Adaptation des mesures sanitaires en Chine

Dimanche dernier, la métropole technologique de Shenzhen, située aux portes de Hong Kong, a confiné ses 17,5 millions d’habitants pour enrayer la propagation du virus.
Photo: Agence France-Presse Dimanche dernier, la métropole technologique de Shenzhen, située aux portes de Hong Kong, a confiné ses 17,5 millions d’habitants pour enrayer la propagation du virus.

La Chine a annoncé dimanche un durcissement des mesures de confinement dans le nord-est du pays après une flambée de l’épidémie de COVID-19, au moment où la métropole de Shenzhen (sud) s’apprête à lever les siennes.

Le pays asiatique a fait état dimanche de 4053 nouveaux cas de COVID-19. Les deux tiers ont été recensés au Jilin, province frontalière de la Corée du Nord et de la Russie. Pour enrayer la propagation du virus, la ville de Jilin va imposer un strict confinement à ses quelque 4,5 millions d’habitants, a annoncé la mairie.

À compter de lundi minuit (dimanche 16 h GMT) et pour une durée de trois jours, les habitants de la métropole ne pourront pas quitter leur domicile ou leur résidence.

La Chine, où le coronavirus a été dépisté pour la première fois fin 2019, était parvenue à enrayer très largement l’épidémie en recourant à de strictes mesures de confinement dès le début de 2020, mais la souche Omicron donne lieu ces derniers mois à de nombreux foyers dans l’ensemble du pays.

Dimanche dernier, la métropole technologique de Shenzhen, située aux portes de Hong Kong, a ainsi confiné ses 17,5 millions d’habitants.

La cité méridionale, qui rassemble des milliers d’usines de grands noms de la technologie, a toutefois partiellement levé certaines restrictions depuis vendredi. Les transports publics pourront pleinement reprendre à compter de lundi, ainsi que les administrations et une partie de l’activité économique, ont annoncé dimanche les autorités sanitaires locales. Les commerces non essentiels resteront cependant fermés, et le quartier d’affaires de Futian restera soumis à de strictes mesures anti-COVID.

Pression sur l’économie

La levée d’une partie des restrictions à Shenzhen illustre néanmoins l’inquiétude des autorités pour l’activité économique, après deux ans de stratégie zéro COVID-19. Elle consiste à tout faire (confinements, quarantaines, traçage des contacts, filtrage des frontières) pour empêcher l’apparition de nouveaux cas.

Pour sa part, la métropole de Changchun (nord-est), placée en confinement au début du mois, a annoncé samedi soir durcir pour trois jours ses mesures. Désormais, seuls le personnel médical et les personnes en lien avec l’épidémie sont autorisés à sortir. Depuis le début du confinement le 11 mars, les neuf millions d’habitants de Changchun pouvaient tout de même sortir une fois tous les deux jours pour acheter de la nourriture. Ces mesures interviennent au moment où la Chine a enregistré, samedi, ses deux premiers morts de la COVID-19 depuis plus d’un an.

Des dizaines de millions de personnes sont actuellement confinées dans tout le pays, et les autorités s’efforcent de libérer des lits d’hôpitaux, craignant que l’épidémie ne mette le système de santé sous grande tension.

La ville de Tangshan (nord), base de la sidérurgie en Chine, a par ailleurs interdit la circulation dimanche, pour 24 heures, afin d’enrayer la propagation du virus et de dépister ses 7,7 millions d’habitants.

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