Bientôt plus de 700 000 morts dues à la COVID-19

En Europe, le virus a tué plus de 211 000 personnes.
Photo: José Jordan Agence France-Presse En Europe, le virus a tué plus de 211 000 personnes.

Le cap des 700 000 morts de la COVID-19 dans le monde est en passe d’être franchi tandis que dans certains pays comme la France, la menace d’une reprise incontrôlée de l’épidémie plane.

En pleine période de vacances et d’insouciance estivales, la France fait face à une augmentation du nombre de cas de COVID-19, a averti le Conseil scientifique qui guide les pouvoirs publics dans la gestion de la crise. « L’équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment dans un scénario moins contrôlé comme en Espagne par exemple », a soutenu mardi le Conseil.

En France, après avoir concerné l’ensemble des lieux publics clos, le masque de protection a été rendu obligatoire en plein air dans les quartiers les plus fréquentés de grandes villes ou de stations touristiques. À Paris, entre autres, son port sera ainsi prochainement imposé dans certaines zones extérieures très fréquentées, ont annoncé mardi les autorités locales. Situation similaire aux Pays-Bas où, dans le célèbre quartier rouge d’Amsterdam, le masque sera de rigueur à partir de mercredi, tout comme dans les quartiers commerçants de Rotterdam.

En Irlande, son port dans les magasins et centres commerciaux sera requis à partir du 10 août, tandis que le gouvernement a annoncé le report de la dernière phase du déconfinement, qui comprend notamment la réouverture de tous les pubs, ainsi que celle des bars et des hôtels, en raison d’une augmentation du nombre de cas.

Course aux vaccins

En Europe, le virus a tué plus de 211 000 personnes selon un bilan réalisé mardi par l’AFP, sur un total de 698 232 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre.

Les États-Unis restent en tête du triste classement des pays les plus touchés tant en nombre de morts que de cas, avec plus de 156 750 décès pour plus de 4,7 millions de cas recensés, d’aprèsle comptage de l’université Johns Hopkins. Ils sont suivis du Brésil avec environ 95 820 morts, du Mexique (plus de 48 000), du Royaume-Uni (plus de 46 290) et de l’Inde (presque 39 000).

En l’absence de remède, la course aux vaccins continue avec plusieurs pays engagés dans cette quête du Graal. L’Organisation mondiale de la santé a toutefois plaidé mardi pour le respect des protocoles. « Tout vaccin et tout médicament à cette fin doivent bien sûr être soumis à tous les différents essais et tests avant d’être homologués pour leur déploiement », a souligné le porte-parole de l’OMS Christian Lindmeier. La veille, la Russie avait annoncé être bientôt en mesure de produire « plusieurs millions » de doses début 2021.

Mardi, ce sont les États-Unis qui ont annoncé le début d’essais cliniques d’ampleur pour tester un médicament conçu spécifiquement pour traiter la COVID-19, basé sur un anticorps découvert par la société canadienne AbCellera Biologics dans le sang d’un patient s’étant rétabli et développé ensuite synthétiquement afin d’être produit en quantités industrielles par l’Américain Lilly Research Laboratories.

Coincés à l’aéroport

Des millions de Philippins ont renoué avec le confinement mardi face à une aggravation de l’épidémie de COVID-19, dont la progression semble inexorable aussi en Amérique du Sud et aux Caraïbes, avec plus de cinq millions de cas déclarés.

Plus de 27 millions de personnes, soit environ le quart de la population des Philippines, sont de nouveau contraintes de rester chez elles, après le cri d’alarme des associations de médecins, qui ont averti que ce pays était en train de perdre la bataille contre la maladie. Depuis le début du mois de juin, alors que la plus grande partie des Philippines était sortie du confinement, le nombre de contaminations a quintuplé, dépassant les 112 000 cas.

Le reconfinement n’a été annoncé que 24 heures à l’avance, conduisant de nombreux habitants à se retrouver coincés à Manille, avec l’arrêt des transports en commun et notamment des vols.

L’inquiétude grandit aussi en Océanie où de multiples restrictions ont été remises en place en Australie, face à la progression de la maladie. À partir de mercredi minuit, les commerces non essentiels et les administrations seront fermés à Melbourne, déjà sous le coup d’un couvre-feu nocturne depuis dimanche soir.

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