Le président burkinabé tend la main à l’opposition

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré
Photo: Sam Mednick Associated Press Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré

Le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, pourtant accusé d’« immobilisme » face aux attaques djihadistes, a réussi son pari d’obtenir un second mandat dès le premier tour et a tendu jeudi la main à l’opposition, qui se « réserve » le droit de contester les résultats.

Selon les résultats annoncés par la Commission électorale indépendante (CENI), M. Kaboré a été réélu avec 57,87 % des suffrages devant 12 autres candidats, à commencer par Eddie Komboïgo (15,84 %), candidat du parti de l’ex-président Blaise Compaoré, dont le régime fait l’objet de nostalgie.

Sans fournir de preuves, l’opposition avait affirmé à la veille du scrutin de dimanche qu’une « fraude massive » était en préparation, menaçant de ne pas reconnaître « des résultats entachés d’irrégularités ». Jeudi, elle a affirmé prendre « acte des résultats provisoires proclamés par la CENI », se réservant « le droit d’utiliser les voies légales de recours pour traiter des irrégularités relevées ».

Dès l’annonce de sa victoire, M. Kaboré a tenu un discours rassembleur, lançant des appels du pied à l’opposition. « Dans une élection, il y a un vainqueur et des gens qui ont perdu. Mais cela ne doit pas nous détourner du fait que nous sommes tous des Burkinabés aspirant à construire ensemble un Burkina Faso meilleur pour l’ensemble des populations », a-t-il dit, promettant une « concertation permanente » et « d’être le président de tous les Burkinabés, sans exception ».

Les partis de la majorité présidentielle ont assuré que « les insuffisancesrelevées, bien que regrettables, ne sont pas d’une ampleur susceptible d’impacter de manière significative le résultat du scrutin ».