La situation au Mexique et au Brésil préoccupe l’OMS

Le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus
Photo: Christopher Black Organisation mondiale de la santé via Agence France-Presse Le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus

Le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé lundi un cri d’alarme sur la situation au Brésil et au Mexique, en proie à une progression rapide de la COVID-19, appelant les autorités des deux pays à prendre la situation « très au sérieux ».

« Je pense que le Brésil doit prendre cela très, très sérieusement. C’est très, très inquiétant », a mis en garde Tedros Adhanom Ghebreyesus, face à l’évolution de la pandémie dans un pays dont le président, Jair Bolsonaro, nie la gravité de la maladie et a fait savoir la semaine dernière qu’il ne se ferait pas vacciner.

Lors de sa conférence de presse bihebdomadaire à Genève, il a lancé le même appel au Mexique qui, a-t-il souligné, est « en mauvaise posture ». « Le nombre de cas a doublé et le nombre de morts a doublé », s’est inquiété Tedros Adhanom Ghebreyesus, avant d’insister : « Nous voulons demander au Mexique de prendre cela très au sérieux. »

Le Brésil, qui compte 212 millions d’habitants, est le deuxième pays le plus endeuillé par la pandémie, avec plus de 170 000 morts, derrière les États-Unis, selon l’Université Johns Hopkins. Le directeur général de l’OMS a souligné que le Brésil avait réussi à faire baisser de deux tiers le nombre de cas depuis le pic atteint en juillet, avec 114 000 cas lors de la semaine du 2 novembre. Mais « pendant la semaine du 26 novembre, on est de nouveau à 218 000 cas par semaine », a-t-il souligné. « Si vous prenez le nombre de morts, la semaine du 2 novembre, c’est 2538, et maintenant, nous en avons 3876 », a-t-il poursuivi. Le président brésilien d’extrême droite a été critiqué pour sa gestion de l’épidémie, minimisant sa gravité, et s’est opposé à la restriction des activités économiques.

Il a personnellement surmonté la COVID-19 en juillet après avoir été contaminé à l’âge de 65 ans, profitant de l’occasion pour réaffirmer sa foi iné-branlable dans l’hydroxychloroquine, dont l’efficacité n’est toutefois pas prouvée scientifiquement. « Je vous le dis, je ne le prendrai pas [le vaccin] », avait-il lancé jeudi.

Le Mexique a atteint la barre des 100 000 morts le 20 novembre, et huit jours plus tard, a dépassé pour la première fois le seuil des 12 000 contaminations par jour. À Mexico, le nombre de cas a augmenté de 30 % la semaine du 23 au 28 novembre, selon les chiffres officiels.

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