L’UE envisage des sanctions économiques «plus fortes» contre la Biélorussie

Les gardes-frontières lituaniens ont annoncé vendredi avoir appréhendé 37 migrants au cours des 24 heures précédentes, portant le nombre total de traversées illégales détectées à plus de 1500 depuis le début de l’année, contre seulement 81 pour l’ensemble de 2020.
Photo: Petras Malukas Agence France-Presse Les gardes-frontières lituaniens ont annoncé vendredi avoir appréhendé 37 migrants au cours des 24 heures précédentes, portant le nombre total de traversées illégales détectées à plus de 1500 depuis le début de l’année, contre seulement 81 pour l’ensemble de 2020.

L’Union européenne envisage de nouvelles sanctions économiques « plus fortes » contre le régime au pouvoir en Biélorussie pour faire cesser les passages illégaux de migrants vers l’UE, a averti lundi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

« Le régime [du président Alexandre Loukachenko] doit comprendre qu’il doit respecter ses obligations internationales. S’il persiste, l’UE devra réexaminer ses sanctions et envisager des sanctions économiques plus fortes », a affirmé M. Borrell.

Il s’exprimait à l’issue d’une réunion avec les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept à Bruxelles.

« L’instrumentalisation de la migration est totalement inacceptable », a dénoncé de son côté le chef de la diplomatie slovaque Ivan Korcok.

La Lituanie, où se sont réfugiés de nombreux opposants biélorusses après l’élection présidentielle contestée dans ce pays, est confrontée à un afflux de migrants et a décidé de construire un mur à la frontière avec la Biélorussie.

Les gardes-frontières lituaniens ont annoncé vendredi avoir appréhendé 37 migrants au cours des 24 heures précédentes, portant le nombre total de traversées illégales détectées à plus de 1500 depuis le début de l’année, contre seulement 81 pour l’ensemble de 2020.

L’augmentation du nombre de migrants met la Lituanie, un pays de 2,8 millions d’habitants, en difficulté pour héberger les nouveaux arrivants, Vilnius n’ayant jusqu’à présent renvoyé aucun d’entre eux malgré le rejet de toutes leurs demandes d’asile.

Pour punir la Biélorussie, accusé de « piraterie » aérienne après le détournement d’un vol commercial pour arrêter un opposant à Minsk, les Européens ont adopté fin juin des sanctions économiques et individuelles.

Elles visent des hauts responsables biélorusses et des hommes d’affaires, ainsi que les secteurs clés de la potasse, du pétrole et du tabac.

La liste noire de l’UE pour la Biélorussie compte 166 personnes, dont le président Loukachenko et deux de ses fils, ainsi que 15 entités liées au régime.

En représailles, la Biélorussie a suspendu sa participation au Partenariat oriental de l’UE et a rappelé son ambassadeur à Bruxelles.

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