Le piratage du candidat Macron ne restera pas «sans réponse», dit Hollande

Le président français, François Hollande
Photo: Martin Meissner Associated Press Le président français, François Hollande

Paris — Le président François Hollande a assuré samedi que le piratage massif de documents de l’équipe de campagne du candidat centriste Emmanuel Macron, publiés à moins de deux jours du second tour de l’élection présidentielle en France, ne resterait pas « sans réponse ».

« On savait qu’il y aurait ces risques-là durant la campagne présidentielle puisque ça s’était produit ailleurs. Rien ne sera laissé sans réponse », a-t-il déclaré à l’AFP.

« S’il y a eu effectivement un certain nombre de parasitages ou de captations, il y aura des procédures qui vont entrer en vigueur », a déclaré le chef de l’État, sans plus de précisions.

« Il faut laisser les enquêtes se faire », a-t-il ajouté, à l’issue d’une visite d’un musée parisien, en compagnie du roi du Maroc Mohammed VI.

L’équipe de campagne d’Emmanuel Macron a dénoncé vendredi soir une « action de piratage massive et coordonnée » après la diffusion sur Internet d’informations « internes » comme des courriels ou des « documents comptables », y voyant une « opération de déstabilisation » à la veille du second tour de la présidentielle.

La Commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle, qui s’est réunie samedi matin, a recommandé aux médias de « faire preuve d’esprit de responsabilité et de ne pas relayer ces contenus, afin de ne pas altérer la sincérité du scrutin ».

Dans les derniers sondages publiés vendredi, avant la clôture de la campagne officielle, Emmanuel Macron était encore largement en tête, avec 61,5 à 63 % des voix, contre 37 à 38,5 % pour Marine Le Pen.


 
1 commentaire
  • Raymond Labelle - Abonné 6 mai 2017 14 h 58

    Un ajout pour la prochaine édition de "Un président ne devrait pas dire ça."

    Si on tente de trouver les sources et de sévir, il n'est pas nécessaire de le dire publiquement, surtout quand il ne reste qu'un chouia de mandat.

    Macron doit se défendre de plusieurs affirmations comme quoi il ne serait que la suite de Hollande - ce dernier ne l'aide vraiment pas dans cette tâche par cette inutile déclaration. Faite en plus, le jour de silence républicain.

    À ajouter à la prochaine édition de "Un président ne devrait pas dire ça."