Un homme arrêté dans une enquête sur des chevaux mutilés en France

Depuis plusieurs mois, des chevaux et des poneys sont victimes de mutilations dans une vingtaine de départements français, selon les enquêteurs de la gendarmerie.
Photo: Thomas Samson via Agence France-Presse Depuis plusieurs mois, des chevaux et des poneys sont victimes de mutilations dans une vingtaine de départements français, selon les enquêteurs de la gendarmerie.

Un homme a été interpellé lundi dans l’est de la France et placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte fin août après des sévices infligés à un cheval et deux poneys, a-t-on appris de source proche du dossier.

Il s’agit de la première arrestation dans l’une des enquêtes sur les mutilations de chevaux qui se sont multipliées en France cet été et dont les raisons restent inexpliquées.

Le portrait-robot d’un des deux agresseurs, qui s’en étaient également pris au propriétaire du refuge, avait été diffusé, et l’enquête avait été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Dijon (centre-est), qui a procédé lundi à l’interpellation du suspect dont l’identité n’a pas été communiquée.

Ce portrait avait pu être élaboré grâce au témoignage de Nicolas Demajean, président du « Ranch de l’espoir », un refuge situé à Villefranche-Saint-Phal, dans le département de l’Yonne.

Réveillé par des cris d’animaux, il avait remarqué la présence de deux intrus dont il s’était rapidement approché. L’un d’eux, qu’il assure avoir vu « à 100 % », lui avait alors entaillé l’avant-bras gauche avec une serpette. Les deux agresseurs avaient ensuite pris la fuite.

Deux poneys avaient été lacérés à l’arme blanche, l’un sur 50 cm, l’autre sur 25 cm, et un cheval de selle avait également été mutilé, avait précisé M. Demajean, qui avait dû être hospitalisé.

Dans une vingtaine de départements

Depuis plusieurs mois, des chevaux et des poneys sont victimes de mutilations dans une vingtaine de départements français, selon les enquêteurs de la gendarmerie.

« Plus de 150 cas sont étudiés », mais cela ne signifie pas que tous seront considérés, après analyses et enquêtes, comme relevant de ce phénomène, a expliqué récemment à l’AFP, le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de l’enquête au sein de la gendarmerie.

Il avait estimé à « une vingtaine » les cas d’oreilles coupées, auxquels s’ajoutent des faits de « mutilations d’organes génitaux, des lacérations avec des objets tranchants ».

Soulignant « la pluralité des auteurs et des modes opératoires », il avait précisé que toutes les pistes étaient envisagées : un challenge sur Internet, des dérives sectaires, le mimétisme, la haine des équidés, des rites sataniques, …