En bref - Liban: pas d'avancée politique

Beyrouth — Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a quitté le Liban sans avoir obtenu d'avancée politique majeure, même s'il a réuni hier des dirigeants libanais pour un déjeuner à l'ambassade de la France à Beyrouth.

La veille, le ministre français, venu au Liban pour tenter de renforcer le dialogue entre les différentes forces politiques, avait prévenu que la guerre civile pourrait reprendre si les divisions qui agitent le pays ne sont pas surmontées. Après avoir passé deux jours à rencontrer les dirigeants des différents partis, il est parvenu à réunir, pour le déjeuner organisé hier, des personnalités qui n'avaient pas eu de contacts directs entre elles depuis des mois. La plupart des dirigeants libanais ont répondu présent, sauf Fouad Siniora, le premier ministre, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, et Nabih Berri, le président du Parlement, qui ont préféré envoyer des représentants. Bernard Kouchner a expliqué que les discussions avaient été difficiles, mais encourageantes. Il a précisé qu'il serait de retour au Liban dans les prochains jours. «Nous avons fait ce que nous avons pu, nous reviendrons. [...] Mais nous ne partons pas découragés. Nous partons encouragés par le dialogue avec les responsables, les numéros 1, tous, tous, nous n'en avons pas raté un», a déclaré Bernard Kouchner lors d'une conférence de presse.

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