Le tueur d’Indianapolis avait acheté ses fusils légalement

Des membres de la famille tiennent une photo de leur être cher lors d'une veillée aux chandelles à Krannert Park à Indianapolis, samedi soir dernier, en souvenir des victimes d'une fusillade de masse dans un établissement de la compagnie FedEx.
Photo: Jeff Dean Agence France-Presse Des membres de la famille tiennent une photo de leur être cher lors d'une veillée aux chandelles à Krannert Park à Indianapolis, samedi soir dernier, en souvenir des victimes d'une fusillade de masse dans un établissement de la compagnie FedEx.

L’individu qui a tué cette semaine huit personnes dans un entrepôt de FedEx à Indianapolis avait légalement acheté ses deux fusils d’assaut, a indiqué la police. Selon les enquêteurs, Brandon Scott Hole avait acquis ses armes en juillet et septembre de l’année dernière, ont indiqué de hauts gradés de la police métropolitaine d’Indianapolis. Les autorités n’ont toutefois pas indiqué l’endroit où Hole s’était procuré ces armes.Des témoins ont rapporté que le tueur avait fait usage de ses deux fusils lors de la tuerie.

Le chef adjoint de la police, Craig McCartt, a raconté que Hole a commencé jeudi soir à tirer au hasard sur des personnes dans le stationnement de FedEx, tuant quatre personnes avant d’entrer dans le bâtiment. Il y a assassiné quatre autres personnes avant de retourner son arme contre lui.

Un agent spécial du FBI, Paul Keenan, a rapporté que des policiers avaient pourtant interrogé Hole l’an dernier, après que sa mère eut signalé les intentions du jeune homme decommettre un « suicide par policier interposé ». En se rendant chez lui, le FBI avait trouvé divers objets dont la nature n’a pas été révélée. Aucun crime n’avait alors été commis etrien ne permettait de dire si Holeavait épousé une idéologie raciste. Selon un rapport de police obtenu par l’Associated Press, les agents avaient saisi un fusil à pompe. M. Keenan a dit que cette arme n’avait jamais été rendue.

L’Indiana a une loi permettant aux policiers ou aux juges de saisir les armes de personnes montrant des signes avant-coureurs de violence depuis 2005. Elle vise aussi à empêcher certains individus d’acheter une arme à feu s’ils présentent « un risque imminent » pour eux-mêmes ou autrui. Les autorités n’ont pas révélé si Hole avait fait l’objet d’une telle décision.

M. McCartt a déclaré que la police n’avait pas encore découvert les motifs du tueur. Les autorités ont fouillé vendredi une maison d’Indianapolis et y ont saisi diverses preuves, comme des ordinateurs et d’autres appareils électroniques, a relaté M. McCartt.

Des membres de la communauté sikhe d’Indianapolis se sont joints aux responsables de la ville pour appeler samedi à la réforme de la loi sur la possession des armes à feu. Quatre des leurs figurent parmi les huit personnes tuées.

Lors d’une veillée tenue en présence de plus de 200 personnes dans un parc d’Indianapolis samedi soir, Aasees Kaur, porte-parole de la Coalition sikhe, a demandé aux côtés du maire de la ville et d’autres élus des mesures pour empêcher que de telles attaques se reproduisent. « Nous devons nous soutenir les uns les autres, non seulement dans ce chagrin, mais en appelant nos décideurs et nos élus à apporter des changements significatifs, a déclaré M. Kaur. Le temps d’agir est venu. Nous avons connu beaucoup trop de tragédies. »

Environ 90 % des travailleurs de cet entrepôt de FedEx sont desmembres de la communauté sikhe locale, a indiqué vendredi la police. Satjeet Kaur, le directeur général de la Coalition sikhe, dit que toute la communauté est traumatisée par cette violence « insensée ». « Bien que nous ne connaissions pas encore le mobile du tireur, il a ciblé une installation connue pour compter un grand nombre d’employés sikhs », a déploré M. Kaur.

 

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