L’OMS signale une baisse des cas de COVID-19, mais une hausse des décès

Une femme passe un test de détection de la COVID-19 à Shanghai, en Chine.
The Associated Press Une femme passe un test de détection de la COVID-19 à Shanghai, en Chine.

Le nombre de personnes tuées par le coronavirus a bondi de plus de 40 % la semaine dernière, probablement en raison de changements dans la façon dont les décès dus à la COVID-19 ont été signalés dans les Amériques et des chiffres récemment ajustés en provenance de l’Inde, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié mercredi.

Dans son plus récent rapport hebdomadaire sur la pandémie, l’agence de santé des Nations unies a déclaré que le nombre de nouveaux cas de coronavirus avait chuté partout, y compris dans la région du Pacifique occidental de l’OMS, où ils augmentaient depuis décembre.

Environ 10 millions de nouvelles infections à la COVID-19 et plus de 45 000 décès ont été signalés dans le monde au cours de la semaine dernière, après une baisse de 23 % des décès la semaine précédente.

L’OMS a déclaré à plusieurs reprises que le nombre de cas de COVID-19 est probablement une vaste sous-estimation de la prévalence du coronavirus.

Moins de mesures, moins de données

 

L’agence a mis en garde les pays ces dernières semaines contre l’abandon de leurs tests complets et d’autres mesures de surveillance, affirmant que cela paralyserait les efforts pour suivre avec précision la propagation du virus.

Les données deviennent progressivement moins représentatives, moins robustes et sont colligées moins rapidement, selon l’OMS.

« Cela inhibe notre capacité collective à suivre où se trouve le virus, comment il se propage et comment il évolue : des informations et des analyses qui restent essentielles pour mettre fin efficacement à la phase aiguë de la pandémie. »

L’agence a averti qu’une surveillance moindre nuirait particulièrement aux efforts de détection de nouveaux variants de la COVID-19 et compromettrait une réponse potentielle.

De nombreux pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’ailleurs ont récemment levé presque toutes leurs mesures liées à la COVID-19, s’appuyant sur des niveaux élevés de vaccination pour prévenir un autre pic d’infections, même si le sous-variant d’Omicron plus infectieux BA.2 provoque une augmentation du nombre de nouveaux cas.

Les autorités britanniques ont déclaré que bien qu’elles s’attendent à voir plus de cas, elles n’ont pas vu une augmentation équivalente des hospitalisations et des décès.

Malgré la baisse mondiale des cas signalés, la Chine a confiné Shanghai cette semaine pour tenter de freiner une éclosion d’Omicron qui a provoqué la plus grande vague de maladie du pays depuis que le virus a été détecté pour la première fois dans la ville chinoise de Wuhan en 2019.

Les autorités sanitaires américaines ont élargi l’utilisation des doses de rappel de vaccin, mardi, alors que les régulateurs ont déclaré que les Américains âgés de 50 ans et plus peuvent obtenir un deuxième rappel au moins quatre mois après leur dernière vaccination.

Un sondage AP-NORC, quant à lui, a révélé que moins de la moitié des Américains portent désormais régulièrement des masques faciaux, évitent les foules et évitent les voyages non essentiels.



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