L’Inde dépasse le cap des 300 000 décès liés à la COVID-19

La pandémie a mis à rude épreuve le système de santé de l’Inde, qui est le troisième pays le plus endeuillé dans le monde depuis le début de la pandémie.
Photo: Money Sharma Agence France-Presse La pandémie a mis à rude épreuve le système de santé de l’Inde, qui est le troisième pays le plus endeuillé dans le monde depuis le début de la pandémie.

L’Inde a dépassé le cap des 300 000 décès liés à la pandémie de COVID-19, lundi, au moment où la vague de transmission du virus qui a frappé le pays dans les dernières semaines semble s’apaiser dans les grandes villes, mais fait des ravages dans les régions plus pauvres.

Le pays a franchi cette marque alors que les livraisons de vaccins ont ralenti récemment, ce qui a empêché de nombreuses personnes de se faire vacciner. Une rare infection fongique mais mortelle affectant les patients atteints de la COVID-19 inquiète également les médecins.

L’Inde est le troisième pays le plus endeuillé dans le monde depuis le début de la pandémie, derrière les États-Unis et le Brésil. Le pays compte 8,6 % des 3,47 millions de décès rapportés dans le monde, mais ces deux chiffres pourraient être sous-estimés.

Le ministre de la Santé de l’Inde a rapporté lundi 4454 décès survenus dans les 24 dernières heures, ce qui a porté le total à 303 720 décès depuis le début de la pandémie. Le pays a aussi déclaré 222 315 nouveaux cas de contamination, portant le total à près de 27 millions d’infections.

Autant dans les villages isolés de l’Himalaya que dans les plaines du centre du pays et dans les plages du sud, la pandémie a mis à rude épreuve le système de santé de l’Inde.

Dans la capitale, à New Delhi, des personnes atteintes du virus sont mortes chez elles sans oxygène, puisque les hôpitaux avaient épuisé leurs réserves déjà limitées. À Mumbai, des patients sont décédés dans les couloirs des hôpitaux. Dans les villages ruraux, la fièvre et la perte de souffle se sont emparées de citoyens avant même qu’ils ne reçoivent un diagnostic positif à la COVID-19.

La vaccination au ralenti

Même si la situation a semblé s’améliorer dans les grandes villes lors des derniers jours, l’Inde n’en a pas terminé avec la COVID-19. Le virus s’est rapidement propagé dans les régions rurales, où vit la majorité de la population et où les systèmes de soins sont moins bien équipés.

La vaccination a aussi ralenti récemment. Plusieurs États du pays affirment ne pas avoir assez de doses pour répondre à la demande.

L’Inde, qui est le plus grand producteur de vaccins dans le monde, a vacciné adéquatement 41,6 millions de personnes, ce qui représente 3,8 % de sa population de près 1,4 milliard d’habitants.

Il a fallu sept mois à l’Inde pour atteindre le cap des 100 000 décès liés à la COVID-19, tandis que la barre des 200 000 décès a été franchie en avril. Les 100 000 décès suivants ont été rapportés en seulement 27 jours.

Le nombre de cas déclarés quotidiennement a diminué légèrement dans les derniers jours. Le gouvernement soutient qu’il administre plus de tests de dépistage que jamais, alors que 2,1 millions de prélèvements ont été réalisés dans les 24 dernières heures.



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