La solidarité s’exprime sur les réseaux sociaux

«Caroline. Tatouage sur le poignet. Cicatrice sur le haut d'une joue.» Sur les réseaux sociaux, associés au mot-clic #rechercheParis, les avis de recherche comme ceux-là ont déferlé dans la journée de samedi. Sans nouvelles de leurs proches évanouis dans la foulée des attaques multiples ayant frappé Paris vendredi, les abonnés tendent leurs perches. «Nathalie a disparu.» «On cherche Armelle.» «Sans nouvelles de Lola, cheveux courts, bruns. Long manteau rouge.»

Bouteilles lancées sur la Toile, espoirs de retrouver des disparus. Car l'antre bondé du Bataclan comptait 1500 adeptes de rock ce vendredi soir, dont plusieurs n'ont toujours pas donné signe de vie. «Sur mon fil, les avis de recherche, les photos, sont en train de se muer en avis de décès», écrit Magali toujours sous ce même mot-clic.

Utilisé des centaines de milliers de fois depuis sa création dans la nuit de vendredi à samedi, heure de Paris, le mot-clic a mené à des confirmations horribles, soit, mais aussi des dénouements heureux. Depuis le Japon, une Française a écrit samedi matin, heure locale: «Émilie a été retrouvée. Elle est saine et sauve! Je supprime mon tweet. Merci à tous.»

Avec 352 blessés dans les hôpitaux, dont plusieurs toujours impossibles à identifier — au Bataclan, des centaines de personnes avaient laissé leurs articles personnels au vestiaire le temps du spectacle —, ce dialogue avec les abonnés, repartagé sur la Toile, est l’une des manières d’espérer une réponse.

La chaîne de solidarité spontanée sur les réseaux sociaux a aussi permis la ciruclation d’offres d'hébergement pour tous les résidants de Paris incapables de joindre leur domicile dans les zones sinistrées.