoudien et les chiffres donnés par des États sont sans doute liées au délicat processus d’identification des corps et à des recherches qui se poursuivent pour des personnes ayant peut-être survécu, sans s’être signalées.